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Cette
maladie génétique peu fréquente se caractérise par la prolifération
de polypes au niveau du colon et du rectum. Les porteurs de ce gène
anormal développent avec certitude un cancer si aucune intervention
chirurgicale n’est effectuée à temps pour en contrer l’évolution
implacable.
Aucun
choix ne m’a été offert. Je devais subir plusieurs interventions
chirurgicales visant à me faire l’ablation du colon et du rectum où
proliféraient des centaines de polypes et à me rendre des fonctions
intestinales quasi normales en créant un réservoir iléo-anal.
La
première intervention a consisté à m’enlever le colon et à faire une
iléostomie terminale et ce, pour une période de 3 mois environ.
Au
cours d’une seconde opération, mon chirurgien a effectué la résection
du rectum et de la muqueuse du rectum pour construire un réservoir iléo-anal.
Il a créé une stomie de dérivation afin de permettre la guérison de
mes plaies internes.
J’aimerais
vous dire que j’ai connu les douleurs non pas tellement physiques, mais
psychologiques de porter un appareil servant à l’évacuation des déchets
organiques. C’est incroyablement difficile à accepter.
Le
15 janvier 1999, trois mois et demi plus tard, mon chirurgien a fermé ma
stomie.
Depuis
ce temps, mon réservoir iléo-anal est fonctionnel. Je dois naturellement
surveiller un peu plus mon alimentation. Au début, j'ai pris régulièrement
trois doses de metamucil par jour et très rarement un comprimé
d’imodium. Depuis le début de 2008, j'ai cessé de prendre toute
médication.
J’ai
dû faire appel à tout mon courage, mes forces, ma foi et surtout à
l’amour, la compréhension et l’affection des miens pour vaincre mes
craintes.
En
février 2002, lors d’un examen de routine, mon médecin a découvert un
adénome au niveau de l’ampoule de Vater. Une autre intervention
chirurgicale a été pratiquée afin d’enlever cet adénome.
Ceci
démontre l’importance d’un suivi médical régulier, car la maladie
est toujours présente en nous et elle peut évoluer.
Tout
au long de ces années, j’ai ressenti le besoin de connaître les conséquences
de ce qui m’arrivait et d’être conseillée et rassurée.
Je
n’ai aucune connaissance médicale, seule mon expérience de vie avec la
polypose familiale m’a incitée à créer ce site pour faciliter les
recherches de documentation qui se veut
très rare et surtout éparse.
J’espère
aider et donner de l’espoir autant aux personnes atteintes de cette
maladie qu’à leurs parents et amis en les éclairant sur ce qui entoure
la compréhension et le traitement de cette maladie.
Mon
époux, Claude, a toujours été très présent. Il a su m’écouter et
m’encourager dans les moments difficiles comme ceux qui ont suivi
l’annonce que j’étais atteinte de la polypose familiale. Il m’a
aussi apporté une contribution importante dans la conception de ce site.
Je
remercie mon chirurgien, le Docteur Claude Thibault, tout le personnel
tant médical que paramédical du Pavillon Saint-François d’Assise de
Québec qui m’ont prodigué des soins avec un professionnalisme hors du
commun, lors de mes quatre hospitalisations, ainsi que tous les autres
intervenants de la santé que j’ai consultés au cours de ces cinq dernières
années.
Je
souligne le support et la compréhension du personnel de l’Association
des stomisés de Québec.
Je
ne dois pas oublier tous mes parents et amis qui m’ont aidée de leurs
précieux conseils et de leur encouragement.
Les
personnes atteintes de cette maladie ne doivent pas l’ignorer et perdre
espoir. Elles doivent y faire face avant qu’il ne soit trop tard en
consultant un médecin, en se documentant, en s’informant sans avoir
peur de poser toutes les questions nécessaires pour prendre une décision
éclairée.
Je
serais comblée si mon site pouvait inciter quelqu’un à agir en ce
sens. J’allumerais ainsi l’étincelle de l’espoir dans la vie de
cette personne qui, tout comme moi, pourrait continuer à vivre
normalement.
| Louise
Létourneau-Poulin |
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Le
31 mai 2006.
Aujourd'hui,
c'est mon anniversaire de naissance! J'ai 60 ans. À preuve qu'il est possible
d'avoir une espérance de vie normale malgré que l'on soit atteint de la
polypose adénomateuse familiale. Nous devons avoir de l'espoir.
Il
y a maintenant 3 ans que le site a été créé. Après cette période, il
était nécessaire d'en faire une refonte majeure afin de fournir de
l'information additionnelle sous un aspect plus structuré.
Je
suis fière de vous le présenter et surtout de constater que près de 10
000 personnes soient venues le consulter pour y trouver une concentration
des sources de références sur la polypose.
Pour
ma part, je n'ai eu à subir aucune nouvelle intervention chirurgicale.
Des consultations, de plus en plus espacées dans le temps, ont confirmé
la stabilisation de mon état de santé.
J'ai
continué à vivre avec les inconvénients de cette maladie mais, malgré
tout, je trouve que la vie est belle et qu'elle vaut vraiment la peine d'être
vécue.
J'ai
quitté le monde du travail en mars 2004, ce qui me donne plus de loisirs
et me permet de mieux goûter à la vie.
La
maladie ne m'a pas empêchée de voyager de par le monde, loin de là.
Ainsi, j'ai fait une croisière en Polynésie française et aux Iles
Marquises et une autre dans les Antilles près des côtes de l'Amérique
centrale. J'ai aussi effectué de merveilleux voyages en Grèce et dans
les Iles grecques, en Floride, en Chine, en Amérique du sud et à l'Île
de Pâques tout en ayant des projets de voyages pour les années à venir.
Je
me plais à le répéter, il y a toujours une étincelle d'espoir.
| Louise
Létourneau-Poulin |
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