Notes du Louvres 1902-1903.
Cossonay-Ville : Plaisir de Lire.
Textes inédits. Agé de 24 ans, Ramuz se rend pour la seconde fois à Paris en novembre 1902. Du 23 décembre 1902 au 26 février 1903, ses journées débutent toutes par une visite au Louvre, durant laquelle il rédige ces camets. A la recherche de son style, Ramuz livre spontanément ses impressions devant les tableaux des Primitifs italiens, des Anglais, des Français et des écoles du Nord.
Le petit village. Genève: Ch. Eggimann & Cie, 1903.
Lausanne: A et P Gonin, 1986.
Le texte a été repris dans le volume Vers (Lausanne: Mermod, 1945)
Ramuz cherche une forme poétique qui soit « maladroite, un peu rude et hésitante».
(Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.23)
Petits poèmes en prose. Genève: Ch.
Eggimann & Cie, 1904.
Ces poèmes font partie de l'ouvrage collectif Les pénates d'argiles. Essai de littérature
romande, qui comprend des textes de Adrien Bovy, Alexandre Cingria et Charles-Albert Cingria.
Comparés au Petit village, ces textes trahissent un hésitation devant la voie qui s'ouvre au poète. Renoncerait-il
déjà à ce «ton» trouvé l'autre année? Le style, ici, abonde en réminiscences presque gênantes. On dirait d'un
retour en arrière ou que, effrayé de sa propre audace, Ramuz se fait bien sage soudain et s'applique à réussir de fidèles
copies. Les thèmes d'inspiration attestent pourtant la persistance des sentiments qui attachent l'écrivain à sa terre natale.
(Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.24-25)
Aline. Paris; Lausanne: Librairie Académique
Didier, Perrin
& Cie; Payot & Cie, 1905.
Lausanne: Plaisir de Lire, 1972
Paris: Grasset, coll. Les Cahiers rouges (66)
"Mon intention n'était pas, en écrivant Aline, de "composer", au sens strict, un roman - mais plutôt d'imiter la vie, jusque dans ce qu'elle a de traînant et
d'indécis." (Lettre à Edouard Rod, 1904)
La grande guerre du Sondrebond. Genève: A.
Jullien,
1906.
Tours: Université François Rabelais, 1991
Ce texte a été repris dans le volume Vers.
Les circonstances de la vie. Paris; Lausanne: Librairie
Académique Perrin & Cie; Payot & Cie, 1907.
Lausanne: L'Age d'homme, 1994
Lausanne: Plaisir de Lire, 1979
Le texte a été modifié par l'auteur dans la version des
oeuvres complètes (Mermod, 1940). Les éditions
subséquentes reprennent cette dernière version. "J'ai
précisément cherché à ne mettre dans mon livre
que ce que la vie a de plus terre à terre et de plus journalier,
à le dépouiller de tout romanesque et à envelopper le
mobile principal, tout instinctif d'ailleurs, de mille petits incidents
monotones dont la suite régulière fait la plupart des
existences." (lettre à Louis Debarge, 1907)
Avec Les Circonstances de la vie, on dirait que l'écrivain s'impose, comme pour en être quitte, une cure de réalisme flaubertien. Réaction anti-bourgeoise que rend sensible, en maints endroits du livre, le ton satirique. Ramuz, on s'en rend compte ici, se libère non sans férocité d'un étouffant conformisme.
(Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.27)
Le village dans la montagne. Lausanne: Payot & Cie,
1908.
Genève: Slatkine, 1994
Le Village dans la montagne apparaît comme un exercice où Ramuz a mis une grande application et un profond amour. On dirait d'une suite d'études préparatoires - et déjà magistrales - à quelques vastes compositions où s'exprimerait, en une fresque puissante, la lutte, ou l'accord, de l'homme et des fatalités naturelles.
(Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.29)
Jean-Luc persécuté. Paris; Lausanne:
Librairie Académique Perrin & Cie; Payot & Cie, 1909.
Paris: Grasset, coll. Les Cahiers rouges (215) Paris; Lausanne: L'Age d'homme, 1996
Lausanne: Plaisir de Lire, 1978
Ramuz a trente et un ans quand il publie ce roman, dans lequel il atteint une forme de
style et de pensée qui lui est vraiment personnelle (...) Cette
histoire est écrite dans une langue remarquablement accordée au
récit. Chaque phrase a sa résonnance paysanne, et
cet accent n'abaisse pas la dignité du témoignage. L'auteur
s'efface. Il n'intervient ni pour juger, ni pour décrire. Sa pudeur,
cependant, laisse transparaître la tristesse où l'incline son
héros: homme-enfant, dévoyé dans la vertu, dont l'amour
ne s'exprime qu'en impuissante tendresse, en meurtre et en démence.
Et ainsi il confesse le regret d'une vitale sensualité, même si
le feu doit la punir. (Le nouveau dictionnaire des oeuvres de tous les
temps et de tous les pays. p.3715-3716)
Nouvelles et morceaux. Lausanne: Payot & Cie,
1910.
Grenoble: Presses universitaires de Grenoble, 1981 (Le tout-vieux et autres nouvelles)
Les textes suivants ont été publiés sous ce titre:
Le domestique de campagne, La servante renvoyée, La grande
Alice, La mort du grand Favre, Mort de julie (supprimée dans les
oeuvres complètes (Mermod)), Berthollet, L'homme perdu dans le
brouillard, Mousse, Le cheval du sceautier, Querelle entre les gens
d'Audeyres et ceux de Randogne-d'En-Haut, L'homme et les trois fantômes, La
punition par le feu, Le pauvre vannier, La paix du ciel, Il faisait un ciel
bas, Les cloches sonneront pour toi, Le tout-vieux, Alors il alla à
la messe. Les nouvelles L'autre fusil, David Morier de la
montagne, La maladie ont également été
publiées sous ce titre.
