Textes de paix et de sérénité

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Voici les textes de l'année 2003:

Mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, décembre

21 mai 2003

Ce n'est pas tout d'avoir des biens et des choses, mais j'en conviens, en générale, cela facilite la vie. De s'inquiéter pour cela, que l'on en a pas assez, selon votre jugement est toutefois un manque d'intelligence de l'âme (la sagesse) quand en plus vous ne manquez de rien, mais alors vraiment de rien dans l'instant.

Il n'y a pas à s'en faire même si les apparences sont contraires et semblent vous mettre dans une situation de manque à plus ou moins long terme. Tout n'est ici qu'illusion et tant que vous prenez ces illusions pour la réalité profonde, celles-ci ont un pouvoir sur vous que vous ne devriez jamais leur permettre d’avoir.

Mais, comment faire pour faire confiance et être tout simplement bien dans l'instant ?

Voilà une très grande question,  car ce n’est pas évident tant que vous tentez de comprendre cela avec votre mental car pour cela il n'a aucun talent. C'est, en fait justement en en faisant abstraction jusqu'à un certain point que vous pouvez atteindre l'instant et ainsi prendre conscience de la vacuité des choses apparentes. Rien de votre futur ni de votre passé n'a l'importance que le mental leur accorde et pourtant toute votre vie en société est basée sur ces issues que vous prenez pour la raison de tout ce que vous faites. Vos réactions sont en accord avec qui vous avez été et votre futur est guidé par cela plus ce que la société attend de vous comme individu. Si vous n'êtes pas en conformité avec cela, vous vous sentez coupable ou du moins en manque de quelque chose et tout cela devient raison de stress, de peur, de jugements, etc.

Tout votre être profond est en relation avec la vie, vous ne pouvez pas en être coupé réellement. Mais, votre mental peut faire énormément pour vous donner l'illusion de cette coupure, il peut tellement bien maquiller les alentours que vous ne pouvez voir le chemin vers vous sauf en avançant dans le sens de ses attentes qui sont bien loin de la véritable voie. Tant que vous pensez que d'avoir est la source de joie, vous êtes dans la naïveté de l'enfant face à un vendeur de glace. La glace elle fond, mais l'enfant reste et après la glace, tout est à recommencer. Il faut donc s'arrêter, non pas analyser, juger et soupeser qui vous êtes et ce qui vous entoure, cela est la voie normale du mental et a depuis longtemps démontré que cela n'amène pas vers la voie. Oh ! vous pouvez vous analyser pendant des années pour passer une toute petite étape si vous le voulez, les psy de toutes sortes vous aideront tout en croyant dur comme fer faire du bon travail. Mais, vous pouvez aussi passer outre à tout cela et être tout simplement car être ne demande pas d'avoir vidé de tous ses problèmes l'ego et le mental. Votre psychisme n'est pas obligé de vivre toutes ses tensions. En étant, vous pouvez pardonner tout, saisir tout et donc éviter toutes ces années de relevage de compteur contre ceci ou cela, vos parents, la vie etc.. Tout ceci est bien beau en théorie, mais pourquoi faire tout ce chemin dans la boue pour arriver à la source, si la source peut être atteinte directement tout simplement par l'être. Vous ne le trouvez pas dites-vous, c'est que vous cherchez encore avec votre mental. L'être n'a pas d'adresse, pas de temps dans votre vie, pas besoin de diplôme pour être atteint, c'est tout simplement vous, mais sans tous ces accessoires, ces attentes, ces raisonnements. Être, c'est ne rien faire, ne même pas tenter d'être, dès qu'il y a effort mental, il n'y a pas d'être. Ceci se situe au-delà du faire. Pour être, il n'y a qu'à être dans l'instant. N'essayez même pas de faire le vide, soyez juste là sans attente, sans jugement, sans réaction, simplement dans l'instant. Cela ne demande rien, absolument rien puisque c'est vous. C'est la simple conscience d'être et cela se trouve partout, en tout temps, sans besoin de payer quoi que ce soit. Cela c'est vous, la vie, l'éternité, la puissance de toutes les énergies qui sont là pour vous, toutes disponibles pour créer votre vie selon cela, cette conscience. Le seule effort est de prendre conscience sans attendre, il n'y a pas besoin d'être dans un état second ou dans des lieux privilégiés, c'est bien agréable, mais pas nécessaire, comme rien, pour votre être de conscience, n'est un besoin. Vous êtes cela et cela est vous.

Alors, quand vous vous mettez à avoir peur parce que vous croyez que, selon les indications et les tendances, vous en viendrez à manquer de quelque chose, vous êtes dans le jugement de votre mental qui tente de vous faire peur et de vous culpabiliser encore un peu pour vous leurrer et, pour ceux qui ont tout ce qu'il leur faut pour bien vivre dans ce monde matériel, pour vous dire que vous êtes bons. Une illusion ou l'autre est fausse et vous empêche de voir la véritable vie.

Alors, encore une fois, n'hésitez pas à tout simplement prendre conscience. N'attendez rien, soyez la conscience à tout instant, si ça ne marche pas comme vous le voudriez, c'est que vous jugez encore avec votre mental. Il n'y a pas de mauvais essai ou de bonne réussite en cela, cela n'est qu'un jugement de valeur très faux. La conscience n'est jamais bonne ou mauvaise, elle est ou elle n'est pas. Si vous ne croyez pas réussir à l'atteindre, c'est le jugement de votre mental qui ne veut justement pas que vous l'atteigniez. Il ne faut pas anticiper en cela et surtout pas les résultats pour lesquels vous êtes si bien conditionné.

Soyez dans la conscience en choisissant d'abord avec conscience ce que vous voulez être, votre état et non pas votre définition sociale, mais bel et bien votre état. Et par la même occasion, vos conditions de vie si vous le voulez. Soyez ensuite conscient de la vie, sans peur de ne pas avoir ceci ou cela, juste être conscient de la vie. Acceptez ce qui est dans la joie et la paix même si cela ne fait pas votre affaire mentalement parlant. Cela est justement l'attrape qu'il faut contourner pour jouir de tout et tout en vous définissant bien n'avoir besoin de rien, c'est-à-dire laisser les résultats de ce que vous semez à la vie en toute confiance. C'est tout, pas de gymnastique mentale, pas de leurre de l'ego et de ses idées fofolles. À propos de l'ego, il est aussi utile, bien sûr, dans votre processus de cheminement, mais plus tôt vous prenez conscience de la vanité ridicule et inutile de cet outil plus vite vous pouvez aller librement vers vous. Mais, qu'il est bien fait l'ego, c'est une véritable attrape si bien adaptée au leurre.

Voilà, essayez cela sans juger des résultats, c'est bien important de ne pas juger, mais d’être. C'est tout.   Merci

23 mai 2003

Oui, le détachement, vous avez bien de la difficulté à saisir cela. Vous entendez toutes sortes de versions et pourtant, tous parlent de la même chose. Le détachement n’est pas du « je m’en foutisme », mais une conscience de ce qui est et de ce que l’on veut être.

Comment y arriver ? Pour y arriver, il faut d’abord être distant de votre mental c'est-à-dire ne pas analyser cela comme tout ce que le mental veut décortiquer car ce faisant vous enlevez toute possibilité d’y arriver.

Le lâcher prise doit se faire en deux étapes si vous voulez arriver à ce que vous souhaitez être et vivre. Premièrement, vous assurer d’avoir bien choisi ce qui est pour vous de toute première importance dans votre vie. Ne prenez pas cela à la légère, car je parle ici de vos véritables choix et non pas de la couleur de votre prochain manteau bien que même cela vous puissiez le choisir dans un état de conscience développé, juste par plaisir et non pas comme condition de vie.

Vous devez, à partir de votre choix ou de vos choix profonds de qui vous voulez être, accepter cela comme un état. C’est-à-dire accepter en toute conscience que cela soit, que cela vienne à vous, que cela soit vous. Cela peut inclure par exemple, un choix de paix intérieure, de joie profonde et aussi des conditions de vie telles que vivre dans une certaine abondance, de pouvoir être dans un lieu de paix et de tranquillité. Rien ne vous est refusé de façon systématique car votre futur n’est pas défini, comme certains le croient, une fois pour toute. Plusieurs croient que la vie ne veut pas de l’abondance pour eux alors que c’est leur création à eux qui les mette dans cet état. La vie ne vous offre que des opportunités de mieux définir qui vous êtes et qui vous choisissez d’être. Si elle vous présente des événements de manque et de peur et que vous acceptez cela comme une défaite et que vous considérez après cela que vous êtes incapable de remettre cela dans un autre sens parce que la vie ne le veut pas, c’est foutu. Vous allez vivre en cela puisque vous acceptez cela comme étant vous et votre vie. Cela ce n’est pas du lâcher prise, mais de l’acceptation morbide et par dépit. Dans l’état de plus grande conscience, les mêmes événements peuvent surgir, mais tout en les acceptant pour ce qu’ils sont et parce qu’ils sont là, vous acceptez aussi que les choses changent et puissent aller dans le sens que vous choisissez, tout en étant en paix intérieure.

Mais, le lâcher prise, jusqu’où il va ? Doit-on accepter des choses, sur lesquelles ont n’a pas de contrôle total, sans lutter pour les obtenir?

Parfois, j’ai l’impression de vouloir me battre juste pour avoir raison et que cela n’a en fait aucune importance.

C’est exactement cela Jean, vous perdez un temps énorme à vouloir avoir raison et votre ego dissipe vos énergies en pure perte juste pour avoir raison et ensuite vous n’avez gagné que de vous être encore stressé et vous êtes tout tendu.

C’est donc cela le lâcher prise, faire de votre mieux, accepter ce qui est parce que cela est et qu’il est inutile de refuser et de lutter, mais être dans la conscience que ces événements ne sont pas qui vous êtes et vivre en harmonie avec ce que vous choisissez d’être en sachant que cela est tout simplement. Oui, la vie peut amener toutes sortes de choses contradictoires et alors, vous n’êtes pas cela, vous choisissez d’être qui vous voulez et  pour le reste, vous acceptez que cela vienne à vous par n’importe quel chemin. Ne limitez pas les opportunités de la vie.

Il est rare que vous puissiez être satisfait de ce que la vie apporte dans son entier  car le mental et l’ego jugent sans cesse et définissent sans fin ce que devrait être la perfection avec leur vision limitée. Mais, quand vous savez qui vous voulez être et que vous acceptez cela comme un état de fait en tout temps et surtout dans l’instant présent, vous n’êtes pas  les événements, ils ne font que passer dans votre vie comme les vagues à la surface du lac. Le détachement est donc un état intérieur d’acceptation de ce qui est en choisissant qui vous êtes et les conditions globales de votre vie comme un état de fait juste dérangé un peu par l’extérieur. Vous êtes si habitué à vouloir tout contrôler que vous passez le plus pur de votre temps à vous battre pour avoir raison sur des peccadilles qui sont le plus souvent dictées par les ridicules prétentions de vérité de votre ego.

Détachez-vous des apparences pour vous centrer sur qui vous choisissez d’être cela s’appelle aussi la conscience d’être. Par cette conscience vous pouvez définir qui vous choisissez d’être car la créativité est là et met alors en marche ce processus de création de qui vous choisissez d’être pour en faire qui vous êtes. Mais, cela n’est pas fini une fois pour toute car la conscience s’affinant, vous redéfinissez qui vous choissez d’être sans fin.

La peur est votre plus grand empêchement au lâcher prise car la façade de votre ego souffre énormément de ne pas avoir gain de cause, car pour l’ego vos principes sont plus importants que la vie profonde dont il ne saisit rien du tout. Cela reste du vague pour lui alors que d’avoir raison et de démontrer son contrôle sur des insignifiances, alors là oui,  il est partant. Ne vous laissez pas faire la leçon par ce braillard toujours grognon et insatisfait. Sachez qui vous êtes et acceptez cela comme un fait sans discussion possible.

Remettez cela par écrit, je choisis ceci et cela et je suis ceci, juste pour vous le rappeler, c’est un pense-bête qui vous aidera. Voilà merci.

27 mai 2003

Il ne faut pas toujours demander ce que sera le futur. Avec cette fâcheuse habitude, vous attendez après la vie pour vous rassurer ou vous inquiéter. Le futur, il n’est pas encore arrivé et sera en grande partie ce que vous créez par votre état du moment présent. Alors vous voyez, il peut arriver bien des choses, mais votre conscience de ce qui arrive est très affectée par ce que vous êtes. Alors,  demander qu’est-ce qui va arriver, c’est comme demander à un plombier qu’est-ce qu’il va faire de tous ces tuyaux. Il y a de grandes chances que ce soit un système de plomberie. Si vous vous voulez un système électrique, il vaut mieux vous réorienter la conscience.

Je tente de désamorcer votre façon de voir la vie avec cette gravité qui vous met dans des états de peur et de manque. Ce n’est pas grave la vie, au contraire, dès que vous pouvez prendre conscience de cela, elle devient un amusement, une joie de vivre en paix avec tout.

Pour vous  qui avez tant de difficulté à vous mettre au diapason de la vie en toute confiance, voici quelques trucs pour y arriver. Oui, vous les connaissez déjà, en fait, vous connaissez tout ce qui est, je ne fais que vous rafraîchir les idées.

Il n’y a pas de vie meilleure que les autres, pas de condition de vie plus facilitante pour atteindre la conscience donc la paix et la joie.

Si vous attendez après des conditions, vous manquez le bateau à chaque instant car tout est dans cet instant que vous vivez. Si vous attendez, vous ne profitez pas de l’instant pour créer votre vie dans un état favorable. Vous dites simplement à la vie, « je ne veux pas vivre  maintenant, juste quand ceci et cela sera arrivé ». Mais ce que vous négligez en faisant cela, c’est de créer justement l’état que vous choisissez, que vous voudriez voir arriver. Comme vous ne le créez pas, il ne vient pas.

Alors, cessez de vous croire maudit de la vie parce que ceci n’arrive pas ou cela est dans vos jambes. Cessez de lier vos conditions de vie à votre vie. Votre état de conscience et vos conditions de vie ne sont pas la même chose.

Prenez tout ce qui arrive comme la vie tout simplement. Ne tentez pas de mettre tout en marche pour compenser la vie extérieure. Oui, vous devez faire des choses matériellement bien sûr, mais ce que vous devez créer est plus un état pour prendre la vie que de tenter de créer la vie avec ce grossier mental qui n’y connaît rien. Plus vous vous entêtez à choisir des détails de vos conditions de vie en étant dans un état de manque, plus vous perdez de votre temps et de votre créativité car seule cette créativité peut influencer la vie dans le sens de vos choix.

Cette créativité, elle est seulement dans la conscience et l’état de paix et de joie. Alors, cherchez-la où elle est, c’est-à-dire dans chaque instant de votre vie, puisez-y tout ce que vous êtes. C’est là que vous êtes véritablement, votre conscience, votre âme, vos énergies profondes ont tous et toutes leurs liens avec votre vie dans ce seul instant. Ce que vous trouverez dans le futur n’est que le résultat de ce que vous préparez dans l’instant. Si vous voulez une soupe pour dîner, vous devez préparer cela maintenant et non pas attendre que la vie vous apporte une soupe toute faite. C’est un exemple en partie juste, seulement. C’est pour cela que je vous l’ai donné car en fait si vous allez assez loin dans l’état de conscience, il est fort possible que la vie vous apporte effectivement votre soupe ou ce que vous choisissez, parce que tout simplement vous l’aurez créé en toute confiance dans votre état de chaque instant. Cet état de conscience est la porte vers tout, et même si vous tenez tellement à votre soupe, vous devez juste savoir qu’elle viendra et non pas vivre cela intensément lié à votre bonheur. Pas de soupe pas de bonheur, c’est se rendre malheureux pour rien.

Prenez bien le temps de voir tout ce qui est, sans juger, juste en prendre  conscience. Puis arrêtez-vous pour simplement apprécier la vie dans cet instant peu importe ce qui arrive et ce qui semble venir. L’instant, c’est ici et maintenant seulement, pas dans le passé, ni dans le futur. Vous voyez de quoi je parle, alors mettez cela en marche en vous et cessez d’anticiper tous les films d’horreur, de manque, de peine, de peur que votre mental peut créer Ce ne sont que des images, mais si vous les faites vôtres, elles peuvent advenir puisque c’est cela que vous créez. La création, c’est de prendre quelque chose et de le faire soi. C'est pour cela que vous devez choisir votre état car c’est l’état que vous ressentez qui dicte comment vous vivrez et non pas les accessoires qui vous entourent. Les sages n’ont pas besoin de tout le matériel dont vous croyez devoir entourer votre vie. Par contre, rien ne vous empêche d’avoir des accessoires et d’en profiter dans la conscience que ce ne sont que des accessoires et non pas votre raison de vivre.

Ramenez tout à l’instant et à la conscience et vous verrez toute votre vie se transformer sans que vous sachiez comment la vie a pu vous amener là. Le comment des choses n’a pas l’importance que vous croyez, c’est cette merveilleuse créativité de qui vous êtes et de la vie qui est source d’émerveillement et non pas comment cela marche. De toutes façons, vous ne pouvez saisir tout cela avec votre mental, il est beaucoup trop limité même si vous êtes ébahi par ses performances. C’est juste que vous jugez de ses performances avec l’outil lui-même, c’est de l’autocongratulation faite par un ego tout aussi limité. Alors, cessez de vous péter les bretelles avec vos babioles et passez aux actes, soyez.   Voilà  Merci.

28 mai 2003 

C’est comme cela la vie, ne pas dépendre de quoi que ce soit, mais tout apprécier de ce qui vient à vous. On en revient toujours à la même source quoi que l’on fasse. Il n’y a pas de multiples voies pour se redécouvrir. Beaucoup de techniques, mais toujours les mêmes choses d’importance que vous retrouverez sous de multiples noms.

Pourquoi alors tenter de chercher sous toutes les latitudes une meilleure façon qu’une autre. Parce que votre mental, lorsqu’il découvre que vous voulez vous éloigner de lui pour vous retrouver, tente de vous montrer encore toutes les possibilités de vous perdre dans les méandres techniques de cette recherche. Vous pouvez lire des milliers de livres, tâter de toutes les techniques de méditation ou autres moyens d’élever votre vie vers votre âme, tant que vous restez accrochés à des choses mentales, vous passez outre à la voie, celle pourtant si simple et peu exigeante du moment présent.

Il n’y a pas à chercher sans fin. Tout est simplement ici et maintenant et nulle part ailleurs qu’en vous. La voie de l’illumination ne doit pas être cherchée, mais vécue. Et pour vivre intensément, il n’y a que le moment présent, cet instant précis toujours là car votre vie n’est qu’une succession d’instants présents. Oui, bien sûr, vous planifiez votre vie jusqu’à un certain point, mais très souvent, la vie brasse votre calendrier pour vous faire réaliser que cela n’est pas très solide. Les montages du mental ne tiennent qu’à un fil.  La vraie voie passe par la conscience de chaque instant et quand on est bien dans chaque instant de sa vie, on est bien quoi qu’il arrive.

La raison en est simple. Il est bien rare que  l’instant, le véritable moment présent soit aussi difficile et comme il passe très vite, il n’en reste rien après cet instant. C’est beaucoup l’agitation de votre mental et de votre ego qui affectent ces instants, car dès qu’il arrive un événement, ces deux comparses se mettent à échafauder des possibilités, à vous projeter dans des peurs ou des espoirs tout aussi fous.  Ou alors, c’est le retour en arrière pour juger du passé et c’est tout aussi pire, l’un comme l’autre vous enlève la jouissance et l’application de cette prise de conscience de l’instant. Malheureusement pour vous, il ne reste rien du passé sauf une illusion que vous êtes votre passé et cela vous paralyse. Quand vous anticipez, vous n’êtes plus non plus dans l’instant, vous tentez d’aligner la vie sur vos rêves ou vos peurs. Vous voulez lui forcer la main alors que la vie il faut la déguster, la laisser libre de vous fournir toutes les opportunités de vous retrouver. La vie c’est vous, elle n’est pas là pour vous tordre le cou, mais pour vous indiquer des passages vers vous. Toutes ces opportunités qui vous sont données et que vous interprétez avec votre mental, vous mettent dans des situations de manque, de frustration car les choses n’arrivent pas toujours comme vous l’aviez choisi ou souhaité. Pourtant la vie sait beaucoup mieux que vous ce dont vous avez besoin car elle n’est pas faussée par le mental à qui vous laissez beaucoup trop de jeu.

Mais revenons à cet instant présent, il est si important malgré sa petitesse apparente. Vous ne pouvez pas imaginer tout ce que vous y découvrirez si vous vous y mettez. Être dans l’instant c’est de prendre réellement conscience de la vie au lieu de folâtrer dans le passé ou le futur avec lesquels vous ne pouvez rien créer réellement. Vous ne pouvez que répéter sans fin les mêmes recettes de vie. Alors que dans l’instant, vous pouvez tout créer, c’est la voie vers vous, c’est votre contact avec votre être profond, avec la vie avec cette puissante énergie qui domine tout. C’est cet instant qui vous permet d’apprécier tout ce qui est même ce qui vous fait si peur quand vous regardez la vie avec votre mental. C’est la fusion avec vous, avec la vie et par là vous pouvez prendre conscience que vous n’êtes pas cet individu que vous croyez être. Vous n’avez pas ces limitations, vous êtes infiniment plus vaste. En fait, vous êtes tout ce qui est. Alors, c’est dans cet instant que vous pouvez réaliser que vous n’avez plus de limites, donc plus de peur de manque de quoi que ce soit. Vous réalisez aussi que votre être profond est la source de cet individu, de ce costume créé pour le jeu seulement. Vous réalisez que vous n’avez pas de fin ni de début, que vous avez toujours été et que vous serez toujours car le temps perd de son illusion. Vous pouvez voir au travers de tout et même de vous.

Ce n’est pas facile dites-vous. Non ce n’est pas facile tant que vous voulez faire cela. Tant que votre mental contrôle cette recherche, vous n’y arrivez pas car le mental n’est pas capable de saisir cette différence. Il est un outil de travail pour accommoder votre vie terrestre, mais dès que l’on parle de spirituel, il tente de le cérébraliser et cela ne se fait pas. Votre mental est un outil parfait pour une série de choses limitées, au-delà de ces choses il devient un handicap.

Prenez quelques instants pour vous arrêter, n’attendez rien, soyez juste là, ne tentez pas de faire ceci ou cela, soyez juste disponible pour la vie, ici et maintenant dans cet instant.

Quoi qu’il arrive ne faites qu’être. Acceptez la vie comme elle vient, ne jugez pas car c’est votre mental qui juge ou compare ou analyse et cela est en dehors de tout jugement, de toute analyse. Il faut arrêter pour être. Au début du moins, après, une fois que vous avez pris conscience de votre fusion avec la vie et que vous pouvez rester lié à l’instant, vous pouvez y avoir accès en tout temps parce que vous n’êtes plus affecté autant par tout ce qui arrive. Donc, vous pouvez jouir de tout sans être touché par quoi que ce soit.  La voie est si simple que vous devez ne pas la chercher, juste rester disponible, conscient et ne pas vous laisser submerger par les problèmes actuels ou futurs. Plus vous serez dans l’instant, plus vos peurs se dissoudront, plus vous serez disponible pour toutes les merveilles que la vie peut vous apporter. Car n’oubliez pas qu’en étant sans cesse dans l’action, tant valorisée par votre société, vous n’êtes jamais en vous, vous êtes dans les anticipations, tentant de contrôler tout et cela même empêche la vie de vous apporter librement et sans conditions ce que vous souhaitez.

Car une fois encore, je vous le dis ce que vous souhaitez la vie est capable de vous l’apporter, mais tant que vous n’êtes pas dans l’instant, détaché des résultats, vous faites un blocage avec votre mental de ce qui devrait librement venir à vous. Alors, qu’attendez-vous pour vous libérer de tout? Cessez d’être les esclaves de votre mental, prenez la vie à pleine main, laissez-la couler en vous, dans vos mains, dans tout ce qui est vous, ne bloquez pas la vie, regardez tous les efforts que votre mental et votre ego vont faire pour vous ramener dans leurs jeux, mais ne soyez pas naïf, soyez juste conscient de ces manœuvres et ramenez tout dans l’instant. Ceci ne veut pas dire de ne rien faire, mais de tout simplement être conscient de ce que vous vivez au lieu de tout faire comme des robots répétant les mêmes âneries sans fin en étant à la fois satisfait de faire selon les normes et déçu de ne pas avancer vers un état de conscience que vous recherchez sans le savoir. Tout ce que vous tentez d’avoir, aussi bien les gens que les choses, c’est en compensation de ce manque intérieur, de ce manque de lien avec vous qui vous est pourtant ouvert en tout temps dans la conscience de l’instant présent.

Bonne journée.  Merci.

29 mai 2003

Est-ce possible, nous voilà sur Internet ? Il se trimbale tant d’idioties et de messages de peur, de guerres, tant de noirceur sur cette toile qu’il faut bien y mettre quelques traces de lumière n’est-ce pas mon ami. Mais heureusement que ne n’ai pas attendu après toi pour décider de le faire car tu n’es pas très partisan de partager ces messages avec les autres. Dans ta grande sagesse, tu trouves que je me répète sans cesse et que cela va devenir monotone pour les autres. Mais ton jugement est faussé, comme tous les jugements cher ami et pourquoi ? Tout simplement parce que tu attribues une valeur à ces messages, à ces textes.

Pour toi, de répéter est comme un manque d’imagination, un manque de créativité. Et pourtant, tous les pros te le diront, pour bien jouer dans n’importe quel sport, c’est la pratique qui compte et la pratique c’est la répétition des mêmes gestes, des mêmes postures pour en arriver à bien maîtriser cela et cela s’applique sans fin. Tu devrais le savoir toi qui pratique le taï chi depuis près de 14 ans, tu découvres encore toute une subtilité en cela que tu ne voyais pas avant. Tu regardes les débutants et tu vois la différence. Même tout plein de bonne volonté, ils n’ont pas cette maîtrise que ceux qui pratique en conscience ont acquise.

Alors, moi vois-tu, je veux vous amener à prendre conscience de vous, de toutes vos possibilités hors de votre monde limité. Je veux vous donner une liberté que vous n’avez pas et le chemin pour atteindre cette liberté, c’est vous. Alors, je mise sur vous, sur votre ouverture, car ne vous y trompez pas, vous avez tous et toutes les mêmes possibilités de découvrir qui vous êtes vraiment au-delà des apparences.

Mais là encore il me faut utiliser tous les moyens pour tenter de vous toucher. J’ai inspiré des livres, j’ai créé la nature merveilleuse et pleine de révélations tout autour de vous, mais vous la détruisez.

Dans les livres, vous prenez une part de ce que je dis et vous mettez le plus souvent le livre de côté en vous disant c’est bien vrai, je devrais faire cela et pourtant vous ne le faites pas.

La spiritualité, la vraie, c’est comme n’importe quoi, vous devez la pratiquer pour y découvrir ce que vous y cherchez car c’est aussi une chose sûr, vous avez tous besoin de spiritualité. Autrement vous êtes des êtres morts, sans intérêt, vide de vie, des êtres d’apparences c’est tout.

Mais comme vous lisez les livres sans les appliquer, j’ai choisi d’utiliser un moyen plus à la mode. De plus en plus de monde veulent lire les nouvelles, les grands titres sur Internet en commençant leur journée, alors par les textes que tu écris je crois que à nous deux, nous pourrons toucher plus de monde.

