
L’être concerné par ce Nombre Karmique dispose d’un atout rare, d’une grande richesse, un véritable don du ciel, qui n’en est pas moins un lourd fardeau, si l’on veut y regarder de près.
En effet, plus que n’importe quel individu, il possède un très grand libre arbitre. Chaque personne est pourvue d’une part de destinée et d’une part de libre arbitre, cela ne fait aucun doute, la première exerçant souvent une pression sur l’être en question, pour que la seconde puisse se manifester et s’exprimer pleinement.
Mais en ce qui concerne l’être concerné par le nombre karmique 0, tout se passe comme si son destin et son libre arbitre ne faisaient qu’un.
De ce fait, tout dépend de lui, dans sa vie, beaucoup plus que des circonstances, des événements, des situations ou des autres.
Ainsi, il naît souvent coiffé, comme on dit, ou dans un milieu social ou culturel évolué ou protégé. Ou bien encore, il possède un ou des dons ou talents innés qui lui permettent très rapidement de se distinguer de son entourage et de son milieu, de s’élever intellectuellement et socialement, sans difficulté majeure.
Quel que soit son niveau social ou culturel, justement, on a l’impression que tout lui réussit, que c’est un être heureux et gâté par la vie. Il l’est, c’est un fait.
Mais cela suffit-il ? On peut s’interroger, en effet : quand on a tout, que peut-on demander de plus ? Pas grand-chose peut-être, du moins si l’on se contente de jouir des bienfaits qui nous sont offerts par la vie, sans se préoccuper de ce qui se passe en soi et autour de soi.
Or si l’être qui nous intéresse ici se contente d’être ce qu’il est, en réalité, il ne sera jamais pleinement heureux.
Il pourra même éprouver un indicible sentiment de désespoir, un manque, une absence, dont il ne laissera jamais rien paraître bien sûr, car bien peu de personnes, parmi son entourage, seraient susceptibles de le comprendre.
Ainsi, du jour où il prend conscience que, en ce qui le concerne, tout a toujours été facile mais que, au fond, il n’a jamais décidé de rien, fait un choix personne, exercé sa volonté ou son libre arbitre, il est à la vielle d’un grand tournant dans son existence, qui peut l’induire à tout remettre en question, non en se reniant lui-même ou en rejetant tout ce qu’il a fait ou vécu précédemment, mais en se consacrant ur-gemment à une œuvre essentielle : Le développement de sa conscience.
Il s’ensuit alors une évolution très importante pour lui, grâce à laquelle il décide d’accomplir très exactement ce que son cœur lui dicte de faire, à l’exclusion de tout autre considération d’ordre affectif, matériel ou moral.
Et c’est alors seulement qu’il se rend compte de quoi il est vraiment capable.