Aimé Pache, peintre vaudois. Paris; Lausanne:
Arthème Fayard; Payot &Cie, 1911.
Lausanne: L'Age d'homme, 1991
Lausanne: Plaisir de Lire, 1973
Le texte des oeuvres complètes (Mermod) a été modifié par
l'auteur. "Ce n'est guère un "roman", et il n'y prétend
point. C'est l'histoire d'un fragment de vie d'homme, au jour le jour, et
sans évènements. J'ai donc été obligé de
recourir à l'analyse, mais j'aurais voulu que cette analyse ait
l'intérêt, la vie et la poésie d'un récit. J'ai
fait choix d'un "caractère" très général:
j'aurais aimé à y montrer à la fois l'homme, l'artiste
et le vaudois - de manière qu'à côté du
très particulier d'un milieu soigneusement indiqué, il y eut
tout l'univers, si je puis dire, de sentiments très simples et
purement humains. D'où le ton." (Lettre à Edouard Rod, 1909)
Vie de Samuel Belet. Paris, Lausanne: Librairie Ollendorf; Payot & Cie, 1913.
Lausanne: Plaisir de Lire, 1968
Paris: Gallimard, coll. Blanche, 1945; Gallimard, coll, L'Imaginaire (30), 1978
Texte remanié dans les oeuvres complètes (Mermod).
Le héros du roman, ouvrier de campagne devenu, vers la quarantaine, pêcheur au bord du Léman, raconte, au terme de ses jours, les «circonstances» d'une vie que les épreuves ont enrichie. Le danger était grand, pour Ramuz, de laisser percer, dans la longue confidence de Samuel, l'accent personnel du journal intime. On admire qu'il ait su l'éviter et qu'il ait réussi, dès les premières pages de l'ouvrage, à imposer au lecteur cette convention périlleuse d'un personnage choisi parmi les plus humbles et cependant capable de retracer, sur de modestes cahiers, avec la fidélité appliquée d'un bon artisant, les évènements de sa vie. Samuel Belet «a des comptes à règler» avec lui-même. Dans cette lumière de crépuscule où il attend, sans crainte, la mort, il voit se présenter le sens de sa destinée. Il lui faut le dégager afin de porter témoignage. D'où cette espèce de «livre de raison», lourd de sagesse populaire, poème du souvenir et de l'amour des êtres, qui s'achève en une sereine et mystique contemplation.
(Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.233-34)
Raison d'être. Lausanne: C. Tarin (Cahier Vaudois), 1914.
Paris: La Différence, 1991
Ce texte a été remanié par l'auteur lors des
deux éditions subséquentes (éditions du
Verseau, 1926; Oeuvres complètes, Mermod, 1941).
Comme si Aimé Pache et Samuel Belet n'avaient pas affirmé en paroles assez claires sa soumission aux nécessités de la race et du lieu, Ramuz, une fois encore, contemple l'étape parcourue et se formule à lui-même les lois de son art. Raison d'être est le premier essai où l'écrivain nous expose les fondements de son esthétique. Constatons que la théorie est postérieure aux oeuvres romanesques dont elle veut donner une justification. Ramuz, d'abord, a été. Ce n'est qu'après s'être affirmé en face d'un public encore hésitant à le suivre, qu'il se propose une raison d'être. (Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.38)
Qu'on ne s'y méprenne pas! Il ne s'agit pas de «se cantonner» dans les limites géographiques de ce pays. «Le particulier ne peut être, pour nous, qu'un point de départ» et doit conduire au général, c'est à dire «ce qui est vivant pour le plus grand nombre». Mais n'est vivant que ce qui a été éprouvé, «senti dans l'extrêmement particulier de ce qui tombe sous nos sens».
(Guisan, Gilbert. C.F. Ramuz. Paris: Éditions Seghers, coll. Poètes d'aujourd'hui (154),1966, p.37)
Adieu à beaucoup de personnages et autres
morceaux. Lausanne; Paris: Constant Tarin; Georges Crès & Cie,
1914.
Genève: Slatkine, 1986
Ce titre recouvre les textes suivants: Adieu à
beaucoup de personnages, Besoin de la terre quand même,
Louanges du pain, du vin et du sel, Retour aux lieux aimés (pas
repris dans les oeuvres complètes, Mermod), Résurrection,
Symétrie, Si le soleil ne revenait pas, Présence de la mort.
Chansons. Lausanne: C. Tarin (Cahier Vaudois), 1914.
Montpellier: Fata Morgana, 1994
Les chansons comprennent les treize titres suivants: Chanson
des Vaudois, Chanson, Pour marcher au pas, Chanson des dragons, Chanson de
route, Chanson de guerre, Choeur des femmes fidèles, Les filles qui
restent, Chanson devant la guérite, Complainte, Chanson des cadeaux, L'ami
tué, Petite fille. Les chansons ont été reprises
dans le volume Vers.
La guerre dans le Haut-pays. Lausanne: C. Tarin (Cahiers Vaudois);
Payot & Cie, 1915; 1916.
Lausanne: Plaisir de Lire, 1998
Le texte a été revu et corrigé pour les oeuvres complètes
(Mermod). "Il s'agit d'un roman, non pas historique, à vrai dire, étant
donné la liberté dont j'ai usé avec les faits, mais qui
tire son sujet de la guerre des Ormonts au temps de la révolution.
J'ai cherché avant tout du mouvement et un certain ton
épique". (Lettre à Louis Debarge, mars 1914)
L'auteur a situé l'action à la fin du XVIIIe siècle.. On le sent un peu gêné par les exigences de la vraissemblance historique. Lui qui s'est toujours gardé de céder aux faciles tentations du folklore, le voilà qui sacrifie, un peu plus qu'on ne le voudrait, au pittoresque des vieilles coutumes et des moeurs patriarcales. «Les choses de toujours» se dégagent un peu péniblement des multiples détails nécessiares à l'évocation du passé, mais qui, trop souvent ici, donnent le sentiment de l'artificiel et du plaqué.
(Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.43-44)
Le règne de l'esprit malin. Lausanne: Les Cahiers vaudois,
1917.
Lausanne: Plaisir de Lire, 1996
Grenoble: Presses universitaires de Grenoble, 1981
Le texte a été révisé dans
les éditions subséquentes (Genève: Georg & Cie,
1922; Oeuvres complètes, Mermod, 1941). Le règne de
l'esprit malin a pour sujet l'irruption d'un principe maléfique
dans une communauté paysanne. Comme dans une vieille
légende, ce principe perturbateur n'est personne d'autre que le Diable, qui
revêt pour l'occasion la personnalité du cordonnier Branchu.
Aveuglés par son pouvoir suborneur, les villageois ne
reconnaissent pas le Malin. Il débauche ceux qui le suivent par les
biens dont il les comble, tandis que les rares personnes qui lui
résistnt vivent dans une misère indicible. Les catastrophes, les crimes et
les blasphèmes culminent par une horrible fête qui
commence à l'auberge pour se continuer à l'église. Que Ramuz
ait écrit ce roman d'une société archaïque,
livrée violemment à la rage de la transgression et
de la detruction, peu de temps avant la Première Guerre, semble
une preuve impressionnante de son don de divination. (Marianne Ghirelli.
C.F. Ramuz. Qui êtes-vous ? . Lyon: La Manufacture, 1988.
p.54-55)
Le grand printemps. Lausanne: Les Cahiers Vaudois, 1917.
Tours: Université François Rabelais / Les Amis de Ramuz, 1997
Ce qui était avec Raison d'être intuition et aspiration d'artiste devient avec le grand printemps, écrit pendant les premières années de guerre et inspiré par elles, émotion et conviction d'un homme qui se sent charnellement solidaire, fraternel, bouleversé par le spectacle des cohues affolées, atterré par les mauvaises nouvelles, torturé par «l'affreuse contradiction» qu'impose la neutralité «entre ce qu'on voudrait faire et ce qu'on fait».
(Guisan, Gilbert. C.F. Ramuz. Paris: Seghers, coll. Poètes d'aujourd'hui (154), 1966, p.37)
La guérison des maladies. Lausanne: Les Cahiers Vaudois,
1917.
Paris: C. Blaizot, 1996
Lausanne: Plaisir de Lire, 1978
Le texte a été entièrement revu par l'auteur
pour la deuxième édition (Paris: Grasset, 1924),
repris dans les oeuvres complètes (Mermod). C'est sans doute un des
ouvrages qui montrent le mieux l'orientation spiritualiste de Ramuz.
L'auteur y étudie ces forces qui sont latentes dans l'homme et qui
dépassent les phénomènes naturels. La
guérison des maladies est, avant tout, un fait spirituel. La
guérison du coeur précède la guérison du corps. Thèse
absolument évangélique puisqu'on ne peut parvenir à
cette guérison que par le total sacrifice de soi-même. (Le
nouveau dictionnaire des oeuvres de tous les temps et de tous les
pays,
p.3098)
Les signes parmi nous. Lausanne: Les Cahiers Vaudois, 1919.
Lausanne: Éd. Rencontre, 1952
Lausanne: Plaisir de lire, 1953
Le texte a été entièrement repris pour la
deuxième édition (Paris: Grasset, 1931), et corrigé à
nouveau pour les oeuvres complètes (Mermod). Nous sommes en
1918, la dernière année de la Première Guerre
mondiale. Même en Suisse, les gens meurent comme des mouches de la
grippe dite espagnole. Partout les "signes se multiplient". Un vent
révolutionnaire venu de Russie souffle sur le pays. Les
ouvriers s'agitent et se mettent en grève. La nature, elle aussi,
menace: un orage comme on en a jamais vu se prépare sur le
Léman. Mais les gens se moquent de Caille [le colporteur biblique] qui
annonce l'Apocalypse. Le Livre n'a-t-il pas prédit: "Le soleil
deviendra noir comme un sac de poil"? Imperturbable sous l'orage, Caille ne
cesse de répéter les mots fatidiques des écritures.
Mais l'Apocalypse s'achève en idylle. Au milieu de l'orage une
jeune paysanne, Adèle, s'abandonne à son amoureux. Il la
regarde dormir. "A présent je vois ses cheveux. Je regarde comme
elle est toute. Elle a les lèvres grosses; j'aime." "C'est nous
qu'on refait le beau temps", lui dira-t-il à son réveil. Plus
panthéiste que mystique, Ramuz a voulu ainsi opposer cette
foi tenace des hommes dans l'amour et dans la vie aux sombres visions du
colporteur, tendu vers l'invisible. (Le nouveau dictionnaire des
oeuvres de tous les temps et de tous les pays, p. 6703-6704)
Histoire du soldat. Lausanne: Les Cahiers Vaudois, 1920.
Genève: La
Joie de lire, 1995
Musique de Igor Strawinsky.
Légende à la Chagall, avec, pour tous personnages, un lecteur, le Diable, une Princesse et le Soldat, combinant le récitatif, le mime, le dialogue, la danse et la narration musicale, l'Histoire du soldat (jouée en 1918 et publiée en 1920) dénonce le faux bonheur et la fausse puissance de l'argent (dont sont victimes tour à tour le Soldat et le Diable) et leur oppose la force de l'art (représentée par un violon que se disputent ces deux personnages), qui dispense la joie à condition de ne pas désirer plus qu'il n'est donné. Finalement, le Diable triomphe, - et avec lui le Mal.
