Nombre karmique 16

C’est un être qui vit toujours dans la peur du lendemain, persuadé qu’un malheur ou une catastrophe le guette ou le menace, et qui, de ce fait, au lieu de suivre la voie qu’il s’est tracée sans trop se poser de questions, est enclin à toujours regarder derrière lui ou se noyer dans les détails.

D’où il vient ou ce qu’il est malgré Lui

Il est donc victime de remous émotionnels aussi bien que de son agitation mentale perpétuelle, qui ne lui laissent aucun répit. Il n’est pas dépourvu de certains talent intellectuels, qui font de lui un interlocuteur de premier choix, aimant beaucoup à débattre, à dialoguer, à discuter de tout et de rien ou pour refaire le monde.

Toutefois, ses inquiétudes, ses angoisses ou ses doutes, l’empêchent souvent de poursuivre e hautes études et de disposer ainsi de connaissances ou du savoir auxquels pourtant il aspire à accéder. Il se résout donc à se faire sa propre culture en autodidacte, mais en ayant d’énormes difficultés à se fixer sur un champ d’investigation précis, à se concentrer sur un sujet à la fois.

Ce qui l’empêche de le faire, ce sont ses émotions très vives, sa grande réceptivité aux sentiments et aux pensées d’autrui, son besoin de se sentir aimé, apprécié, entouré. Car ce qui explique qu’il se désintéresse souvent de la réussite sociale.

Cela ne l’empêche pas d’être consciencieux et intègre dans son travail, mais c’est pour lui une considération secondaire. Il faut dire qu’il craint tant de perdre tout ce qu’il a acquis ou d’être l’objet d’une disgrâce ou d’un rejet de la part des autres, qu’il préfère rester dans son coin, réfréner ses ambitions et se satisfaire de ce qu’il a.

Où il va ou ce vers quoi il doit Tendre

Il doit donc surmonter deux handicaps pour trouver en lui une certaine sérénité et pouvoir donner toute sa mesure. Pour le premier, cela consiste à ne plus chercher à tout faire passer par le filtre de son intellect et de ses raisonnements. Il doit pas vouloir résoudre tous les problèmes de sa vie uniquement grâce à ses facultés mentales.

Par exemples, il faut qu’il cesse d’intellectualiser ses sentiments et ses désirs, car ce faisant il ne s’y abandonne jamais, et tout ce qu’il éprouve relève du domaine de la théorie et non de l’expérience vécue.

En revanche, dès qu’il s’y laisse aller, il découvre de nouvelles sensations et perceptions, mais il se confronte à son deuxième handicap ; sa surcharge émotionnelle. Il ne doit jamais la combattre ni même y résister. Car c’est elle qui génère toutes craintes et ses angoisses.

Or en réalité, celles-ci résultent d’une peur beaucoup plus profonde et viscérale, enfuie au plus profond de lui-même : celle de paraître faible, de ne plus pouvoir se maîtriser, de sombrer ainsi dans tous les excès. Et en effet, il lui arrivera peut-être d’être excessif ou «sens dessus dessous», à un certain moment de sa vie.

Mais ce sera le signe avant-coureur d’un changement profond qui sera sur le point de s’opérer en lui et lui permettra de se libérer de ses angoisses irrationnelles.