DŽsirer le bonheur ou trouver la tranquillitŽ

 

 

Nous cherchons tous le bonheur, et pourtant, il serait peut-tre plus fonctionnel de parler de tranquillitŽ.

Car, en gŽnŽral, le bonheur est quelque chose que lÕon cherche ˆ atteindre, dans une attente remplie de conditionnels : je serai heureux si ÉÉ.

Dire tout simplement : Ē je suis heureux Č,  signifierait renoncer ˆ certaines des images que nous mettons en arrire de ce mot. Nous en faisons rarement un Žtat dՐtre, mais le plus souvent un Žtat que nous cherchons ˆ atteindre, dans une tension chargŽe de tous nos dŽsirs. Nous ne sommes certainement pas tranquilles quand nous cherchons le bonheur.

Alors que la tranquillitŽ est dÕemblŽe un Žtat dՐtre : je suis tranquille ou je ne le suis pas !

La pratique du Qi Gong ou de la mŽditation nous permet parfois de sentir que la tranquillitŽ est notre Žtat naturel. Cette intuition se dŽveloppe lorsque nous y faisons la curieuse expŽrience de nous sentir parfaitement tranquille de ne pas tre tranquille !

Car la tranquillitŽ revient ds que nous cessons de lutter contre les circonstances de notre vie, et les sentiments quÕelles dŽclenchent en nous.

Lors dÕune entrevue o un journaliste lui demandait sÕil Žtait heureux, Jodorovski a rŽpondu : Ē Je suis tranquille ! Č

Peut-tre est-ce cela le bonheur tant cherchŽ ?

 

La vision chinoise de la tranquillitŽ :

La tranquillitŽ en chinois se dit :   JING

LÕidŽogramme a pour phonŽtique lÕimage de deux mains qui tirent en sens contraire, et le radical montre la couleur vert/bleu de la nature, de la vie sur terre.

Cet idŽogramme (un idŽogramme est une image dÕidŽe qui sÕadresse donc autant au cerveau droit quÕau cerveau gauche) signifie :

Calme. TranquillitŽ. Repos. Silence.

ƒtrange image pour signifier le repos !!!

Il me semble que nous, occidentaux, aurions plut™t choisi lÕimage dÕun grand lac dÕeau tranquille, ou celle dÕun bouddha mŽditant !

Mais en poursuivant lՎtude des divers sens de JING, nous nous apercevons que :

JING est lÕantonyme de DONG qui signifie : activitŽ, mouvement, agitation. LÕidŽogramme reprŽsente la roue dÕun char avec comme phonŽtique les tendons : la capacitŽ de mettre en mouvement.

Lorsque lÕon met ces deux mots en couple : JING/DONG, ils reprŽsentent lÕun des couples YIN/YANG : repos/mouvement.

 

Mais pour les chinois, les antonymes ne sont pas antagonistes : ils reprŽsentent les deux versants dÕune seule et mme rŽalitŽ toujours prŽsente :

La montagne ne dispara”t pas selon que nous la percevons par son versant nord (premier sens de lÕidŽogramme YIN) ou son versant sud (premier sens de lÕidŽogramme YANG).

 

En continuant ˆ suivre dans le dictionnaire les diffŽrents sens de JING, nous pouvons lire que lorsquÕil est utilisŽ seul, et non dans le couple DONG/JING, il reprŽsente alors la possibilitŽ dÕharmoniser les alternances du mouvement et du repos lorsque la conscience ne perd pas le fil qui la relie ˆ la tranquillitŽ.

Il sÕavre que la Ē montagne Č du couple DONG/JING, cÕest JING.

Car le mouvement part de la tranquillitŽ et retourne ˆ la tranquillitŽ.

 

CÕest pourquoi lÕidŽogramme montre le mouvement de deux mains qui tirent en sens contraire, avec le radical de la vie.

La tranquillitŽ, cÕest dÕaccepter lÕalternance du Yin/Yang sans lutter :

DÕaccompagner les moments dÕactivitŽ o le dŽsir nous porte ˆ la crŽation et ˆ lÕexpression, et les mouvements o la vitalitŽ reflue et nous porte ˆ lՎcoute et ˆ la prŽsence intŽrieure.