En fournissant des textes plus souvent, en les mettant en disponibilité, les gens pourront y avoir accès sans frais, retourner dans les anciens textes à leur guise, les faire imprimer s’ils le veulent au lieu de devoir se taper tout un livre. Juste prendre quelques minutes pour investir dans leur spiritualité plus souvent sera déjà un pas vers eux.

C’est un cadeau que tu fais là, Jean. Au lieu de garder ces textes pour toi et une toute petite audience, tu laisses la porte ouverte à tous ou presque et tu leur donnes simplement la possibilité de lire et relire ce qu’ils ont tant besoin d’entendre.

Car la répétition est la seule chose qui vous fait bouger. Il faut aller bien au-delà du mental pour prendre conscience de la vie. Ceci est un investissement dans la vie, Jean. Merci d’accepter de faire équipe avec moi pour cette tâche d’ouvrir la conscience des gens pour leur révéler, à force de répétitions, qui ils sont et qui ils peuvent être.

Le monde a besoin de ces simples textes. Non, ce n’est rien de sophistiqué. Ce n’est pas non plus un étalage de connaissances techniques ou philosophiques. Rien ici pour flatter l’ego et contenter le mental, ils sont bien assez gonflés de suffisance comme ça.

Ici, dans ces textes, c’est le retour aux sources dans la simplicité des mots, dans l’amour de la vie sans complaisance, sans fausse apparence.

Tout ceci est très discutable d’un point de vue intellectuel, mais nous ne tomberons pas dans ces discussions vides, car tant que l’on est dans le mental, la spiritualité est absente. Elle ne devient que mots et les mots ne sont pas et ne seront jamais la véritable spiritualité, bien qu’ils en prennent les apparences pour ceux qui n’ont pas encore compris tout ce qu’il y a au-delà du monde limité du mental et de l’ego.

Alors, c’est un début pour toi aussi. Tu écris ce genre de texte depuis maintenant près de cinq ans. Tes doutes sont encore bien présents, tu n’as pas encore atteint la sagesse et la liberté à laquelle tu souhaites pourtant accéder. C’est comme le reste, il faut pratiquer, pratiquer. Un état est quelque chose dont il faut prendre conscience et non pas attendre que des conditions extérieures se produisent pour créer l’étincelle de l’illumination. Cela peut arriver, mais même cette étincelle ne deviendra pure lumière que suite à une pratique de la conscience assidue.

Tout ce qui est trop facile ici-bas perd de sa valeur. Alors, vous voilà avec un beau défi, vous redécouvrir pour comprendre toutes les possibilités que vous avez. Pour cela pratiques et répétitions. Mais hélas ici vous ne pouvez vous contenter de votre mental, il est hors contexte en cela et là est justement votre plus grand défi.

Voilà, c’est parti, ce premier texte pour la prise de conscience ouverte à tous et toutes.

Merci.

30 mai 2003

Déjà la fin d’un autre mois, tu ne t’y habitues pas de voir le temps passer aussi vite. C’est comme si tu te faisais voler de ta vie quand tu réalises qu’encore une fois tout ce temps est passé et ne reviendra pas. La vie va dans un sens, vers l’avant et dans ce sens tu dois aller aussi.

Oui, vous prenez de l’expérience de vie et cela peut vous aider à vivre, mais il ne faut surtout pas vivre dans le passé, car alors vous perdez le reste de votre temps dans les retours en arrière qui ne donnent strictement rien. Le passé, c’est comme avoir une lanterne attachée dans le dos, ça ne donne pas grand-chose pour illuminer la voie devant vous et surtout pas la voie de l’illumination si c’est ce que vous cherchez.

Alors, me demandes-tu, comment considérer l’expérience d’une personne, comment peut-on faire abstraction de ces connaissances apprises au long de la vie? Pour le travail et les considérations matérielles, c’est de bon aloi de se servir de ces connaissances et expériences pour travailler et vaquer aux autres occupations sociales et techniques. Mais pour la vie elle-même, le besoin d’aller vers soi ne pourra jamais dépendre de votre expérience ici. Cela est beaucoup plus profond et n’est pas lié à cette vie, mais plutôt à ce que vous êtes vraiment, pure énergie. 

Vous pouvez avoir tous les titres et reconnaissances possibles dans votre domaine, vous restez tout aussi naïf et dépourvu devant la véritable vie, celle de l’âme. Les choses d’ici sont sous la domination du mental. Les choses de l’âme ne sont pas disponibles pour le mental et il faut justement le remettre dans sa boîte comme un robot culinaire pour aller vers soi. C’est intriguant d’apprendre cela alors que vous avez tout misé sur votre puissant cerveau pour vous tenir debout et en avant des autres toute votre vie. Mais vous n’avez pas tout réussi, n’est-ce pas. La plupart de ceux qui ont réussi socialement ont de grands trous dans leur vie. Ils ont en apparence gagné, mais vue d’ici, c’est bien différent. Ils ont accumulé tout plein d’emballages vides. Des titres ronflants, des reconnaissances, de l’argent, des biens et en dedans le vide, la peur, le manque insoutenable. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce manque que vous ressentez tous et que vous tentez de combler avec les accessoires qui vous entourent est bien plus profond que cela. Ce manque est de vous retrouver vous et non pas d’accumuler des honneurs, des biens. Il sera toujours là tant que vous lutterez pour accumuler autour de vous des illusions. La vie ne peut pas se nourrir d’illusion et votre être profond n’en a rien à foutre de vos bébelles en tout genre.

La véritable vie, celle qui donne cet état de paix et de joie intérieure, n’est pas touchée par l’extérieur et ne peut pas se satisfaire des accessoires et des conditions de votre vie matérielle.

Lorsque vous vous sentez tout puissant d’avoir manipulé les choses en votre faveur, vous ne faites que vous leurrer et vous préparer à être en manque encore plus et alors pour compenser ce manque vous recommencez et vous tentez d’aller plus loin dans cette domination illusoire de votre monde. Le vide est toujours là en dedans de plus en plus grand.

Vous pouvez continuer bien sûr jusqu'à ce que votre vie se retire, mais regardez autour de vous et prenez juste conscience que tout votre monde est en train de s’écrouler, la nature est pratiquement détruite, votre planète est polluée, vos sociétés s’effondrent sous les manigances des puissants qui sont tous aussi vide les uns que les autres. Vos guerres perdurent et se multiplient  et vous continuez à agir de la même façon. Vous continuez à détruire, à vouloir profiter de tout au dépend des autres. Charité bien ordonnée commence par soi, j’en conviens, mais il faut aussi prendre conscience que tout ce que vous faites aux autres vous vous le faites par la bande car vous êtes tous reliés et vous vivez tous et toutes sur la même planète que vous le vouliez ou non.

Les prises de conscience sont là pour vous aider à sortir des ornières de votre vue étriquée, celle du mental et de l’ego. La vie vous en fournit sans cesse de ces opportunités, vous en faites ce que vous voulez, mais bien sûr pour en sortir il faut mettre l’effort. Un effort qui n’est pas dans vos habitudes, celui de regarder le mental et l’ego pour ce qu’ils sont, les négriers de votre vie, ces deux accessoires qui vous font vivre dans l’illusion de leur pouvoir et qui vous empêchent de vous reconnaître. Vous en êtes esclave tant que vous ne choisissez pas d’être qui vous êtes c'est-à-dire capable de bien plus que de tout simplement exister sous une forme limitée et dominée par les outils dont vous aviez la garde. Le mental est un outil. Tant que vous le prenez pour un Dieu, vous êtes complètement hors contexte. C’est de cela que vous devez prendre conscience malgré ses apparences de sagesse et de connaissance, le mental n’est pas évolué, pas du tout impressionnant. Mais, comme c’est aussi de lui que vient votre jugement sur les choses, il ne peut que se faire bien paraître et là encore, il vous leurre.

Méditez sur cela si vous le voulez, rien ne vous y oblige. C’est comme l’air qui vous entoure, vous n’êtes pas obligé de la respirer si vous ne voulez pas, mais c’est pourtant bien agréable. Sortir de la domination de votre mental, c’est comme de pouvoir enfin respirer de l’air pur au lieu de respirer la pollution  de vos cheminés d’usine.   Bonne journée.   Merci.

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3 juin 2003

L’été n’est pas loin, pourtant vous  êtes tout surpris de ne pas encore y être. Vous considérez un peu cela comme un dû, dès que l’hiver arrête. Votre mental veut l’été et ne veut pas attendre, passant outre au contexte naturel des cycles de la vie.  C’est un exemple du fait que vous n’êtes que très rarement dans l’instant.

Quand on est dans l’instant, il n’est pas difficile d’être conscient de tout, mais quand on n’y est pas, on est nécessairement dans l’attente d’un futur merveilleux ou triste à mourir ou encore dans le passé tentant de corriger ce qui est advenu, se battant dans les affres de ce que nous n’avons pas fait comme nous aurions dû le faire et rabattant tout sur les autres qui n’ont pas été comme ils auraient dû l’être avec nous.

Rien à faire avec la réalité profonde qui est bien au-delà de ces considérations mesquines et sans intérêt. Mais alors, qu’est-ce que l’on peut faire quand on est dans les problèmes, que l’on voudrait fuir devant tout ce fatras de choses que l’on ne désire pas et qui arrivent sans cesse ? Tout simplement, vous arrêter pour prendre conscience de l’instant, cesser de refuser ce qui est, prendre le temps de saisir l’instant, carpe diem. Pourquoi ? Tout simplement parce que de vous arrêter un  seul instant remet les pendules à l’heure. Vous réalisez que vous êtes bien là, que vous respirez, que vous êtes en vie, que même si tout votre monde vole en miettes, vous êtes toujours là. En fait, que vous n’êtes pas les événements ni les accessoires de votre vie, mais une entité bien au-delà de ces tristes considérations et que vous pouvez très bien être en tout temps sans devoir vous frapper le front sur les murs pour toutes ces balivernes.

Toutes ces choses si importantes, ne sont que les illusions du mental sur leur véritable valeur. Rien ici n’est important, que vous l’acceptiez ou non cela n’y change rien. Rien de toutes vos préoccupations n’est important car ce ne sont que les jeux de valeur du mental qui vous obligent par sa domination à suivre ses principes et ses préceptes. Ainsi, vous passez votre vie à vous chicaner pour des broutilles, des mots tout aussi vides de sens les uns que les autres. Des histoires de frustration sans fin, sans aucun rapport avec la vie et vous êtes surpris de vous sentir fatigués, frustrés, desâmés devant la vie.

Tous ces efforts que vous faites pour être conforme à ce que le mental et l’ego attendent de vous sont une pure perte d’énergie vitale. Vous êtes dominés par l’idiot du village qui vous fait faire toutes les singeries qu’il croit nécessaires dans son désarroi, car le mental n’a pas les capacités d’être le maître de votre vie. Ce n’est qu’un simple accessoire destiné à prendre soin des choses de base de la vie ici.  Alors, quand vous lui laissez les rênes de votre vie, il est perdu et prend peur et ne sait plus par quoi commencer. Il ne sait pas faire la différence entre la vie et les accessoires, à partir de cela, il fout la pagaille partout. Quand vous sentez en vous monter la frustration, la peur, le manque, arrêtez-vous, prenez le temps de respirer et écoutez biens vos pensées. Avec le plus petit état d’éveil à la conscience, vous réaliserez que vous êtes en train de vous en faire passer une de plus par votre idiot de service et que, sans cet arrêt provisoire, vous seriez déjà prêts à taper sur tous ceux et celles qui ne pensent pas comme vous.  Est-ce ainsi que les hommes vivent? Hélas, oui. Pouvez-vous y changer quelque chose ? Oui, votre perception des choses et de la vie. Simplement cela et toute votre vie changera.  Ouvrir votre conscience est le départ vers vous et cela se fait ici et maintenant, dans l’instant. N’attendez pas des conditions gagnantes, votre mental ne vous laissera jamais y arriver. Il ne peut vous y mener non plus, il ne sait pas de quoi vous parlez. Soyez juste là dans l’instant sans attendre quoi que ce soit, soyez juste conscients des pensées qui viennent, regardez-les sans juger, juste cela vous mettra déjà dans un moment de conscience. C’est un départ, bonne route.

4 juin 2003

Je relis le livre « Le pouvoir du moment présent » et ça ressemble étrangement à ces textes et c’est tout aussi insistant alors que tu ne touches pas beaucoup à d’autres sujets. Est-ce que je me trompe ou tu manques de sujets ?

Tu as raison sur un point, je reviens beaucoup sur ces points car ils sont à la base de votre capacité à aller vers vous, vers votre être profond.

Je peux aussi t’entretenir de plein de sujets qui sont tous touchés par votre prise de conscience, mais à quoi bon vous écarter sur des sujets qui ne font que vous confondre d’avantage en reportant l’attention  sur toute une panoplie d’outils du mental pour  vous distraire de votre voie.

Vous entretenir de sujets du mental n’est pas le but de ces écritures. Je ne suis pas ici pour faire ressortir des sujets qui sont tout aussi inutiles les uns que les autres pour votre évolution vers l’illumination. Mais vous n’êtes pas non plus obligé de lire ces textes. Ils sont là pour ceux et celles qui désirent simplement prendre conscience, non pas perdre conscience. Pour ne pas atteindre la conscience, vous avez déjà tout à portée de main. Votre société est faite de tout cela, des jeux, des distractions, vos relations, vos sujets d’étude. Toute votre société est dans l’inconscience du mental, dans sa méconnaissance de la réalité profonde de l’être.  La vie s’adresse à vous de multiples façons, par la nature d’abord, mais vous ne savez pas la respecter, pas des événements, qui sont des opportunités de croiser votre voie profonde, vous ne les reconnaissez pas pour la plupart et quand vous le faites, votre mental tente désespérément de diluer cela avec ses peurs et ses fabulations.

Il y a aussi tout plein de textes que j’inspire à des centaines de gens, ils sont aussi disponibles pour ceux qui sont touchés par cela. Ces textes sont sous formes diverses et il y en a pour tous les niveaux de conscience. Ils sont écrits pour tenter de vous donner une chance de plus de découvrir votre voie vers vous. Ces textes-ci sont en effet très semblables à ceux que tu lis dans « Le pouvoir du moment présent », ce ne sont pas des copies, ils sont juste écrits un peu différemment, ils ne sont pas sous forme de livre, mais de textes individuels qui sont plus facilement accessibles à ceux qui n’aiment pas trop l’idée de lire un livre complet sur le sujet.

Pourquoi n’y a-t-il pas plus de différence? Tout simplement parce que quand on parle de vie, de l’illumination, et que l’on veut mettre le sujet dans toute sa clarté et sa simplicité, il n’y a pas beaucoup de façons de le faire. Il faut user de mots simples, et mettre cela le plus clair possible pour vous faire prendre conscience de cette réalité sans vous étourdir de sujets qui ne font que plaire à l’ego et qui sont trop diffus. Il y en a des milliers de textes plus diffus dans lesquels je touche des mêmes sujets mais avec plus de détours pour ne pas effaroucher les plus sensibles aux prétentions du mental et de l’ego. Ici, c’est plus cru, plus direct, fini les détours pour plaire au mental et à l’ego. Je vous dis simplement les faits sans détour.

Ces textes sont pour ceux qui ont déjà fait un bout de chemin vers eux et qui en ont marre de se faire beurrer la croûte par des détours bon chic bon genre. Ici, c’est l’entrée par la porte principale et pas de feutrine pour assourdir le bruit des pas, pas de décor et de falbalas, juste la simplicité de la réalité profonde. Pour la plupart c’est trop difficile, mais viendra un moment où vous ne pourrez plus supporter votre mental et ses élucubrations, l’ego et ses lâches flatteries. Alors, quand vous aurez simplement besoin de vérité sans détour, d’apprendre comment joindre la vraie voie, ces textes seront là disponibles. Ils ne demandent pas de vivre dans un milieu particulier, ne demandent pas de vivre d’une façon particulière, vous pouvez être chrétien, musulman ou bouddhiste ou être adepte de n’importe quoi d’autre, vous en viendrez à un  moment, à découvrir que cette voie, que je décris simplement, est la base de tout ce qui a été dit dans les religions  ou les croyances anciennes avant d’être transformé par l’ego d’hommes qui en ont eu la garde.

Oui, je répète car vous avez besoin que cette notion de simplicité entre en vous et votre mental qui bloque cet accès ne cèdera pas facilement, il luttera pour chaque pouce du terrain avec des moyens de plus en plus évolués à mesure de votre avancement. Je l’ai déjà dit, le mental est un outil évolutif qui sera toujours là pour vous mettre les bâtons dans les roues en vous faisant croire  qu’il est la roue. Il n’en est rien, votre mental est un handicap que vous devez dépasser pour vous en libérer et c’est à quoi servent ces textes.

Voilà et bonne journée.

6 juin 2003

Tu te demandes comment des humains peuvent se guérir de problèmes de santé, de la maladie et de tous les troubles qui peuvent arriver dans leur vie.

Vous êtes la source de vos problèmes par la peur que vous traînez avec vous et le manque de confiance en la vie.

Toutefois, je conviens que de simplement croire en la pensée magique ne suffit pas. Pourquoi, tout simplement parce que la pensée est issue du mental et que le mental n’est pas créateur, mais simplement un répétiteur. Par contre, si vous acceptez ce qu’il dit comme étant une vérité, vous en venez à créer par votre être profond une résonance dans la vie de vos peurs ou croyances.

C’est donc dire que par la bande, la pensée crée. Toutefois cette création ne vient pas du mental comme je vous le disais mais de votre être profond. Cela implique que par votre être profond vous pouvez aussi défaire ce qui est créé et le remodeler selon qui vous choisissez d’être.

Au lieu de passer par tout le processus du mental et de l’ego qui, de toutes façons sont lourds et changent d’avis comme de chemises, il vaut mieux prendre le chemin, non pas le plus facile en apparence, mais le plus directe. Cette voie contourne le mental et va directement à votre vie profonde, à la source de ce qui vous a créé tel que vous vous connaissez, physiquement, mentalement et sur un plan plus élevé de conscience,  à vous comme entité lumineuse et éternelle.

Pour réussir à vous guérir de quoi que ce soit, il faut d’abord accepter que vous n’êtes pas limité aux apparences de la vie et en ceci le mental a beaucoup de difficulté à suivre étant donné que ce sont ses références que vous tentez de lui faire oublier. Le mental n’a pas la subtilité pour saisir tout le monde que nous appelons spirituel. Ceci n’est pour lui que des mots sans signification, une idée qu’il tente de ramener à ses limitations. Et pourtant elle tourne comme disait Galilée. Le monde spirituel existe bel et bien.

Donc, pour guérir d’une maladie, il faut accepter des choses au départ. Accepter que ces problèmes ne viennent pas des autres ou de la vie, mais bel et bien de votre façon de regarder la vie, de la comprendre et de vous l’imposer dans cette vie. Autrement, ces problèmes que vous subissez sont les créations de votre mental, elles sont les résultantes de votre incapacité à voir au-delà des dires de votre mental. Vous avez accepté les limitations et vous vivez avec. Alors, la vie matérialise cette accumulation de limitations qui se manifeste comme une maladie, un problème quelconque. Mais ce problème est encore une chance que la vie vous donne de percer les apparences. Une opportunité de passer à un autre état de conscience pour prendre votre élan vers vous.

Cela s’appelle une opportunité et c’est cela justement qu’il faut accepter, non pas que la vie vous déteste et fait tout pour que vous soyez dans la souffrance, mais cette opportunité de changer votre vision des choses. L’illumination n’est que la prise de conscience de la vie.

Toutes vos souffrances ne sont que le résultat d’un manque de conscience, quelles soient matérielles, physiques ou autres.

Alors, si vous mettez tout l’effort pour prendre conscience, il est fort probable que les résultats seront beaucoup plus évidents que de simplement tout mettre encore les efforts dans le mental qui n’est pas une solution, mais la source de vos problèmes.

Donc oui, vous pouvez tout changer dans votre vie si vous acceptez que tout soit de votre responsabilité.  Cela signifie que vous ne devez plus blâmer quiconque de vos malheurs, que vous devez simplement reconnaître ce qui est comme une simple réalité. Ne pas lutter pour nier l’évidence, mais sentir en vous ce pouvoir de transformation.

Donc pas de blâme, pas de culpabilité non plus. Accepter ce qui est ne veut pas dire refuser de changer les choses, mais cesser de vous entêter pour réfuter une réalité, car alors vous devez lutter contre la vie qui est là. Elle vous a amené ceci et vous refusez cette réalité. Mais que savez-vous de la réalité quand vous êtes dans l’inconscience? Rien,  vous analysez encore avec votre mental qui juge et qui ne voit que l’emballage qui peut cacher la plus belle transformation que vous n’aurez jamais eu l’opportunité de vivre dans votre vie.

Détachez-vous des apparences, des jugements de votre mental, soyez tout simplement là, regardez avec des yeux nouveaux. Je dis nouveaux par référence à votre regard limité du mental. En fait, ce regard dont je parle c’est de votre vraie source dont il s’agit. Vous n’êtes pas seulement votre corps et ce mental et surtout pas cet ego qui vous limite encore plus.

Cette vue nouvelle, elle vient sans que vous n’ayez à la rechercher. Il ne faut pas tenter d’y avoir accès par le mental, c’est peine perdue. Il faut juste arrêter, être dans l’instant. Prenez le temps de sentir votre respiration, juste cela, pas d’analyse, pas d’attente. Être ce n’est pas faire, mais simplement être, il ne faut pas tenter de ressentir, pas tenter d’arriver à quelque chose, vous êtes déjà cela, il n’y a donc qu’à accepter que ce soit là, que ce soit vous sans plus.

À partir du moment où vous avez accès à vous, tous les miracles de la vie sont possibles. Des miracles pour le mental, mais rien d’autre que votre réalité profonde. Votre création passe par là et par cette création, vous pouvez avoir accès à vos capacités sans limites.

Une fois que vous avez atteint cet état vous avez accès à une vision différente sur la vie d’ici et vos attentes changent, ce qui était primordiale perd de son intérêt, vous vous détachez des résultats pour vivre pleinement l’instant présent. Non, non, il n’est pas question de devenir légume comme vous le suggère votre mental, mais de prendre conscience de tout ce qui est en étant capable de découvrir en tout la perfection de la vie. Cela élimine bien des faux problèmes et toute votre vie devient un enchantement, car vous ne luttez plus avec la vie, vous vivez avec la vie, en harmonie et cela crée toute la différence. Là où vous croyiez devoir vous battre pour obtenir des résultats, vous voyez tout simplement les choses se placer sans efforts, comme si vous aviez créé un génie qui peut tout transformer pour le meilleur, car la vie est beaucoup plus éclairée que vous, elle sait ce dont vous avez besoin et tout en vous gâtant, elle vous amène vers vous par le plus beau chemin.

La peur du changement vient de votre vision limitée, ne vous contentez pas de cela. Soyez qui vous êtes vraiment.  Bonne journée.

9 juin 2003

Est-ce si difficile de prendre du temps pour toi ? Pourquoi tout autour de toi est-il plus important que toi ? Pourquoi, alors que je te dis que tout vient du dedans et du moment présent te laisses-tu si facilement divertir par toutes autres choses que ce moment présent ?

Qu’est-ce qui fait que tu te retrouves sans cesse élaborant des futurs plus ou moins confortables alors que tu as ta vie à vivre ici et maintenant ?

Pourquoi retournes-tu sans cesse dans le passé pour déterminer qui tu as été et donc qui tu es selon toi dans l’ici et maintenant ?

Qu’est-ce qui fait que tu n’es jamais là, alors que toute ta vie s’y passe pourtant dans ce lieu, dans cet instant ?

Le seul instant où tu devrais être pour pleinement vivre ta vie c’est ici et maintenant. Pas dans un futur possible, mais fort peu probable, car de toutes façons, tes fabulations changent au gré de ta dérive mentale. Tu modifies les scénarios sans fin, croyant ainsi exorciser cette peur du demain.  Mais, cette peur vient justement du fait que tu n’es jamais dans l’instant, jamais ici à vivre pleinement ta vie. Cette peur est tout aussi injustifiée que de ne pas respirer parce que tu as peur de manquer d’air dans le futur.  Ton corps n’attend pas pour respirer, il le fait et sais-tu pourquoi il le fait, tout simplement parce que la respiration est un phénomène naturel qui ne passe pas par le mental, sauf quand tu lui laisses le contrôle de cette activité. Mais heureusement, il n’en a pas un contrôle total. Le cœur non plus n’attend pas pour battre, il le fait spontanément sans l’autorisation du mental. Pourquoi crois-tu que je n’ai pas mis ces fonctions  et plusieurs autres sous le contrôle du mental ? C’est simple, vous seriez tous mort depuis belle lurette. Il n’a pas les capacités de contrôler ces fonctions pas plus qu’il n’est capable de gérer votre vie et le temps. Pourtant, vous dans votre manque de sagesse, vous lui laissez dominer pratiquement tous les aspects de votre vie et vous voudriez encore lui en donner alors qu’il est incapable de prendre même les plus petites responsabilités sans être guidé par votre être profond.

Malheureusement pour vous, en lui donnant carte blanche et en applaudissant à ses minables réussites, vous avez abdiqué votre pouvoir réel et comme tout être faible et sans conscience, il s’est empressé de gommer toutes les traces d’un retour de conscience possible pour ne plus perdre ce pouvoir qu’il ne sait pas exercer avec discernement, car il est idiot et il est fait pour cela. Il est idiot car il n’a pour fonction que d’exécuter des tâches simples comme un ordinateur. Il n’a pas dans ses fonctions de diriger et c’est en cela que vous manquez. Vous lui laissez tout faire sans prendre le temps de réaliser qui vous êtes. Vous vous identifiez à lui, à ses supposées réussites sans vous apercevoir que c’est lui qui juge de ces réussites et qu’elles ne sont pas du tout des réussites, mais des manques flagrants qui apparaissent très clairement, quand on regarde votre monde.

Mais vous avez la possibilité de retrouver votre être profond malgré ses manigances et les peurs qu’il sème généreusement dans votre vie. Chacune de ces peurs est une opportunité de vous retrouver car il y a toujours et partout dans votre vie un contact possible avec vous-même. Ce n’est pas dans un lieu précis, à un moment de votre vie, dans des circonstances particulières, tel qu’il tente de vous le faire croire, ni dans un futur meilleur que vous pouvez trouver cette voie vers votre conscience. Tout est toujours là, à chaque instant de votre vie. Toute votre vie se joue toujours ici et maintenant. Pourtant, vous ne le voyez pas, vous n’y avez pas accès. Pourquoi ? Tout simplement parce que votre mental, cet être si parfait et si puissant, a une peur bleue de cet instant et il fait tout pour vous en distraire. C’est sa phobie, l’instant présent. Juste d’entendre ces mots, il devient fou, il projette tout ce qui lui vient sous la main pour faire du bruit, pour vous distraire de cet instant. Cet instant, c’est la fin de sa domination. Cela signifie pour lui que vous prenez conscience de son inconscience, de sa plus grande faiblesse, le mental n’a pas de conscience propre, il prend tous les costumes possibles pour créer un semblant de conscience de quelque chose auquel il veut vous voir vous identifier, l’ego.