(Guisan, Gilbert. C.F. Ramuz. Paris: Seghers, coll. Poètes d'aujourd'hui (154), 1966, p.41-42)
Chant de notre Rhône. Genève: Georg & Cie,
1920.
Tours: Université F. Rabelais / Les amis de Ramuz, 1995
Les trois rééditions suivantes sont intitulées
Chant des pays du Rhône. Le titre primitif sera
rétabli à partir de l'édition des oeuvres complètes
(Mermod, 1941).
Patant d'une interrogation sur lui-même, face à ce pays du lac qu'il a chanté et qu'il contemple une fois de plus, face à ces «cueilleurs de
poissons, récolteurs de grappe, encaveurs de jus» qui lui ont donné ces personnages et dont il a manifesté la sagesse, la constance, «l'obéissance», Ramuz considère que sa tâche de poète n'est pas seulement de s'associer «à tot ce qui est d'ici» et d'en louer la magnificience, mais d'interpréter l'image que projette ce «miroir de la vie et du ciel». Le Léman lui apparaît alors comme le «berceau» du Rhône, et, suivant le cour du fleuve de sa source à la mer, il découvre tout au long les similitudes et les correspondances qui font de ses riverains les membres d'une même famille, débordant les frontières politiques et remontant loin dans le temps:les ressemblances des paysages, celles des cités - hauts lieux, ici et là, du génie romain et du christianisme -, enfin, exprimant par excellence cette grande «Parenté» , la communauté de langue dans les formes et dans l'accent. Et c'est cette parenté de chair comme de sol, à la fois très ancienne et toute jeune puisque «pas encore dite», que célèbre le Chant du Rhône à la manière du fleuve lui-même, tour à tour tumultueux et familier, ample et grave, toujours puissant et impérieux.
(Guisan, Gilbert. C.F. Ramuz. Paris: Seghers, coll. Poètes d'aujourd'hui (154), 1966, p.41-42)
Salutation paysanne. Genève: Georg & Cie,
1921.
Lausanne: Fondation C.F. Ramuz, 1978
Ces textes ont été publiés sous les
différents titres suivants: Salutation paysanne et autres morceaux;
Sept morceaux; La faneuse dans son pré; Salutation paysanne,
suivi d'une Lettre à Bernard Grasset. Au cours des
différentes éditions les textes ont été corrigés
et remaniés. Les textes suivants se retrouvent dans les
différentes éditions: Salutation paysanne, La
faneuse dans son pré, Moment, Le chemineau couché,
Pêcheurs, Vignerons, L'amour de la fille et du garçon, Anti-
poétique, Lever de soleil, Gare, Trajet du taupier, Création du
jour, Fragment du lac (rebaptisé La traversée). "Ces
différents morceaux ont une parenté de forme qui
recouvre une assez grande variété dans ce qu'on pourrait appeler
leur nature intime. Un ou deux sont "pittoresques", d'autres
simplement descriptifs, d'autres encore métaphysiques; enfin il y en
a au moins un (chemineau couché) où il me semble avoir
à peu près réussi, par la simple mise en place de
l'insignifiance même du thème, à fondre et incorporer ces
divers éléments". (Lettre à Emmanuel Buenzod,
juin 1921)
Tout atteste ici le besoin de conduire jusqu'au bout une expérience à la fois dangereuse et enrichissante. Les sujets, ce sont ceux de toujours, mais dépouillés de toute affabulation romanesque. Non pas des nouvelles, mais des tableaux - et l'influence des peintres aimés, un Cézanne,un Auberjonois, se montre prépondérante. Ce qui est neuf, singulièrement, c'est l'attitude du poète face à son modèle. La nature extérieur - le paysage, si l'on veut - n'est plus vue comme un ensemble d'éléments séparés de l'observateur et qui existeraient indépendamment de lui. Elle n'existe, en réalité, qu'en fonction de cet observateur, dont les états d'âme, bien moins parfois: les mouvements, le simple déplacement dans l'espace, colorent ou modifient les apparences du monde sensible. Le poète - ou son personnage - devient ainsi le centre d'un univers qu'il crée, qu'il transforme à sa volonté.
Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.60-61)
Terre du ciel - Joie dans le ciel. Cour p/Lausanne; Genève;
Paris: L'Acacia; Georg & Cie; G.Crès & Cie, 1921.
Paris: Grasset, coll Les Cahiers rouges (241)
Ce texte a été publié sous les deux titres. La
deuxième édition (Paris: Grasset, 1925) a été revue
et corrigée. "C'est un simple traité de
théologie appliquée (je ne suis qu'un théologien),
avec l'idée d'en dessous qu'il est impossible à
l'homme de sortir de son relativisme, d'où la nécessité
de rétablir le mal en présence du bien, même sur
le plan absolu - et l'idée de plus dessous (qui est la mienne),
que notre "relatif" est parallèle à l'absolu, qu'il en est la
fidèle image...". (Lettre à Henry Poulaille, février 1925)
Présence de la mort. Genève: Georg & Cie,
1922.
Lausanne: Fondation C.F. Ramuz, 1978
Le texte des oeuvres complètes (Mermod) a été
revu et comprend de nombreuses suppressions.
Présence de la mort, qui, en décrivant la disparition de l'humanité frappée par une brusque modification de l'ordre solaire, reprend pour le traiter en lui-même le thème de la fin du monde des Signes parmi nous où il n'était qu'esquissé - et finalement esquivé -, conduit à un rapprochement identique: ceux qui entrent dans la vie de l'au-delà «ont été bien étonnés... ».
(Guisan, Gilbert. C.F. Ramuz. Paris: Seghers, coll. Poètes d'aujourd'hui (154), 1966, p.46-47)
La séparation des races. Paris: éditions du Nouveau
monde, 1922.