LÕagir naturel se vit sur fond de tranquillitŽ, et, son expression ŽpuisŽe, le mouvement retourne de lui-mme ˆ la tranquillitŽ.

 

Lorsque nous nous sentons agitŽ, dispersŽ, anxieux ou sans dŽsir, dŽcouragŽ, et envahi par les Žmotions que ces Žtats dՐtre suscitent en nous, nous avons alors perdu le fil qui nous relie ˆ la tranquillitŽ.

 

La pratique du Qi Gong : voie de retour vers la tranquillitŽ

 

La pratique du Qi Gong est une Žcoute en direction de la tranquillitŽ.

CÕest dÕabord une observation sans jugement des consŽquences de lÕagitation sur le corps.

Les forces contradictoires qui nous habitent crŽent un Žtat de tension dans lequel il devient impossible de se dŽposer : dŽsirs et peurs nous tirent dans des directions opposŽes.

Notre posture se modifie, lՎnergie sÕaccumule et se bloque dans certaines parties du corps, tandis que dÕautres sont dŽshabitŽes.

Nous avons perdu confiance dans la possibilitŽ de laisser lÕalternance du Yin/Yang orchestrer notre vie : nous refusons ce qui nous arrive, ou ce que nous sommes. Nous luttons, nous forons !!!!

Nous sommes loin de la tranquillitŽ, et certainement pas heureux !

 

Comment l‰cher-prise, et permettre ˆ notre corps de se dŽposer pour retrouver la tranquillitŽ, aussi bien dans lÕaction que dans le repos ?

La pratique nous apprend que cultiver une tranquillitŽ sans cesse menacŽe nous demande de chercher une posture en direction dÕun axe qui relie en nous le Ciel et la Terre :

 

Texte tirŽ dÕun ouvrage Tao•ste, le Jin Si Lu sur le travail corporel :

 

     

WU     JI  SHENG  TAI   JI

Ce qui nÕa pas de direction (Wu Ji), crŽe lÕaxe qui orchestre harmonieusement tous les mouvements de lÕunivers (Tai Ji)

 

TAI  JI  DONG  ER SHENG YANG

Le Tai Ji se met en mouvement et cÕest la vitalitŽ du yang.

DONG JI FU JING

Le mouvement atteint son apogŽe et fait retour ˆ la tranquillitŽ,

JING ER SHENG YIN

La tranquillitŽ, cÕest la vitalitŽ du yin.

JING JI FU DONG

Lorsque la tranquillitŽ atteint son apogŽe, alors cela fait retour au mouvement.

一動

YI DONG , YI JING

Un mouvement, un repos,

HU WEI QI GEN

LÕun et lÕautre torsadŽs ensemble comme les filins dÕune corde, cÕest ce qui fait la racine, la base.

分陽

FEN YIN , FEN YANG

Distinguer le yin, distinguer le yang,

LIANG YI ZHI YAN

Et les deux principes atteignent leur perfection.

 

Texte qui semble trs simple ˆ nous qui sommes familiers avec cette pensŽe :

Oui, le yang monte, sÕexprime, atteint son apogŽe et fait retour au yin, comme le dŽroulement de la journŽe, de lÕannŽe, de notre vie.

 

Mais en regardant le texte plus attentivement :

 

Le texte dŽbute par une affirmation paradoxale :

     

WU     JI   SHENG  TAI  JI

Ce qui nÕa pas de direction (Wu Ji) crŽe lÕaxe qui orchestre harmonieusement tous les mouvements de lÕunivers (Tai Ji),

 

Les chinois nomment : TAI JI   lÕaxe qui organise harmonieusement le mouvement incessant du YIN/YANG.

Lorsque lÕon recherche les signifiants de lÕexpression TAI JI dans le dictionnaire, on trouve :

1-    Le fa”te suprme (ce fil qui nous relie au Ciel),

2-   Le fondement originel et le point de convergence de lÕunivers.

3-   LÕorigine unique dÕo procdent le Yin et le Yang.

La phonŽtique de JI   reprŽsente un homme avec une main ˆ droite, et une bouche ˆ gauche : paroles et actions qui sÕexercent entre le Ciel en haut et la Terre en bas, dans une posture verticale signifiŽe  par le radical de lÕarbre.

