Nombre Karmique

Il s’agit d’un être qui, fondamentalement, est convaincu que dans la vie on ne doit jamais rester sans rien faire, qu’il faut se donner du mal, comme on dit, pour gagner sa vie, assurer sa subsistance, obtenir ce que l’on veut.
Il n’est ni pessimiste ni résigné, mais il est convaincu que l’on n’a jamais rien sans rien, que rien n’est acquis ici-bas, qu’il faut donc se battre, travailler, produire de gros efforts si l’on veut acquérir une situation sécuritaire ou confortable.
Toutefois, à l’instar de l’être du nombre 2, il lui arrive de confondre courage et obstination, des se mettre sur des rails, de poursuivre un objectif unique en vivant comme s’il avait des œillères, de s’entêter et de s’enferrer non pas dans un comportement rigide, mais dans une routine quelque peu sclérosante qui, au fond, ne lui convient pas.
C’est la raison pour laquelle, quand tout ne se passe pas exactement comme prévu, il lui arrive d’avoir des réactions excessives, colériques, voire violentes. De même, si certaines personnes de son entourage le déçoivent, le trahissent ou ne répondent pas à ses attentes ou à ses vœux, il peut nourrir de dangereux ressentiments et se révéler très rancunier, toutes attitudes qui, tôt ou tard, finissent pas déstabiliser son bien-être et par le rendre plus ou moins malade.
En effet, il est enclin à croire que tout peut et doit toujours tourner rond, dès lors que l’on est bien organisé et que l’on sait faire preuve de discipline.
C’est ainsi qu’il porte un véritable culte à l’autorité, plus ou moins flagrant selon les individus, bien sûr. Il n’empêche, en ce qui le concerne la hiérarchie a vraiment un sens, et il s’y soumet toujours.
Mais une telle attitude obstinée, s’accrochant à des principes préétablis ou des préjugés, empreinte de conformisme donc, peuvent finir par le mener à un paradoxe qui, tôt ou tard, risque de le conduire à provoquer lui-même des bouleversements dans sa vie.
En effet, comme on l’a compris, c’est un travailleur de force, acharné, déterminé, intègre et courageux. Mais si, pour une raison ou pour une autre, à un moment de sa vie, il a le sentiment qu’on n’estime pas la qualité de son travail à sa juste valeur, s’il est déçu, donc, par ses supérieurs hiérarchiques ou ses pairs, il peut manifester un esprit de révolte avec la même obstination.
De fait, il doit apprendre à être plus conscient de l’importance qu’il accorde à ses sentiments, aux émotions intenses qu’il éprouve, à sa valeur, mais aussi aux valeurs qui sont les siennes : justice, morale, respect de son propre travail et de celui d’autrui.
S’il s’y efforce, il ne se laissera plus absorber par la routine, il sera moins dupe de se qui se passe réellement autour de lui, il ne travaillera plus uniquement pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, et il ne sera plus enclin à réagir d’une manière excessive lorsqu’il sera confronté à des problèmes qui viennent troubler son sens de l’organisation et son besoin, très pragmatique et primaire, d’ordre et de justice.