Nombre d'indépendance

Nombre d’Indépendance 6

L’être semble manquer d’autonomie et d’esprit d’indépendance. Mais, comme nous l’avons souvent souligné à de multiples occasions, les hommes et les femmes qui ont conçu et cultivé les art divinatoires au fil des siècles ont su préserver et présenter avec beaucoup de finesse et de subtilité les contradictions inhérentes à tous les individus et mettre l’accent sur une caractéristique constante et fondamentale chez l’être humain : il est rarement ce qu’il a l’air d’être.

Son Autonomie

Or, justement, l’individu auquel nous nous intéressions ici se pose une question qui revient sans cesse tout au long de sa vie : qui suis-je ? Souvenons-nous en effet que le nombre 6 est surnommé Nombre d’humilité. Du fait même qu’il doute fréquemment de lui-même, de ses qualités, de ses capacités plus que de son identité, d’ailleurs, il adopte un comportement réservé, effacé, pudique, humble donc.

Il a toutes les vertus requises pour jouer le rôle de serviteur discret, efficace. On pense donc que c’est un être qui manque d’autonomie. On a tort. Car en réalité, il demeure toujours une part de lui-même qui est accessible, y compris à lui-même peut-être, mais qui, quoi qu’il en soit, le protège et lui assure une certaine et curieuse autonomie.

Son esprit d’Indépendance

Celle-ci s’exprime moins par un esprit d’indépendance très affirmé, que par son esprit critique fin, très affûté, auquel aucun défaut n’échappe. On peut dire que c’est lui une seconde nature que de voir ce qui ne va pas, la faille, l’erreur.

Selon sa personnalité, définie bien sûr par les autres nombres. Soit - il adopte une attitude sceptique, exigeant, pointilleuse, soit - il cultive l’ironie, la dérision, l’humour grinçant.

Dans l’une ou l’autre cas, on peut dire qu’il fait preuve ainsi d’un certain esprit d’indépendance, car il a ses idées, qui sont moins des certitudes ou des convictions que des règles et des principes.

Sa Liberté Intérieure

En revanche, il lui est beaucoup plus difficile d’accéder à une authentique et pleine liberté intérieure, car ses doutes le rongent, le minent, engendrant une insatisfaction latente, un malaise ou un mal être dont il a beaucoup de mal à s’abstraire.

Ce qu’il lui faut trouver, on peut dire que c’est la foi. Non la foi en un dieu, une religion ou une croyance, mais la foi en lui, tout simplement, qui va de soi avec la fois en la vie autant qu’en la sienne.

En effet, s’il parvient à surmonter son scepticisme, et s’il ose croire en quelque sorte, alors il peut trouver en lui un certain bonheur intérieur qui le rendra libre de toutes contraintes, et d’abord des obligations qu’il s’impose, des efforts qu’il s’oblige à faire, souvent, comme pour se justifier et se prouver à lui-même qu’il est utile, qu’il sert à quelque chose.