Nombre Karmique

Nombre
karmique 7
L’être auquel nous avons affaire ici se distingue par la fermeté de ses convictions ou croyances, aussi inébranlables qu’incontournables, dont on ne soupçonne pas, toutefois, qu’elles sont comme une espèce de bouclier, de cuirasse ou de rempart entre les autres et lui.
En effet, il semble qu’il éprouve un besoin viscéral de donner un sens ou une origine à tout. De ce fait, il a toujours tendance à trouver des justifications, des raisons cachées ou évidentes, du moins pour lui, à tout ce qui existe et tout ce qui se passe autour de lui.
Il n’est pas faux de dire qu’il possède un caractère fondamentalement religieux, ce qui ne signifie pas qu’il va forcément adhérer à une croyance ou à un rite en particulier, mais qu’il a besoin de découvrir ou connaître les liens qui relient ou rattachent les choses entre elles, les êtres humains entre eux.
Si donc il a grandi dans un milieu parental où l’on s’adonnait à certaines liturgies, il y sera sans forger de solides croyances ou convictions, sans manifester clairement sa volonté de comprendre pourquoi les êtres se comportent comme ils le font, quelles sont leurs véritables motivations, d’où ils viennent, sans analyser ou étudier de près les attitudes de ses semblables. Dès lors, on peut avoir le sentiment qu’il a une longueur d’avance sur les autres et que, connaissant tous les tenants et aboutissement et les comportements humains typiques qui ne laissent jamais rien au hasard, il arrive toujours à ses fins.
Cependant, ce n’est pas exactement le cas. Car au fond, sa vraie nature est émotive et impulsive, et tôt ou tard, souvent malgré lui, au moment où l’on s’y attend le moins et où lui ne s’y attend pas non plus, elle reprend ses droits.
Il faut dont qu’il trouve un juste milieu, un équilibre, une harmonie, entre ses activités cérébrales, d’une part, qui sont très développées, et sa sensibilité émotive d’autre part, qui le rend plus instinctif, intuitif impulsif, primaire dirons-nous, mais au sens noble du terme.
En effet, tant qu’il met ses idées en avant ou qu’il se dresse derrière le rempart de ses convictions religieuses, philosophiques ou idéologiques, il se prive d’un contact pur, vrai, spontané avec autrui.
Il manque d’amis, de complices, de partenaires pour partager ses émotions et sa grande réceptivité aux courants de pensées. Car aussi étrange que cela puisse paraître à certains, c’est souvent à travers ses facultés mentales, en les exploitant à bon escient, qu’il ressent le plus de choses, qu’il est capable d’aimer infiniment.
Sa tête peut éveiller et guider son cœur, et son cœur ouvrir son esprit à des horizons nouveaux. Mais pour ce faire, il doit se résoudre à retrouver ou découvrir, selon le cas, un peu de cette insouciance de l’enfance dont il fut trop vite privé ou qu’il n’a peut-être jamais connu, sans laquelle il ne parviendra pas à donner toute la mesure de ses sentiments, de ses émotions, de ses intuitions magiques.