 

En nous, cet axe, venant du Ciel, traverse notre corps du sommet de la tte au point BAI HUI (les cent rŽunions) au centre du pŽrinŽe, au point HUI YIN, (rŽunion des Yin) pour rejoindre le centre de la Terre.

Lorsque nous sommes conscients de cet axe qui organise lÕensemble de notre corps, les tensions de la posture peuvent rel‰cher, et avec elles une parties des tensions contradictoires qui immobilisent notre psychisme. Notre perspective devient plus vaste : nous sommes en contact avec le Ē sage Č en nous dont nous parle Lao Zi :

 Le sage Sheng   est en effet celui qui :

-       a une parole juste (le carrŽ ˆ droite reprŽsente la bouche)

-       une Žcoute profonde (la partie gauche en haut reprŽsente lÕoreille)

-       gr‰ce ˆ sa posture verticale (trait vertical de la partie infŽrieure de lÕidŽogramme)

-       qui relie en lui Le Ciel, la Terre et les 10 000 formes de vie (les 3 trois traits horizontaux)

Pourtant, le texte nous dit ds la premire phrase que le TAI JI, principe ultime dÕorganisation ˆ lÕĻuvre dans lÕunivers, reprŽsentŽ en nous par un axe central qui traverse notre corps du Ciel vers la Terre, est lui-mme engendrŽ par le WU JI.

WU signifie le vide, neÉ. pas. LÕidŽogramme reprŽsente une fort qui a bržlŽ en totalitŽ.

Le WU JI, cÕest donc ce qui nÕa pas dÕorganisation, de direction : le vide.

 

Cette notion paradoxale au cĻur de la pensŽe chinoise, ne peut tre apprŽhendŽe par le mental : seule lÕexpŽrience corporelle peut nous Žclairer !

CÕest pourquoi le texte, aprs avoir dŽfini lÕalternance du YIN/YANG orchestrŽe par le TAI JI, nous parle de ce vers quoi pointe lÕexpŽrience corporelle lorsque lÕattention se porte sur cet axe virtuel au centre du corps : 

 

HU WEI QI GEN

LÕun et lÕautre (YIN/YANG) torsadŽs ensemble comme les filins dÕune corde, cÕest ce qui fait la racine

 

Lorsque nous pratiquons, dans la recherche constamment renouvelŽe dÕun axe vertical central autour duquel tous les mouvements sÕorganisent, (le TAI JI en nous) il y a alors un Žtat dՐtre qui sÕinstalle en direction du Vide, de la tranquillitŽ.

Car la conscience dÕun axe au centre du corps permet aux cha”nes musculaires antagonistes de sՎquilibrer entre lÕarrire et lÕavant, la droite et la gauche.

DŽsirer le bonheur ou trouver la tranquillitŽ

 

 

Nous cherchons tous le bonheur, et pourtant, il serait peut-tre plus fonctionnel de parler de tranquillitŽ.

Car, en gŽnŽral, le bonheur est quelque chose que lÕon cherche ˆ atteindre, dans une attente remplie de conditionnels : je serai heureux si ÉÉ.

Dire tout simplement : Ē je suis heureux Č,  signifierait renoncer ˆ certaines des images que nous mettons en arrire de ce mot. Nous en faisons rarement un Žtat dՐtre, mais le plus souvent un Žtat que nous cherchons ˆ atteindre, dans une tension chargŽe de tous nos dŽsirs. Nous ne sommes certainement pas tranquilles quand nous cherchons le bonheur.

Alors que la tranquillitŽ est dÕemblŽe un Žtat dՐtre : je suis tranquille ou je ne le suis pas !

La pratique du Qi Gong ou de la mŽditation nous permet parfois de sentir que la tranquillitŽ est notre Žtat naturel. Cette intuition se dŽveloppe lorsque nous y faisons la curieuse expŽrience de nous sentir parfaitement tranquille de ne pas tre tranquille !

Car la tranquillitŽ revient ds que nous cessons de lutter contre les circonstances de notre vie, et les sentiments quÕelles dŽclenchent en nous.