Mais vous n’êtes pas cela, ce faux semblant, ce trompe l’œil, vous n’êtes pas non plus votre mental. Ce n’est qu’un accessoire de vie auquel vous vous identifiez, comme si dans votre cuisine, vous vous identifiiez à votre robot culinaire en ne faisant qu’être cet outil. Êtes-vous bien certain que c’est vous, cela? Choisissez-vous consciemment de demeurer ainsi le reste de votre vie, à brasser de la pâte à crêpe? Fort bien, si c’est cela que vous choisissez, c’est votre droit. Vous avez en vérité toute votre liberté. Moi, je ne vous donne qu’une opportunité de choisir car pour être libre, il faut avoir des choix, sinon c’est un esclavage que vous vivez sans vous en rendre compte. À vous de choisir et bon choix.  Merci.

11 juin 2003

Est-ce si inquiétant le futur ? Vous y mettez beaucoup de temps à anticiper ce qui adviendra. Vous passez une grande partie de votre temps à tenter de mettre de côté de quoi vous protéger pour l’avenir, aussi bien au niveau matériel que sentimental. Vous voudriez voir votre futur garanti contre tout ce qui peut advenir. Aussi, vous vous bardez de polices d’assurance sur tout y compris sur votre vie alors que vous n’en profiterez jamais, mais vous voulez vous assurer que les autres, vos êtres chers, se souviendront de vous avec attachement car vous aurez prévu pour eux.

Vous vous rendez compte que cela coûte cher en temps et en énergie, mais au lieu de vous mettre à vivre pour vous chaque instant, vous continuez à travailler pour vous garantir un avenir. Qui vous a dit que vous en auriez un et qui peut vous assurer qu’il sera tel que vous l’anticipez ? Personne. L’avenir est en construction sans fin comme la vie. C’est un chantier en construction permanent, rien de plus. Personne, je dis bien personne n’est capable de vous dire avec certitude ce qui adviendra  car dans cette vie, toutes les possibilités sont là comme dans un jeu d’ordinateur et dépendamment de ce que vous choisissez au fur et à mesure, tout change. C’est le chaos la vie, il n’y a rien de bâti une fois pour toutes contrairement à ce que plusieurs croient. Vous influencez donc tout ce qui vient par qui vous êtes à chaque instant. Mais qui vous êtes n’est pas l’image un peu floue et surtout artificielle que votre ego prétend être. Si vous vous identifiez à lui, vous êtes réellement dans le flou, dans l’apparence et là vous ne pouvez que subir la vie car c’est la voie de la souffrance. Quand je parle de souffrance, je ne parle pas de douleur physique seulement. Pour beaucoup, la douleur physique ou sentimentale sont les plus grands problèmes de leur vie, mais cela n’est pas la souffrance car la souffrance est de ne pas être conscient. La souffrance, c’est de ne pas sentir la vérité qui sous-tend toute la vie, c’est d’être coupé de votre source, de qui vous êtes véritablement. C’est un manque permanent comme si votre amour ne trouvait pas de résonance dans la vie. Vous pouvez avoir tout, la richesse matérielle, le pouvoir, l’amour apparent, les conquêtes les plus prestigieuses, la gloire d’être reconnu, une santé éblouissante, les plus belles dents, rien n’y fait, quand vous n’avez pas ce lien avec vous, vous êtes comme un orphelin qui va seul sur la route avec tous ses bagages inutiles. Plus vous en avez, plus vous vous croyez à l’abri et plus vous êtes dépourvu car cela implique que vous devez vous occuper de tout ce qui est en apparence vous et cela implique beaucoup de temps pour paraître et maintenir cette image et ces biens en état. Au lieu de cela, vous pouvez jouir de la vie avec bien peu car la vie véritable ne se situe pas dans ces accessoires, je l’ai souvent répété.

Mais vous avez peur de manquer quelque chose, de manquer de quelque chose, de ne pas avoir assez de ceci ou cela et alors vous laissez votre mental vous mettre en boîte avec ses arguments insignifiants et vous laissez passer tout ce qui importe pour être dans la conscience et vous souffrez toujours de ce sentiment de manque, de peur qui vous empoisonne la vie.

Je ne vous dis pas que vous devez vivre dans une caverne froide et humide, ni de vous priver de manger pour être qui vous êtes. Les temps ont changé que diable et vous pouvez très bien vivre une vie parfaitement confortable sans être obligé de tout mettre vos efforts à accumuler des cartes de hockey ou de l’argent de monopoly.  Non, la vie ne vous laissera pas tomber. Au contraire, quand vous allez cesser de vous battre avec pour lui imposer les prétendues exigences de votre mental et de votre ego, elle pourra vous offrir en cadeau ce qui vous est le plus nécessaire et en plus elle se permettra même de vous apporter des choses et de vous amener des gens qui sont parfaitement en harmonie avec qui vous êtes et que vous avez toujours souhaité avoir ou rencontrer. Mais là n’est pas le but. Le but est de vous mettre en harmonie avec votre vie et de vous débarrasser de votre esclavage aux apparences qui sont l’apanage du mental et de l’ego. Cessez de vous leurrer avec le mental, redevenez le maître de votre vie, ne soyez plus l’esclave des conventions de votre société qui n’est qu’un ramassis de stupides normes. Il faut faire ceci, se tenir comme cela, être dans ceci et cela, mais et vous la dedans qui êtes vous, une marionnette et vous voulez être heureux en cela ? Le bonheur que vous recherchez est un bonheur de magazine, il n’est qu’une image, c’est pourquoi vous n’y arrivez jamais ou presque et quand vous avez l’impression d’y être, il vous glisse sous les pieds irrémédiablement, car il n’existe que dans l’imagination de votre mental.

Le bonheur que vous recherchez est un leurre du mental car le bonheur réel, c’est la paix intérieure et cette joie profonde qui en surgit quand on l’atteint. Vous ne trouverez pas cela en dehors de vous et pas plus dans le futur que dans le passé. Tout se passe ici et maintenant, dans la conscience et nulle part ailleurs. Être ou ne pas être, voilà la question.

Bonne journée.   Merci

12 juin 2003

C’est toujours la même chose. Vous vous excitez pour quelque chose puis quand vous l’avez, cela devient simplement un acquis. Parfois même vous vous en désintéressez complètement jusqu'à ce que vous risquiez de le perdre. Alors là, l’ego monte aux barricades pour défendre son bien et vous vous retrouvez à vous battre pour quelque chose qui est totalement sans intérêt quand vous l’avez, mais c’est cela la vie sous la domination du mental.

C’est la même chose pour acquérir des biens ou toutes autres choses, vous n’avez pas la conscience pour vous faire réaliser que vous voulez tout cela pour vous faire croire que vous êtes quelqu’un. Tu as trouvé bien drôle le fait qu’en République Dominicaine il soit prestigieux d’avoir beaucoup de déchets devant sa maison car cela indique la richesse, la grande capacité de consommation, mais il n’y a là aucune différence entre cela et votre façon de faire sauf dans la façon de le démontrer. C’est tout aussi idiot.

Vous attribuez de la valeur sur tout, vous mettez des étiquettes sur tout y compris sur les gens de la simple façon dont ils sont habillés et vous vous leurrez sur ces fausses valeurs.

Cela crée un malaise continuel dans votre société. Ce jeu de jugement de valeur indique simplement votre incapacité à être dans la vie. Vous passez ici sans rien voir, vous courez comme dans un couloir sans regarder tout ce qui y vit, courant vers un but indéfinissable et sans intérêt réel puisque ce n’est que dans cet instant que vous pouvez vivre quelque chose. En courant vers votre futur, vous ne faites que refuser la vie qui est là, croyant que celle qui viendra sera meilleure. C’est comme d’attendre de mourir pour vivre, puisque le futur n’est qu'une suite d’instants présents. En reportant indéfiniment cette jouissance de la vie dans le futur, vous ne faites que toujours passer à coté de la vie.

Ne vous méprenez pas sur votre vie, votre mental vous tiendra toujours en course vers un futur toujours lointain si vous ne savez pas regarder la vie dans l’instant présent. Il ne peut pas s’arrêter, alors vous ne vivrez donc jamais votre vie rêvée. Ce n’est qu’une illusion du mental qui ne saura jamais vous y mener.

Le temps qui passe est une illusion, il n’y a toujours que l’instant présent, le reste est passé ou non présent. Comment voulez-vous vivre si vous n’êtes pas dans le présent. Vous ne faites que vivre par anticipation. Oui, il faut régler des choses matérielles et la référence du temps est utile pour des choses de ce genre, mais de là à mettre votre vie sur ce simple plan, il y a un grand pas que vous devez arrêter de faire pour vivre ici et maintenant. Cela ne veut pas dire de ne rien faire, mais de faire ce que vous faites dans l’instant en toute conscience que ceci est votre vie. Prendre le temps de déguster cet instant comme si c’était le premier et le dernier de votre vie, car il n’y a que celui-ci qui importe.

Cette conscience de la valeur de l’instant présent change toute votre vie car vous ne pouvez plus regarder cet instant comme étant sans importance. En fait, chaque instant est la seule chose importante dans votre vie car c’est dans cet instant que vous créez votre état pour accepter ou rejeter les autres instants. Si dans cet instant vous êtes contre ce que la vie est, vous projetez cela sur de nombreux autres instants et cela crée une série de moments  perdus dans la noirceur Le refus de la vie, de ce qui est, est un manque de conscience qu’il faut arrêter. Il faut prendre conscience que votre vie est sans lien avec les accessoires, que vous pouvez en profiter si c’est le cas, mais que vous n’êtes pas les accessoires et qu’en refusant ce qui ne semble pas vous convenir selon les paramètres de votre mental, vous passez tout simplement à côté de votre vie réelle et profonde.

Tout se résume à l’instant et à votre conscience de cet instant. Vous affectez toute votre vie par la façon de prendre cet instant ou de le rejeter. Le besoin de contrôle de votre mental implique qu’il ne vous laisse jamais déguster l’instant présent. Quand, dans cet instant, il n’a plus sa place, il redevient ce qu’il est un simple accessoire, fort pratique bien sûr, mais quand même un simple accessoire. Le mental ne saisit pas la vie, il ne comprend pas qu’une simple pierre puisse vivre aussi intensément qu’un être humain car elle est de la même souche, mais elle n’a heureusement pas de mental pour l’empêcher de vivre tout aussi naturellement dans la conscience.

Arrêtez-vous! Prenez quelques uns de ces merveilleux instants présents pour non pas anticiper, mais simplement le déguster sans autres besoins. Ces moments que vous ramenez à vous à votre être profond sont de véritables cadeaux que vous vous faites. C’est de là que peut naître une nouvelle vie puisque c’est par cela que vous prenez conscience de qui vous êtes réellement et cela c’est beaucoup plus que ce simplet d’ego qui se pavane comme un paon sans plumage. Il est tout nu, pas une seule plume sur la corps et il ne voit pas son insignifiance et pourtant…

L’instant présent il faut le déguster quoi qu’il arrive et surtout quand les choses ne sont pas telles que vous le voudriez, ce sont des moments choisis pour retourner vers vous. Quand tout va bien votre mental et votre ego ont trop de pouvoir sur vous.  Bonne dégustation.   Merci.

15 juin 2003

Qu’y a-t-il de plus néfaste que de bâtir des souffrances inutiles avec votre vision limitée par le mental ? Rien, car tous vos malheurs viennent, non pas des événements ou des gens, mais de votre façon étriquée de voir la vie. Dès que les choses ne vont pas tel que votre ego le voudrait, c’est le drame : je ne suis pas compris, la vie m’en veut, je suis malheureux, rien ne va plus, je vais tout foutre là. Beau drame d’inconscient, alors que tout ce que vous avez à faire est de vous ramener dans l’instant.

Rien ne peut vous attaquer si vous êtes dans l’instant, libre d’être sans vous laisser emmerder par les choses et les gens. Oui, il arrive tout plein de choses dans votre vie, des choses agréables ou moins agréables, mais aucune n’a de pouvoir véritable sur vous, sauf celui que vous lui accordez avec votre idiot de mental.

Vous trouvez que j’exagère en traitant le mental de tous les noms ? Fort bien, donnez-lui le nom que vous voudrez, il n’en est pas moins très mal adapté à régir votre vie. Il est bon pour les choses simples d’ici, pas du tout approprié pour vous permettre de vivre heureux. Quand je dis heureux, je ne veux pas dire ces instants si courts ou vous croyez avoir enfin réussi à faire selon vos désirs superficiels. Quand je parle d’être heureux, je parle de vivre dans un état de paix et de joie profonde, pas du tout affecté par les gens et les événements qui troublent votre vie, que ces événements soient en apparence heureux ou malheureux.

Il est difficile de vivre en ayant toujours peur, en étant toujours dans la crainte du jugement des autres et encore pire des siens propres. Car pour la plupart, vous êtes souvent portés à pardonner aux autres, mais vous vous culpabilisez très rapidement de choses qui vous font perdre vos énergies et réagir de manière tout à fait disproportionnée et sur de longues périodes de temps à des peccadilles totalement insignifiantes. C’est que votre mental et votre ego ont des critères totalement idiots, sans aucun fondement justifiable quand on regarde avec un certain recul. Mais vous continuez à croire qu’il vaut mieux être malheureux et conforme à ces critères que de vivre libre en paix avec la vie et joyeux de vous être enfin retrouvé.

17 juin 2003

Il n’est pas encore temps de changer tout de votre vie. Vous croyez qu’en prenant les devants, en préparant les choses, vous serez plus en mesure de contrôler votre environnement et dominer ainsi l’incertitude qui est une condition sine qua none de la vie. Ce que vous ne savez pas ou ne voulez pas savoir, c’est que vous n’avez aucun contrôle sur votre vie, ni sur la vie en générale sauf les illusions que vous vous faites. Quand je dis que vous ne devez pas changer votre vie, je veux dire que vous devez accepter votre vie comme elle est. Tout dans votre vie représente ce que sont vos conditions de vie votre corps, vos proches, votre travail quels qu’il soit, les conditions de vie matérielles. Tout cela n’est pas vous, mais vos conditions de vie. Vous avez beau tenter de vous identifier à cela, rien n’y fait, ce n’est pas vous. Tout cela est un enchevêtrement de systèmes approximatif, en déséquilibre permanent. C’est tout tissé avec du fil blanc, le moindre coup de vent et tout fout le camp. Le chaos fait intégralement partie de votre vie. Mais vous vous entêtez à rebâtir sans cesse le même jeu, vous insistez pour que les choses soient comme votre petit ego veut les voir être.

Alors, vous souffrez sans cesse car tout fonctionne sans vous. Votre ego a beau vouloir tout contrôler, dès qu’il insiste, tout craque de partout et même une victoire apparente attire avec elle les pertes qui s’y rattachent car ici tout est toujours en duo. Victoire déchéance, santé, maladie, succès et déchéance. La vie est ainsi faite, plus vous tentez de la contrôler, plus vous vous mettez vous-même dans le pétrin.

Alors comment faire pour y être bien? Vous projeter dans le futur par le mental pour y créer un rêve dans lequel vous passez plus de temps que dans votre réalité de l’instant. C’est une solution que plusieurs  utilisent pour fuir la réalité qui leur fait peur, qui les angoisse. Mais ce faisant, vous évitez aussi de vivre ce qui est et cela fait en sorte que ce que la vie vous apporte réellement devient mal venu, mal odorant même. Vous ne faites qu’attendre pour vivre que les conditions de votre rêve éveillé se matérialisent. Pourtant, je peux vous confirmer que même si les conditions de vos rêves en venaient à se matérialiser, vous seriez toujours en fuite devant l’instant, car aucun rêve ne peut se matérialiser complètement et satisfaire le mental et l’ego. Il y aura toujours d’autres conditions à ajouter, ce ne sera jamais cela enfin.

Pourquoi ne pas tout simplement accepter ce qui est ici et maintenant ? Ce n’est pas assez beau, pas assez « hot » pas assez « in ». Tant pis pour vous car ceci est votre vie et tant que vous croirez que les conditions doivent être autres, vous ne vivrez jamais. Vous ne ferez qu’exister.

Tout ce qui est, est parfait, même si vous n’êtes pas encore capable de le réaliser. Ce n’est pas la vie qui est en faute, mais simplement votre manque de conscience.

Il faut en venir à accepter la vie complètement avec ses apparentes imperfections pour enfin être libéré de l’image que vous vous en faites avec votre mental. Le mental ne sait pas voir, il est comme un robot qui tente de décrire ce que devrait être un coucher de soleil alors qu’il y en a un magnifique devant lui, mais il n’a pas le sens pour le voir. Vous l’avez, vous n’êtes pas seulement votre mental et votre ego. Ils sont des excroissances de votre être profond destinées à jouer un petit rôle dans votre jeu. Vous en avez fait hélas qui vous êtes ou du moins qui vous croyez être et vous vous limitez à cette vision étriquée de la lumière, de l’énergie pure.

Vous voulez que votre vie devienne excitante, vivez la! Elle est là, cachée derrière tous les symboles et les costumes de bal affreux et idiots dont vous tentez de l’affubler. Elle est là toute pleine de vie attendant patiemment que vous la découvriez pour se manifester dans sa plus grande expression. Elle attend que vous l’acceptiez telle qu’elle est, toute nue, pour vous dévoiler toute la puissance dont elle est capable dans la simplicité et la douceur, dans la paix et la joie. Cessez de la maquiller par des rêves absurdes, vivez la sans attendre et sans condition. Soyez qui vous êtes vraiment et tout changera dans votre vie, vous serez enfin libre de vivre au lieu de devoir rêver ce que serait la vie si vous l’aviez. Vous l’avez, acceptez le.   Bonne journée.  Merci.

18 juin 2003

C’est peut-être cela être dans le détachement. Tu as l’impression que les jours passent, que le temps a de moins en moins d’importance, que tu arrives parfois à faire abstraction de la température, qu’il pourrait neiger demain et faire soleil et très chaud après-demain et que tu serais capable de t’adapter sans rechigner.

Le détachement c’est un peu cela oui, c’est un peu de tout. C’est de pouvoir vivre dans l’instant sans être trop touché par ce qui arrive à l’extérieur. Oui, il faut s’adapter aux circonstances, mais il n’est pas nécessaire d’être bousculé par tout ce qui arrive. Il faut déjà vivre tous les changements et les imprévus, si en plus la moindre chose vous bouleverse et vous jette à terre, vous vivez dans un enfer sans fin.

Vous qui aimez tant retourner dans le passé, hanter ces événements qui sont advenus, combien d’événements ont réellement changé de façon importante votre vie? Très peu si vous êtes sincère et conscient des faits et non de l’interprétation désordonnée de votre mental. Très peu, car de toutes façons, vous êtes fait pour le changement et rien de ce qui est ici-bas n’est là pour vous anéantir. Votre interprétation des faits est généralement gonflée par l’ego et le mental qui en font des montagnes, mais dans la réalité d’un monde de changements, où sont les véritables drames si vous regardez tout cela avec un détachement sincère et la conscience ouverte?

Et même ces quelques événements, ont-ils réellement changé votre vie au point de la rendre invivable ou est-ce votre conscience limitée par le mental qui en a fait ce drame au lieu de vous permettre de vivre cela comme une simple étape de votre vie? Quand vous roulez en voiture ou que vous marchez sur un sentier, il y a des courbes, des montés, des descentes. Il est rare qu’une route soit tout à fait droite, sans montée ni descente. Pourquoi? Tout simplement parce que c’est ainsi ici, la vie n’est pas un long ruban triste et ennuyant, c’est varié et changeant et c’est heureux ainsi sinon quel ennui. Mais votre mental a pris parti en cela comme en autre chose. Pour lui, la répétition est devenu un moyen de contrôler les choses et il tente toujours d’assurer une continuité. Dès qu’il y a changement, il refuse, se bute ou vous fait croire que c’est nécessairement mauvais puisque c’est du changement et alors comme des ânes, vous suivez cette interprétation et vous héritez de sa vision limitée des choses, de ses peurs et alors tout devient drame.

Mêmes les événements les plus significatifs et les plus grands changements, comme la perte d’un parent en bas âge, ou une maladie grave n’ont pas été aussi pire que vous le croyez. Ces événements vous ont permis de développer autres choses. Tout cela était une opportunité de vivre dans un plus grand état de conscience. Mais le mental a récupéré cela et en a fait un gros problème qui a affecté toute votre vie négativement tout simplement parce que vous avez perdu la perspective de la vie.

C’est pour cela qu’il faut vous efforcer de ne plus tomber dans le piège de la vision limitée des faits par le mental. Dès que vous le voyez vous mettre en panique, révisez votre vision, devenez attentif, présent au moment présent et tout prendra une toute autre couleur. Ce n’est pas gagné d’avance, il faut faire quelque chose, c’est d’être présent à ce qui est, accepter cela comme une évidence. Les faits qui arrivent dans votre vie sont là, mais de pouvoir les voir avec détachement vous amène dans l’instant et dédramatise les choses.

À part les événements qui menacent votre vie, les autres sont des opportunités de voir le changement comme un allié, la vie comme une alliée. Les événements plus graves, ceux qui mettent en péril votre vie, sont plus difficiles à voir avec perspective car votre mental et votre ego sont plus réellement touchés, car eux risquent de disparaître réellement si vous mourrez. Pour votre être profond toutefois, la mort n’est rien d’autre qu’un changement de décor, un retour aux sources. C’est pour cela que les personnes qui arrivent à cette étape avec une conscience ouverte n’ont aucune peur, juste une certaine excitation. Elles n’ont pas peur de ce qui va advenir, car elles savent que leur intégrité n’est pas menacée, que la mort n’est une simple étape de la vie, un changement de vêtement de vie.

Alors, quand vous regardez ce qui vient à vous, peu importe ce que c’est, avec le recul de la conscience et un regard moins partial, moins dramatique, moins romantique sur votre passé, soyez simplement plus ouvert. La vie n’est pas une menace, mais une suite d’opportunités pour vous permettre de récupérer votre conscience profonde de qui vous êtes. Et alors, vous ne serez plus aussi inquiet, plus aussi menacé, si vous êtes conscient que la vie est une alliée capable de vous aider à vivre votre vie dans tous ses aspects, au lieu de vous limiter à la vision restreinte d’un mental toujours en peur et toujours menacé par ses propres peurs qui créent un état constant d’angoisse et de morbidité. Votre état véritable n’est pas cela, vous êtes fait de pure énergie et non pas de peur.

Ne soyez pas dupe de votre mental, regardez le agir, regardez le tenter de manipuler et d’exagérer les simples faits, d’en faire des menaces à peine cachées et des monstres pour effrayer les petits enfants. Vous n’êtes pas de petits enfants sans défenses, vous êtes des êtres pleinement capables de faire face aux événements même importants que vous avez choisis dans votre jeu de vie bien avant de venir ici.

Alors au diable les drames! Vivez votre vie sans en avoir peur même  si votre conseillé mental met tout en œuvre pour créer des drames, pour que vous vous apitoyez sur lui, en vous faisant croire que c’est de vous qu’il s’agit. Remettez le à sa place, pas besoin de vous battre avec, non. Prenez simplement le temps de le regarder faire et vous lui enlèverez tout pouvoir sur vous. Il sera pris en flagrant délit de fausseté et plus vous serez conscient de cela, plus votre vie perdra de sa trame de noirceur et de drame.

Vous pourrez alors la regarder comme elle est, belle tout en étant changeante et vous serez à même d’apprécier tout, sans être bousculé sans raison et cette capacité générera en vous une douce paix qui à son tour créera une joie profonde de vivre, d’exister en toute conscience.  C’est la grâce que je vous souhaite en sachant que vous avez tous et toutes les moyens d’y parvenir, car cela c’est vous.  Merci.

19 juin 2003

C’est bien de vouloir atteindre à une liberté au-delà de ce qui est généralement considéré comme la liberté. La liberté est de pouvoir vivre sans toutes les peurs et les contraintes que le mental met sur la voie. Pour cela, il faut laisser ces normes bien définies et vivre au-delà sans attendre de quoi que ce soit. C’est dans un état de détachement que l’on retrouve cet état de paix et de joie que les maîtres spirituels ont atteint. Il ne faut toutefois pas chercher cet état comme tel. Elle est déjà là, il faut juste faire taire l’ego et le mental pour avoir accès au calme et au silence qui est votre véritable demeure et dans cette demeure, vous trouverez cet instant précis, celui-ci sans tous les autres qui ont été et seront et c’est seulement là que vous vous sentirez hors de la peur et du contrôle du mental.

L’atteindre ne demande que d’être conscient, d’être dans cet instant, de regarder le mental agir, d’écouter tout le bruit qu’il fait sans cesse. Il vous drogue de ce bruit de fond et cela devient comme un besoin. Pourtant s’il y a une chose dont vous n’avez pas besoin et qui est en fait nuisible à votre état de paix c’est justement ce bruit parasitaire de fond qui gomme toutes les perceptions.

Oui, tu dis encore "mais il répète et répète sans cesse, je sais tout cela". Mais alors si tu sais cela, pourquoi ne réussis-tu pas à atteindre cet état que tu recherches, car tu es aussi conscient que c’est cela que tu recherches. Je répète et je répète depuis des millénaires la même chose sous des mots différents, par la nature qui vous entoure, par les expériences que vous vivez et pourtant votre monde d’inconscience est encore là bien vivant de sa mort à la vie. Car c’est cela que vous dites par vos attitudes dominées par le mental, « mort à la vie ». Et tu te demandes pourquoi je répète ? Pour simplement vous donner une chance de réagir, car des milliers d’individus commencent à ouvrir l’œil comme toi. Ils tentent de passer à autres choses car ils en ont assez de ce jeu idiot du pouvoir et de la petitesse qui détruit tout. Ils ne veulent pas que la vie meure. En fait, la vie ne pourra jamais mourir, mais votre monde oui et il est bien parti dans cette voie. Alors moi, comme un vieux con, je répète et personne n’écoute. Je vous dis qui vous êtes, je vous donne des moyens de vous retrouver et vous dites «  oui c’est bien cela, je reconnais cela en moi » et vous continuez à agir comme si vous aviez déjà compris et tout assimilé. Votre mental et votre ego se flattent même que vous soyez des individus spirituellement évolués. Qu’est-ce qu’ils en savent? Cela n’existe pas pour eux. Le mental et l’ego ne pourront jamais être spirituels pas plus que l’eau ne peut être terre. L’eau est l’eau et la terre est la terre. Si vous ne me croyez pas, essayez de boire de la terre pour vous hydrater. C’est ce que vous faites en faisant semblant avec votre mental d’être spirituel. Vous continuez à attendre qu’il arrive ceci ou cela. Vous voulez du pouvoir, des honneurs, des titres, de l’argent, des grosses maisons et toujours vous êtes vide de tout. Vous voulez même tout garder ce qui est, pour vous. Bientôt vous vous battrez pour respirer de l’air pur et chacun voudra respirer tout l’air qu’il restera pour lui seulement. Mais l’air ne nourrit pas. C’est bien de respirer, mais vous aurez aussi besoin de vous nourrir et alors, même en respirant tout l’air possible vous serez affamé.