Paris: Nouvelles éditions Oswald, 1979
Lausanne: Plaisir de Lire, 1974
Le texte des oeuvres complètes (Mermod) comprend de nombreuses suppressions.
La séparation des races est une seconde version, totalement remaniée, d'un roman que Ramuz avait publié, en 1912, sous le titre: Feu à Cheysseron. Oeuvre bien faite pour rassurer ceux qui pouvaient croire le poète perdu dans une mystique contemplation ou livré aux affres d'un cataclysme astronomique. Le conteur solidement attaché au réel se retrouve ici pour nous narrer l'aventure de la belle Bernoise enlevée par un gars valaisan et perpétrant, avec l'aide d'un colporteur qui franchit la montagne, une vengeance exemplaire, où s'assouvit l'obscure haine que sa race nourrit à l'endroit de tous ceux qui habitent le versant méridional de la chaîne alpestre. La beauté de ce drame, fortement charpenté et qui procède par larges développements symétriques, tient avant tout au sentiment, sans cesse perceptible, d'une nécessité démographique, procédant elle-même d'un déterminisme à la fois spatial et historique (...) On dirait que ce sommet et ce col qui «séparent les races» deviennent eux aussi de véritables personnages, symboles des forces naturelles contre lesquelles viennent se briser nos pauvres efforts indivuels.
Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.64-65)
Passage du poète. Cour p/Lausanne; Genève: L'Acacia;
éditions du Siècle / Georg & Cie, 1923.
Lausanne: Plaisir de lire, 1996 Rezé: Éd. Séquences, 1991 (Fête des vignerons)
La deuxième édition (Paris: Horizons de France, 1929),
entièrement remaniée, a paru en France sous le titre Fête des
vignerons. Le texte des oeuvres complètes (Mermod) est
celui de la première édition auquel l'auteur a apporté de
nombreuses corrections.
Ce roman - car l'auteur le donne bien comme un «roman» - est l'une de ses oeuvres maîtresses. Tant d'efforts poursuivis sur des voies hasardeuses convergent ici en une incontestable réussite. C'est de nouveau le «chant de tous ensemble», la louange unanime d'une terre et des travaux accordés aux rythmes des saisons. Comme Branchu, dans Le règne de l'esprit malin, faisait surgir de partout les puissances maléfiques, le vannier Besson, qui passe dans les villages de Lavaux, appelle à l'être toute la poésie latente au coeur des hommes et des choses. Le poète est ici, au sens grec du terme, «celui qui fait». Sa mission est de mettre en place les éléments confus de la nature. Il crée le monde par la conscience qu'il en prend et qu'il en donne aux autres hommes.
Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.65)
Le cirque. Paris: Georg & Cie, 1925.
Lausanne: A et P Gonin, 1988
Rezé: Éd. Séquences, 1995
Ce texte n'a pas été repris dans les oeuvres complètes, ni
dans aucune édition ultérieure. Il a été
publié par la Nouvelle revue française du 1er décembre
1931, no. 219, dans une version entièrement différente de l'originale.
L'amour du monde. Paris: Plon, 1926.
Rezé-lès-Nantes: Éd. Séquences, 1990
Lausanne: Plaisir de Lire, 1980
Le texte des oeuvres complètes (Mermod) comporte un certain nombre de
corrections et de suppressions.
L'amour du monde est encore une oeuvre trépidante, heurtée, où la nouveauté de la technique a pu paraître déconcertante. L'imagination du poète, si sensible aux «signes» annonciateurs de cataclysmes, a subi le choc aussi des grandes inventions modernes: cinéma, T.S.F., avion. Ce Ramuz qu'on pourrait croire confiné à son petit coin de terre de Lavaux, il est, plus que beaucoup d'autres, en liaison avec l'univers. Il voit les transformations profondes que les découvertes scientifiques opèrent dans la vie des groupes sociaux. Dans L'amour du monde, il a voulu montrer l'action du cinéma au sein d'une petite cité tranquille des bords du Léman (...) Le monde, envahissant la paisible cité, y suscite un drame. Les victimes de cette brusque crise passionnelle auront dû à l'appel du large un accomplissement tragique de leur destin, préférable peut-être à l'existence quiète à laquelle elles semblaient promises.
Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.71-72)
La grande peur dans la montagne. Paris: Bernard Grasset,
1926.
Paris: Grasset, coll. Les Cahiers rouges (104)
Le texte a subit de nombreux changements pour l'édition des
oeuvres complètes (Mermod). Cet ouvrage est une réponse
à la question que l'auteur se posait à lui-même
lorsqu'il scrutait la vie secrète de la nature et les croyances
superstitieuses de ces hommes si simples qui vivent à son
contact: y a-t-il une puissance ténébreuse susceptible de se
dévoiler et de s'attaquer à la création
entière et à l'homme? Quelques bergers incrédules montent
avec leurs troupeaux sur une montagne maudite. Bientôt le mauvais sort
s'abat sur les hommes et sur le village. Cette force obscure devient de plus
en plus pressante et de plus en plus manifeste (...) Le tragique
épilogue (...) traduit le débordement de cette angoisse qui
engloutit tous les coeurs. "Mort", tel est le dernier mot de ce livre. C'est donc
dans la perspective d'un naturalisme tragique que l'oeuvre entière
de Ramuz doit être considérée. (Le nouveau
dictionnaire des oeuvres de tous les temps et de tous les pays,
p.3052)
La beauté sur la terre. Lausanne: Mermod,
1927.