Lors dÕune entrevue o un journaliste lui demandait sÕil Žtait heureux, Jodorovski a rŽpondu : Ē Je suis tranquille ! Č

Peut-tre est-ce cela le bonheur tant cherchŽ ?

 

La vision chinoise de la tranquillitŽ :

La tranquillitŽ en chinois se dit :   JING

LÕidŽogramme a pour phonŽtique lÕimage de deux mains qui tirent en sens contraire, et le radical montre la couleur vert/bleu de la nature, de la vie sur terre.

Cet idŽogramme (un idŽogramme est une image dÕidŽe qui sÕadresse donc autant au cerveau droit quÕau cerveau gauche) signifie :

Calme. TranquillitŽ. Repos. Silence.

ƒtrange image pour signifier le repos !!!

Il me semble que nous, occidentaux, aurions plut™t choisi lÕimage dÕun grand lac dÕeau tranquille, ou celle dÕun bouddha mŽditant !

Mais en poursuivant lՎtude des divers sens de JING, nous nous apercevons que :

JING est lÕantonyme de DONG qui signifie : activitŽ, mouvement, agitation. LÕidŽogramme reprŽsente la roue dÕun char avec comme phonŽtique les tendons : la capacitŽ de mettre en mouvement.

Lorsque lÕon met ces deux mots en couple : JING/DONG, ils reprŽsentent lÕun des couples YIN/YANG : repos/mouvement.

 

Mais pour les chinois, les antonymes ne sont pas antagonistes : ils reprŽsentent les deux versants dÕune seule et mme rŽalitŽ toujours prŽsente :

La montagne ne dispara”t pas selon que nous la percevons par son versant nord (premier sens de lÕidŽogramme YIN) ou son versant sud (premier sens de lÕidŽogramme YANG).

 

En continuant ˆ suivre dans le dictionnaire les diffŽrents sens de JING, nous pouvons lire que lorsquÕil est utilisŽ seul, et non dans le couple DONG/JING, il reprŽsente alors la possibilitŽ dÕharmoniser les alternances du mouvement et du repos lorsque la conscience ne perd pas le fil qui la relie ˆ la tranquillitŽ.

Il sÕavre que la Ē montagne Č du couple DONG/JING, cÕest JING.

Car le mouvement part de la tranquillitŽ et retourne ˆ la tranquillitŽ.

 

CÕest pourquoi lÕidŽogramme montre le mouvement de deux mains qui tirent en sens contraire, avec le radical de la vie.

La tranquillitŽ, cÕest dÕaccepter lÕalternance du Yin/Yang sans lutter :

DÕaccompagner les moments dÕactivitŽ o le dŽsir nous porte ˆ la crŽation et ˆ lÕexpression, et les mouvements o la vitalitŽ reflue et nous porte ˆ lՎcoute et ˆ la prŽsence intŽrieure.

LÕagir naturel se vit sur fond de tranquillitŽ, et, son expression ŽpuisŽe, le mouvement retourne de lui-mme ˆ la tranquillitŽ.

 

Lorsque nous nous sentons agitŽ, dispersŽ, anxieux ou sans dŽsir, dŽcouragŽ, et envahi par les Žmotions que ces Žtats dՐtre suscitent en nous, nous avons alors perdu le fil qui nous relie ˆ la tranquillitŽ.

 

La pratique du Qi Gong : voie de retour vers la tranquillitŽ

 

La pratique du Qi Gong est une Žcoute en direction de la tranquillitŽ.

CÕest dÕabord une observation sans jugement des consŽquences de lÕagitation sur le corps.

Les forces contradictoires qui nous habitent crŽent un Žtat de tension dans lequel il devient impossible de se dŽposer : dŽsirs et peurs nous tirent dans des directions opposŽes.

Notre posture se modifie, lՎnergie sÕaccumule et se bloque dans certaines parties du corps, tandis que dÕautres sont dŽshabitŽes.

Nous avons perdu confiance dans la possibilitŽ de laisser lÕalternance du Yin/Yang orchestrer notre vie : nous refusons ce qui nous arrive, ou ce que nous sommes. Nous luttons, nous forons !!!!

Nous sommes loin de la tranquillitŽ, et certainement pas heureux !