Ce que je veux dire c’est simplement que tant que vous ne voulez pas changer vos valeurs, vous êtes condamnés à tourner en rond autour de vos feux de broussailles qui demandent de plus en plus de matériaux, de carburant alors qu’il en reste de moins en moins. La véritable chaleur ne provient pas des feux de broussailles, mais de votre source profonde et cette source c’est la vie, c’est l’être et cela peut vivre sans fin sans rien détruire, sans rien désirer, car cela est sans besoin aucun et cela aime tout sans vouloir quoi que ce soit. Pas de destruction nécessaire, vous détruisez votre monde en croyant vous l’approprier. Vous voulez le pouvoir alors que vous avez le seul qui soit en vous. Le reste est pure illusion. Vous désirez tout avoir alors que vous êtes tout ce qui est. Réalisez dans vos gestes quotidiens, dans les réactions de votre mental que vous êtes manipulé par l’idiot de service au lieu d’applaudir quand il fait des gaffes, car il ne peut bien gérer une vie, c’est un simple accessoire comme un rouleau de papier de toilette et très souvent il ne vaut pas cela non plus. Je t’entends dire « mais il juge ». Non, je ne juge pas je constate et je constate que vous vous leurrez. Quand je dis qu’il y a une piscine dans la cour je constate cela, je ne dis pas que c’est la mer même si tu voudrais que je dise cela. Tu peux prendre la piscine pour la mer si tu veux, mais je suis là pour vous montrer la voie et non pas continuer à encourager la vision déformée du mental que vous prenez pour la vôtre. Vous avez tellement accepté cette vision déformée que même dans vos recherches de la vérité vous prenez comme prémisses de l’absurdité que vous tentez de prouver et bien sûr vous y arrivez puisque c’est le mental qui est juge et partie et vous vous croyez alors supérieur aux autres.

Il n’en est rien, vos preuves sont des faussetés. Vos trouvailles ne sont que des trous dans la tête qui vous empêchent de voir au-delà. Plus vous voulez contrôler votre monde, plus vous creusez, moins il en reste quelque chose. Voyez votre monde, il est en décrépitude alors que c’était un monde parfaitement adapté à la vie ici dans une conscience de la vie. Et vous voudriez que je ne dise pas ce que je vois, que je vous laisse dans votre ignorance ? Non, je parle, je dis et je redirai sans cesse même s’il n’y en a qu’un seul qui écoute, il faut bien  quelqu’un pour vous réveiller même si vous insistez pour dormir sur vos deux oreilles.  Voilà, vous n’êtes pas obligé de m’écouter, vous avez déjà une grande expérience en cela, mais si vous ressentez qu’il y a peut-être autre chose, alors écoutez ce que je dis et surtout faites cela en mémoire de moi car vous ne pouvez m’avoir oublié, je suis qui vous êtes et vous êtes moi et tout ce qui est.

23 juin 2003

Lorsque vous vivez des difficultés avec quelqu’un, qu’il s’agisse de votre mère, de votre père, d’un enfant ou d’un collègue de travail, le mental est tenace.Vous continuez à entretenir les mêmes vieilles pensées destructrices et avilissantes au lieu d’être dans l’instant. Pourtant, dans votre for intérieur, vous voudriez retrouver cette capacité à être bien avec cette personne en faisant fi de ses petites manies qui n’ont rien de bien méchant en soi. Mais votre mental a mis un blocage et tout ce qui vient d’elle est scruté et analysé pour y détecter la moindre source d’insatisfaction.

Vous voyez à quel point vous pouvez être esclave des visions limitées de votre mental alors que vous n’êtes pas ces visions limitées. Comment alors faire le lien entre cette personne et vous sans passer par ces limitations? Tout simplement en prenant conscience du travail sournois du mental qui ne veut pas que vous repreniez contact. Pourquoi ? Tout simplement parce que si vous retrouvez un certain plaisir à être avec cette personne, il est dévalorisé. Tout ce travail qu’il a mis pour mettre l’ego sur un pied de guerre pour affirmer qui vous êtes sensé être aux dépens de cette personne devient un refus de qui il veut que vous soyez. Cette personne ne peut pas redevenir un être fréquentable si vous voulez être qui le mental veut que vous soyez. Vous lui refusez son jeu de pouvoir et cela amène la disgrâce dans ses rangs.

En fait, tous les gens agissent selon ces critères stupides. C’est cela qui mène à la guerre. Vous vous bâtissez aux dépens des autres au lieu de travailler sur vous à partir de la matière subtile qui vous compose. Vous n’êtes donc pas des êtres bâtis solidement, mais un ramassis de refus des autres, une déconstruction des autres pour vous faire avec les restes. C’est bien peu valable et surtout bien inconfortable et cela vous amène à réagir à des choses qui n’ont aucune importance pour maintenir votre supposé être debout malgré les évidentes stupidités et limitations que cela demande. Cela construit encore plus de barrières sans raison, plus de problèmes insolubles tant que vous continuez à vous identifier à cet ego bouffi de sa suffisance hideuse et sans valeur. Vous êtes des ânes, voilà tout!

Alors, si vous ne voulez plus être des ânes, il faut cesser d’agir comme des ânes et pour ce faire, vous devez prendre conscience de vos agissements, ou plutôt des agissements que vous prenez pour les vôtres parce que votre mental en a décidé ainsi.

Vous devez faire l’effort, même si votre mental vous mettra des bâtons dans les roues et vous criera par la tête sans cesse, de vous regarder de l’intérieur, de prendre conscience que vous n’êtes pas ces pensées de limitations sur tout.

Vous avez en vous des ressources infinies, vous pouvez bâtir un monde juste avec ces puissantes énergies dont vous disposez. Au lieu de cela, vous vous embêtez sans cesse à supporter la domination de cet ego stupide et limité. C’est un paradoxe d’être si puissant et de se faire guider par un outil de jardin, pas surprenant que vous vous comportiez comme des légumes.

Mais si vous voulez vous en sortir, vous en avez les moyens et des moyens si puissants que vous ne pouvez même pas anticiper cela tant que vous vous limitez à n’être que ce stupide mental. Ce n’est pas le dénigrer de le décrire comme il est, c’est son rôle d’être ce qu’il est. Vous ne dénigrez pas le marteau en le traitant de marteau. Et bien le mental est un outil qui est entre autres choses fait pour être stupide et mesquin. Il joue son rôle très bien. C’est à vous de lui faire prendre sa place dans la boîte à outil au lieu de vous y enfermer avec lui en vous y identifiant.

Je sais que ce n’est pas facile, que vous avez pris le moule, que vous avez ce réflexe de vous limiter car c’est devenu un réflexe en vérité. Mais comme tous réflexes, on peut en changer, même si cela apparaît bien difficile surtout quand d’une part on tente par tous les moyens de vous remettre dans ces réflexes sans cesse.

Mais vous avez en vous tous les moyens. Il faut toutefois choisir qui vous êtes et cela comporte ce choix de ne plus être qui vous n’êtes pas réellement. Non pas de tenter de détruire cela, mais juste d’en prendre conscience. La prise de conscience est un départ vers cette voie. Vous avez le réflexe de vous limiter à juste prendre conscience et retourner dans vos anciens comportements. C’est que vous devez sans cesse, le plus souvent possible,  garder cette nouvelle conscience ouverte. C’est difficile ? Et alors.  Continuez c’est tout et cela deviendra facile. Apprendre à conduire aussi est difficile, mais vous le vouliez et vous avez réussi. En fait votre mental voulait cela, mais il ne tient pas du tout à ce que vous appreniez à vous passer de lui. C’est la seule différence, pour le reste la technique n’est pas plus difficile puisque c’est de vous qu’il s’agit. C’est comme si je vous suggérais d’apprendre à marcher, ce n’est pas plus difficile que la première fois. C’est comme si le mental était la gravité et le déséquilibre et que vous étiez l’enfant qui veut marcher, vous en êtes capable je le sais. Allez, alors, lève-toi et marche.

30 juin 2003

Ne serait-ce pas exactement ce que tu voudrais, rester assis dans l’immobilité la plus totale, simplement assis à contempler la vie sans bouger ? Ce serait bien sûr exigeant la plupart du temps, car rester ainsi demande une grande maîtrise de son mental surtout pour quelqu’un qui a bougé toute sa vie et qui est habitué de faire des choses ne serait-ce que pour faire. Dans ces moments où tu n’es pas obligé de faire des choses, tu prends bien vite conscience que de ne rien faire est exigeant même si tu as ton entière liberté d’agir ainsi, c'est-à-dire que personne n’attend quoi que ce soit de toi.

C’est que votre vie est axée sur le faire. Le contrôle du mental étant ce qu’il est, il ne peut tolérer que vous vous arrêtiez sauf pour dormir et même cela entre sous son contrôle par les rêves qu’il vous projette.

Ne vous faites pas d’illusion, tout passe par lui et plus vous êtes inconscient plus vous dérivez dans ses folles idées de la vie. Pourquoi croyez-vous que les rêves sont si désolants et si souvent complètement fous? C’est du mental à l’état pur, sans même le filtre d’un minimum de conscience.

Plusieurs tentent d’interpréter les rêves, mais c’est tout à fait inutile. Comment ajouter foi à des âneries du mental et analyser le tout avec ce même mental sans tomber dans les plus ridicules interprétations. Entre cela et une bande dessinée, choisissez la bande dessinée, c’est plus juste et plus sérieux. Vous ne vous méfiez pas assez de cet outil, mais vous devriez. Ce n’est pas pour mal faire, mais il est ainsi conçu. Il est un outil limité volontairement pour effectuer certaines tâches et vous obliger à vous prendre en main côté conscience. C’est là sa tâche et il s’y occupe sans arrêt. Par contre, votre but en venant ici est de vous retrouver dans ces méandres artificiels pour reprendre contact avec votre conscience à vous et non pas celle artificielle de votre mental.

En prenant toutes les activités que votre mental vous suggère, vous devenez rapidement esclave de ce mouvement incessant et de cette activité mentale insignifiante mais sans cesse présente. Vous êtes l’acteur qui détruit son rôle en ne faisant que s’occuper de ce qui ne le regarde pas. Que diriez-vous d’un comédien qui, sur scène, ne ferait que faire le ménage au lieu d’assumer son rôle de comédien consciemment. Il serait hors contexte, n’est-ce pas ?  Bien,  alors sachez que c’est ce que vous faites sans cesse en vous impliquant dans ce que le mental tente de vous faire prendre comme des choses importantes en vous obligeant ainsi à vous distancer de votre rôle réel dans cette vie qui est de prendre conscience tout simplement.

Dans ces moments où tu es ainsi, assis sans rien faire, vite le mental tente de t’occuper pour ne pas que tu restes ainsi dangereusement soumis à cette possibilité du moment présent. Il ne veut pas que tu sois soumis à la tentation de prendre soudain conscience, alors il met tout en jeu. Oh ! Discrètement pour ne pas t’effaroucher car il est aussi conscient que comme être de conscience, tu tentes de te manifester dans ces moments et il ne s’agit pas de se montrer trop directement assailli car cela pourrait te faire prendre conscience encore plus et ce dérapage il n’en veut pas non plus. C’est trop menaçant quand tu cherches une autre voie, il ne faut pas semer le doute encore plus. Alors, il te laisse sous l’impression que tu es arrêté sans rien faire. Quelques minutes, cela dure et tu es content de toi. Ton ego vient de prendre ta place, tu es satisfait de toi. DANGER DANGER. Quand tu es content de toi, c’est ton ego qui est arrivé par la porte arrière. L’être profond ne recherche rien du tout, il n’a aucun besoin donc aucune raison d’être satisfait d’avoir atteint ceci ou cela. Cela n’a aucune importance, seule la paix intérieure est la manifestation de cet état de conscience. Aucune manipulation du mental ne peut atteindre à cette paix et à la joie qui vient en surface à partir de cet état de conscience. De faux semblants peuvent se manifester, mais ils n’ont rien en commun avec l’état de paix dont je parle. Cet état de paix peut rester là même dans les moments de grands chambardements, c’est là surtout qu’on le reconnaît. Peu importe que ce soit agréable ou désagréable pour l’ego et le mental. Dans cet état, la paix est une base qui ne bouge pas contrairement aux satisfactions superficielles qui ne font que passer dans votre vie et s’effacer à mesure comme les traces de pas sur le sable au bord de la mer. Vous vous attardez à ces traces sur le bord de la mer comme si la vie en dépendait. Vous êtes tout triste de voir ces traces disparaître, mais rien ici ne se perd réellement sauf les apparences. Vous avez cette fâcheuse habitude de vous attacher à tout. Vous donnez des valeurs à ce qui n’en a pas. Puis vous êtes malheureux quand la vie agit comme la vie en bousculant tout, en vous enlevant ce qui ne vous appartient pas mais que vous croyiez votre.   Quand vous regardez la mer, donnez-vous une identification à chacune des vagues qui se brisent sur la côte ? Non, bien sûr, cela va trop vite, mais vous faites cela avec ce qui passe un peu plus lentement et vous êtes tout triste de voir passer puis disparaître des choses et des êtres dans vos vies. Vous agissez sans la conscience que tout est continu, que rien ici pas n’est permanent. Et vous vous rendez malheureux de voir passer la vie, vous voulez vous attacher à tout, alors que vous devez vous attacher à la voie. Le but n’est pas de s’accrocher à chaque pas à tout ce qui apparaît sur la voie, mais de contempler cette continuité sans en avoir besoin. Quand vous passez dans un magnifique paysage vous ne pouvez croire que cela est permanent, que vous pouvez vivre sans fin dans ce paysage. C’est une drôle d’idée de vouloir arrêter à chaque pas pour vous accaparer de tout ce que vous voyez comme objet, gens et temps. Votre être profond est déjà tout cela, la vie est ce mouvement qui continu sans fin et vous êtes aussi cela. Alors, à quoi bon vous embarrasser de ces accessoires, accumuler des choses et des gens qui ne sont que des poids que vous devez ensuite traîner alors que la vie, à chaque pas, vous met dans les mains ce dont vous avez besoin. Il ne peut en être autrement et seul ce besoin d’accumuler des choses peut vous empêcher de saisir à pleine main tout ce qui vient à vous. On ne peut rien prendre quand on a déjà les mains pleines et, non seulement on ne peut rien prendre, mais on manque toutes les occasion car ces objets sont des attachements qui vous empêchent d’avancer vers autre chose, ce qui vous apparaît comme une source de vie, devient vite un esclavage. Non, cela ne veut pas dire de refuser tout attachement, mais cela signifie de ne pas non plus refuser d’avancer vers la conscience pour remplacer cette voie par une plus matérialiste. L’attachement n’est pas mauvais en soi. On peut préférer vivre avec une personne plutôt qu’une autre, mais il ne faut pas que votre paix intérieure soit oubliée au profit de cet attachement à une personne. Plusieurs personnes peuvent être très significatives dans votre vie, mais cela ne doit pas vous empêcher d’avancer vers vous.

Vous saisissez la différence ? Le mental et l’ego non, ils ne peuvent pas, ils sont dans le mode possession, ils veulent tout avoir et ne rien laisser tomber, même si c’est un pur embarras. Voilà ce qu’il faut saisir, être conscient ne se fait pas seulement dans la tranquillité d’un moment de détente. Cela doit être toujours votre état. Oui, tu peux choisir d’être tout simplement là assis sans rien faire, mais tu peux aussi être dans le faire consciemment et cela est tout aussi valable pour ton état. Comme je le dis, il n’a pas de besoin particulier ton état de conscience, il peut s’accommoder de tout puisqu’il est tout. Bonne voie.  Merci.

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2 juillet 2003

Des vacances, encore des vacances. Peu importe le temps que cela représente, dès que vous ne travaillez pas, c’est des vacances. Une journée, un mois peu importe, vous voilà dans une période de repos. Du moins est-ce ainsi que vous voyez cela pour la plupart. Comme si vous deviez changer votre quotidien pour pouvoir respirer. Dans les faits, vous pouvez toujours respirer. Vous avez toujours cette opportunité de prendre l’instant présent pour vivre. Vous n’en abusez pas je vous le confirme, c’est même si rare que vous le faites que tout le processus est rouillé de bord en bord et qu’il vous faut donc faire beaucoup d’efforts pour un processus qui est pourtant tout à fait naturel.

Il n’y a pas besoin d’intervention chirurgicale ni de réparation de carrosserie pour contrer cette rouille, juste de vous remettre à être dans l’instant. Non votre mental ne fait et ne fera rien pour vous faciliter la chose, mais cela n’a pas d’importance. De toute façon, il ne peut pas participer à cela sauf comme fauteur de trouble, pour le reste il ne sait pas de quoi il est question et ne le saura jamais.

Vous avez tout plein d’illusions que votre mental met sur votre voie pour vous faire glisser dans des ornières qui sont toutes aussi insignifiantes les unes que les autres, mais tout cela vous demande du temps, des efforts juste pour vous en sortir et pendant ce temps là, vous n’êtes pas dans votre voie, dans votre être profond. Vous êtes dans le mental, accaparé à vous démener dans des insignifiances de toutes sortes. Un bel exemple : ces manifestations pour fêter vos allégeances politiques, la fête des Québécois ou des Canadiens. Mais que voulez-vous faire de cela? Pourquoi croyez vous qu’il y a tant de tensions dans ce jeu de pouvoir ? Tout simplement parce que tout cela n’est que mental. Chacun croyant que sa vérité est meilleure que celle des autres et on se branle le drapeau, on s’aligne derrière le fleur de lys ou le feuille d’érable et on gueule. On est fier de son allégeance alors que tout cela n’est que pauvre insipidité sans aucune valeur. Un gouvernement d’une couleur ou d’une autre ne sera jamais qu’un gouvernement gonflé d’individus qui tentent de garder le pouvoir au dépend de tous et qui gouvernent avec leur petit cerveau de pacotille sans rien de la sagesse que cela demande.

Ceux qui pourraient accéder à cette direction d’un groupe d’individus quel qu’il soit, avec assez de sagesse pour arriver à les amener plus loin que simplement tenter de les dominer, sont complètement sans intérêt pour ce pouvoir. Pourquoi? Tout simplement parce que quand on atteint à une certaine sagesse, à une conscience, ces jeux de pouvoir apparaissent tels qu’ils sont, sans intérêt et surtout dangereux. Pourquoi dangereux ? Parce que ce type de pouvoir est très prenant et vous distance de vous au point où vous ne pouvez plus vous identifier à autre chose qu’à votre rôle. Votre ego vous fait voir cela comme un but noble dans la vie alors que ce n’est qu’une fabulation de votre système, il n’y a aucune noblesse dans ce jeu. Ce n’est qu’un jeu d’enfant, pas plus utile que de jouer à la cachette quand on a 5 ans. Vous êtes ici pour apprendre à vous retrouver, pour découvrir à nouveau votre véritable être et vous passez toute votre vie à jouer à des jeux d’enfants, seuls les accessoires changent. Mais le jeu est toujours aussi insignifiant et plus le temps passe et plus vous vous prenez au sérieux. Alors, vous pouvez continuer à branler vos drapeaux, à vous chicaner comme des enfants, vous en êtes.

Mais si la vie vous intéresse, la vraie, vous devrez un jour ou l’autre prendre conscience que ce n’est pas cela la vie, cela c’est la voie de garage avec tous ses outils qui traînent partout, ces accessoires qui ne servent qu’à vous leurrer. Ces jeux stupides de pouvoir, de reconnaissance sont des leurres, des illusions pour lesquels vous vous battez entre vous. Ce matin j’utilise cet exemple des jeux politiques, mais c’est pareil dan toute votre vie. Que ce soit dans vos études, dans votre travail, dans vos amours ou vos objets, vous vous identifiez à des accessoires, à des titres croyant ainsi définir qui vous êtes. Mais heureusement, vous n’êtes pas cela, sinon vous seriez bien limité et je ne vous ai pas créé avec des limites mais avec une dimension hors de ce que vous tentez de créer. Vous avez beau tenter de vous limiter à ces choses, votre être profond pousse toujours pour vous amener plus loin, hors de ces limites apparentes et il le fera sans cesse jusqu’à ce qu’enfin vous soyez assez conscient pour cesser de jouer la tête dans la merde et que vous sortiez respirer un peu. 

Ces mots vous choquent, tant mieux. Car quand on est rouillé comme vous l’êtes, parfois il faut des chocs pour remettre le processus en mouvement. Vous avez déjà vu des mécaniciens frapper très fort sur une pièce pour la dérouiller, c’est pareil avec vous. Mais vous n’êtes pas obligé que cela se fasse de la façon la plus dure, vous pouvez choisir vous-même consciemment de redevenir qui vous êtes vraiment.

Bonne journée.   Merci.

4 juillet 2003

Encore une fois, je te le dis, tu n’as pas à t’inquiéter de ton futur si tu vis pleinement l’instant présent et que tu acceptes ce qui est sans jugement. Le fait que le temps passe et que tout ne se passe pas comme tu le voudrais ou que tu le souhaiterais ne change rien à l’instant présent et tu le sais. Continue à prendre conscience, ne te limite pas aux apparences de ce qui pourrait arriver si ceci et cela. Rien n’est fixé ici-bas, tout est en mouvement permanent même si vous croyez que tout est déjà prévu. Oui, tout est prévu dans le sens que toutes les possibilités existent, mais dépendamment de comment vous vivez votre vie, les événements et vos conditions de vie peuvent grandement changer.

Par exemple, si une personne est persuadée que sa vie est une vie de misère, qu’elle vit dans son corps de souffrance sans cesse, oui sa vie sera une vie de misère tant qu’elle maintiendra ce point de vue étriqué sur sa vie et qu’elle sera persuadée que c’est cela sa vie.

Elle pourrait avoir débuté avec les mêmes conditions et avoir une plus grande conscience de la beauté de la vie et de son abondance et vivre une vie totalement différente extérieurement. Profiter de la vie au lieu de la subir, voilà à quel point votre prise de conscience peut influencer tout ce qui vous arrive. Je ne dis pas que les événements de votre vie seront tous changés, mais ce qui arrive est totalement différent selon que vous preniez cela pour un malheur ou comme une opportunité. La vision de malheur engendre un refus de reconnaître les opportunités camouflées sous l’emballage et met la personne sous tension, incapable de voir plus loin que les apparences. Cette limitation fait en sorte que vous ne récoltez que ce qui est déplaisant de l’événement alors que si vous prenez ce qui vient avec une acceptation et une grande ouverture sur tout ce qui peut advenir, c’est le côté lumière qui fera sa voie vers vous. La lumière attire la lumière et l’ombre reste dans l’ombre. La lumière doit venir de vous, de votre projection de qui vous êtes sur votre vie, car même s’il vous arrive de belles choses, avec une vue étriquée et une conscience limitée vous ne verrez que le côté noir de cette chance, c’est-à-dire que vous vous direz « c’est trop beau ça ne durera pas » et vous ne pourrez pas en profiter comme vous le pourriez. Ce faisant vous provoquerez encore des malheurs. Vous ne pouvez pas savoir à quel point vous créez votre vie! Vous ne voulez pas le savoir non plus car il n’y a alors plus rien ni personne à blâmer et c’est tellement plus facile de blâmer que de se prendre en main, n’est-ce pas ? 

Alors, vous pouvez toujours prier Dieu pour qu’il vous accorde des faveurs, mais rien ne viendra tant que vous ne vous accorderez pas la faveur de croire en la vie et en vous. Dieu vous a déjà donné toutes ses faveurs, vous avez tous et toutes les moyens en vous de changer cette perception limitée de qui vous êtes et de vivre intensément votre vie.

Alors, vous voulez que ça change? Faites ces pas vers vous Soyez dans l’instant. Prenez conscience de cette présence qui est vous, qui est la vie. Ne luttez pas contre elle, mais acceptez-la sans jugement et soyez en harmonie avec. Tant que vous contestez tout, vous êtes dans la lutte et cela mine vos énergies et vous frustre. Vous êtes comme ce type qui pousse et qui pousse sur une porte pour l’ouvrir sans succès, sans prendre conscience que c’est marqué « tirer » sur la porte. Les indications sont là, tout autour de vous pour vivre en harmonie, mais vous ne vous arrêtez pas à les regarder et à les saisir. Tout est inscrit en vous et autour de vous. Dieu ne peut pas vous donner mieux et il vous a donné en plus votre liberté de choix, alors vous pouvez vous limiter ou vous libérer, c’est vous qui décidez. Souvenez-vous de cela.  Bonne journée.

8 juillet 2003

Peu de choses vous font réagir dans le sens de travailler sur vous au lieu d’acquérir des choses, des notions, ou simplement vivre votre vie de tous les jours. Vous êtes sans cesse dans l’anticipation et vous tentez sans cesse de bâtir votre avenir, ne serait-ce que pour éviter de vivre cet instant, ces moments de votre vie qui passent, pour ne pas avoir à les vivre justement. Pourquoi ? Simplement parce que vous ne savez pas vivre l’instant. Vous croyez que vivre c’est cela, une fuite en avant ou une remise en question de ce qui a été. Toutes ces énergies que vous mettez dans ce panier du temps au lieu de vivre ce qui est, est une pure perte. Cela ne donne strictement rien, bien que votre mental tente de vous faire croire qu’il n’y a que cela, bâtir son futur, bien l’anticiper.

Voyez-vous, même si vous tentez d’anticiper la forme et la couleur d’une fleur qui pousse dans les champs, et que vous vous dites elle sera comme ceci et comme cela, avec telle couleur et que vous faites toutes ces projections la concernant, cela ne changera jamais rien à ce qu’elle sera. Vous vous dites « mais je ne suis pas une fleur des champs, moi je peux influencer mon devenir car je vis ma vie, je suis comme ceci, comme cela, j’ai déjà ceci et cela ». Ce que vous croyez être et avoir ne sont que des mirages de votre mental. Tant que vous n’acceptez pas cela, que vous ne saisissez pas cela avec votre conscience au lieu de regarder cela avec votre mental, vous êtes dans l’illusion. Si ce que le mental dit était vrai, est-ce que vous deviendrez malade ou triste au moment où vous êtes le plus près de réussir ce que vous cherchez? Ou bien, ce que vous recherchez perd-t-il de son intérêt au moment où vous y arrivez? N’avez-vous pas encore réalisé que vos rêves n’arrivent que très partiellement à ce que vous aviez originalement anticipé ? Que les plaisirs que vous en tirez sont très peu proportionnés à ce que vous aviez anticipé ?

Voyez-vous que la vie se fout de vos planifications. Que quand vos projections se matérialisent ce ne sont que l’ombrage de ce qu’elles devraient être en résultat et que l’état que vous anticipiez ne se produit pas ou si peu.  Vous avez beau avoir tout l’argent que vous désiriez, votre état est toujours aussi instable. Vous êtes toujours dans la recherche de plus encore, car ce qui était un rêve devient vite une insatisfaction, un manque, ce n’est jamais assez et ça ne le sera jamais.

