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ADQ - LA REDISTRIBUTION DES
RICHESSES ET L'IMPÔT UNIQUE D'après le programme de l'ADQ, la redistribution des richesses est un enjeu majeur. Mais cette formation politique veut redistribuer la richesse du bas vers le haut, notamment avec sa proposition d'impôt unique. Aujourd'hui, il existe trois taux d'imposition au Québec: 16%, 20% et finalement 24% pour ceux dont le revenu imposable excède les 52 000$. Bien que la proposition de l'équipe Dumont reste floue, une chose est claire, les gens fortunés verraient leur taux d'imposition passer de 24% à 20%. Supposons que John Roth, ex-président de Nortel, dont le revenu totalisait 70,8 millions de dollars en 2000, paie des impôts au Québec. Dans l'hypothèse la plus optimiste pour M. Roth, la proposition de l'ADQ lui ferait épargner 2,83 millions de dollars. De plus selon le programme, la formation de M. Dumont entend diminuer la taxe sur l'essence, hausser les seuils d'imposition et maintenir la TVA au niveau actuel. Dans cette hypothèse, cela créerait un trou dans les finances publiques et se traduirait à coup sûr par une diminution des services à la population. Par ailleurs, l'ADQ dénonce la lourdeur de la fiscalité québécoise qui exercerait des effets dépressifs sur la croissance. À ce sujet trois remarques. Premièrement, la part des impôts au Japon atteint 27,8% du PIB, contre 43,7% en France. Or, ces deux pays affichent les mêmes taux de croissance au cours de la dernière décennie. Et c'est loin d'être l'exception: les Australiens paient presque deux fois moins d'impôts que les Hollandais et les Danois, mais tous ces pays affichent des taux de croissance identiques (7). Deuxièmement, le Québec est un véritable paradis fiscal pour les entreprises avec un taux réel d'imposition de 5%, soit le taux le plus bas en Amérique. C'est depuis 1972 que tous les gouvernements diminuent les impôts des sociétés (au fédéral le taux est passé de 50% en 1972 pour atteindre 21% en 2004) et il ne faut pas chercher loin pour savoir pourquoi les particuliers sont surtaxés. Finalement, trois sociétés d'État québécoises versent au gouvernement presque autant en dividendes que toutes les compagnies paient en impôts (8). Ces fonds servent à financer les services à la population. |
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SAVIEZ VOUS QUE: Entre 1975 et 1995 la mise en oeuvre des mesures néolibérales s'est traduite par la chute du salaire réel des travailleurs québécois de 18%. Pour la même période, le salaire des chefs d'entreprises connaissait une hausse de 66% après impôt et de 19% avant impôt!! La pauvreté infantile est passée de 15,8% en 1980 à 21% en 1996. Le nombre d'usagers des banques alimentaires a lui doublé en 10 ans. Entre 1945 et 1975 le taux de croissance de l'économie a été le plus élevé et pourtant l'impôt fédéral sur les sociétés canadiennes s'élevait à 50% alors qu'il représente aujourd'hui à peine 25% L'ADQ vante les mérites de la privatisation afin de diminuer la charge fiscale des citoyens du Québec et cite en exemple les États-Unis comme modèle à suivre. S'il est vrai que les citoyens américains paient moins d'impôt, il ne faudrait pas omettre de mentionner que ceux-ci doivent payer 7.000 dollars et souvent bien d'avantage pour une police d'assurance maladie privée, que les droits de scolarité, les frais de garderie, les loyers et les tarifs d'électricité sont considérablement plus élevés que chez nous. Par ailleurs, les programmes de sécurité du revenu sont presque symboliques. Pas étonnant que le taux d'épargne des américains est un des plus bas des pays de l'OCDE, il était de +-0% en 1987 et de 2.3% en 2001 pour les États-Unis alors qu'il était de 3.2% en 1987 et de 4.6% en 2001 pour le Canada. (source: Banque Royale du Canada) Cette réalité sociale n'est pas étrangère au fait que les États-Unis ont le plus haut taux d'incarcération de tous les pays occidentaux 300/100.000 habitants alors qu'il est de 150/100.000 habitants au Canada. En Europe ce taux est en moyenne de +- 50/100.000 habitants. Le taux le plus élevé dans ce continent se retrouve en Angleterre, le pays qui a le plus opté pour des politiques néolibérales (Thatcher), il est de 80/100.000 habitants. Évidemment, les États-Unis ont aussi les plus hauts taux d'homicide et de crimes de toutes sortes (8b)... Vous remarquerez que les pays européens ont aussi comme le Canada des taux d'imposition élevés souvent même plus élevés que chez nous... |
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7- Why we don't Have to Choose between Social
Justice and Economic Growth: The Myth of the Equity/Efficiency Trade-off,
Conseil canadien de développement, www.ccsd.ca, section III, p. 3-4. 8- La Presse, 2 novembre 2001. D'après une étude du professeur Léo-Paul Lauzon. 8b-Centre canadien de la statistique juridique, 1999 et Centre canadien des armes à feux,1998 . |
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