Foi et Lumière

 

Foi et Lumière international
 
 
 

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bullet1L'oecuménisme, un don d'amitié

bullet2Des histoires qui montrent le chemin

Introduction

Depuis que les hommes existent, il existe aussi des histoires. Elles ne sont pas seulement utiles pour nous distraire ou nous inspirer, mais elles transmettent aussi de génération en génération des vérités essentielles et des connaissances précieuses. De la même façon, la Bible est constituée de nombreuses petites histoires décrivant la relation entre Dieu et son peuple et dans lesquelles Dieu se révèle. Ces histoires ont été inspirées par la foi de générations de chrétiens et fondées sur elle.

Voici quelques histoires sur le développement oecuménique de Foi et Lumière qui donnent à leur mesure toute modeste une idée de la joie et de la souffrance, de la frustration et de l’inspiration, de la douleur et de la sensibilité qui accompagnent le combat difficile vers l’unité.


Venez et voyez

Une communauté Foi et Lumière née dans l’Eglise catholique avait cherché pendant des aimées un pasteur protestant qui pourrait les aider dans leur travail à Göteborg, en Suède. Ils avaient échangé avec de nombreuses personnes, mais aucune ne semblait suffisamment intéressée pour s’engager. Enfin, l’été 1995 la communauté s’est trouvé daims une situation où la moitié des personnes participant à une session de formation étaient protestantes et avaient besoin d’un pasteur pour célébrer l’Eucharistie. Le prêtre catholique a dit qu’il connaissait un pasteur protestant qui pourrait venir célébrer l’Eucharistie juste pour une fois. Ce pasteur est venu. Il a découvert Foi et Lumière ; il est revenu tous les jours pendant la session de formation. Maintenant, il est non seulement membre d’une communauté mais également son aumônier.

 

Harri

Harri est un jeune Suédois ayant un handicap, bien que non catholique, il aimait aider le prêtre à la messe. Un jour, après avoir présenté le pain et l’eau au prêtre, il est resté près de lui, le coude posé sur l’autel et le menton dans la paume de sa main. li se sentait bien à cet endroit, très à l’aise, observant ce qui se passait.


Le prêtre priera pour vous (une histoire du Danemark)

J’avais toujours pensé que, lorsque je faisais des visites à l’hôpital, il était de mon devoir de ne prier que pour les malades. Puis un jour, je suis allée voir un ami handicapé qui est aussi membre de Foi et Lumière. Ingolf avait été hospitalisé pour une petite opération et, après avoir été immobilisé quelques jours, il avait envie de bouger un peu.

Nous avons marché ensemble dans le couloir pendant un moment quand Ingolf s’est arrêté devant la salie des infirmières. “Ou va aller dire bonjour aux infirmières” dit-il. J’hésitais un peu car je ne voulais pas les déranger, mais lngolf a insisté et nous sommes entrés dans une petite pièce où quatre infirmières faisaient une pause. “C’est mon prêtre”, leur annonça Ingolf très fièrement, “le prêtre va prier pour vous”. Les infirmières sourirent gentiment quand j’ai suggéré que c’était plutôt à Ingolf de prier puisque l’idée venait de lui. De toutes façons, je ne les connaissais pas, je tue savais rien de leur religion et de leur pratique religieuse. Mais Ingolf insistait pour que ce soit le prêtre qui prie.

J’ai donc prié pour les infirmières puisque Ingolf pensait que cela faisait partie des devoirs d’un prêtre. Depuis je nie suis rendu compte que je devrais non seulement prier pour les malades que je visite mais aussi pour les infirmières qui s’occupent avec beaucoup de générosité de nos



frères et sœurs malades à l’hôpital. En tous cas, je sais qu’lngolf pense normal que je le fasse.

 

Faire l’expérience de la souffrance

Un anglican ayant un handicap assistait à une messe catholique. On lui avait expliqué à maintes reprises avant la messe que bien qu’il ait l’habitude de recevoir la communion dans son Eglise, ce ne serait pas possible ce jour-là; par contre, s’il le souhaitait, il pourrait s’avancer et recevoir une bénédiction. Le moment venu, il s’est joint au groupe de personnes qui allaient communier et a oublié ce qu’on lui avait expliqué. Il tendit donc les mains pour communier. Au moment où il a compris qu’il ne recevrait pas la communion, son visage exprima un sentiment de confusion, de blessure et de rejet total. Son visage retrouva très vite sou expression apaisée quand il sentit sur sa tête les mains du prêtre qui le bénissaient.