Donc vous aurez beau tenter de vous créer un monde à votre mesure, il sera toujours trop petit, car le mental est ainsi fait. Il est trop petit pour prendre la vie comme elle est, dans sa vastitude. Il se contente de la ramener à sa petitesse et même quand les choses arrivent, naturellement, elles sont trop petites, pas assez ceci et cela. L’ego et le mental ne sont que des illusions, des outils de votre vie pour vous aider dans certaines parties. Alors quand vous misez tout sur eux, vous n’y arrivez pas, vous ne pouvez qu’être insatisfait. Même quand tout arrive selon vos prédictions, que les résultats sont ce que vous cherchiez à obtenir. Pourquoi? Tout simplement parce que ces résultats ne sont que des ombrages, des jeux d’illusion et que malgré l’ampleur de votre succès, ce ne sont que des miettes de ce que vous êtes réellement. Alors, vous sentez un grand vide même avec les mains pleines, la bouche pleine, des médailles plein vos poches et des milliers de gens qui vous acclament, vous sentez ce grand vide car ce n’est pas cela la vie. Ça, c’est ce que le mental et l’ego en savent, ce qu’ils croient être la vie. C’est aussi vide qu’un emballage de pop sicle vide. Une fois que vous avez bien sucé votre pop sicle, il n’en reste plus rien. Et c’est ce que vous faites en tentant de bâtir, vous sucez votre pop sicle et après il ne reste que du vide. Oh ! Non c’est vrai il reste le bâton de pop sicle, que vous devez être heureux avec ce beau bâton, n’est-ce pas ? C’est bien concret ce beau bâton, mais il ne vous donne pas grand-chose, n’est-ce pas? Il ne goûte pas grand-chose, il ne sert pas beaucoup à vous rendre la vie agréable comme vous le souhaitiez.

Au lieu de tout vouloir diriger par votre mental, pourquoi ne pas vous en servir pour les fins de votre vie, au lieu de croire que c’est cela la vie. Il n’y a pas de vie que vous puissiez diriger. Oui certains arrivent à être très riche et très puissant, mais regardez-les. Même s’ils sont tout bronzé, qu’ils ont des maisons époustouflantes et des autos de rêve avec chauffeur, ils ne sont toujours qu’insatisfaits, ils ne savent toujours pas vivre et justement profiter de la vie.  Pourquoi ? Parce que ce genre de réussite ne se fait qu’au dépend de votre être profond qui lui se fout des gloires artificielles, de la puissance apparente et des sommes colossales d’argent que vous pouvez accumuler. Tout cela, c’est de la frime. Quand vous vous retrouvez le soir dans votre lit et que vous regardez votre vie, il se peut que vous soyez très fier de vous et de vos biens, mais il reste toujours une insatisfaction qui vous pousse à aller plus loin dans ce sens pour en avoir encore plus, croyant ainsi remplir ce vide. Même avec tous les diplômes, tout l’argent et le pouvoir, vous ne pouvez atteindre à cette sagesse qui est justement de vous en passer, car l’être profond n’a pas de besoin. Il n’a rien à foutre de ces illusions, il tente justement de vous faire saisir que cela n’est rien d’autre que des illusions et vous, vous tentez justement d’en mettre encore plus pour vous illusionner plus et plus. Et vous devenez des esclaves inconscients de votre vie au lieu de tout simplement la vivre. Quand une fleur pousse, elle ne tente pas d’accaparer le territoire des autres fleurs, elle ne s’accapare pas plus de terrain et elle ne fait pas des provisions de terre et d’eau et de soleil, elle vit tout simplement et elle vit avec toute la sagesse de la vie, avec la présence qui est la vie, sans se sentir frustrée parce que la fleur d’à côté a plus d’espace ou de soleil, elle est dans la vie, elle est la vie et toutes les autres fleurs en même temps.

L’être humain aime bien se dire supérieur aux autres états de la nature. Ça le rassure, il en a besoin pour son ego, sinon il n’est rien, n’est-ce pas ? Sans ego vous n’êtes que vous et c’est gênant. Pourquoi ? Parce que vous croyez que vous n’êtes que votre ego alors que justement vous êtes tout le reste. Non,  l’être humain n’est pas plus évolué que les autres états, pas plus que les pierres, les fleurs, les animaux. Désolé de vous le dire, mais vous n’êtes qu’un autre état de la nature et ma foi à vous regarder aller, je dirais sans risque de me tromper que vous êtes le plus mal adapté. Alors, cessez de vous prendre pour le nombril du monde, car même si vous l’étiez, ce n’est qu’une partie de l’ensemble et non une fin en soi. 

Il faut absolument que vous deveniez conscient de votre naïveté face à votre mental et votre ego sinon vous végétez dans vos illusions sans fin et vous êtes de plus en plus insatisfaits.

Mais, je me demande alors, si je suis dans l’instant présent, comment ce fait-il que je m’ennuie ? Parce que votre mental n’aime pas cet état, il tente de vous faire croire que vous vous ennuyez, que vous n’avez rien à foutre là, il vous met des tensions partout dans le corps, vous suggère tout plein de choses et vous êtes là comme des ânes à brouter ces quelques choses sans but. Vous n’avez rien à faire pour être. Pratiquez, pratiquez c’est tout, vous verrez.  Bonne journée.

11 juillet 2003

Ça fait plusieurs jours que tu n’écris pas et ça ne te manque pas du tout. Pourtant, tu as encore besoin de te faire ramener à l’ordre très souvent car tu n’as pas encore bien assimilé les choses de la vie. Ton mental oui, il sait très bien te manipuler, mais toi, tu n’as pas encore un contact étroit avec la grande réalité de la vie, avec toi et tu en as besoin pour aller plus loin au lieu de rester dans cet état d’inconscience.

Tu sais bien que tu n’es pas obligé, mais comme tu veux évoluer vers un meilleur équilibre dans ta vie et que tu recherches un état d’illumination, de conscience, de paix et de joie intérieure, il te faut garder ton contact avec toi. Un moyen pour cela c’est ces écritures que tu fais, ce contact vient aussi par d’autres lectures, et surtout quand tu es conscient par ton état propre, ce qui n’arrive pas encore très souvent, ni longtemps hélas.

Alors, ces derniers jours tu as été dans un état de plus grande conscience à de petits moments, mais c’est encore fragile et ton mental te tombe dessus à bras raccourci dès qu’il te voit prendre du mieux. C’est bien naturel de sa part, mais tu n’es pas obligé de tomber dans son piège et si tu y tombes, tu n’es pas obligé d’y rester. Tu as ce simple moyen de t’en sortir, la présence en conscience.

Alors, pratique. Sois de plus en plus conscient, plus tu es conscient plus il est facile de revenir vers cette conscience à travers toutes les attrapes que le mental glisse dans ta vie.

Il n’est pas difficile de le faire, il faut d’abord prendre conscience de ses manigances et plus tu es attentif, plus cela devient évident dans ton quotidien, plus ses manipulations de la vie et son interprétation des choses deviennent évidentes dans toute leur fausseté et leurs limitations. Alors dans cet état de conscience, tu te libères de ses manipulations sans lutter avec. Dès qu’une chose est mise dans la clarté de la conscience, elle perd tout pouvoir sur toi. Il ne faut pas lutter avec ton mental, juste le regarder agir et dans cet attitude il se gêne lui-même. C’est comme si en plus de se faire découvrir il se découvre lui-même dans ses petitesses. Ça ne veut pas dire qu’il n’essaiera pas encore et encore, mais il perd de son  pouvoir et il le sent.

Pourquoi aller vers toi au lieu de rester dans cet état créé par le mental ? Tu le sais très bien, pour sortir de cet inconfort constant de la peur et de la souffrance. Toute la liberté dont vous disposez est en lien avec votre grande capacité à être. Plus vous acceptez l’esclavage de la peur et du mental avec sa souffrance, moins vous êtes capable de profiter de cette grande liberté. C’est comme si tous vos choix étaient gommés, que vous étiez collé à un mur sans pouvoir réagir et que la vie lançait sur vous tout ce qui peut vous être désagréable et menaçant. Car la vision que ce point de vue vous donne est d’être une victime incapable de réagir, vous avez la sensation de subir et la tentation de vous plaindre.

En prenant conscience, en étant présent, vous faites fondre les attaches qui vous retenaient au mur et vous redevenez capable d’aller votre voie sans plus subir ce désagrément d’être simplement la victime qui subit.  Votre corps de souffrance perd de sa raison d’être et vous prenez une distance avec tout, comme si rien n’était plus important hors de votre conscience. Vous êtes encore plus fonctionnel dans le quotidien aussi, car sans ces attaches qui vous empêchaient de bouger, vous devenez souple et créatif avec une grande facilité de déplacement et des points de vue beaucoup plus vastes et diversifiés.

La conscience ouvre sur tout et non pas seulement sur le spirituel. Votre créativité devient active au lieu de devoir passer par le mental qui limite tout et qui imite au lieu de créer. N’ayez pas peur de perdre quelque chose en étant conscient. De se détacher des choses et des gens n’implique pas de ne plus les avoir, mais simplement de tout voir avec conscience en réalisant que vous n’avez plus peur de perdre, puisque vous êtes  conscient d’être tout ce qui est.

Les accessoires qui sont agréables demeurent agréables, mais ils ne vous obnubilent plus, ils reprennent leur juste valeur, celle d’accessoires au lieu d’être des buts de votre vie. Plus vous sentirez cet état de conscience, cette libération, plus vous serez capable de tout apprécier et cela implique un état de relation beaucoup plus profond et agréable avec tout ce qui est, y compris les gens et les choses de cette vie. Vous percevrez la lumière de la vie, cette énergie pure à travers tout. Là où vous ne  perceviez que l’emballage, vous verrez la beauté de ce qui est vraiment à travers tout.

Vous ne perdrez rien du tout, vous découvrirez en fait qu’avant, vous étiez aveugle, incapable de voir toute la beauté du monde et que maintenant vous pouvez voir tout avec amour et conscience. Tout devient beau, ce que vous aimiez déjà et même ce qui vous répugnait et que vous refusiez de voir et de regarder.

Quelle libération, et cet état vous amène à accepter ce qui est, donc la vie peut aussi vous amener des merveilles que vous refusiez par simple fermeture de votre mental. Vous ne ressentirez plus ce besoin de tout contrôler et de tout savoir par votre mental. Vous saurez ce qu’est la vie et vous prendrez conscience de toutes ses possibilités sans devoir tout apprendre. Toutes les véritables connaissances sont déjà en vous, laissez-vous les découvrir en ouvrant, ne cherchez plus à l’extérieur ce qui est simplement là en dedans. Vous n’avez pas d’autres efforts à faire que d’être et cela n’est pas aussi difficile que votre mental tente de vous le faire croire. C’est votre état naturel. Bonne journée.  Merci

12 juillet 2003

Il faut de la patience et de la persévérance pour aller vers soi. Tu le réalises quand tu te rends compte à quel point il est facile d’échapper à l’attention de la présence. Tout le potentiel de fuite du mental est mise en avant pour détourner votre attention au point où même si ce n’est pas agréable vraiment, il vous fait rêver pour que vous oubliiez tout ce que vous devez faire pour atteindre à la libération de votre être qui gît sous ces tonnes d’âneries.

Mais, quoi faire ? Être tout simplement. Comment ? En étant et non pas en vous enfouissant de vous-même dans cette fange du mental. L’attention est primordiale, mais que c’est facile de se laisser dériver au gré des rêves de bonheur que le mental vous glisse sans cesse sous les pieds.

Si vous n’êtes pas l’esclave du passé consciemment, vous êtes alors esclave du rêve, de fabulations qui ne se réaliseront jamais, du moins jamais comme vous les rêvez.

Mais alors, comment se débarrasser des rêves. Tu ne le peux pas, ils seront toujours là, disponibles et toujours tellement tentant.

Alors, si tu veux passer à autres choses, il faut de la volonté, un choix, le choix de qui tu es, de qui tu choisis être. Pour cela, il faut prendre ce choix au sérieux. Non, la vie n’est pas sérieuse, mais le choix de qui tu es l’est, car c’est tout ce que tu vis qui peut être dans la conscience ou non. Tu sais pertinemment que sans la conscience tu deviens simplement un outil de l’outil. Mais, bien sûr, tu peux aussi choisir de n’être que cela, mais cela ne satisfait jamais. Alors, puisque tu cherches, que tu lis des livres, des textes pour aller au-delà des apparences, tu veux des recettes, des moyens de te rendre jusqu'à toi, donne-toi la peine de les prendre ces moyens et de faire ce qu’il faut pour être. Autrement, ce ne sont que des voeux pieux comme les résolutions de début d’année. Ce n’est pas difficile de prendre la résolution d’arrêter de fumer pour quelqu’un qui ne fume pas, mais pour celui qui fume c’est de l’effort pour se débarrasser de cet esclavage. C’est la même chose pour ce que tu vis. Le rêve est une drogue, dès que tu prends conscience que tu es dedans, regarde, ne juge pas, regarde, saisis le mécanisme du mental, ne te bats pas avec, ne tente pas de créer une guerre des nerfs avec lui, tu perdras. Mais sois juste conscient, présent. Déjà, si tu passes beaucoup de temps pour être présent, tu seras plus dans l’instant, en dehors des attrapes du mental, mais ne crois pas qu’il te laissera en paix, ce n'est que ton état de présence qui prendra plus de place au fur et à mesure de ton avancement dans la conscience. Il n’y a là aucun honneur, pas de diplôme, pas de reconnaissance, car ces âneries sont les récompenses bien superficielles du mental. Tant que tu saisis que tu es dans une recherche de récompense, tu es dans le mental, quelle que soit la récompense. La recherche d’un état se fait dans le non faire, c’est l’état, on ne cherche pas, on l’est. Il n’y a pas de résultat à atteindre, c’est là. Pas de lutte, la lutte est un outil du mental. Pas de jugement, c’est encore le mental.

Être ou ne pas être, voilà la question. C’est en fait la seule à se poser, c’est le seul choix à faire. Faites vos jeux mesdames et messieurs, faites vos jeux.

17 juillet 2003

Comment est-ce possible ? C'est pas juste. Ça se peut pas. La vie est injuste. Etc. Etc.

C'est le genre de commentaire que vous faites dès qu'il vous arrive ou qu'arrivent des événements que vous ne voulez pas voir arriver. La vie vous aime au point de vous aider même sous des formes que vous ne comprenez pas. Là où vous ne voyez que manque et refus de vous aider, elle vous donne des indices pour votre voie, elle vous fournit des semences pour faire pousser en vous la voie de votre réalisation.

Dans votre suffisance mentale, vous croyez que la vie vous doit ce que vous choisissez avec votre mental et que celui-ci en sait assez pour vous guider vers ce qui est le mieux en copiant comme des ânes les uns sur les autres et en compulsant en toute hâte tous les accessoires que vous voyez et qui vous excitent sans arrêt. Beau troupeau d'ânes, et vous croyez être heureux en accumulant des broutilles et vous ne l'êtes jamais. C'est toujours à recommencer, plus de ceci, beaucoup plus de cela, ça n'arrête pas et le besoin n'est jamais satisfait même quand vous avez dépassé de beaucoup vos premières exigences. Pourquoi, tout simplement parce que vous tentez de boucher un trou sans fond avec des accessoires qui se défont à mesure et qui ne tiennent pas leurs promesses. Quel esclavage n'est-ce pas ? Plus vous en avez, plus vous êtes esclave de tout cela. Vous ne me croyez pas ? Arrêtez-vous et prenez le temps de vérifier la raison véritable de ce besoin d'accumuler des enfantillages, des accessoires tel que autos, maisons, bateaux et tous les autres comme motos, chalets, 4x4. Vous faites de même avec tout, les amours, les amis, les titres, les médailles, les sports, etc..

Quand vous êtes dans le calme et la paix extérieurs, votre mental vous travaille encore de peur que vous n'arriviez à prendre conscience du vide de tout cela. Alors, dès que la menace des vacances arrive, il vous met en ébullition pour trouver quoi faire, comment occuper tout ce foutu temps. Tiens, je vais le faire voyager, faire plus de taï chi, lire plein de livres, dormir si possible, l'intéresser à des accessoires qu'il pourrait changer, faire des travaux sur ces biens dont il a la charge. Tout est bon pour brouiller les cartes et empêcher ce contact avec l'être.

Tu le vois bien Jean même si tu avais tout le temps, sans aucune obligation, tu serais encore envahi par le mental et l'ego. Alors tu te dis, " mais merde je n'y arriverai jamais car même quand je suis conscient de ces manipulations, je n'arrive pas à m'en défaire, je joue le jeu stupide à m'en écoeurer ". Oui, c'est vrai et cela donne le goût de ne plus jouer du tout car cela est justement la source de la conscience. L'écoeurement peut devenir le déclencheur. Il arrive souvent que ce soit en ne voulant plus rien savoir des idioties du mental que se produit le contact avec l'être, mais cela demande beaucoup d'écoeurement.

C'est aussi vrai que de prendre conscience fait perdre ses repères, car rien n'est plus comme avant. Ce qui était une raison de vivre devient un handicap, ce qui était rassurant devient une lourdeur, tout se transforme en esclavage ou plutôt, tout apparaît dans sa réelle valeur, ce qui donne un choc car toutes ces valeurs sur lesquelles vous avez toujours travaillé et qui sont les bases de la vie ici dans le monde de l'ego et du mental deviennent soudain d'affreux monstres qui vous grugent comme ils l'ont toujours fait, mais à présent, vous voyez ces vampires à l'œuvre, vous réalisez que ce que vous preniez pour des aides et des raisons de vivre sont en fait des vampires qui sucent vos énergies et votre temps présent sans aucun scrupule.

C'est un choc et cela demande une grande conscience pour accepter de vivre avec cela et devenir plus conscient et de le rester. Mais au début, cette conscience est embryonnaire, elle est là, mais elle n'est pas éveillée, elle dort sous la poussière que le mental accumule dessus pour ne pas que vous en preniez conscience et qu'elle se manifeste. Alors il faut persévérer, rester là dans la conscience même si vous n'êtes là qu'à travers les manipulations et les jeux. Rester présent devient être même si c'est encore à une petite échelle. Plus il y a de temps passé dans la présence, plus elle fait son nid dans l'instant et comme il n'y a nulle part ailleurs ou être, cela devient de plus en plus une autre condition de vie et elle peut prendre part à tout avec de plus en plus de facilité au fur et à mesure que vous acceptez qu'elle soit là, même si tout le reste a l'air de foutre le camp. Les paroles qui disent " Si vous avez l'impression que votre vie tombe en morceau, c'est peut être qu'elle tombe en place pour la première fois ", ça vous dit quelque chose? Vous croyez toujours que c'est de choses extérieures dont il est question, car votre mental ne se remet jamais en question et, comme pour lui le monde est extérieur et non intérieur, il applique ces paroles aux alentours mais jamais à l'intérieur qui lui est totalement inconnu sauf en beaux mots vide de sens.

Ces bousculades que vous ressentez sont saines même si elles sont désagréables et semblent vous empêcher de vivre votre vie comme vous l'entendez. C'est juste qu'il est temps que vous découvriez que votre vie vous ne la vivez pas. Vous avez donné une procuration à votre mental et il la vit à votre place en imposant son rythme et ses valeurs qui n'ont rien de valable pour vous. Continuez à être même si cela semble ne pas être de la présence, c'en est. Voilà et bonne journée.

 21 juillet 2003

Il y a tout plein de moyens de trouver sa voie vers soi. Oh ! bien sûr, il faut être assez ouvert pour regarder autour de soi pour prendre le temps de voir ce qui est là, mais que ce soit dans la nature ou dans les livres ou encore en regardant les humains faire et refaire les mêmes âneries, il y a toujours une indication de ce qui doit être fait pour vous mettre sur la voie de la redécouverte de qui vous êtes vraiment.

Que votre mental soit un attardé, tout le monde en convient un jour ou l'autre. Mais vous n'êtes pas obligé de continuer à vivre selon les idées toutes faites et souvent très loin de la vérité, une fois que vous avez mis le doigt sur ce problème de votre vie. Ce problème ce n'est pas la vie, mais comment vous la voyez, comment vous la regardez.

Il ne faut pas vous laisser distraire par les contre-attaques de votre mental qui ne tient pas à lâcher prise. Il vous mettra toujours beaucoup de trompe-l'œil dans le décor pour vous ramener dans sa façon de voir. Alors, si vous n'êtes pas attentif et que vous vous laissez facilement dérivé vers des distractions hors de votre voie, vous allez mettre un temps fou à vous retrouver et vous ne profiterez pas de votre effort. Ce sera toujours un éternel recommencement et vous pouvez passer plusieurs vies à vous retrouver. Je sais que vous allez me dire, mais n'est-ce pas parfait ainsi ? Oui, tout est parfait sauf que la raison de votre venue est justement de vous retrouver en découvrant qui vous êtes à travers toutes ces embûches et ces caches secrètes. Alors, si vous voulez rester dans l'attente, dans cette souffrance de celui qui ne trouve pas sa voie vous pouvez être là sans problème. Vous êtes celui ou celle qui souffre et si souffrir vous plait, tant mieux pour vous, mais ne venez pas vous plaindre et me prier de vous aider, je ne le ferai pas puisque je respecte votre choix. Vous venez ici avec tout votre kit du parfait petit chercheur, alors cherchez ou ne cherchez pas ce n'est pas moi qui va vous aider. Vous avez déjà tout ce qu'il vous faut et la vie vous donne sans cesse des indications, à vous de les trouver. Ce n'est pas difficile, tout est là, il suffit de bien regarder.

Vous devez aussi bien prendre conscience que toutes et chacune vous êtes en manque de quelques choses. Certaines ont des seins, mais ne les trouvent pas beaux, d'autres veulent même s'en faire enlever. Votre physique quel qu'il soit ne vous donnera jamais le sens de qui vous êtes, il n'est qu'un accessoire que vous devez accepter pour qu'il se mette à être beau. Oui, certaines personnes ont un physique et une tête plus avenante, mais souvent, il manque de la lumière qui éclaire du dedans. Et c'est de cela dont vous avez besoin pour être réellement beaux. Tant que vous mettez des blocages pour accepter ce qui est, y compris votre apparence, vous refusez à votre corps sa lumière et dès que vous passez outre à ces blocages, vous acceptez votre lumière.

Ainsi, la lumière devient telle que vous resplendissez de l'intérieur et que cela crée une beauté qui est la vraie beauté celle de l'âme transperçant le corps physique. Cet état d'acceptation vous donnera aussi une ouverture vers les autres qui ont aussi cette lumière et vous permettra même de voir le peu de lumière qui brille de ceux et celles qui n'ont pas encore découvert qui ils sont en s'acceptant eux-mêmes.

Vous n'êtes pas là pour les autres tout en l'étant. Ce que je veux dire c'est que contrairement à ce que l'on vous a toujours dit, vous ne devez pas sauver les autres, mais vous et c'est en faisant cette démarche vers vous que vous aiderez les autres à se découvrir en se réchauffant à votre lumière.

Vous ne pourrez jamais donner plus que ce que vous avez découvert en vous. Alors, de grâce, ne faites pas l'erreur d'aller forcer les autres à prendre vos valeurs en croyant qu'elles sont les meilleures, c'est entièrement faux. Vous ne saurez donner que quand vous aurez trouvé et alors vous ne tenterez plus d'aider les autres. Vous les laisserez venir d'eux-mêmes sans forcer quoi que ce soit, en sachant que la vie connaît bien des raccourcies et sait bien mettre en contact les gens qui doivent s'apporter quelque chose puisque vous le faites sans conscience, vous pouvez bien le faire en toute conscience.

Oui, vous êtes tous les mentors les uns des autres même les enfants pour les parents. Quand vous en serez conscient, vous prendrez tout ce qui vient à vous y compris les gens avec beaucoup plus d'ouverture et cela vous apportera une richesse que vous ne pouvez pas soupçonner, rigide comme vous l'êtes encore. La souplesse dans la vie est tout un art. Elle ne peut venir qu'avec le lâcher prise et l'acceptation de ce qui est ici et maintenant.

Alors, pratiquez, acceptez-vous d'abord comme vous êtes sans rechigner sur des détails superficiels, aimez-vous tel quel. Ne tentez pas de vous changer de l'extérieur, soyez qui vous êtes, soyez d'abord intérieur et vous deviendrez lumineux. Cette transcendance vous mettra dans un état de luminosité qui changera votre vision des autres et changera aussi la vision que les autres ont de vous. Ce n'est pas pour plaire qu'il faille faire cette démarche, sinon elle ne peut pas donner de résultat. Il faut être entièrement honnête avec soi, on ne peut tromper son âme. Mais une fois que vous aurez trouvé votre lumière, vous ne pourrez faire autrement que de briller de l'intérieur, c'est une conséquence de l'effet de la lumière et non pas un but à rechercher. Soyez qui vous êtes, cela suffit bien, vous verrez. Bonne journée. Merci.

22 juillet 2003

Ce n'est pas une raison pour refuser ce que tu écris de savoir que ces textes parviennent de sources non identifiables. Tu ne crois pas que c'est plus clair ainsi ? Je te l'ai dit clairement. C'est de la seule source de toute vie que ces textes parviennent. Cette inspiration que tu sens venir en toi, ce n'est pas ton mental ou quelques sources d'entités sans aucun rapport avec la vie. Quand toutes ces entités dont il est question dans les livres seront mises à nue, il ne restera que moi.

Je ne suis pas une entité, je suis juste la source de vie, ce qui est et a toujours été et ce qui restera quand tout le reste sera retourné à son état de création du mental. Pourquoi cette source parle à travers toi ? Parce qu'il faut bien quelqu'un pour le faire. Pourquoi toi ? Parce que tu es un incroyant au départ et que cela t'embête plus que cela te plait. Tu es resté simple et tu ne te prends pas pour Dieu simplement parce que cela se fait à travers toi. Tu ne cherches pas à imposer ces textes pour la vérité absolue, tu en donnes à ceux qui en veulent en les laissant en faire ce que bon leurs semblent et c'est de cela que j'avais besoin. Quelqu'un qui ne se laisserait pas emporter dans les illusions du mental pour en perdre le contact avec la réalité. Tu es assez lourd pour rester au sol malgré cette légèreté que ces contacts te procurent. Oh ! Je ne peux pas dire que le mélange soit parfait, tu as bien ce côté trop terre à terre qui parfois te rend un peu trop lourd, mais je passe sur cela sachant que tu es constamment en recherche de ta réalité profonde et qu'un jour dans quelques milliers d'années tu y parviendras. Ne te fais pas d'illusion, tu as encore énormément de chemin à faire, mais je me fous de ta gueule aussi car des milliers d'années ne sont rien dans l'instant présent. Tu vois comme les mots déplacent la vérité, la transforment sans que vous ne vous en aperceviez. C'est justement pour cela qu'il faut être attentif à vivre intensément tous les instants dans l'instant. Découvrir que la vie est une magnifique aventure au lieu d'un lieu de souffrance est redécouvrir qui vous êtes vraiment. Des êtres sans malices, disponibles pour la paix et la joie.

Mais toutes ces entités spirituelles dont on parle, qui sont-elles ? Jean, seul le mental a besoin de nom et d'explication. La grande vérité est que tout est moi et que je suis tout, y compris vous qui êtes aussi moi. À quoi bon chercher à identifier des entités qui ne sont que de pâles reflets de la vie, des entités plus reliées au mental qu'à la vie.

Tu veux que je te dise comment savoir qui parle ? Oui. Eh ! Bien, c'est simple. Quand il y a des conditions spécifiques pour bénéficier des faveurs de ces entités, que c'est compliqué, que tout est fait dans la lourdeur avec de la noirceur ne serait-ce qu'au périmètre, cela n'est pas moi. Quand il faut des conditions qui ne sont pas de l'amour pur et que les textes donnent l'impression de confusion ce n'est pas moi. Quand on en vient à croire qu'il faudrait créer une secte pour vivre ce que l'entité dit, il faut jeter cela par-dessus bord. Quand le mental donne sa pleine mesure et complique tout ce n'est pas moi.