 

Comment l‰cher-prise, et permettre ˆ notre corps de se dŽposer pour retrouver la tranquillitŽ, aussi bien dans lÕaction que dans le repos ?

La pratique nous apprend que cultiver une tranquillitŽ sans cesse menacŽe nous demande de chercher une posture en direction dÕun axe qui relie en nous le Ciel et la Terre :

 

Texte tirŽ dÕun ouvrage Tao•ste, le Jin Si Lu sur le travail corporel :

 

     

WU     JI  SHENG  TAI   JI

Ce qui nÕa pas de direction (Wu Ji), crŽe lÕaxe qui orchestre harmonieusement tous les mouvements de lÕunivers (Tai Ji)

 

TAI  JI  DONG  ER SHENG YANG

Le Tai Ji se met en mouvement et cÕest la vitalitŽ du yang.

DONG JI FU JING

Le mouvement atteint son apogŽe et fait retour ˆ la tranquillitŽ,

JING ER SHENG YIN

La tranquillitŽ, cÕest la vitalitŽ du yin.

JING JI FU DONG

Lorsque la tranquillitŽ atteint son apogŽe, alors cela fait retour au mouvement.

一動

YI DONG , YI JING

Un mouvement, un repos,

HU WEI QI GEN

LÕun et lÕautre torsadŽs ensemble comme les filins dÕune corde, cÕest ce qui fait la racine, la base.

分陽

FEN YIN , FEN YANG

Distinguer le yin, distinguer le yang,

LIANG YI ZHI YAN

Et les deux principes atteignent leur perfection.

 

Texte qui semble trs simple ˆ nous qui sommes familiers avec cette pensŽe :

Oui, le yang monte, sÕexprime, atteint son apogŽe et fait retour au yin, comme le dŽroulement de la journŽe, de lÕannŽe, de notre vie.

 

Mais en regardant le texte plus attentivement :

 

Le texte dŽbute par une affirmation paradoxale :

     

WU     JI   SHENG  TAI  JI

Ce qui nÕa pas de direction (Wu Ji) crŽe lÕaxe qui orchestre harmonieusement tous les mouvements de lÕunivers (Tai Ji),

 

Les chinois nomment : TAI JI   lÕaxe qui organise harmonieusement le mouvement incessant du YIN/YANG.

Lorsque lÕon recherche les signifiants de lÕexpression TAI JI dans le dictionnaire, on trouve :

1-    Le fa”te suprme (ce fil qui nous relie au Ciel),

2-   Le fondement originel et le point de convergence de lÕunivers.

3-   LÕorigine unique dÕo procdent le Yin et le Yang.

La phonŽtique de JI   reprŽsente un homme avec une main ˆ droite, et une bouche ˆ gauche : paroles et actions qui sÕexercent entre le Ciel en haut et la Terre en bas, dans une posture verticale signifiŽe  par le radical de lÕarbre.

 

En nous, cet axe, venant du Ciel, traverse notre corps du sommet de la tte au point BAI HUI (les cent rŽunions) au centre du pŽrinŽe, au point HUI YIN, (rŽunion des Yin) pour rejoindre le centre de la Terre.

Lorsque nous sommes conscients de cet axe qui organise lÕensemble de notre corps, les tensions de la posture peuvent rel‰cher, et avec elles une parties des tensions contradictoires qui immobilisent notre psychisme. Notre perspective devient plus vaste : nous sommes en contact avec le Ē sage Č en nous dont nous parle Lao Zi :

 Le sage Sheng   est en effet celui qui :

-       a une parole juste (le carrŽ ˆ droite reprŽsente la bouche)

-       une Žcoute profonde (la partie gauche en haut reprŽsente lÕoreille)

-       gr‰ce ˆ sa posture verticale (trait vertical de la partie infŽrieure de lÕidŽogramme)

-       qui relie en lui Le Ciel, la Terre et les 10 000 formes de vie (les 3 trois traits horizontaux)

Pourtant, le texte nous dit ds la premire phrase que le TAI JI, principe ultime dÕorganisation ˆ lÕĻuvre dans lÕunivers, reprŽsentŽ en nous par un axe central qui traverse notre corps du Ciel vers la Terre, est lui-mme engendrŽ par le WU JI.

