Saut sphérique
Suspendu aux airs
de la
coulée automnale
comme
le bond redressant. Danse
l'effort fébrile
entre
le sursaut des
astres.
Courbé l'échine
pour que
passe la masse
heurté.
Dense
infini routine
brisée
des corps exercés. |
Arc en ciel
Le magnétisme rude
par l'électrode jauge
sur l'espace évidé
d'énergie constante. L'environnement jaune
bataille de l'utopie.
Risquerons-nous la faille
des excuses balbutiées.
La gueuserie dirigeante
guide la voie aux mares.
Flasque immobilité
dans la chute échéante.
Constante énergie
évidée sur l'espace
jauge l'électrode par
le rude magnétisme. |
Luminosité
Aux portes d'un désir
comme lent fer rédige
des notes phoniques
chargées d'un trop plein.
Avide, affable
Choix doré d'effluve
parfumant la béance,
coulisse fiévreuse
éclaboussant l'antre.
Ludique, pudique
Le long passage verse,
déverse sur l'aube
couronnée par gène
paré d'un puisatier. |
Attente
L'homme en socle recouvert de la suie de l'oeuvre accomplie. Devant le vaste univers. Attente latente des profondeurs désertiques. Immuable ascension dans les sphères mystiques. Le temps ancré aux idées scellées dans le tuf relégué au passage de la nature. Force tirée de la sève. Cet arbre pointe les directions à la face voilée des sens. Pierre taillée à même les plus rauques cris. Champs des louanges promises aux éphèbes perdant l'espoir dans les quotidiennes quêtes d'une fonction au sein d'une culture. Aigri de pouvoir aliénant et ne se rattacher qu'au rêve les plus virtuelles. Amère conclusion. Parfait songe dans les hauteurs du mensonge. |
L'homme assis
Pensée dénudée dans l'ombre
D'une attente de détente
Mise à sac d'un passé vil
Rébus de la solitude
Des mots tus la paralysie
L'antre vieilli la torpeur
Écran de la vérité nue
Dans le halo favorable
Le mépris tait une vision
Reviviscence voulue
Du scorpion ensommeillé
Appuyé au mur cimenté
Dans l'ordre universel
D'une petite foule impaire
Renforcé d'aube naissante
Aller, aller, oubli quitte mon corps |
Le gueux
L'indigent blême
refoule dans
l'ordre
La main tendue
veut repaître
son sort
Le bleu en masse
digère forme
d'homme
L'impasse d'un site
crée menace
au recette |
L'escalier
La marche du Passant
escaladant la route
d'une direction opposée
revient au plat
dans les sombres fonds
habillé de lest
pour gravir la plaine
des réformes conquises
dans les couloirs du silence
achète l'avenir
au pas des menins
par des mots fins
ornés de flasques convictions
redoute ses ronds élans
appuyé de revers
traverse le temps
des saisons passées
au passage du guet
dans la montée
salpêtre coulant
en rivière noire
dans le renversement
des gestes lents et proclamés
d'amère expérience
dégouttant d'homme
de viriles dualités |
Onde vague
Coule noirceur
de l'impression voisine
de la joie
rouge
le ressac pris au piège
vert
de la forme
vient marée
danse
ô morbide
outrance
perle
la lueur dérive
au morne geste ramoneur
gris
chagrin d'enfer
de solitude
au retour du temps
noir
convive repu
repose ta gaieté
au poids de mon âme |
À un ami qui part
Écueil d'équilibre
au revers d'une malchance
rapproche du silence
d'autres temps
Disparaître lentement, réapparaître en mémoire
L'évaporation d'une amitié
renverser en peine
que le chagrin dissimule
dans l'oubli
Disparaître lentement, réapparaître en mémoire
Amertume contrastante
des insolvables mystères
de ton sang coule
des griffes acérées
Disparaître lentement, réapparaître en mémoire
Sous la cascade ton coeur
déposé
l'âme irisée
des plus hauts espoirs
Disparaître lentement, réapparaître en mémoire |
Demi lune bleue
De la vision rupestre
que bleu dénuement
clame droit de peindre
la curiosité humaine
Soutenu, le vide
guette la chute
de la proche naissance
Sortir la tête d'un cri
comme ondée de regards
sur les gorges
L'avance dans le recul
s'enfuie les rêves
sur d'autre étendue |
Le saut
Arrachant d'un bond la forme |
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au sol |
Devinant d'un trait l'ossature |
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déjà |
De l'aire projetée dans l'espace |
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dansant |
Un mouvement large forçant |
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l'ombre |
Au ressac appelant la magie |
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des conversations promises |
d'euphorie |
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remplissant les phases |
des temps |
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décrivant les pas |
à franchir |
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pour créer les images |
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Torse
espace plat
espace désert
que peut-être le volume
si soit-il en temps et en lumière
dans la fuite de la perspective
au profit de la sensation
les formes quêtent
la raison
clame
l'intériorité
que puisse l'émotion
dans la suite des courbes
si soit-elle une phrase au chagrin
plus dans le reflet que sur l'âme
aux échos identiques embrassent
la peine des mots lourds
que me veut-il?
autant de questions
en moi se posent
cette dérive me plait guère
le charme s'éteint
adieu... |
Homme au manteau
Fouette le vent dans la mémoire d'un fils en moi.
Connivence d'ouïr soudain la mer au loin.
Elle chante, elle calme.
Elle gronde, elle clame.
Revient jeunesse oublier le trouble, l'ennui.
Confrère des doutes obscurs, souvenance.
De la tirade de la marée qui vient bercer.
M'accorder au monde diurne applaudi.
Elle aime, elle se retire.
Elle abomine, elle rage.
Part l'oreille au front d'une visière déterminée.
Bourrasque défiant la terre au delà de son apparence. |
L'image brisée
les refus observés
de ces angles mordants
trop d'âges cumulables
aux pages des mémoires
l'éclat d'une surprise
en prose découverte
demeure ma gène
aux lices des arènes
les amas de glace
aux perpétuels reflets
virevoltent mon ardeur
des jours luisants d'émoi
le long fracas chaste
mêlé d'amples oeillades
rehaussé des charmes
des détresses puérils
le narcissisme ambiant
confronte les tumultes
ironiques en proie
aux joutes égoïstes
naître, n'être...
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L'arc
L'essor des réflexions |
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immortalise l'empreinte |
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des illusions gommées |
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des inébranlables |
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L'élancement soutient |
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participe au jeu |
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des sommaires dupés |
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au fin délivrante |
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L'étançon est muscle |
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accusant renverse |
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aux pensées écrasantes |
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d'une leste silhouette |
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Fragile équilibre |
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mortifiant l'ascèse |
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cumulant les efforts |
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devenant sapience |
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Renaissance
Dehors, Dedans
l'incertitude de mes gestes d'ivresse
Mal menant le bien aux frontières
de l'espoir de l'avenir
traitement de larmes
aux effrois se mêlent
les douleurs d'enfanter
les contractions orchestrent
dans le ventre les plus hautes
notes des stériles messages
la fonte est liée à la mère
dans le gouffre des prières
Vont-ils comprendre
les méandres de mon sort?
Gageront-ils mes plages
de soleil aux courses du gain?
Âpre mansuétude qui me freine devant la tâche
Me délier et danser... |
La fenêtre
L'être héliophile dans sa
vive luminescence
couronne la fièvre
D'étreinte
Sur le rebord paisible
D'audible lumière
Ensoleille la torpeur
Des ruissellements imprégnés
D'une vue élargie
Grisé par la danse des
végétaux au rythme
boréal
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