Quand enfin cette vérité qui est dite doit être la seule véritable vérité à suivre et que cela est une condition, ce n'est pas moi. Je vous donne ce qui n'est qu'un moyen de découvrir votre vérité par vous-même. Le reste, je vous le laisse, je vous laisse votre liberté de choix.

Mais il se peut aussi que ce soit par des entités que vous ayez besoin de débuter votre cheminement, comme toi d'ailleurs. Tu te rappelles au début, tu ne voulais pas de moi. Tu préférais croire que c'était par des guides que tu recevais ces textes. Et pourtant pendant tout ce temps, je te parlais, à mot couvert j'essayais de te glisser la vérité sans trop te retourner contre cela car la marche était fragile et friable. Tu ne voulais pas être ce que vous appelez un médium. C'était la déchéance pour toi. Malgré cela tu as ouvert tout doucement, par curiosité scientifique je dirais au début, puis lentement tu t'es libéré de ce carcan du mental qui refusait cette nouvelle liberté que les écritures t'apportaient.

Tu as même accepté de faire partager cela à quelques personnes. Mais maintenant, à part quelques exceptions, tu ne tiens plus du tout à faire des consultations, à donner des indications, sauf celles qui te viennent par ces écritures et qui sont sommes toutes pour tous ceux et celles qui veulent avancer d'eux-mêmes vers eux. Tu ne veux pas être un médium qui prédit l'avenir et qui donne des indications sur ce que pourrait être le devenir d'une personne car tu sais maintenant que le futur est malléable, qu'il n'est pas définitivement fixé et que cela implique qu'on ne peut le garantir ou même le prédire réellement. Ce besoin de savoir le futur n'est qu'un manque du mental qui ne sait pas vivre dans la réalité actuelle et qui ne cherche qu'à changer le contexte de vos conditions de vie croyant ainsi régler les problèmes dont il est la source.

Vous n'avez aucune raison valable de vouloir connaître le futur puisque de toutes façons, vous ne savez même pas apprécier le présent. Que voulez-vous faire d'informations qui vous seraient données dans le présent. Elles ne seront pas plus valables que l'instant que vous ne savez pas apprécier. En plus, elles ne seraient pas non plus ce que vous souhaitez entendre car ce dont vous avez réellement besoin n'est en rien lié à votre futur, mais à votre état de l'instant.

Je pourrais vous fournir de quoi réfléchir avec votre mental, vous obstruer complètement la simple réalité en vous faisant chercher avec votre mental par des voies qui l'excitent, mais malheureusement pour vous, ce ne sont pas des voies qui vont tout simplement à l'essentiel. Je vous donne donc des moyens simples, la vérité toute nue même si cela agresse votre mental. Je suis là pour vous donner le plus simple chemin vers vous et non pas pour vous confectionner une camisole de force avec laquelle votre mental vous paralysera. Il est très capable de le faire sans moi si vous le laissez aller.

Tout est si simple si vous réussissez à vous détacher des conditions du mental. Il n'y a pas à le détruire ou à juger de ce qui est, juste accepter ce qui est ici et maintenant sans toujours anticiper des changements qui miraculeusement devraient vous libérer de vous. Vous n'avez pas à vous libérer de vous mais à prendre conscience de la manipulation dont vous vous rendez victime par votre refus d'assumer cette présence consciente. Vous êtes qui vous êtes et seule la conscience de cela peut vous ramener à qui vous êtes encore plus. Voilà, c'est assez de ces salmigondis du mardi. Bonne journée.

25 juillet 2003

C’est toujours pareil, le temps passe sans fin et de plus en plus rapidement à mesure que vous avancez dans la vie. Pourquoi ? Parce que vous prenez conscience malgré vous que le temps fond que c’est une denrée périssable. Là où vous croyiez avoir toute une vie à vivre, vous prenez conscience que ce n’était qu’un court moment à passer. Même 100 ans c’est court quand on ne fait pas attention au moment présent et comme vous êtes constamment dans le passé ou l’anticipation du futur, vous ne dégustez que très rarement cet instant pourtant si beau et si apaisant. Vous ne savez pas regarder tout ce qui vous entoure avec l’admiration de l’âme. L’âme n’est pas touchée par le temps, elle est bien au-delà de cela. Comme elle est éternelle, ces brefs instants de votre vie d’ici ne la touche pas et vos préoccupations matérielles n’ont pas de résonance chez elle.

Si vous prenez le temps de vivre dans l’instant sans toujours vous préoccuper du passé et de ce qui pourrait advenir si et si et si, vous prendrez contact avec cette autre partie de qui vous êtes, cette âme qui est si grande et si belle. La paix qui vient de cette énergie transcende tout ce que vous pouvez imaginer de plus beau et de plus  grand. C’est votre source et cela est l’amour, la joie et la paix. Comment vous en donner le goût sans tomber dans les mots vides de sens que votre mental a créés pour décrire ses priorités tout en étant incapable de saisir de quoi je parle ici, c’est tout un défi. Seule l’expérience de ce que c’est peut vous le révéler. Les mots ne pourront jamais décrire cela car ce n’est pas sur un plan mental que vous pouvez saisir cela.

Mais pour y arriver, il faut continuer à tenter du mieux que vous le pouvez de vivre dans le moment présent sans toujours vous tracasser pour le futur ou retourner dans votre passé ou celui des autres. Votre seule raison d’être ici est de vous retrouver, votre seule façon d’aider le monde et les autres, est de vous retrouver car tant que vous agissez en aveugle, vous pouvez très bien couper la tête des autres sans vous en rendre compte. Seule une personne pleinement consciente peut véritablement aider les autres par ce qu’elle est et non simplement par des gestes qui apparemment sont bien mais qui traînent quand même une touche très égoïste de l’être.

Ce n’est pas mal de vouloir aider, mais pour la très grande majorité, c’est par défaut que vous arrivez là. Vous voulez aider, persuadé que vous pouvez sauver le monde ou du moins quelques personnes. Mais comme vous n’avez pas la conscience qui est la source de la créativité réelle, vous ne faites que vous empêtrer dans des jeux de force et de pouvoir, imposant vos valeurs sans même vous en rendre compte.  Aider selon le mental c’est une chose, donner l’être profond autour de vous en est une autre.

Prenez le temps de vous retrouver, soyez juste dans cette voie même si vous devez faire des choses en dehors de cela. Restez le plus possible dans l’instant, conscient des manipulations de votre mental. Continuez, même si cela semble tourner en rond et ne rien donner de concret, ce n'est que votre mental qui juge et qui ne veut pas du tout que vous y arriviez car il sent son pouvoir lui échapper. Plus vous allez être dans la conscience, plus vous serez libéré de votre vie apparente et alors, malgré que vous devrez continuer à vivre dans cette vie au quotidien, vous source véritable sera votre véritable nourriture, votre soutien. Vous créerez votre vie avec la conscience au lieu d’avec le mental ce qui est totalement différent. Cette source qui est la vie pourra couler à travers vous, en vous et autour de vous sans fin et ainsi vous pourrez aider en amenant ici la source au lieu de l’étouffer dans les circonvolutions du mental.

Pratiquez-vous à être conscient, à être dans l’instant, c’est la seule voie, le  reste est accessoire et vous donne trop de chance de glisser sur une voie de garage.  Bonne journée.

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6 août 2003

Est-ce possible de prendre plus de temps pour devenir quelque chose ou quelqu’un que d’être tout simplement ? Ce n’est pas ce qui devrait être, mais c’est cela que vous faites sans cesse ou presque. Vous n’accordez que très peu de présence à l’instant alors que vous passez un temps fou à vous distraire pour soit être dans le passé ou dans le futur tout en passant énormément de temps à faire des choses sans attention. Vous faites énormément de choses sans vous en rendre compte, sans profiter de ce que vous faites pour être tout simplement présent. Ainsi, vous n’êtes pas dans l’instant ni dans la présence créative. Alors, vous ne faites que vous agitez et vous passez outre à la véritable vie.

Tout ces jeux, tous ces faux besoins vous éloignent de votre vie sans que vous ne vous en rendiez compte. Le détachement vous amène dans un espace qui est hors de ces besoins du mental. Le détachement vous ne pouvez l’atteindre qu’en étant conscient, en réalisant que vous n’êtes que les marionnettes du mental et que tant que vous n’êtes que cela, vous ne pouvez avoir accès à vous, à votre être réel et profond.

Et pourtant, quel soulagement, quelle libération que d’être sans besoin, sans attente. Pouvoir respirer enfin sans besoin d’atteindre quoi que ce soit. Pas de but, juste la jouissance de l’instant quel qu’il soit, en sachant que tout est toujours parfait au-delà des attentes idiotes du mental.

La vie se déroule sans vous, c’est-à-dire que tout est déjà là, bien organisé alors que votre mental tente sans cesse de tout mélanger en imposant ses valeurs toutes fausses car débranchées de la réalité profonde. Tous ces gens qui croient que rien ne se passera s’ils ne s’en occupent pas se font une illusion sans borne de leur contrôle sur la vie. Car ils ont l’impression que c’est eux qui dirigent la vie alors qu’ils n’en sont que les bouffons. La vie n’a besoin de personne, vous le réalisez quand soudain la personne qui était indispensable part ou est absente. La vie continue. Oh !  Pas nécessairement comme avant tout à fait, mais les choses importantes demeurent en activité. Les petits contrôles idiots de la personne qui étaient selon elle indispensables disparaissent et la vie continue. Cessez de vous leurrer, vous n’êtes pas en contrôle sur la vie, essayez simplement d’arrêter de respirer pendant une petite heure et vous le réaliserez.

10 août 2003

Ce ne sont pas les problèmes qui rendent votre vie compliquée. C’est simplement vous qui compliquez tout, en laissant votre mental créer des problèmes là où il n’y a que des événements de la vie sans problème. Dans votre vision limitée des choses et de la vie, tout devient un problème pour quelqu’un, même ce qui est un cadeau.

Ce qui est un cadeau pour l’un est un embêtement et un problème pour l’autre. Vous ne pouvez pas voir quelque chose, un événement comme un simple fait de la vie sans vous mettre à extrapoler ou à tenter d’en faire un succès personnel ou un problème personnel. Rien de ce qui est n’est un problème, ni une source de gloire personnelle. Mais votre ego prend tout soit pour lui ou contre lui. Il n’a aucun discernement et change toute la simplicité de la vie en complications de toutes sortes ne pouvant faire mieux puisqu’il n’est qu’une émulation du mental et donc nécessairement limité à des moyens bien réduits.

Donc, comment encore une fois échapper à ce duo de bouffons si envahissants? Reprenons ce que je dis depuis si longtemps. D’abord, prendre conscience que vous êtes manipulé sans fin. Déjà, cela demande un effort pour devenir conscient. Arrêter le manège en marche pour prendre conscience du manège est un travail exigeant car vous êtes sans cesse sous l’influence de la drogue ego/mental.

Pour y arriver, il faut donc accepter l’idée d’abord que vous êtes sous influence. Puis arrêter et chercher en vous simplement un seul instant sans que vous ne soyez en train de penser. Un choc provoque ce genre d’arrêt du mental. Attention, je ne vous dis pas de vous lancer du haut du 4e étage pour arrêter une seconde votre mental. Je vous dis juste d’être conscient un seul instant que vous êtes sans fin sous l’effet du bruit incessant du mental et des placotages insignifiants de l’ego. Ils meublent tellement bien le temps à eux deux que vous pouvez passer toute votre vie sans même vous en rendre compte. 

À partir de l’instant où vous vous apercevez que vous pouvez être sans le mental, qu’il y a au-dessus de ce duo  bruyant et sans gène une présence, vous savez que vous n’êtes pas seulement ce duo, ou ce corps, mais que vous êtes beaucoup plus que cela. Il y a là une présence sereine, calme et bienfaisante qui regarde sans juger, sans condamner, qui apprécie tout ce qui est y compris la vie qui est dans une paix et une joie sans fin. Cette présence vous pouvez tenter de la vivre. Vous ne pourrez jamais la comprendre avec le mental, c’est au-delà de ses capacités, c’est hors de son ressort. Jamais le mental ou l’ego ne sauront de quoi il s’agit et cela les troublent car ils sont aussi conscients qu’avec cette prise de conscience, c’est tout leur pouvoir qui disparaît. Leur supposé contrôle sur votre vie qui n’est pas la leur en fait, mais bel et bien la vôtre, vous qui n’êtes pas limité à eux, mais tellement plus vaste.

Ne cherchez surtout pas à comprendre de quoi il s’agit, car ce faisant vous vous ramenez au mental et à son incapacité à saisir l’insaisissable ou alors vous retombez sous son influence et alors il tentera sans gène de vous ramener dans son droit chemin à lui ce qui est bien loin du vôtre, hélas!

Mais oui, vous aurez à être très conscient, très présent et sans cesse votre mental fera tout pour vous désintéresser de cette voie si difficile selon lui, en fait inacceptable selon ses critères.

Pourquoi alors continuer dans ces difficultés au lieu de vous laisser guider par ce mental et son ego qui sont si bien adaptés à cette vie extérieure? Simplement parce que vous n’avez et n’aurez jamais la paix ni la joie véritable avec eux deux. Ils sont d’éternels insatisfaits, jamais contents et ils ne peuvent et ne pourront jamais l’être car ils ont usurpé votre identité et ils ne savent pas quoi faire de cette vie, n’ayant jamais accès à la créativité profonde qui est vous. Ils ne font donc que tenter de jouer un jeu qu’ils ne comprennent pas, ils n’ont pas les plans de la paix et de la joie, ils ne sont que des accessoires qui tentent d’être le tout. Le grand trou que vous sentez en vous identifiant au mental et à l’ego c’est justement ce qui vous manque et qu’ils ne sont pas. C’est cette présence qui est véritablement vous et que vous ne pouvez redevenir qu’en étant une abstraction pour votre mental. Ce qui ne peut exister selon lui c’est vous, car il ne peut vivre qu’en votre absence, c’est pour cela que j’appelle inconscience votre état de dominé du mental.

Alors, même si c’est apparemment difficile d’être présent et conscient, il vous faut persister malgré les attaques virulentes de votre mental et de son émanation insignifiante l’ego. Regardez autour de vous et vous prendrez conscience de l’insignifiance de cette vie extérieure qui prend tant de vos énergies. Pas besoin d’aller bien loin, voyez vos semblables dans leur vie et vous dans la vôtre et toutes les manigances et les simagrées que vous faites tous ensemble pour jouer un jeu tout faux et dégradant. Cela c’est la vie apparente, vous pouvez vous en contenter si vous le voulez, mais alors vous niez la plus belle partie de qui vous êtes et vous limitez votre vie à des insignifiances sans intérêt qui ne vous apportent qu’encore des problèmes et des frustrations.   Le choix est vôtre, je me tais.

11 août 2003

Comment ne pas être dérangé par tout ce qui vous entoure et devenir frustré par la vie et les autres ? C’est une bonne question et surtout c’est la plus grande difficulté de votre évolution.

Vous êtes stimulé par tout ce qui vous entoure, votre mental réagit à tout et même s’il n’y a pas assez de sujets, il reprend les vieux ou en anticipe de nouveaux. Il reprend sans cesse les mêmes scénarios et les traite à de nouvelles sauces comme un cuisinier sans imagination. Car ne vous y trompez pas, il n’y a dans cela aucune imagination, c’est plutôt comment apprêter les restes.

C’est aussi pour cela que vous ne venez jamais à sortir de cet enclos tant que vous  restez soumis aux dictats du mental.

Mais comment s’en départir et devenir un être pleinement conscient, capable d’apprécier et d’aimer ce qui est ? En étant justement qui vous êtes. Vous êtes un être de conscience, une présence très forte et en paix avec la vie. Vous n’avez donc pas à vous réinventer, mais seulement à être qui vous êtes. Cela semble compliqué et ardu car vous êtes habitué à ne faire que selon le bon vouloir de votre mental qui lui est très loin de cet état.

Alors, arrêtez-vous pour prendre conscience de votre dépendance à tout ce que le mental considère comme la réalité. Soyez juste conscient de cela, ne vous condamnez pas de ce que vous n’êtes pas, ne jugez de rien de tout cela. C’est la réalité un point c’est tout et rien de cela n’est mauvais ou bon, c’est simplement la réalité actuelle de votre état de conscience. Puis, sentez cette conscience en vous, elle devient une présence. Ne comptez pas sur le mental pour faire ce travail, c’est comme si vous lui demandiez de se suicider, il ne vous aidera en rien et au contraire, il fera tout pour vous convaincre du contraire et mettra tout en œuvre pour vous empêcher de prendre conscience en vous bombardant de tout ce qui lui vient. La raison pour laquelle il ne vous aidera pas est qu’il ne peut pas le faire au départ. Cet état de conscience est au-delà du mental, bien au-delà, c’est votre lien avec vous et l’instant présent. Vous ne pouvez y avoir accès que dans cet instant et tous les autres qui se succèdent, mais vous ne pourrez jamais y avoir accès par le mental ou ses analyses qui tenteront toujours de démontrer que cela n’existe pas, comme n’ayant pas de base scientifique. Mais la science n’est qu’un outil bien limité du mental et même là seule une conscience éveillée peut faire avancer la science. Les véritables réalisations de la science n’ont pas leur source dans le mental, mais dans la créativité de la conscience et arrivent souvent par des erreurs du mental qui s’en est fait passer une. Les plus grandes découvertes sont venues quand les scientifiques acceptent justement de ne plus se limiter au mental et laisse la conscience venir à eux en toute liberté. Même s’ils n’en sont pas conscients, ils ont bénéficié de cette conscience qui est la source de tout y compris du mental. Mais ne vous faites pas d’illusion, le mental n’est qu’un outil grossier incapable de vous mener vers la libération des jeux qu’il a créés. Il est comme un gardien de prison grossier et borné, ne comptez pas sur lui pour vous libérer. Vous devez vous évader par vous-même et cela se passe dans l’instant présent et la conscience.

Oui, je reviens sans cesse sur cela, le mental et son esclavage, c’est que vous n’avez pas d’autres voies pour vous sortir de cet état de limitations dans lequel vous vivez et vous cherchez une voie, alors j’insiste pour que vous la saisissiez et cela revient à répéter comme à des enfants, jusqu'à ce que vous preniez justement conscience et que vous conserviez cet état malgré les attaques constantes auxquelles vous soumettra le mental. Car vous pouvez être certain qu’il ne lâchera pas, il ne veut pas que vous vous échappiez de sa prison, il ne veut pas perdre son pouvoir ni son job.

Mais tout ce pouvoir n’est qu’apparent. En fait, il n’a aucun  pouvoir sur la vie, seulement sur votre état de conscience quand vous lui laissez le champ libre. Vous devez reprendre cela en main car autrement vous ne serez toujours que ses marionnettes et vous ne deviendrez jamais en paix dans la joie et l’acceptation et l’amour de tout ce qui est. L’abondance de paix, de joie, d’amour et de tout ce que vous souhaitez ne viendra jamais avec lui, vous serez toujours en attente de conditions qu’il ne réussira jamais à mettre toutes ensembles.  Bonne journée.

13 août 2003

Il est indispensable que pour supporter l’invasion constante des forces du mental, vous soyez attentif, même si cela demande une attention que vous ne croyez pas pouvoir avoir. Votre mental tente toujours de vous faire croire que vous ne pourrez pas y arriver. Mais cela n’a aucune importance car vous le pouvez même si c’est très tentant d’abandonner et de retomber dans les médiocrités du mental et toutes les petitesses dont il vous affuble.

Mais, il y a aussi toutes les choses de la vie que vous vivez et qui vous mettent dans des états de malaise quand vous les laissez vous envahir, parlons-en un peu. Quand vous vous sentez mal dans votre peau. Que vous avez l’impression que votre peau est trop petite pour vous ou que vous avez l’impression que tout va mal dans votre corps et que vous attendez le soulagement avec impatience, épuisé par la fatigue, arrêtez-vous un instant et faites face. Faites face en prenant le temps de bien regarder ce qui se passe en vous. Ces malaises sont très souvent des résultantes de ce qui se passe dans votre tête. Arrêtez-vous en regardez bien cela sans gêne, regardez cela sans peur, sans jugement et sans culpabilité. Soyez juste conscient que cela est dans l’instant et continuez à regarder tout simplement ce qui est là.

L’émotion, la douleur ou la peine, la peur ou la panique, tout cela n’est qu’illusion du mental. Il vous passe un film de peur que vous acceptez comme une réalité et braqué devant l’écran vous vivez cela comme la réalité. C’est exactement comme si vous viviez dans un film au cinéma. Vous ne faites pas la différence entre vous et le film. Oui je sais que vous allez me dire que ce n’est pas la même chose. Moi, je vous dis que c’est exactement la même chose, vous vous laissez manipuler, impressionner par votre mental et sa vision étriquée de la vie. C’est exactement la même chose, je vous le dis. La différence est que vous prenez ce film pour la réalité, votre réalité profonde et que cela influence tout le reste de votre vie : comment vous vivez, comment vous percevez tout ce qui vous entoure, les autres. Vous ne pouvez pas savoir à quel point vous êtes manipulé tant que vous ne prenez pas le temps de vous arrêter et de prendre conscience, d’ajuster votre présence réelle à sa juste valeur au lieu de la laisser bafouer par les images déconcertantes et enfantines du mental.

Vous êtes tous fous tant que vous vous laissez abuser par votre mental et votre ego, mais vous ne pourrez en prendre conscience que dans la conscience et cela demande l’effort de s’arrêter pour vivre l’instant présent. La présence amène un détachement, un lâcher prise qui vous libère de ses jeux idiots et mesquins du mental. Il faut redonner à votre mental son véritable rôle d’outil et non pas lui laisser votre vie en main. Il n’a pas la sagesse, il n’a pas la capacité d’imaginer la véritable vie. Il est un outil de bricolage et non pas un outil de perception sensorielle que vous avez au fond de vous. Il n’est pas vous, mais une partie infime et très primaire, sans commune mesure avec votre être profond. Il ne faut pas confondre mental et être.

Dans ces instants de doute sur votre vie, ramenez tout à votre corps, reprenez les fonctions vitales comme base de vie. Respirez simplement, soyez conscient de cette respiration, c’est cela qui est le lien entre vous et votre attachement à cette vie ici. Par la respiration, vous vous ramenez dans l’instant présent, soyez cet instant peu importe les conditions extérieures de votre vie.  Soyez tout simplement la vie telle qu’elle est, sans la juger. Soyez vos sensations, regardez-les sans peurs, allez au fond de vous sans peur, rien de mal ne peut vous arriver sauf les peurs illusoires que votre mental tentera de jeter sur votre voie.

Faites face sans gène, c’est de votre vie qu’il s’agit et personne, même pas votre mental et votre ego, n’a de droit sur vous. Ils sont des usurpateurs de votre droit à vivre votre vie. Ne vous laissez pas impressionner par leur sans gène et leurs manipulations de fils de peur. Ils n’ont rien d’autre à vous offrir, ils sont pauvres de la créativité que vous avez en vous. Ils sont incapables de vivre votre vie, mais tentent de donner le change en jouant des rôles de peur, de manipulateur et vous donnant des valeurs vides pour remplacer votre valeur profonde. Tant que vous vous laissez impressionner par ce jeu vide, vous en êtes les marionnettes. Quand enfin vous en prenez conscience et que vous choisissez d’être qui vous êtes vraiment, alors ce jeu ne vous impressionne plus, même quand le mental et l’ego continuent de tenter de vous impressionner à toute vitesse pour vous empêcher de reprendre pied. Ne vous laissez pas impressionner, tout cela n’est qu’illusion. Si vous maintenez votre attention et votre présence tout cela fondra au fur et à mesure comme neige au soleil car votre lumière repousse la noirceur, soyez votre lumière et vous verrez ce qui est tel quel dans la lumière au lieu de vous faire peur avec les ombres de la noirceur de votre mental.

Vous êtes qui vous êtes, peu importe ce que le mental et l’ego tentent de vous faire croire. Vous êtes la lumière sans limite. Ne vous laissez pas impressionner par ces deux bouffons. Ils ne sont là que pour vous permettre de passer outre aux apparences et de vous retrouver vous et non plus de vous identifier à  cette simagrée qu’est votre ego.  Bonne journée.

15 août 2003

Comment prendre le temps de vivre tout en étant pris dans le contexte de travail et de vie quotidienne?

Comment ne pas se sentir complètement dépassé par les événements, se sentir noyé dans toutes ses activités, ses obligations ?

Comment vivre heureux et dans la joie à travers tout ce qui arrive dans notre vie, mais aussi dans le monde : les drames, les guerres, les attentats, les catastrophes naturelles et les accidents ? Comment peut-on vivre en acceptant les photos d’enfants morts, de mères violées, de tueurs en série ou de dictateurs dominants leur peuple par la peur, les massacres?

Comment peut-on accepter la technocratie, les personnes bornées qui n’ont d’ouverture que pour tenter de réduire la vie à une procédurite aigue et qui refusent tout ce qui est intelligent sous prétexte que ce n’est pas acceptable dans leur vision étriquée de la vie ?

Il n’y aucune façon dont le mental peut se débarrasser de ces images et de tout le reste. C’est son monde, son invention tout cela. Vous êtes dans cela parce que le mental a pris le contrôle du monde dans lequel vous vivez. Tout ce qui est restrictif et limitatif vient du mental, la vie apporte des contraintes pour vous aider à voir au-delà, mais le mental n’a pas la capacité de voir au-delà, alors il réduit tout à ses limitations à lui. C’est pour cela qu’il est si important, si vous voulez changer votre vie et le monde, de prendre conscience de cela, de vous y mettre, de prendre le temps de vous conscientiser, mais pas dans les limites du mental. Tant que vous continuez à regarder par ce bout de la jumelle, vous réduisez tout à une vie limitée, à des peurs et un sentiment de manque et de perte constant.

Il faut donc regarder par en dedans, prendre conscience que vous êtes plus que cela, plus que ce mental et cet ego limités, bien qu’ils tentent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas.

Arrêtez-vous quelques instants. Ne me dites pas que vous ne le pouvez pas. Vous passez tant de temps dans l’inconscience que vous pouvez trouver le temps de revenir vers vous, sur cela vous ne me tromperez pas. Que votre mental ne veuille pas embarquer dans ce jeu, c’est très évident, mais que vous ne soyez pas capable de trouver le temps pour le faire de votre volonté propre, foutaise.

Bien sûr, votre mental et votre ego vont trouver toutes les excuses possibles pour vous en empêcher, mais tant que vous accepterez ces excuses et les fausses obligations comme des défaites acceptables, vous demeurerez dans votre souffrance à regarder, sans comprendre, votre vie aller au diable avec la peur au ventre et le sentiment de ne rien pouvoir faire d’autre que de souffrir. Si cela vous convient, fort bien continuez. Mais si vous voulez vivre autre chose que cette course contre la montre, que ces limitations sans fin, que ces drames qui bouchent votre vue, alors suivez l’autre voie, celui de la conscience. Elle n’est pas aussi difficile que vous le croyez. Vos croyances sont faites d’images de peurs et de limitations créées par votre mental, il faut donc passer outre pour redécouvrir ce que le mental tente de vous cacher depuis le tout début, le fait que vous n’êtes pas lui d’abord et ensuite le fait que vous êtes sans limites et que tout ce que vous êtes est déjà là en dedans de vous. Vous n’avez pas à inventer tout cela, tout est là, simplement caché par le bruit et le brouillard des images du mental. Ce bruit incessant et ces images continues de peurs, de manques, d’illusions de gloires éphémères et de jeux de pouvoir qui ne tiennent jamais la route.