WU signifie le vide, neÉ. pas. LÕidŽogramme reprŽsente une fort qui a bržlŽ en totalitŽ.

Le WU JI, cÕest donc ce qui nÕa pas dÕorganisation, de direction : le vide.

 

Cette notion paradoxale au cĻur de la pensŽe chinoise, ne peut tre apprŽhendŽe par le mental : seule lÕexpŽrience corporelle peut nous Žclairer !

CÕest pourquoi le texte, aprs avoir dŽfini lÕalternance du YIN/YANG orchestrŽe par le TAI JI, nous parle de ce vers quoi pointe lÕexpŽrience corporelle lorsque lÕattention se porte sur cet axe virtuel au centre du corps : 

 

HU WEI QI GEN

LÕun et lÕautre (YIN/YANG) torsadŽs ensemble comme les filins dÕune corde, cÕest ce qui fait la racine

 

Lorsque nous pratiquons, dans la recherche constamment renouvelŽe dÕun axe vertical central autour duquel tous les mouvements sÕorganisent, (le TAI JI en nous) il y a alors un Žtat dՐtre qui sÕinstalle en direction du Vide, de la tranquillitŽ.

Car la conscience dÕun axe au centre du corps permet aux cha”nes musculaires antagonistes de sՎquilibrer entre lÕarrire et lÕavant, la droite et la gauche.

Les tensions chroniques de la posture apparaissent graduellement ˆ la conscience, et certaines dÕentre elles commencent ˆ rel‰cher.

 

Cela donne graduellement une sensation de bien-tre qui permet de l‰cher la perfection de la posture, car la posture nÕest quÕun moyen qui pointe en direction de la tranquillitŽ.

 

Les Souffles YIN et YANG sont alors comme les deux filins torsadŽs dÕune mme corde, retournant ˆ leur origine commune, la tranquillitŽ, ˆ la racine de tous les mouvements du corps, du cĻur et de la pensŽe.

FŽtichiser la posture nÕest dÕaucune utilitŽ. Nous nÕavons pas ˆ nous demander : Ē ai-je la BONNE posture ? Č, mais ˆ patiemment revenir ˆ une Žcoute en direction dÕune posture qui Žveille la sensation dÕun axe central vide au centre du corps, qui, partant du Ciel, traverse le BAI HUI (lieu des cent rŽunions) au sommet de la tte, descend jusquÕau HUI YIN (rŽunion des yin) au centre du pŽrinŽe et se poursuit vers le centre de la Terre.

En QI GONG, la position WU JI sÕappelle aussi JING LI , debout tranquille.

CÕest une position extrmement simple : les deux pieds rapprochŽs, les bras dŽtendus le long du corps : debout, tranquille !

 

Et on observe : suspendu au Ciel par le sommet de la tte, toutes les tensions de la posture peuvent Žventuellement fondre en direction de la Terre.

On observe les muscles qui se contractent pour tenir la posture, et ceux qui nՎveillent aucune sensation, comme non concernŽs par la posture.

On observe cela constamment, et cela change constamment.

Parfois, la posture semble tenir dÕelle-mme, sans effort. Ds quÕon en prend conscience dans une tentative de sÕy accrocher, on perd la tranquillitŽ. Parfois encore, on prend conscience de tout ce qui se contracte pour tenir, et on accepte de ne pas arriver ˆ l‰cher, et a l‰che : la tranquillitŽ revient.

Moins on lutte pour y arriver, plus on sÕen approche !!!!

 

分陽

FEN YIN , FEN YANG

Distinguer le yin, distinguer le yang,

LIANG YI ZHI YAN

Et les deux principes atteignent leur perfection

 

 

Puis, la conscience ayant fait retour en direction de sa racine pendant la pratique de la posture, lorsque le mouvement se dŽclenche, en QI GONG ou dans la vie, il nous est possible de mieux distinguer YIN et YANG, de dŽmler les fils de trame et les fils de cha”ne de la rŽalitŽ quotidienne, de hiŽrarchiser, dÕorganiser les forces contradictoires qui nous habitent aussi bien dans notre posture corporelle que dans notre posture psychique et Žthique dans le monde, puisquÕil sÕagit dÕune seule et mme rŽalitŽ.