Lausanne: L'Age d'homme, 1991
Lausanne: Plaisir de Lire, 1978
Quelques corrections ont été apportées au texte pour
la deuxième édition (Paris: Grasset, 1928) et pour les
oeuvres complètes (Mermod). Ramuz a voulu nous montrer un cas
de psychologie collective créée par la présence
d'un être bien digne d'attirer tous les regards (...) Ici, Ramuz
veut montrer que la beauté ne peut demeurer chez les hommes
parce qu'ils sont incapables de soutenir sa vue. (Le nouveau
dictionnaire des oeuvres de tous les temps et de tous les pays, p.654)
Vendanges. Lausanne: Éditions du Verseau,
1927.
Lausanne: Éd. de l'Aire
Le texte a été légèrement revu pour les oeuvres
complètes (Mermod).
Forains. Lausanne: Mermod, 1928.
Six cahiers (Remarques - Les grandes chaleurs - Lettre à Bernard
Grasset - Lettre à H.L. Mermod). Lausanne: Mermod, 1928-1929.
Lausanne: L'Age d'homme, coll. Poche Suisse (Deux lettres)
Différents textes ont été publiés
sous ce titre: Remarques (I, II, III), Souvenirs sur Igor Strawinsky, Les
grandes chaleurs, Lettre à un éditeur (Lettre à Bernard
Grasset), Tir du dimanche, Sur une table valaisanne, Seconde lettre (Lettre
à H.L. Mermod), Vers anciens, Pour prendre congé, Citations.
Souvenirs sur Igor Strawinsky. Paris; Lausanne:
Gallimard; Mermod, 1929.
Lausanne: L'Aire, 1978
Le texte des oeuvres complètes (Mermod) a été
notablement remanié et augmenté.
Farinet ou la fausse monnaie. Lausanne: Mermod
(Aujourd'hui), 1932.
La Croix-sur-Lutry: Plaisir de lire, 1952
La deuxième édition (Paris: Grasset, 1932) a
été remaniée. Le texte des oeuvres complètes
(Mermod) a également été corrigé par
rapport à la version originale. Farinet, mâle figure d'une grandeur
pathétique, incarne le problème qui intéresse avant
tout la condition du poète: celui de la liberté (...) Farinet
s'immole à son idéal de grandeur presque surhumaine, tout
comme s'immolait le "garçon savoyard" dans le roman du même
nom. Ces deux figures pourraient bien constituer un certain portrait de
Ramuz lui-même, de Ramuz tendu tout entier vers une grandeur sentie
dans un climat d'héroïsme et contemplée sous l'aspect de
l'éternité. (Le nouveau dictionnaire des oeuvres de
tous les temps et de tous les pays, p.2672-2673)
Portes du lac. Genève: éditions du Portique, 1932.
Tours: Les amis de Ramuz, 1990
Adam et Eve. Lausanne: Mermod (Aujourd'hui), 1932.
Lausanne: L'Age d'homme, 1992
Paris: Lettres modernes, 1997
Le roman de l'impossible union de l'homme et de la femme (...) Dans ce roman,
Ramuz réussit de façon impressionnante - les
références bibliques y aidant - à placer l'action,
pourtant contemporaine à la rédaction, comme l'indiquent les
bribes d 'émissions radiophoniques, dans une sphère
intemporelle, celle où l'homme vit tragiquement sa séparation
inéluctable d'avec l'autre, laquelle est bien de tous les
temps. (Marianne Ghirelli. C.F. Ramuz. Qui êtes-vous ?.
Lyon: La Manufacture, 1988. p.76-77)
Une main. Paris: Bernard Grasset, 1933.
Aigre: Éd. Séquences, 1987
Le texte a été revu pour les oeuvres complètes (Mermod).
Taille de l'homme. Lausanne: Mermod (Aujourd'hui), 1933.
Press Pocket, coll. Terre humaine, 1994
(La pensée remonte les fleuves)
Projet de "Prière d'insérer" adressé à H.L.
Mermod, octobre 1933: "L'auteur y traite de diverses questions que les
évènements ont mises au premier plan de l'actualité. Il
y examine en particulier la représentation que l'homme a
été amené à se faire de lui-même, en face
d'un univers que de récentes découvertes scientifiques ont
infiniment agrandi. L'homme a-t-il décidément renoncé
à tout anthropomorphisme? Les vieilles solutions qu'avait
apportées au problème la religion païenne, comme la
religion chrétienne, vont-elles être définitivement
abandonnées par lui? Quand à celle que le communisme
matérialiste nous propose, et qui est d'espè ce nouvelle,
puisque la vie humaine se déroule entièrement pour lui sur un
seul plan, quelles peuvent bien être ses chances? et en quoi
trahit-elle l'homme? en quoi trahit-elle même la science sur laquelle
elle prétend s'appuyer?"
Derborence. Lausanne: Mermod (Aujourd'hui), 1934.
Lausanne: Plaisir de Lire, 1956
Paris: Grasset, coll. Les Cahiers rouges (43)
Le texte a été légèrement modifié pour
les oeuvres complètes (Mermod). L'auteur y a apporté de
nombreuses corrections pour la cinquième édition (Lausanne: La
Guilde du livre, 1944). C'est sur un fait divers assez banal que Ramuz
se fonde dans ce roman. Mais ce fait divers, il est vrai, résulte
d'une manifestation des forces naturelles, et de ce fait il acquiert
donc une ample résonnance. L'on sait du reste que l'auteur est apte
autant que personne à se mouvoir en ces lieux où la
poésie se rencontre avec la condition humaine (...) Il est permis d'avancer
que les belles pages de Derborence ont trait moins au drame qu'à des
scènes d'un caractère familier situées en marge de ce
drame (...) C'est dans l'évocation de ces sentiments très
humbles que Ramuz atteint à la grandeur (...) Dans Derborence
plus qu'en toute autre de ses oeuvres, Ramuz se trouve être avant tout
le chantre des hommes: de leur accord profond, en dépit des
réalités accidentelles - de tout ce qui en eux s'obstine
à ne pas mourir. (Le nouveau dictionnaire des oeuvres de tous
le temps et de tous les pays, p.1738-1739)
Questions. Lausanne: Mermod (Aujourd'hui), 1935.