Vous avez déjà en vous toute cette ouverture, toute cette conscience sans limites du monde, cela c’est vous, votre être réel et profond. En vous arrêtant dans cet instant pour juste prendre conscience de cette présence en vous, vous venez de donner un premier coup de barre vers vous. Ne jugez de rien, ne vous dites pas « je n’ai pas réussi, j’ai échoué », cela ce sont les idées de limitations du mental qui tente désespérément de reprendre le pouvoir et de fermer cette brèche qui s’ouvre dans son monde de limitations. Faites-le, continuez, arrêtez cette course folle, ne serait-ce que quelques secondes, puis de plus en plus souvent, de plus en plus longtemps. Soyez juste conscient de votre vie, de votre corps, de votre respiration dans cet instant-ci, pas dans le passé ou dans les projections du futur. Soyez juste ici et maintenant, conscient de votre vie et prenez le temps de découvrir que vous pouvez être qui vous êtes, sans peurs et sans reproches, ne serait-ce qu’un instant. Cet instant sera peut-être le plus important de votre vie, Il sera peut-être celui qui changera toute votre perception de votre vie et du monde, celui qui transformera votre vision de qui vous êtes et donc votre vision du monde, sans la pollution du mental et les effluves nauséabondes de l’ego.

Essayez et ne jugez pas des résultats, essayez et réessayez sans fin. Ne vous culpabilisez pas de ne pas réussir, cela c’est votre ego et votre mental qui ne veulent pas que vous continuiez, ils ne veulent pas que vous découvriez le jeu de cache-cache qu’ils jouent avec vous à vos dépends. À chaque fois que vous arrêtez pour prendre conscience, vous créez une brèche dans cette carapace, c’est tout, ne jugez pas des résultats, avec votre mental il ne peut être juge et partie. Continuez comme le cultivateur qui sème et qui a confiance que la nature fera le reste. Semez et vous récolterez, soyez-en certains. Les plantes prennent du temps à sortir de terre, laissez-vous au moins la chance de pouvoir en sortir vous aussi.

Bonne journée.

18 août 2003

Serait-ce important de savoir ce qu’apportent les drogues que vous utilisez pour vous soustraire aux problèmes quotidiens ? Oui. En fait, même si peu risque d’utiliser ces réponses à bon escient, il vaut effectivement la peine de dire clairement ce qu’il faut savoir au sujet de tous ces moyens artificiels que vous utilisez ou pas selon votre personnalité. Mais sur l’ensemble, il y a de fortes chances que vous en utilisiez au moins un.

D’abord, il faut bien réaliser que les drogues que vous utilisez sont très variées. Il y a les drogues reconnues comme telle comme le pot, le crack et autres qui sont des drogues chimiques. Certaines autres sont plus facilement acceptées comme la cigarette, l’alcool. Il y a aussi plusieurs moyens détournés, mais qui sont aussi des drogues, malgré qu’elles ne soient pas reconnues comme telle. Je parle de tout ce qui vous rend addict.,  le travail, le magasinage, le sexe, manger démesurément, les médicaments prescrits, la musique, la lecture. En fait, tout plein de choses que vous faites ou consommez sans vous apercevoir que vous êtes devenu dépendant. Dès qu’il y a dépendance, il y a l’effet d’une drogue et celle-ci n’a pas besoin d’être punissable pour vous faire du tord.

Mais commençons par ce qui est le plus évident : les drogues telles l’alcool,  les drogues chimiques, médicaments et toutes les drogues illégales. Ces drogues sont utilisées pour vous faire décoller de vos préoccupations courantes et vous permettre de vous échapper dans des mirages. Elles le font, mais contrairement à ce que plusieurs croient, ce ne sont pas des  élévations de la conscience qui en résultent, mais des baisses de la conscience. Donc, une descente plus prononcée vers l’état animal. Dans ces états, vous perdez conscience de qui vous êtes à un niveau encore plus grand que quand vous êtes sous l’influence du mental seulement. Ces drogues influencent votre état en diminuant votre capacité de rester dans l’instant. L’effet de ces drogues est de vous mettre le mental dans le brouillard et les pieds englués dans la boue. Vous êtes lourd contrairement à la sensation de légèreté apparente que cela donne pour un court laps de temps. Vous vous alourdissez de plus en plus au fur et à mesure de votre consommation.

On dit qu’un peu d’alcool n’est pas dommageable et on s’excuse ainsi de bien des problèmes avec lesquels on s’englue soi-même.

Toutes les drogues sont des esclavages, quelle qu’elles soient. Mais celles qui impliquent une consommation de produits pas nécessaires pour le corps sont les plus dangereuses car elles impliquent un relâchement de la conscience encore plus fort. Votre perte de conscience augmente et votre capacité à vous retrouver diminue aussi très rapidement au fur et à mesure de votre consommation.

Arrêtez-vous, prenez du recul et regardez-vous vivre. Soyez franc avec vous-même, ceci ne concerne pas les autres,  juste vous. Vous pouvez vous leurrer, personne ne vous blâmera, mais vous n’aurez pas la vérité non plus. Il ne s’agit pas ici de vous trouver coupable, de vous juger, juste de prendre conscience des vérités de votre vie. Pas de ce qui devrait être si tout était parfait, mais de la réalité profonde qui gouverne votre vie actuelle.

Si vous n’êtes pas désireux de changer votre vie et que vous êtes pleinement satisfait de vous automutiler, il n’y a aucun problème, continuez. Mais si vous commencez à trouver que votre vie ressemble à une sauterie qui tourne mal, que vous commencez à en avoir assez de vous mettre dans la merde sans cesse, que vous voyez que jamais vous ne parviendrez à vous rendre heureux avec ces recettes miracles de paradis artificiels quels qu’ils soient, alors faites ce petit exercice pour vous-même. Ne le faites pas pour les autres c’est inutile.

Vous remarquerez que votre vie est remplie de petits détails que vous jugez anodins mais qui vous mettent sans cesse dans un sentiment de nécessité d’avoir ceci ou cela ou de consommer. Arriver à la maison le soir, prendre une petite bière ou fumer un petit joint est bien anodin. Pourtant quand vous faites cela, vous réduisez sans cesse vos chances de devenir conscient. C’est comme si vous acceptiez de vous suicider un peu chaque jour. Oui, la vie en fait autant me direz-vous, mais la vie le fait avec sagesse et elle est avec vous. Mais tout ce qui vous rend dépendant de ces illusions vous diminue et vous empêche de vivre intensément votre vie réelle. Si vous saviez ce que vous manquez, vous ne perdriez pas de temps avec ces insignifiances. Non seulement vous nuisez à votre santé, mais vous contribuez à diminuer le niveau de conscience de votre monde et croyez-moi, il est déjà pas mal amoché comme cela, inutile d’ajouter votre grain de sable sur le tas.

Ce que vous ne savez pas non plus c’est que de choisir de vivre plus consciemment influence la qualité de votre vie en vous rendant plus autonome et de moins en moins dépendant de toutes ces chimères, mais qu’ainsi chaque personne qui entreprend ce cheminement devient une lumière dans les ténèbres, un guide qui permet aux autres de trouver aussi leur voie. C’est donc un renversement de situation dans votre vie, mais aussi pour le monde dans lequel vous vivez tous.

Pour les autres drogues que vous ne considérez pas comme des drogues pour la plupart, elles sont aussi dommageables même si elles sont plus acceptées parce que plus répandues et officiellement bonnes pour votre économie.

Trop manger n’est pas beaucoup mieux que de consommer des cigarettes ou de l’alcool, vous réduisez votre espérance de vie et vous mettez une surcharge sur votre corps dont il n’a absolument pas besoin.

Plusieurs personnes sont incapables d’arriver chez eux sans ouvrir la t.v. ou la radio. Ils ont besoin de bruit, d’un bruit incessant alors que le silence est le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire. La musique est une détente dit-on, mais le silence vaut mieux que toutes les musiques. Tout ce dont vous dépendez et qui n’est pas nécessaire à votre vie est un faux besoin, un esclavage. Oui, même si cela vous choque c’est la situation réelle, et vous aurez beau me dire que c’est exagéré, seule votre inconscience peut vous donner une telle idée, car celui ou celle qui est éveillé à la conscience n’a plus besoin de cela, il vit en pleine lumière sans besoin. Tout de la vie lui devient source de joie profonde et de paix. Plus besoin de bruit ou de biens quels qu’ils soient pour vivre en paix et dans la joie. Si vous êtes juste avec vous-même, vous allez vous rendre compte que ce qui est selon vos habitudes une source de joie, ne dure pas, mais pas du tout tant que c’est un besoin extérieur à vous que vous comblez.

Il n’y a pas d’autres sources de joie et de paix que votre état intérieur de sérénité quand vous acceptez la vie dans l’instant et que vous ne faites qu’aimer ce qui est. Tout le reste est de la frime. Voilà.

19 août 2003

Bon, encore sur ce clavier à attendre mon bon vouloir pour recevoir ces textes. Tu es un peu ennuyé par cela. C’est vrai que ça revient souvent au même. Les choses importantes ne changent pas si souvent que les nouvelles à la t.v. Mais il faut aussi prendre conscience que même vos nouvelles ne changent pas vraiment. Les noms, les lieux oui, mais les événements sont toujours à peu de choses près les mêmes, guerres, désastres naturels, incendies, accidents, blablatage de politiciens, nouvelles des stars, des athlètes, résultats sportifs, tout cela et bien d’autres choses toutes aussi insignifiantes, que vous voulez savoir En fait, vous n’avez aucunement besoin de savoir toutes ces inepties et ces informations ne servent qu’à bloquer encore et encore votre propre capacité à créer une vie meilleure pour vous et les autres.

Jeune vous voulez changer le monde pour le mettre à votre main, persuadé que vous avez la solution pour créer un monde meilleur. C’est votre ego qui croit fermement que lui, il a la solution. Avec le temps, vous abandonnez cette idée, submergé par l’ampleur de la tâche quand vous réalisez que vous n’êtes même pas capable de faire simplement face à votre vie avec joie et bonheur. Les petits problèmes journaliers, le travail, les enfants, la famille, les autres obligations sociales et bien sûr toutes ces nouvelles à assimiler, à se souvenir. Plus toutes les autres connaissances, qui sont appelées culture personnelle, que vous devez absolument connaître pour ne pas passer pour un nul, un inculte. En plus, bien sûr, vous devez amasser tout plein d’argent et de pouvoir, autrement vous êtes un moins que rien. Et tout cela bien sûr dans une très courte période car vous devez prendre votre retraite à 50 ans maximum sinon vous avez raté votre vie, c’est bien évident pour tous.

Vous devez aussi avoir voyagé le plus loin et le plus souvent possible, connaître un maximum de personnes, vos relations, que vous devez donc aussi entretenir au cas où. C’est toute une tâche, n’est-ce pas ? Et vous êtes persuadé si vous ne réussissez pas tout cela d’être un ou une raté(e).

Mais tout cela ne vous apporte pas hélas, la paix et la joie profonde. Comment cela ? Vous avez pourtant tout fait comme c’est indiqué dans les normes sociales. Qu’est-il arrivé qui a tout foutu en l’air ? Avez-vous manqué à un devoir, raté une nouvelle importante, manqué une marche de votre échelle sociale ? Vous avez semble-il tout fait, vous avez de l’argent, êtes rendu à votre retraite et vous vous emmerdez sans fin devant votre grosse maison, vos titres et vos biens. Même avec tout cela, vous vous sentez comme si vous aviez raté tout, ce ne sont pas ces accessoires qui vous rendent heureux. Oh ! Bien sûr, vous donnez le change, vous paraissez heureux et prospère face aux autres, mais au fond de vous, il y a ce sentiment de vide, d’avoir passé à coté de quelque chose, de l’essentiel.

Alors, qu’est-ce que ça peut bien être ? La vie, simplement la vie, votre vie. Oh ! si vous avez tout fait, voyagé, visité, appris des choses, mérité des honneurs, votre vie est bien remplie selon les critères, mais tout cela n’est que de l’apparence, rien de concret, vous avez  pris l’illusion pour la vie. Votre mental et votre ego vous ont mené par le bout du nez dans les enchevêtrements des illusions et vous aboutissez à un vide intérieur Tout vos biens et vos anciennes considérations, auxquelles vous continuez à vous rattacher pour ne pas perdre pied, fondent au soleil, tout cela apparaît sous la lumière comme un ridicule montage qui ne tient plus debout, un château de cartes qui s’effondre au vent de la vie qui elle continue à tenter de vous montrer votre voie à présent que vous avez laissé tomber une partie de votre carapace lourde et encombrante. Croyant être enfin arrivé à réussir votre vie, vous avez lâché prise un peu, abaissé vos défenses, tout est là après tout. Alors ce vide, ce manque apparaît une fois levé ce voile d’illusion. Vous n’avez pas su arriver à prendre conscience et malgré tous les accessoires, seule la conscience est importante, c’est votre accès à votre vie. Le reste est juste de l’embarras, des lourdeurs, des esclavages qui vous drainent vos énergies pour vous empêcher de vivre le reste de votre vie simplement avec vous. Vous enviez presque le détachement des moines qui n’ont aucune de vos préoccupations. Vivre pour vivre est alors très tentant, mais vous ne voulez pas abandonner tout ce que vous avez, votre ego ne veut pas et votre mental vous fait miroiter tous les problèmes que vous aurez si vous n’avez plus tout cela. Il néglige de vous faire part que dans quelques années, peut-être quelques mois, tout ceci disparaîtra avec votre mort, lui compris. Il ne restera alors que vous et la vie, celle qui est la source de vie ici, le support à toute vie. Ce que vous êtes réellement. Vous pouvez attendre cela pour vivre, votre mort, ou bien commencez ici et maintenant à vivre la vie réelle et non pas l’artifice de votre société. Vous pouvez très bien arriver à être dans la paix et la joie intérieure même en vie, ici. Il faut juste mettre les choses en place, en perspective et laisser votre mental et votre ego être idiot, mais en étant simplement conscient qu’ils le sont et que vous n’êtes pas obligé de vous soumettre à toutes ces idioties. Au contraire, sans juger ou vous culpabiliser, vous pouvez être tout simplement dans la conscience et rien d’autre. La vie sait très bien être la vie et vous amener vers vous avec tout ce dont vous avez besoin sans que vous n’ayez à tout prévoir, car vous ne pouvez pas savoir ce qui vient pour vous. Même si vous tentez de tout bien contrôler votre vie, vous n’y arrivez pas et c’est justement ce lâcher prise que vous devez réussir à faire qui vous amènera à découvrir à quel point la vie a tout prévu pour vous. Vous réaliserez que c’est vous la vie, votre être profond et que lui ne peut pas manquer de quoi que ce soit. Alors, vous commencerez à faire plus confiance à cette vie, à votre propre créativité, pas celle illusoire de votre mental, mais votre véritable créativité, la vie. Vous pourrez alors aller sans peur dans l’instant sans tenter de tout prévoir pour le futur ou vous mettre dans un état de nostalgie devant votre passé en ruminant tout ce que vous avez perdu. La vie est une continuité, un changement sans fin, il faut la déguster ici et maintenant au fur et à mesure, autrement vous ne faites que ruminer des choses déjà mâchées ou attendre pour vivre des conditions qui ne seront jamais celles que vous attendez.

Allez, vivez quoi, qu’est-ce que vous risquez. Arrêtez-vous dans cet instant prenez conscience de cet être profond au fond de vous, laissez les remontrances du mental et de l’ego de côté et attachez-vous à vous. Vous n’avez pas d’autres responsabilités que vous.   Bonne journée.

20 août 2003

Ce n’est  pas si long, Jean! Le fait que l’ordinateur prenne un peu plus de temps  pour ouvrir ne change rien à ta vie. Sois patient, déguste le temps qui passe, l’instant présent au lieu de t’énerver. Depuis le temps que je te parle de jouir de l’instant, tu ne sembles pas lire bien souvent les textes que je te donne. Tu crois peut-être que c’est pour les autres ou que toi tu n’es pas concerné ? 

Non, je me sens concerné, mais mon mental manipule les boutons de la station de réception sans cesse et je perds de vue la simplicité de la vie assez facilement.

Quand je te dis d’être présent, c’est justement de cela que je te parle. Être présent, cela veut dire garder toujours une petite partie de conscience éveillée, comme une veilleuse pour t’assurer qu’en tout temps, tu es relié à cette présence de la lumière. Autrement, tu pars dans des élucubrations que le mental tisse avec ses peurs et ses manques. Cela ne mène à rien, sauf à avoir peur de vivre, peur de manquer de ceci ou cela alors que la vie vous apporte sans cesse tout de dont vous avez besoin pour vous permettre de retourner vers vous, dans la conscience.

Cela est une grande source de peur, ne pas avoir ce qui vous sera nécessaire pour vivre le reste de votre vie. Vous en êtes tous très frappés de cette grande peur. C’est elle qui a suscité tous ces changements qui sont advenus sur votre planète il y a des milliers d’années quand vos ancêtres ont commencé à douter de la vie. Ils se sont mis à douter que la vie pourrait leur apporter tout ce dont ils avaient besoin. Le serpent du mental s’est infiltré en eux pour leur apporter la peur. À partir de ce moment, ils ont réagi en doutant et cela à provoquer la compulsion, cet outil débilitant que le mental utilise tant. Par la peur du manque, ils ont commencé à accumuler des choses, de la nourriture, des biens qu’il y avait en abondance pour tous. Puis, par encore plus de peur, ils ont commencé à s’entre déchirer pour s’accaparer des biens des autres pour en avoir plus. C’est ainsi qu’est née votre société actuelle. À cela est venu se greffer l’ego de celui qui a pris le contrôle sur les autres, il a cru qu’il était supérieur alors qu’il était le plus con. C’est pour cela que vous êtes gouverné par les plus cons et que vous vivez tous sous la domination de la peur du mental et de la vanité des plus cons. Non, Jean ce n’est pas un jugement, simplement une constatation. J’emploie le mot con parce qu’il est dans votre vocabulaire. Je pourrais dire des moins conscients si tu préfères. Mais c’est qu’il a du discernement ce garçon!

Non, je ne me moque jamais de toi tu le sais bien, je ris de toi ouvertement quand tu te prends au sérieux, car vois-tu à part les cons qui se prennent au sérieux avec leur ego et leur mental atrophiés, il n’y a rien de sérieux dans la vie. La vie, elle coule comme une rivière libre de tout. Quand vous tentez de la contrôler, de détourner son courant, elle passe ailleurs, en dessous, au-dessus, à côté, souvent sans que vous ne vous en aperceviez et alors vous réalisez soudain que votre chaise ne tient plus que sur une fine couche de sable, la vie a tout miner sous vos pieds, elle a repris son cours.

Vivez en harmonie avec ce qui est, la vie est ce qui est et elle sait beaucoup mieux que vous ce qu’il vous faut. Elle est vous et vous êtes elle. Alors, de vouloir contrôler les choses avec votre mental est pure perte, vous n’arriverez jamais à rien avec cela sauf à vous mettre dans des situations ridicules et à manquer tout le plaisir de la vie qui est de vivre tout simplement. Arrêtez-vous un instant, juste un instant pour prendre conscience et puis gardez juste ce petit moment de conscience en tout temps, un instant à la fois. Cela changera toute votre vie, cela vous facilitera la vie. C’est cela l’illumination et rien d’autre, être conscient et en harmonie avec ce qui est, aimer ce qui est sans attendre quoi que ce soit, ni personne. Vivre, c’est être la vie tout simplement, sans condition.

Voilà, garde bien cela en toi Jean ce n’est pas quelque choses d’étranger à toi, c’est toi dans ton être profond. Ne te limite pas à ton outil le mental, remet-le dans ton coffre à outil, c’est là qu’il va.  Merci.

29 août 2003

Bon. Il faut bien travailler n’est-ce pas? C’est tellement dans vos habitudes de vie et il faut avouer quand même que de faire un minimum de choses est essentiel à votre vie ici. Mais cela est vrai parce que vous avez tout basé sur le mental qui ne peut rien créer par lui-même. Il est toujours dépendant de ses limitations et doit trouver des moyens pour compenser cette incapacité flagrante à créer.

Quand je parle de créer, je ne parle pas des ces insipidités, de ces moyens ridicules et compliqués qu’il vous fait prendre pour de la création. Non, je parle d’utiliser ce qui vous entoure dans la plus parfaite harmonie avec la vie et cela il en est totalement incapable. Seul votre être profond peut utiliser cela, le mental lui ne peut que faire des systèmes compliqués et détruire tout autour de lui sous prétexte de se servir de  ce qu’il y a pour vos besoins. Même lié à ce corps physique, vous avez en vous les moyens les plus grands pour aller au-delà des apparentes limitations de la vie ici. Ce n’est qu’en regardant avec vos yeux du mental et de l’ego que vous voyez limité. Votre réalité profonde n’a pas ces limitations, mais vous prenez ces barrières du mental pour les vôtres. Tous ces moyens, y compris les ordinateurs et Internet, ne sont que des balbutiements maladroits de votre mental pour compenser ses faiblesses. Comme d’habitude, ces moyens servent surtout à toute une panoplie d’esclavages additionnels. Il y a dans tout cela une autre manipulation du mental pour vous accrocher, vous rendre accro et vous empêcher de vous élever vers votre véritable être.  Écoutez bien ceci, toutes ces inventions qui vous impressionnent tant n’impressionnent que votre mental et votre ego et cela devient vous si vous vous laissez dominer et acceptez que vous êtes votre mental et votre ego. Mais cela n’est pas vrai, ces deux accessoires ne sont pas vous. Si vous redevenez vous, vous ne trouvez plus rien d’impressionnant à ces outils lourds et limités qui sont tellement dépendants  de votre attention et de votre présence pour être utiles. Dans les capacités réelles de votre être, vous n’avez pas besoin de cela. Vous pouvez créer directement à partir de la vie sans créer en même temps toute cette destruction, sans devoir tout démanteler et détruire votre monde et la vie. L’harmonie de votre être avec la vie, lui donne la capacité de tout combler ces attentes sans rien détruire, mais en vivant en totale harmonie avec tout ce qu’est la vie. La raison en est simple vous êtes la vie et seule votre distanciation d’avec votre source vous coupe de ces moyens qui sont pourtant là en vous.

Je vous le dis, si vous allez vers vous, vous allez découvrir tant de paix et de joie que vous serez porté par la vie sans que vous n’ayez à lutter pour quoi que ce soit. En acceptant de redevenir qui vous êtes, vous acceptez de redevenir la vie et la vie est sans limite. Sans la lutte que votre mental vous fait vivre à chaque instant pour remplir vos fausses obligations, avoir tous ces accessoires inutiles, vous seriez dans la paix intérieure et la joie profonde de l’harmonie avec qui vous êtes, avec la vie.

Alors, pourquoi vous alourdir de tous ces trucs idiots et inutiles alors que vous avez toute la vie à vous. Vous ne savez jouir de rien, vous êtes juste accro d’imitations. Songez-y et surtout devenez en conscient. Pas de jugements, pas de culpabilité, juste la conscience.

Bonne journée.

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3 septembre 2003

C’est toujours plaisant de voir la vie se déployer sous toutes ses formes. Le calme et la tempête ne sont que des manifestations de cette même vie. De trouver un beau et l’autre laid ne change rien au fait et ne fait que démontrer que vous n’êtes pas assez conscient pour découvrir la beauté de la vie en tout.

Cette attitude ne fait que vous priver de cet état de grâce qui vient quand vous avez enfin abandonné le domaine du mental pour vivre intensément dans votre vie, celle qui est au-delà des attitudes fermées du mental. Il n’est pas question ici de devenir ceci ou cela, de passer au devant des autres, mais de simplement être ce que vous êtes, la vie. Quand vous vous croyez différent ou supérieur aux autres parce que vous croyez avoir atteint un état de conscience supérieure, c’est que vous n’y êtes vraiment pas, c’est encore votre mental et votre ego qui se pètent les bretelles  à vos dépends.

Celui ou celle qui est dans l’état de conscience ne fait rien pour le démontrer, il n’en parle pas et n’impose rien. Il est c’est tout. De devenir conscient enlève beaucoup de lustre à votre vie extérieure car vous n’avez plus besoin d’impressionner ou de faire semblant. Il n’y a plus ce jeu de vanité ou d’apparence, il y a ce qui est et c’est cette vérité toute nue qui devient votre source de joie. Savoir aimer ce qui est sans attendre autre chose, tout en sachant que tout est toujours parfait est une libération dont vous ne soupçonnez pas la puissance. N’avoir besoin de rien et jouir de tout. Une simple caresse du vent sur votre joue devient une source de joie profonde, respirer en toute conscience devient la vie. Cela peut être en tout temps. La vie n’est pas ce jeu complexe et stressant que vous avez créé de toutes pièces. Elle est toute simple la vie et votre capacité à la saisir et l’aimer dans cette belle simplicité est votre but réel. Pas d’obtenir des honneurs sans valeur ou de devenir une personne reconnue ou de posséder tous les biens que vous croyez absolument nécessaires à votre bonheur. Le bonheur, il est ce qui vient quand vous avez atteint la conscience. Autrement, il n’est qu’une image fugace de ce qui pourrait être qui se manifeste parfois dans votre vie courante, juste une trace que vous recherchez ensuite à travers tout ce jeu. En fait, il ne vient jamais du jeu, mais de votre état. C’est pourquoi tant de gens le recherchent en provoquant des états artificiels avec la drogue, l’alcool, le magasinage et tous les moyens que vous employez pour faire semblant.

Tout cela est pourtant en vous et disponible en tout temps. Que vous soyez milliardaire ou pauvre, cela est vous. Cet état est vous et vous n’avez rien à faire pour le gagner, pas d’études, de réussites, rien, cela est vous et vous n’avez qu’à être cela. Il n’y a pas d’heure, d’époque de votre vie ou de lieu où cela puisse mieux se manifester car cela est toujours là dans chaque instant, il suffit de s’arrêter pour être. Le plus beau de votre vie c’est vous, c’est la vie et tout ce que vous demandez à Dieu de vous donner, vous l’avez déjà en vous. Vous n’avez pas à attendre, vous n’avez qu’à le découvrir en vous, dans votre paix. Cette paix est bien là au centre de vous, elle n’attend que votre acceptation de sa présence pour se manifester. Elle est discrète, ne vous embarrasse pas quand vous n’en voulez pas, ne trouble pas votre vie extérieure tant que vous ne manifestez pas le choix de la voir apparaître dans votre vie. Mais il faut savoir une chose, ce n’est jamais avec le mental ou l’ego que vous pourrez y accéder, c’est simplement dans l’instant présent. En acceptant la vie dans toute sa simplicité, sans rien anticiper pourra se glisser en vous cet état de paix et de joie qui est votre état à vous, le vrai et profond état de conscience qui sous tend toute vie.

Soyez, c’est tout ce que vous avez à faire pour accéder à vous. Merci.

4 septembre 2003

Et si tout cela n’était qu’une illusion d’un bout à l’autre. Si cette vie que vous vivez si intensément n’était qu’un film qui passe et auquel vous tentez de vous mêler, comme si vous pouviez intervenir dans ce film. Et si ce film était en transformation constante sans justification, juste un film qui passe comme les vagues de la mer qui semblent toutes à peu près pareilles, mais qui ont une influence légère sur tout,  tout en pouvant en avoir une plus grosse sur votre corps. Si tout ceci était affecté par le fait que vous savez que vous êtes  en train de jouer dans le film ou non.

