Roger Quesnel

Évasion sur mon île

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Je me suis longtemps adonné au vélo dans ma jeunesse, à une époque où la « Petite reine » n’avait pas la popularité d’aujourd’hui. J’avais abandonné cet ami fidèle jusqu’à récemment.

La rivière des prairies coule tout près de chez-moi. Le parc de l’Île de la visitation est au bout de ma rue et il est souvent le point de départ de mes randonnées. J'y ai croqué cette vue d'un barrage, celui de la centrale de Rivière des prairies, une des plus anciennes d’Hydro-Québec, dit-on.

J’aime me promener à vélo le long de cette rivière autrefois très poluée et ridiculisée, et qui maintenant retrouve ses charmes. Elle borde mon quartier actuel, Ahuntsic, et plus à l'est, Montréal-Nord, où j'ai vécu mon enfance et mon adolescence. C'était bien différent à l'époque. Plus tranquille, plus campagne. Mais le reigne de 38 ans d'un maire qui a quitté à l'âge de 73 ans en a fait un secteur sans attrait et peu recommandable (rappelez-vous le clan de la rue Pelletier)

La pointe de l'île

pointe_200.jpg La pointe de l'île

Le fleuve

À l’extrémité est de l’île, tout près de la Pointe-aux-trembles, ce bel espace de verdure, le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies. Je m’y rends à vélo par une piste qui longe la rivière du même nom. En plus du Bois de l’Héritage, on y retrouve le Bois-de-La-Réparation, attenant au sanctuaire du même nom. Que de souvenirs d’enfance sur ce site que nous visitions régulièrement. L’église est encore là, le Sanctuaire de la Réparation, tenu par l’ordre des frères mineurs capucins. J’y retrouve un lieu de recueillement et de méditation.

Toujours à la pointe de l’île, mais sur le bord du St-Laurent, c’est le port de Montréal. Encore de la verdure, où j’aime me promener à vélo. Le paysage bien sûr est différent. C’est le fleuve majestueux, et c’est l’activité portuaire. C’est la rue Notre-Dame, qui longe le fleuve, et ce sont malheureusement aussi les raffineries, qui offrent une vue désolante et une odeur nauséabonde. Je dois avouer que pour sette section de la piste, j'apprécierais un petit moteur. Je ne suis passé par là qu'une fois et la combinaison du paysage, des odeurs et du traffic lourd m'ont, disons, désenchanté.

Il y a tellement de beaux endroits à explorer, cette nature à apprécier. Et le vélo permet ce contact privilégié. Il permet de franchir des distances, et il permet cette symbiose. Les paysages ne font pas que défiler sous nos yeux, on les respire, on s’imprègne de leur musique.

Mon vélo tout neuf

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Mon vélo tout neuf

Zéro litre aux 100 km. Silencieux. Voilà le bolide tout neuf. Je renoue avec cette amitié qui fut jadis une passion. J'ai repris un peu la forme durant les 700 km de l'été dernier. J'y ai aussi laissé quelques kg, qui ne me manquent pas du tout. Je m'y remets donc ce printemps. La route verte m'inspire et je me promets d'explorer les alentours. 1 000 km est mon objectif. Ce n'est pas excessif. Je me garde du temps pour la marche en montagne et l'entraînement.

La tour de l'horloge

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L'église de St-André

En revenant vers le centre de l'île, le long de la rue Notre-Dame, on arrive dans le Vieux-Montréal, et son vieux port. Grimpé dans la tour de l’Horloge, ce centre ville semble tout petit. Sur la photo, le Vieux port, le vieux Montréal, le centre-ville et ses édifices, et, sur la gauche, on devine ce grand parc du Mont-Royal. En revenant vers le centre de l'île, le long de la rue Notre-Dame, on arrive dans le Vieux-Montréal, et son vieux port. Grimpé dans la tour de l’Horloge, ce centre ville semble tout petit. Sur la photo, le Vieux port, le vieux Montréal, le centre-ville et ses édifices, et, sur la gauche, on devine ce grand parc du Mont-Royal.

Le pays de mes ancêtres

L’église où mon père a été baptisé. St-André-Avellin, le village de mes ancêtres. Je n’y ai pas vécu, mais mes parents y sont nés et y ont passé leur enfance. Mon père l’a quitté à 18 ans, pour la grande ville. Pas par choix, mais parce que la vie y était devenue trop difficile (1929, ça vous dit quelque chose?). Ce jeune homme sans instruction et sans métier, fils de cultivateur, comme on disait à l’époque, et qui se pointe dans un quartier pauvre de la ville, hébergé par un parent éloigné, avec pour mission de préparer la venue de ses parents, dépossédés de leur seul bien, leur terre.

C’est ici qu’il repose, mon père, dans ce petit cimetière derrière l’église. Il a trouvé le repos, en tout cas je l’espère, auprès des siens, sur la terre à laquelle il a toujours appartenu.

Nous allions à tous les ans, quand j’étais petit, faire notre visite à St-André. Écouter nos parents se rappeler les souvenirs si chers. Visiter quelque cousin, faire un pique-nique sur les rives d’un lac de Côte St-Pierre qui avait appartenu à la famille de mon père, revisiter dans le rang St-Denis les ruines de ce qui avait été l’école de rang de ma mère.

Saint- Germain-des-Prés

Ce n'est qu'à un pas du quartier Saint-Michel. Pour atteindre la Maison des Sciences de l'Homme sur le boulevard Raspail, il faut traverser la Place Saint-Sulpice.

Les rues de Paris

Se perdre dans ces rues pour y découvrir un recoin insoupçonné, des boutiques exotiques où l'on vend seulement des chapeaux du Népal! Des chocolateries pour bourgeois gâtés. Des chapelles pour fidèles silencieux. Et des librairies dont tout l'art invite à la lecture. La rue Moufetard et son marché. Surtout le dimanche matin, où l'on chante en camarades. Un Paris unique!

Les grands boulevards

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Faire du shopping pour trouver le cadeau du fiston ou la perle qui plaît, l'écharpe qui réchauffe, le parfum rare. Consommer, mais avec art! S'arrêter au café. Entendre à travers les vieilles pierres un opéra qu'on a raté faute de place. Espérer alors avoir un siège à la Comédie-Française pour y revoir Le Misanthrope. Flâner sur la place du Palais-Royal.

Le Marais

Le marais

Le marais

Une promenade favorite est de partir de Notre-Dame. Traverser le pont de Sully. Et se rendre à la place des Vosges le samedi matin et y prendre son petit déjeuner pendant que les boutiques ouvrent et que la vie s'anime, y découvrir une lumière unique.

Jean-Guy Meunier, sca

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©Roger Quesnel
Ce TP2 a été réalisé dans le cadre du cours INU3051 Information et sites Web, à l'hiver 2008. Tous droits réservés.