 

Le texte nous dit alors que cÕest cette distinction qui permet au YIN/YANG dÕatteindre chacun leur plein potentiel

Il est alors possible dÕaccompagner les moments dÕactivitŽ o le dŽsir nous porte ˆ la crŽation et ˆ lÕexpression, et les mouvements o la vitalitŽ reflue et nous porte ˆ lՎcoute et ˆ la prŽsence intŽrieure.

LÕagir se vit alors naturellement sur fond de tranquillitŽ, et, son expression ŽpuisŽe, le mouvement retourne de lui-mme ˆ la tranquillitŽ.

 

 

 

 

 

Les tensions chroniques de la posture apparaissent graduellement ˆ la conscience, et certaines dÕentre elles commencent ˆ rel‰cher.

 

Cela donne graduellement une sensation de bien-tre qui permet de l‰cher la perfection de la posture, car la posture nÕest quÕun moyen qui pointe en direction de la tranquillitŽ.

 

Les Souffles YIN et YANG sont alors comme les deux filins torsadŽs dÕune mme corde, retournant ˆ leur origine commune, la tranquillitŽ, ˆ la racine de tous les mouvements du corps, du cĻur et de la pensŽe.

FŽtichiser la posture nÕest dÕaucune utilitŽ. Nous nÕavons pas ˆ nous demander : Ē ai-je la BONNE posture ? Č, mais ˆ patiemment revenir ˆ une Žcoute en direction dÕune posture qui Žveille la sensation dÕun axe central vide au centre du corps, qui, partant du Ciel, traverse le BAI HUI (lieu des cent rŽunions) au sommet de la tte, descend jusquÕau HUI YIN (rŽunion des yin) au centre du pŽrinŽe et se poursuit vers le centre de la Terre.

En QI GONG, la position WU JI sÕappelle aussi JING LI , debout tranquille.

CÕest une position extrmement simple : les deux pieds rapprochŽs, les bras dŽtendus le long du corps : debout, tranquille !

 

Et on observe : suspendu au Ciel par le sommet de la tte, toutes les tensions de la posture peuvent Žventuellement fondre en direction de la Terre.

On observe les muscles qui se contractent pour tenir la posture, et ceux qui nՎveillent aucune sensation, comme non concernŽs par la posture.

On observe cela constamment, et cela change constamment.

Parfois, la posture semble tenir dÕelle-mme, sans effort. Ds quÕon en prend conscience dans une tentative de sÕy accrocher, on perd la tranquillitŽ. Parfois encore, on prend conscience de tout ce qui se contracte pour tenir, et on accepte de ne pas arriver ˆ l‰cher, et a l‰che : la tranquillitŽ revient.

Moins on lutte pour y arriver, plus on sÕen approche !!!!

 

分陽

FEN YIN , FEN YANG

Distinguer le yin, distinguer le yang,

LIANG YI ZHI YAN

Et les deux principes atteignent leur perfection

 

 

Puis, la conscience ayant fait retour en direction de sa racine pendant la pratique de la posture, lorsque le mouvement se dŽclenche, en QI GONG ou dans la vie, il nous est possible de mieux distinguer YIN et YANG, de dŽmler les fils de trame et les fils de cha”ne de la rŽalitŽ quotidienne, de hiŽrarchiser, dÕorganiser les forces contradictoires qui nous habitent aussi bien dans notre posture corporelle que dans notre posture psychique et Žthique dans le monde, puisquÕil sÕagit dÕune seule et mme rŽalitŽ.

 

Le texte nous dit alors que cÕest cette distinction qui permet au YIN/YANG dÕatteindre chacun leur plein potentiel

Il est alors possible dÕaccompagner les moments dÕactivitŽ o le dŽsir nous porte ˆ la crŽation et ˆ lÕexpression, et les mouvements o la vitalitŽ reflue et nous porte ˆ lՎcoute et ˆ la prŽsence intŽrieure.

LÕagir se vit alors naturellement sur fond de tranquillitŽ, et, son expression ŽpuisŽe, le mouvement retourne de lui-mme ˆ la tranquillitŽ.