Press Pocket, coll. Terre humaine, 1994
(La pensée remonte les fleuves)
La Suisse romande. Grenoble: B. Arthaud, 1936.
Ce texte n'a été repris dans aucune édition des oeuvres
complètes.
Le garçon savoyard. Lausanne: Mermod (Aujourd'hui); La
Guilde du livre, 1936.
Lausanne: Plaisir de Lire, 1977
Paris: Grasset, coll. Les Cahiers rouges (246)
Le garçon savoyard est tourmenté, comme Bolomey [Adam et Ève], du même désir d'échapper à la prison des corps. Mais tandis que le paysan vaudois accepte, pour finir, d'être victime de la malédiction que fait reposer sur nous le péché originel, Joseph, le garçon de Savoie, trouve dans le crime et dans la mort, enfin, la liberté. Tout le roman - et c'est l'un des plus admirables de Ramuz - est traversé d'une sorte de passion vengeresse. Cet amour humain, qui nous leurre, qui jamais ne s'égale à notre besoin d'infini, Joseph veut le tuer. Il ne sait rien, lui, de la malédiction biblique.
Guyot, Charly. Comment lire C.F. Ramuz. Paris: Éditions Aux étudiants de France, 1946, p.80)
Besoin de grandeur. Lausanne: Mermod (Aujourd'hui), 1937.
Press Pocket, coll. Terre humaine, 1994
(La pensée remonte les fleuves)
D'un bout à l'autre, Ramuz se révèle moraliste.
Sa matière, il la demande à ce vieux pays de Vaud dont il est
originaire. Afin de donner plus de poids à son dire, il y ajoute les
quatre ou cinq cantons dont l'ensemble compose la Suisse romande. Grande
province qui n'en est pas une, vu qu'étant d'expression française elle ne s'en trouve pas moins
séparée de Paris par une frontière (...) Un grand sentiment domine
tout: la fidélité au terroir. Ramuz nous explique de quoi est fait son
attachement au pays natal. Après quoi, il étudie ses
semblables et la condition humaine (...) Patriote, certes, Ramuz l'est
autant qu'on peut l'être. Mais non point nationaliste. Il met la
région au dessus de la nation. C'est dans la mesure où il fait
fond sur son domaine particulier que l'homme est le mieux apte à
servir l'universel. Cet ouvrage est un appel à l'ordre. Il dit au
siècle ses vérités - au nom d'une certaine sagesse
qu'on ne saurait récuser parce qu'elle émane des sources de la
vie même. (Le nouveau dictionnaire des oeuvres de tous les temps
et de tous les pays, p.682)
Si le soleil ne revenait pas. Lausanne: Mermod (Aujourd'hui),
1937.
Lausanne: Éd. de l'Aire, 1989 Lausanne; Paris: L'Age d'homme, 1994
Lausanne: Plaisir de Lire, 1985
La deuxième édition (Paris: Grasset, 1939) a subi de nombreuses corrections.
Paris, notes d'un Vaudois. Lausanne: Mermod (Aujourd'hui); La
Guilde du livre, 1938.
Lausanne: Éd. de l'Aire; Cossonay: Plaisir de lire, 1994
Une province qui n'en est pas une. Paris: Bernard Grasset, 1938.
Lausanne: Rencontre, 1952
Texte d'une conférence pronocée par C.F. Ramuz
à Paris, en juin 1938. Le texte n'a pas été repris
dans les oeuvres complètes (Mermod, Rencontre).
Découverte du monde. Lausanne: Mermod (Aujourd'hui), 1939.
Genève: Slatkine, 1986
Lausanne: Plaisir de Lire, 1958
Le texte a été revu et corrigé pour les oeuvres complètes (Mermod).
L'année vigneronne. Genève: H. Sack, 1940.
Aigre: Éd. Séquence, 1988
Ce texte n'a pas été repris dans les oeuvres complètes. Il
s'agit d'un texte pour un film de C.G. Duvanel intitulé L'année vigneronne (1940).
Remarques. Lausanne: Mermod (Oeuvres complètes, vol.19), 1941.
Lausanne: Éd. de l'Aire, 1987
Ce titre recouvre les oeuvres suivantes:
Matière, Essai d'une définition du classicisme, Les distances, La
nature, Possibilités, Les thèmes communs, Problème
de la ressemblance.
Notes et articles. Lausanne: Mermod (Oeuvres complètes,
vol. 19), 1941.
Ce titre regroupe les textes suivants:
Hommage au Major, Les grandes chaleurs, Notre "naturisme", Notre
époque, Impossibilité de prévoir, Photographie, La
beauté de la montagne, Petites notes sur le paysan, Regards vers les savants,
Restaurations, Conformisme, L'homme et son personnage, Fusée paragrêle.
La guerre aux papiers. Lausanne: Mermod, 1942.
La Croix-sur-Lutry: Plaisir de lire, 1988
Noces et autres histoires. Neuchâtel: Ides et Calendes, 1943.
Genève: Slatkine, 1987
C.F. Ramuz a reproduit sous ce titre, d'après le texte russe
d'Igor Strawinsky, des textes qui avaient été jusqu'alors
reproduits uniquement avec les partitions de Strawinsky.
Pays de Vaud. Lausanne: Jean Marguerat, 1943.
Lausanne: Marguerat, 1994
Vues sur le Valais. Bâle et Olten: Urs Graf, 1943. (Illustré de photographies).
Tours: Université François Rabelais / Les Amis de Ramuz, 1994
René Auberjonois. Lausanne: Mermod, 1943.
