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Le percussionniste François Hébert, de Sainte-Julie, vit un
véritable success story depuis un an. (Photo:François Hébert) |

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Le groupe Okónkolo a remporté un cinquième prix cette année, en
récoltant au Festival international de percussions de Longueuil
(FIP) le Grand Prix du Concours 2007 de la relève - volet
musique. (Photo:François Hébert) |

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M. Hébert possède une quinzaine de tambours africains haut de
gamme nommés djembés ou congas, variant chacun entre 500$ et
1000$ l'unité. (Photo:François Hébert) |

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L'Information de Sainte-Julie - Édition du 28 juillet 2007
Le success story d'un percussionniste de Sainte-Julie
Alexandre Geoffrion-McInnis
François Hébert, musicien de formation, a réussi l'exploit
remarquable de passer du statut de chômeur à propriétaire d'une
école de musique de Sainte-Julie gagnante de divers prix, en une
année seulement. Contre vents et marrées, M. Hébert a dû affronter
plusieurs obstacles et parcourir de nombreux chemins tortueux.
Le 15 juillet dernier, ce success story se confirmait, alors que M.
Hébert et son école de percussions Okónkolo, qui désigne le plus
petit instrument de la famille des tambours de Bata, utilisé dans
les rites religieux afro-cubains, ont été consacrés.
En effet, le percussionniste de Sainte-Julie, accompagné par bon
nombre de ses élèves - dont la moyenne d'âge est d'environ 20 ans -,
a remporté le Grand Prix du Concours 2007 de la relève du Festival
international de percussions de Longueuil (FIP). L'an prochain, la
troupe aura accès à la scène principale du festival afin de
démontrer tout son talent.
Les offres affluent
"Depuis cette victoire inattendue, les offres affluent pour des
fêtes corporatives, des événements spéciaux et de plus en plus de
gens s'intéressent à mon école", lance avec joie François Hébert.
Parmi eux, la municipalité de Varennes, qui a demandé au musicien de
bien vouloir participer à la seconde édition des "Grands Airs de
Varennes", entre le 10 et le 12 août prochain.
Le Julievillois, qui compte actuellement une soixantaine d'élèves,
compte grossir encore davantage, et peut-être même éventuellement
scinder en deux ses groupes d'élèves afin qu'Okónkolo soit davantage
proposé aux musiciens professionnels qui souhaitent gagner leur vie
en jouant et le groupe Les Éclipses, aux percussionnistes amateurs,
rattaché à l'organisme sans but lucratif du même nom situé à
Longueuil.
Tous ses élèves jouent sur des tambours africains haut de gamme,
nommés djembés ou congas. D'ailleurs, celui qui participe également
au groupe Le Bloco, de Montréal, possède pas moins d'une quinzaine
de ces instruments variant chacun entre 500$ et 1000$ l'unité. "Je
souhaite bientôt avoir mon propre local ayant pignon sur rue ici, à
Sainte-Julie", explique-t-il.
Il lance son entreprise par hasard
Père de trois fils et d'une fille, François Hébert était jadis un
idéaliste qui souhaitait vivre de sa passion pour les instruments de
percussion. "Ça a duré quelques années, mais dès que j'ai eu des
projets de vie plus importants, je me suis dit qu'il fallait faire
un métier plus rémunérateur", confie-t-il.
C'est ainsi qu'il a abandonné, à contrecœur, cet espoir de jouer de
la percussion pour gagner sa vie pour étudier en génie mécanique et
devenir informaticien pour différentes entreprises. "Jusqu'en 2006,
j'ai travaillé pour l'aile américaine, qui a été vendue, d'une
grande entreprise québécoise, et donc j'ai été mis à pied. Un jour,
par hasard, en récoltant mon chômage, j'ai aperçu un programme du
gouvernement qui incitait à faire un retour sur le marché du travail
à titre de travailleur autonome. J'ai donc été en quelques sortes
poussé vers mon destin", se rappelle l'homme.
Après avoir présenté son plan d'affaires, qui a été accepté par le
gouvernement, la modeste école comptant d'abord huit étudiants
prenait vie dans son étroit sous-sol de Sainte-Julie. Malgré
plusieurs refus d'aide de subventions financières de son milieu, M.
Hébert n'a pas baissé les bras et a continué à croire en son vieux
rêve. On connaît la suite de l'histoire. Pour davantage
d'informations sur l'entreprise, vous pouvez visiter le site
Internet de l'école Okónkolo. |