La croix de Mikaël
    Tro og Lys - Danemark

Lors d’une célébration Foi et Lumière, l’évêque local fut heureusement surpris quand Mikaël s’est avancé avec fierté pour lui offrir une grande croix bien emballée. C’est une démarche qui convenait bien à Mikaël car la croix et Foi et Lumière avaient toujours été étroitement liés dans sa vie et lui donnaient la force d’affronter l’avenir incertain.

Mikaël est subitement mort à 32 ans. J’étais le premier à être à son chevet à l’hôpital où le personnel soignant m’a permis l’accès à la petite pièce ou reposait son corps. J’ai pensé aux souffrances et aux luttes d’une vie maintenant dans le repos, et à la paix trouvée à laquelle il avait tant aspirée.

Les catholiques et les protestants participèrent ensemble avec ferveur à la liturgie de l’enterrement, unis en somme dans l’hommage de foi rendu à Mikaël qui avait prié pour eux au long de sa courte vie. La liturgie des obsèques accompagnée de chants de Foi et Lumière se termina par un cantique que Mikaël avait composé lui-même. “Venez et chantez pour le Seigneur notre Dieu, il a envoyé Jésus. Jésus, Jésus, Jésus, est notre ami.”


Comme une reine

Anne amena à une rencontre de zone de Foi et Lumière en Angleterre ses amies Léonora et Lisa d’Irlande du Nord. Toutes deux étaient presbytériennes. Lisa, la fille de Léonora, était handicapée. La jeune fille était très heureuse car elle aurait l’occasion d’accompagner Simon qui jouait de la guitare, en suivant à son rythme sur sa propre guitare. Elle s’est fait des amis très rapidement et avait une façon à elle de rapprocher les gens.

Un jour, le prêtre demanda à Léonora de faire la première lecture de la messe catholique. A la fin de la messe, il l’a remercié d’avoir participé activement à la liturgie et elle a simplement répondu : “Merci de n’avoir demandé de lire”.

Au cours de la semaine, la mère et la fille ont pris une place importante dans la communauté. Elles furent reçues avec beaucoup de chialeur et un accueil enthousiaste dans un rassemblement oecuménique très ouvert de Foi et Lumière.

Léonora et Lisa devaient partir avant la fin de la rencontre. Leurs anus catholiques et protestants se retrouvèrent dehors pour leur dire au revoir en attendant la voiture qui devait les conduire à l’aéroport. Ceux qui les entouraient et qu’elles tue connaissaient pourtant que depuis très peu de temps, étaient devenus de très bons amis. Leonora s’est exclamée : “J’ai l’impression d’être une reine !“ Lisa avait aussi quelque chose d’une princesse en nous faisant des signes d’adieu dans la voiture.

Léonora a elle-même écrit: “Cette semaine fut un des moments forts de la vie de Lisa parce qu’elle a été acceptée, elle a été encouragée à tenir son rôle dans cette rencontre chrétienne. Elle en parle souvent. Pour moi, ce fut une bonne expérience. J’ai été heureuse de rencontrer tant d’amis de votre Eglise et de célébrer avec eux dans le même amour du Seigneur.”

 

La manière suédoise

Lors de notre rencontre de zone à Bath, Gunnar un pasteur suédois a célébré l’Eucharistie. I immédiatement après une fillette handicapée s’est levée et a pris la parole pour le remercier d’avoir célébré la messe “à la manière suédoise”.

 

C’était le nôtre

Nous avons eu deux Eucharisties merveilleuses lors d’une retraite oecuménique de Foi et Lumière. De nombreuses personnes ont participé à la préparation des célébrations : certains préparaient les prières, d’autres la musique, d’autres étaient chargés des vêtements sacerdotaux et de la nappe de l’autel. On les a utilisés pour l’office catholique et l’office anglican. Les clergés anglican et catholique participèrent aux deux offices et bien qu’à chaque fois certaines personnes ne pouvaient pas recevoir la communion, il y avait un fort sentiment d’appartenance. Ce n’était pas “notre” office ou “leur” office, c’était “le nôtre”.

 

•    Liz Blatherwick

 

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