Bienne: Éditions du Musée, 1996
Journal 1896-1942. Lausanne: Mermod, 1943.
Des fragments du journal ont été d'abord édités dans
les oeuvres complètes (Mermod).
Nouvelles. Lausanne: Mermod, 1944.
Lausanne: Plaisir de Lire, 1982
Le recueil comprend les textes suivants: Un vieux de campagne, Le retour du mort,
Accident, Le lac aux demoiselles, Le père Antille, Sécheresse,
La foire, Conversation, Pastorale.
Les servants et autres nouvelles. Lausanne: Mermod, 1946.
La Croix-sur-Lutry: Plaisir de lire, 1983
Le recueil comprend les textes suivants: Les servants, Vieux dans une
salle à boire, Halte des forains, Coup de vent, Appel au secours, La
fille sauvage, Voix dans la montagne, La folle en costume de folie,
Scène dans la forêt, La fille endormie, L'enfant tombé,
Amour, Trois vallées.
Histoires. Neuchâtel et Paris: Ides et Calendes, 1946.
Ides et Calendes, coll. Pergamine, 1994
Ce recueil comprend les trois nouvelles suivantes: L'homme, La vieille
Rosine, Le petit enterrement.
Carnet de C.F. Ramuz. Phrases notées au hasard des lectures.
Lausanne: Mermod, 1947.
Ramuz a noté dans son Journal sous la date du 7 janvier 1902: «Je m'amuse à copier des bouts de textes qui sont, lus le matin, un enchantement pour tout le jour. Non pas seulement des pensées, mais de simples notations, où la seule inflexion de la phrase est en jeu, la seule succession des objets envisagés, mais tournées de telle sorte qu'elles éveillent en vous quelque sentiment essentiel, qui y réponde, y participe et, en quelque façon, y collabore. » Le présent carnet contient précisément des textes copiés par C.F. Ramuz. (Bibliographie de l'oeuvre de C.F. Ramuz)
Les grands moments du XXe siècle français. Lausanne:
Mermod, 1948.
Les textes de dix conférences que Ramuz donna au Conservatoire de Lausanne (1915-1916).
Fin de vie. Lausanne; Paris; Bruxelles; Milan; New York: La Guilde
du livre, 1949.
Ce texte est l'ébauche d'un roman que
Ramuz a laissé inachevé à sa mort. Il n'a pas été
repris dans les oeuvres complètes.
Journal. Dernières pages 1942-1947. Lausanne: Mermod, 1949.
Le Journal complet a été édité par les
éditions Rencontre (Oeuvres complètes, tome 20, 1968)
L'exemple de Cézanne, suivi de Pages sur Cézanne.
Lausanne: Mermod, 1951.
Aigre: Éd. Séquences, 1988
Le texte L'exemple de Cézanne est paru à l'origine dans le recueil
collectif Par le pays (Lausanne: C.Tarin (Cahier Vaudois) 1914), puis dans les
Oeuvres complètes (Mermod, 1941).
Chant de Pâques. Lausanne: La Guilde du livre, 1951.
Rezé: Séquences, 1993
Récit accompagné de dessins de René Auberjonois. Chant de Pâques n'a été repris dans aucune des éditions des oeuvres complètes.
Le village brûlé. Lausanne: La Guilde du livre, 1951.
La Croix-sur-Lutry: Plaisir de lire, 1988
Ce recueil comprend les nouvelles suivantes: Le village
brûlé, La retrouver, Coup de feu, La dame blanche, La mort, La
cloche qui sonne toute seule, La Crétolettaz, Les pendus,
Irène, Neuf cents francs, Le rendez-vous. Ces textes n'ont
été repris dans aucune édition des oeuvres complètes.
Lettres 1900-1918. Lausanne: La Guilde du livre; éditions
Clairefontaine, 1956.
Les Lettres ne figurent pas dans les oeuvres complètes.
Lettres 1919-1947. Etoy, Vaud; Paris; Lausanne: Les Chantres;
Grasset; La Guilde du livre, 1959.
Les lettres ne figurent pas dans les oeuvres complètes.
C.F. Ramuz, ses amis et son temps. Lausanne, Paris:
Bibliothèque des Arts, 1967-1970.
Correspondance. 6 volumes.
La vie meilleure / Les âmes dans le glacier.
Lausanne: Ed. Couleurs Eugène Cordey, 1975.
Édition interdite par l'auteur.
Nouvelles, croquis, morceaux. Genève: Slatkine, 1982-1983. 3 vol.
Ces trois volumes regroupent des textes que Ramuz avait
écrit pour différents journaux entre 1904 et 1920.
Aujourd'hui: revue littéraire dirigée par C.F. Ramuz et Gustave Roud.
Genève: Slatkine, 1984.
Réédition des 109 numéros de la revue (1929-1931); 760 p. Une table générale des 109 numéros a également été publiée par Slatkine (1986).
Critiques d'art.
Genève: Slatkine, 1984.
Textes préparés par D. Jakubec. Préface de Gérald Froidevaux.
A propos de tout. Genève: Slatkine, 1986.
Cet ouvrage réunit les articles A propos de tout que Ramuz écrivit
pour La Gazette de Lausanne entre 1913 et 1918.
Critiques littéraires.
Genève: Slatkine, 1987.
Correspondance Ansermet / Ramuz (1906-1941).
Genève: Georg; Paris: Eshel, 1989
Le gros poisson du lac.
Rezé: Éd. Séquences, 1992
Genève: La Joie de lire, 1996
Ce texte date de 1914, mais il n'a été retrouvé qu'en 1992.
Montée au Grand Saint-Bernard.
Rezé: Éd. Séquences, 1990
Ce texte a paru à l'origine dans la revue Aujourd'hui, no 89, 13 août 1931.
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