Tant que vous êtes dans le film sans le savoir, vous subissez ce qui est en apparence, vous n’avez que bien peu de contrôle sur ce qui est. À part choisir votre menu de repas, tout le reste ou presque est hors de votre contrôle et vous vous sentez vulnérable et lié à ce film.

Mais si vous avez compris et bien réalisé que vous n’êtes pas partie de ce film, mais que vous ne faites que jouer pour vous amuser, que vous ayez la conscience que même si le film ne mène nulle part, vous savez que vous avez d’autres moyens, que votre être profond ne dépend en rien de ce qui se passe dans le film, quel effet cela peut-il avoir sur votre vie ?

L’effet est très important, car vous n’avez plus alors la peur de vivre dans ce film, et vous avez conscience que la vie dans le film n’est pas menaçante pour vous malgré les apparences.

Comme vous n’avez plus cette peur, vous pouvez prendre tout avec recul, vous détacher des apparences, être détendu là où vous étiez tendu. Vous pouvez jouir du moment présent car l’avenir ni le passé ne sont vous. Le film peut aller n’importe où, vous n’avez pas de dépendance envers tout cela. Vous êtes par vous-même sans lien avec ce qui vous entoure. Vous savez que vous existez même sans votre corps.

Comment cela peut-il affecté le film lui-même ? C’est un peu compliqué à expliquer car cela est hors de la capacité de compréhension du mental qui est somme toute bien limitée, ça vous le découvrirez en ayant une conscience plus ouverte. Mais il suffit de savoir que le fait de réaliser cela, d’en avoir la connaissance par la conscience, fait comme aérer tout cela. C’est comme si tout d’un coup vous aviez la possibilité de respirer confortablement alors qu’avant vous aviez les poumons tout compressés. Cela amène une plus grande capacité d’agir avec plus de conscience comme si cet air que vous respirez et qui entre dans votre vie embellit tout ce que vous faites et tout ce que vous vivez. Là où vous étiez paniqué de ne plus pouvoir respirer, vous voilà respirant librement et cet air apporte une nouvelle lumière aussi comme si au lieu de vous déplacer dans le noir, vous aviez en vous une lumière qui éclaire tout. Alors, ce qui semblait menaçant n’est plus menaçant et là où vous ne saviez pas où mettre le pied dans cette noirceur, vous pouviez avancer avec confiance. L’illumination c’est cela, c’est de pouvoir voir dans  cette noirceur apparente, de pouvoir se déplacer sans mettre les pieds dans les plats, sans vouloir courir après de fausses lumières pour éclairer votre vie. Une fois que vous avez la lumière, la vie apparente change puisque vous pouvez saisir toutes les opportunités qui passent devant vous car vous voyez ce que cela est et choisissant ainsi en toute conscience votre vie ne peut que s’améliorer même dans les accessoires. Tous ces accessoires que vous côtoyez et qui semblent si importants et nécessaires, vous pouvez en jouir. Malgré qu’avec la conscience et l’illumination vous puissiez bien mieux les voir pour ce qu’ils sont, de simples accessoires, agréables certes, mais sans commune mesure avec ce qu’ils représentent dans l’absence de conscience. Ils ne sont plus des must, mais des accessoires et alors tout prend cette couleur. Au lieu de vous battre pour les avoir et en tirer un tout petit bonheur et être déçu après, vous pouvez en jouir sans plus. Votre véritable joie est beaucoup plus profonde, elle réside dans cette paix heureuse et tranquille qui vous fait tout apprécier, découvrir la beauté dans tout et aussi dans le fait que vous n’êtes plus soumis à la tentation, à ce besoin infâme de compulsion. C’est la libération de l’esclavage des besoins apparents. Votre mental et votre ego perdent au change dans cette prise de conscience, ils ne peuvent plus squatter votre vie et y foutre le bordel. Ils ne sont plus que des accessoires comme les autres devant votre lumière intérieure. Vous pouvez les voir tel qu’ils sont. 

Voilà ce qu’apporte l’effort de découvrir qui vous êtes dans la simple présence à l’instant présent. Si vous croyez que cela est ennuyant en apparence, c’est que votre mental tente encore de vous reprendre pour vous amener dans sa noirceur. Il ne peut supporter la lumière directe. C’est votre choix, vivre en plein jour sur le bord de la mer au grand air avec tout ce dont vous avez besoin ou de nuit dans un bar sale, enfumé et bruyant où les conflits explosent sans cesse où vous ne respirez qu’avec difficulté, où vous êtes sans cesse menacé, bousculé et effrayé. Un lieu où vous ne pouvez plus voir devant vous tant il fait noir et tout est enfumé et où on tente sans cesse de vous vendre tout plein d’accessoires qui devraient vous amener à être bien, mais qui ne sont que des pétards mouillés.

Voilà le choix véritable que vous avez à faire. Bonne journée.   Merci.

7 septembre 2003

Ne serait ce pas plus simple de simplement accepter tout, au lieu de vous faire le juge de tout ?

C’est épuisant de vous défendre de tout sans cesse. Vous ne réalisez pas à quel point vous brûlez vos énergies à vous défendre et à refuser tout sans cesse. Cette lutte sans fin avec la vie vous prive de tout plein de joies simples et abondantes. Au lieu de vous nourrir de tout cela vous refusez sous des prétextes sans fondement juste pour supposément avoir raison. Cela vous place dans une situation d’insatisfaction, de peur et de manque continue.

Vous ne devez pas vous laisser influencer par votre mental dans tout cela. Il vous traîne dans sa médiocrité et vous prive de votre vie. Tout cela est insignifiant en fait et vous vivez quand même me direz-vous, mais comment vivez-vous ? Heureux ou frustré, tout est là. Vous ne devez pas vous surprendre d’être frustré et dans le manque et l’insatisfaction continue si vous vous laissez dominer par le mental ou l’ego, ils ne seront jamais heureux ni l’un ni l’autre, c’est cela l’impossibilité, ils ne peuvent qu’atteindre à de petits plaisirs bien éphémères et bien insignifiants par rapport à la joie profonde de la conscience. Jamais au grand jamais vous n’atteindrez à la paix qui apporte cette joie profonde si vous continuez à vous leurrer dans ce magma informe des choses du mental. Vous ne serez toujours qu’un outil de l’outil qui ne sait pas vivre, mais simplement composer avec ce qu’il ne connaît pas, cela donnant des situations ridicules ou tout s’effondre sans cesse comme une grande construction de château de cartes. Tout est toujours à recommencer et malgré les attentes du mental et de l’ego tout est toujours manqué et à refaire. C’est un éternel recommencement de jeu stupide et vous ne vous en sortirez qu’en passant outre et en redevenant conscient. C’est la seule voie qui s’offre à vous, mais vous êtes libre de l’utiliser ou non, votre paix et votre joie ne dépendent que de votre choix.  Bonne journée.

9 septembre 2003

C’est vrai que tu n’écris pas tous les jours, mais je suis patient, je suis toujours et jamais à la fois. Le temps de votre vie ici est court et aucune obligation réelle n’existe en dehors des préceptes du mental. Vous n’avez rien à faire obligatoirement car vous n’avez en fait aucun besoin réel. Toutes les obligations que vous croyez avoir ne sont que le jeu que votre société informe pour ne pas dire difforme a créé pour faire semblant. Maintenant vous êtes tous à courir, à vous juger incapable, à vous culpabiliser parce que vous n’arrivez pas à tout faire ce que vous croyez qu’il serait bien de faire. Ou alors, il y a ceux qui se croient parfaits ou presque parce qu’ils ont réussi, mais ils ne sont ceux-là que les esclaves de leur ego et ma foi ce n’est guère mieux car ils sont encore plus perdus dans leurs illusions. L’ego étant une coche plus idiot que le mental, c’est une excroissance de l’outil, on est donc encore plus loin de la source. Mais ceci n’a pas d’importance puisqu’il suffit de redevenir conscient pour que tous ces écarts redeviennent conscience.

Alors quand vous vous jugez inapte, non conforme à ce que votre mental et votre ego veulent vous faire prendre pour la réalité, soyez juste encore un peu plus conscient. Quand vous vous culpabilisez de ne pas être comme ceci ou cela, soyez juste encore plus conscient. Seule la conscience peut vous amener vers vous, vers votre vérité profonde. Jamais le jugement ou la culpabilité ne vous amènera vers vous, ils ne font que vous en éloigner. C’est cela qu’il faut réaliser, ces deux gestes du jugement et de la culpabilité ne sont pas des outils favorables à votre évolution spirituelle, ils sont des outils du mental pour vous maintenir sous tutelle, même s’ils sont tellement justifiés dans votre société. Tous jugent et culpabilisent les autres de ne pas être conforme à leurs idées de ce que doit être la vie, quand ce n’est pas de se juger soi-même et de se condamner qui devient le jeu.

Sachez que la vie ne vous juge pas, elle vous offre des opportunités de découvrir la véritable vie même dans les apparences, simplement par la conscience. Elle ne vous demande même pas d’être conforme à un précepte ou à un autre. Vous êtes libre de vivre comme vous l’entendez. Son rôle n’est que de vous offrir une multitude d’opportunités pour que vous ayez le choix : celui de demeurer dans l’illusion ou celui de vous redécouvrir à votre rythme.

Quoi que ce soit  qui vous frustre, quelle que soit la raison de votre sentiment de manque ou de peur, vous avez toujours la même source à toutes ces frustrations sous la main. Votre mental qui saisit si mal la vie est devenu malgré vous un outil de perte de contact avec votre vie, alors qu’il doit être un outil pour vivre ici et seulement ici.

Cessez de vous juger, prenez le temps de simplement être conscient à quel point cet outil vous manipule, vous fait croire n’importe quelle stupidité sans fondement pour prendre votre place et vous faire vivre un véritable enfer en vous faisant croire que vous n’êtes pas bien, pas à la hauteur de ses attentes. Mais dans les faits, ses attentes ne sont que des illusions, des jeux de couleur pour distraire les idiots que vous êtes devenus, de leur véritable voie. Et vous, tout suffisant vous vous gonflez de ses couleurs qui coulent de vous, vous avez l’air de piteux pitous décolorés, dégoulinant de couleur qui ne tient pas sous la pluie. Votre orgueil est le plus médiocre de vos sentiments. Tous ces jeux de pouvoir, de raisonnement vous font ressembler à un paon, mais à un paon sans tête et sans couleur. À un paon sans tête, gris et sale dont il ne reste que la tige des plumes mais qui continue à pavaner. Vous croyez que j’exagère ? Prenez juste le temps d’être conscient et cela vous apparaîtra si évident que vous serez gêné d’être ainsi, votre ancien comportement de coupable prendra le dessus, tout aussi inutile et ridicule que l’orgueil dont vous vous affublez.

Il n’y a pas de critères de réussite, pas de pouvoir véritable, pas de science qui tiennent devant la conscience, tout fond devant cette lumière comme la noirceur disparaît car cette lumière c’est la vie, la source de tout. C’est la paix profonde et la joie pure de la conscience et la conscience c’est simplement être. Être quoi, me direz-vous ? Être vous car c’est cela que vous êtes, la vie, simplement la vie.

Prenez le temps d’être et vous n’aurez plus besoin des apparences, plus besoin de rien en fait,  mais vous pourrez  profiter de tout, sans  être esclave de quoi que ce soit.

Bonne journée.  Merci

11 septembre 2003

Est-ce mieux de tout faire ou simplement d’être ? Pourquoi poursuivre des rêves qui ne donnent rien alors que tout est si simple dans cette vie si vous ne vous mettez pas à exagérer tout ce qui n’est pas important. Vous faites des montagnes avec des riens et vous appelez cela de la créativité. Qu’est-ce qui élève vos vibrations dans ces accessoires auxquels vous accordez tant d’attention?

Le choix de votre vie est important si vous voulez redevenir qui vous êtes vraiment. J’ai assez parlé depuis plusieurs mois de ce besoin viscéral qui vous pousse à aller plus loin dans votre vie et que le mental ramène sans gène à des insignifiances. Maintenant, comment y arriver? Je l’ai aussi dit de toutes sortes de façons mais c’est tellement simple que vous ne le comprenez pas étant tellement habitué aux complications de votre mental. Vous croyez qu’il faut comprendre des choses, lire tous les livres qui parlent de spiritualité pour accéder à vous. Mais justement, il n’y a rien à faire, il suffit d’être et cela semble au-delà de vos capacités. Pourquoi ? Tout simplement parce que pendant tout ce temps vous continuez à réagir avec votre mental, à laisser l’être au fond de vous submergé par les pensées de peur, de doute et de manque du mental. Cet outil est habile à prendre des vessies pour des lanternes. C’est normal, il n’a aucun discernement et c’est vous qui devez prendre le relais et non pas lui laisser les rennes entre les mains. Mais le plus souvent c’est trop difficile croyez-vous, il est si habile à reprendre tout en main que vous abandonnez et vous retombez dans la facilité de vos habitudes. Cela n’est pas la voie vers vous. Toutes les excuses ne vous amèneront jamais à votre vérité profonde. Vous pouvez vous en contenter, mais cela fera juste la joie de votre mental, mais jamais ne vous donnera la paix qui est pourtant vous. Vous ne pourrez jamais être plus près de cette vérité, elle est en vous, vous êtes cela. C’est comme de chercher ses lunettes qui sont sur son nez et de continuer à regarder au-dessus.

C’est si simple, d’être, il suffit d’être, juste là ici et maintenant sans plus. Vous vous perdez vite dans des conditions, des obligations de faire ceci et cela pour y arriver, cela est le jeu du mental. Être, c’est sans condition, c’est ici et maintenant, c’est la vie dans l’instant et nulle part ailleurs ni en aucun autre temps. Il faut donc ramener tout à l’instant et vivre cet instant en aimant tout ce qui est sans plus. Acceptez ce qui est comme étant la vie et sa perfection et simplement soyez conscient de cela à chaque instant même si votre mental vous jette toute sorte d’idées dans la tête, vous devez continuer à être sans plus.

Tout ce qui est à chaque instant relève de la perfection de la vie et est une occasion de vivre dans la conscience c’est tout. Pas plus compliqué que cela c’est tout là en tout temps. Pourquoi attendre des conditions, des moments privilégiés? Chaque instant est un moment magique si vous en prenez conscience. Soyez l’instant et vous serez dans cette magie. Ne cherchez pas l’illumination vous êtes cela au fond de vous, la lumière est toujours là accessible, c’est dans votre regard qu’elle est, c’est vous qui la projetez sur tout avec votre regard.

Attendre n’est pas l’illumination, il n’y a rien dans l’attente c’est vide. Soyez et la lumière jaillira de vous, elle ne peut venir que de vous puisque vous en êtes la source pour vous et les autres. Car en regardant les autres avec la conscience vous projetez de la lumière sur les autres leur donnant le goût de la lumière et ainsi leur indiquant qu’ils peuvent y avoir accès à leur tour. Ne vous privez pas plus longtemps de votre vie. Soyez dans cet instant même, présent à la vie, heureux et en harmonie avec cette vie. Acceptez tout ce qui est comme la perfection même si vous n’y comprenez rien. C’est votre mental qui ne comprend pas la beauté de tout, votre être profond lui se réjouit de tout, aime tout et est ainsi en paix avec tout dans une grande joie qui est comme un feu de joie sans fin. C’est la lumière de ce grand feu l’illumination. Il suffit de s’asseoir au pied de ce feu pour en être et cela c’est en vous et nulle part ailleurs. Le temps n’existe pas pour celui qui cherche sa voie en dedans de lui. Pourquoi ? Simplement parce que de trouver sa lumière ne demande rien d’autre qu’être dans l’instant. Il n’y aucune attente, ni de conditions extérieures à respecter, tout est là éternellement accessible sans attente. Voilà.  Merci.

17 septembre 2003

Ne serait-ce pas bien si vous étiez toujours dans un état de paix et de joie quoi qu’il arrive dans votre vie ? Oui, ce serait bien, réellement bien. Alors, soyez dans cet état, tout est là, vous avez en vous tout ce que cela demande.

Une simple présence à qui vous êtes et le tour est joué. Une conscience de la vie et vous êtes dans la paix et la joie. Il n’y a même pas de conditions extérieures particulières à attendre. En tout temps, à tout instant, vous pouvez devenir cette paix puisque vous l’êtes. Seul votre manque de présence à cet état vous fait virevolter autour comme un papillon autour d’une source de lumière. Certains vont me dire, oui mais le papillon va se brûler les ailes s’il touche à la source de lumière. Oui, mais le papillon est un exemple et je vous assure que vous ne risquez pas de vous brûler les ailes en vous approchant de votre source de lumière. Cette source c’est la vie, c’est vous et tout ce qui existe.

Ce qui est beaucoup plus dommageable pour vous est de vous priver de cette lumière, de cette conscience, car pendant que vous en êtes privé, vous souffrez de ce manque de contact et vous le recherchez à travers tout ce que vous faites et tentez d’obtenir de matériel ou de reconnaissance de votre milieu.

Toute votre quête est orientée vers une libération que vous ne trouverez jamais dans les choses extérieures à vous. Cette quête est votre vraie raison de venir ici, c’est celle de retrouver votre source, de vous retrouver à travers ces méandres des apparences dominées par le mental et l’ego.

Il n’est pas de jour où vous ne cherchez pas cette paix, pas d’instant non plus où elle ne soit disponible. Le jeu est justement de trouver la source en vous malgré toutes les sources d’illusions. La vie vous met sur la trace de cette voie vers vous par toutes sortes de jeux, d’opportunités. La vie n’a pas de sens comme votre mental tente d’en trouver, elle n’est qu’un jeu pour vous permettre de vous redécouvrir. Il n’y a rien d’autre à faire même si vous êtes tous acharnés à trouver autres choses que vous.

Vous pouvez donc passer toute votre vie à courir après toutes sortes d’avantages, de reconnaissances et de biens, vous serez toujours en manque puisque ce que vous recherchez et la raison de ce besoin, de ce sentiment de manque est justement de vous retrouver en retrouvant cette vie dans sa plus belle simplicité.

La vie est la vie, il faut donc l’accepter telle quelle et l’aimer comme elle est. C’est le début de la sagesse qui vous mènera à vous redécouvrir. Tant que vous luttez contre tout, vous n’avez plus de disponibilité pour voir toute la beauté de cette grande simplicité. Quand vous ouvrirez enfin vos yeux à cette simplicité, vous découvrirez soudain ce qui est là devant vous, toute votre quête se dévoilera à vous et la beauté de la vie vous sautera aux yeux et votre paix sera là. Elle est en fait toujours là, vous ne savez tout simplement pas la voir. C'est pourquoi je dis qu’il n’y a rien à changer dans la vie, simplement à en prendre conscience. Vous agissez comme des personnes qui vont les yeux fermés et qui cherchent en pestant et en voulant tout changer et tout contrôler, ce qu’ils ont devant les yeux et qui est toujours disponible, il suffit d’ouvrir les yeux. Ouvrez vos yeux, ceux de votre conscience et tout sera là. La vie ne changera pas, mais vous serez simplement capable de tout voir au lieu de regarder dans le vide du mental et vous pourrez simplement apprécier toute la beauté et la perfection de ce qui est. La paix qui en résultera vous mettra dans un état de joie sans fin, une suite d’instants de perfection qui vous laissera sans voix. Cela c’est la vie, c’est vous,  c’est Dieu ou l’Être. Il n’y a aucune autre raison à la vie ici que de redécouvrir cela. Tout le reste est le jeu des illusions créé justement pour que le jeu existe. Bonne quête.  Merci.

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6 octobre 2003

Sexualité, que de mots ont été dits à ton sujet, que de bêtises ont été faites alors que cet élément de la vie terrestre est une magnifique source de joie et de bonheur tout en étant la plus grande source d'énergie dans ce corps que vous avez. Mais bien sûr tout ce qui a été dit n'est pas vérité. Dans le monde de la dualité, votre corps n'est pas complet comme votre être profond l'est. Il y a donc cette recherche continuelle de complétude et comme vous êtes dans un corps physique, vous avez ce besoin de vous compléter même physiquement. Ce besoin vous porte à vous rapprocher de ceux du sexe opposé pour la plupart, mais aussi de vous rapprocher des autres quel que soit leur sexe pour compléter ce manque que vous sentez en vous, ce besoin de vous joindre à d'autres pour emplir ce vide en vous.

Dans les temps immémoriaux, avant que vous fassiez de votre passé une histoire à vous raconter, du temps où les hommes vivaient dans une relative  sécurité et que personne ne tentait de dominer les autres, la sexualité était naturelle et ne donnait pas tous ces problèmes que vous vous êtes créés en mettant tout sous le contrôle de votre mental.

Tous vivaient nus et sans pudeur idiote.  La vie était acceptée telle quelle sans peur, sans gêne par chacun. Aujourd'hui, pour certain, la seule vue d'un corps nu ou de sa simple représentation en sculpture amène des gênes, des frustrations, des guerres de clocher.

Que vous êtes devenus idiots mes amis que vous êtes devenus idiots. Une des plus grande joie de votre vie ici vous en faites une tare, une chose malsaine. Vous faites de ce cadeau de Dieu, un acte de haine et de frustration. Il faut revenir vers vous pour combler ce manque que vous ressentez, mais jamais au grand jamais vous ne pourrez revenir vers vous tant que vous refuserez la vie dans sa totalité, dans sa plénitude et votre sexualité est une grande partie de votre vie. Vous pouvez jouer aux grenouilles de bénitier, rien n'y fera. Tant que vous refusez qui vous êtes dans votre globalité, vous refusez qui vous êtes sur les autres plans aussi.

Vous n'êtes pas séparé de vous, vous n'êtes pas en parties, mais un tout global qui vous tient ensemble.  Là où la vie se manifestait dans un grand rapprochement entre votre être profond et votre corps et votre esprit ici, vous avez créé une division en refusant votre sexualité.

Dans ces mêmes temps dont je vous parlais plus tôt, il n'y avait pas cette coupure et la sexualité était gratuite, c'était un cadeau que tous se donnaient entre eux sans gêne. Oui, il y avait des relations entre homme et femme, entre homme et homme et entre femme et femme et même si je choque plusieurs par cette étroitesse d'esprit dont vous avez le secret, entre parent et enfant et entre tous les membres d'un groupe. Car contrairement à ce que vous croyez, la sexualité n'est pas sale et les parents se devaient de préparer leurs enfants à cette partie de leur vie comme ils se devaient de les préparer à manger ou bien respirer ou bien trouver leur nourriture. La vie est la vie et elle était la vie.

Dans certaines tribus africaines cette façon de faire s'est conservée pendant plus de temps et encore jusqu'à il n'y a pas très longtemps, les adultes entraînaient les jeunes à utiliser leur sexualité pour qu'ils puissent en jouir sans que cela devienne une source de peur et de frustration. 

Dans votre monde mental et structuré, de telles pratiques sont condamnées et cela provoque une série de malheurs et de peurs dont vous ne comprenez pas la source. Vous êtes tous à peu de choses près, malade de sexualité. Vous en avez tellement manqué dans votre enfance que c'est devenu comme une maladie qui passe de l'excès  au manque sans cesse. Vous êtes tellement débalancés que vous faites de cela une chose à proscrire. Vous en parlez avec méfiance en cachette comme si cela devait vous amener en prison.

Pourquoi croyez-vous que tant d'excès se produisent dans ce secteur de vos vies. C'est tout simplement que là comme ailleurs, vous avez laissé cela dans  les mains de votre mental qui en a fait un malheur au lieu de laisser cela être une source de joie. Comment voulez-vous que cela soit un bonheur quand vous en avez été privé dans vos vies mais aussi dans votre être subtil ? Vous ne le savez pas, mais votre être subtil a aussi une sexualité et en mettant cela au ban de la société, vous avez provoqué une rupture entre les deux états, ce qui fait que les excès que vous voyez dans vos sociétés par des attaques, des viols, des mutilations sont provoqués par ce retour du pendule. Parfois, le contact entre les deux sexualités se manifeste chez ceux qui en ont été le plus frustrés et c'est comme une décharge électrique qui se produit, des excès, des déséquilibres se manifestent. Vous blâmez alors ces personnes de ce qu'ils ont fait alors que vous êtes tous susceptibles d'en arriver là ou presque, coincés comme vous l'êtes dans votre tête.

Ce qui vous choque tant n'est pas la sexualité de vos corps qui est aussi naturelle que votre respiration. Vous êtes frustrés de ne pas pouvoir la vivre intégralement sans cachette. Vous n'êtes pas gêné de respirer avec les autres, pourtant cela constitue un acte beaucoup plus sacré si vous me laissez m'exprimer ainsi que votre sexualité qui est comme de donner une poignée de main en fait. C'était du moins ainsi dans les temps anciens où cet échange était l'équivalent d'offrir à boire. Chacun était libre d'accepter ou de refuser et cela ne provoquait pas de frustrations car le mental et l'ego ne se sentaient pas rejetés en cela. Ils n'étaient dans ces temps que ce qu'ils devraient être encore aujourd'hui, de simples outils de vie ici, ils n'occupaient pas votre monde avec leurs manques.  

Alors, quand vous sentirez que vous êtes frustrés sexuellement ou que vous voyez des excès dans vos nouvelles, pensez à ce que je vous dis, votre sexualité est aussi malade que le reste de votre monde. Ce n'est pas la sexualité qui est faussée, mais votre interprétation de ce que cela est.

Bonne journée.  Merci.

7 octobre 2003

Ne serait-ce pas mieux de tout vivre dans la joie au lieu de vous mettre dans tous vos états à la première éventualité? Chaque jour, vous perdez un temps précieux à vous débattre dans les colères, les injustices flagrantes, les coup du sort comme vous dites et cela vous met dans des états de perte de lien avec vous. C'est que vous regardez tout avec les yeux du mental. Si vous saviez tout ce que le mental vous fait perdre d'énergie et d'occasion, vous en seriez affolé en jugeant avec cet outil primaire.

Il n'est de jour ou d'heure même sans qu'il ne vous grappille de ces précieux instants présents à vous faire croire à des sornettes et à vous obliger à faire des âneries sans raison valable, juste parce que cela doit se faire selon les critères qu'il a choisi dans sa piètre conscience de la vie.

Je reviens souvent sur cela car c'est de là que part votre lien avec vous et tant que vous vous laissez prendre dans les mailles de son filet de pêche à l'âne, il vous maintient dans les affres de la souffrance indistincte. Ce que j'appelle ainsi est la souffrance que vous vivez sans même vous en apercevoir par manque de conscience et elle s'applique à tout sans exception. Cela peut être de la souffrance psychologique ou physique, des frustrations, des peurs, des manques etc.. Il n'y a rien qui y échappe. Tout devient pour lui une raison de vous poursuivre dans vos retranchements pour vous maintenir sous sa domination et son contrôle. Il n'est pas question pour lui de vous laisser libre de vos choix profonds. Il ne souhaite en rien que vous puissiez vous libérer de ces entraves qu'il tisse sans cesse autour de vous.

Il n'est pas votre ennemi réel, ce n'est qu'un outil qui est là pour vous permettre de vous retrouver, mais il met une intensité dans son travail que tous les patrons aimeraient voir chez leurs employés. Malheureusement, il est aussi une source de distraction infaillible et vous tend toutes sortes de pièges pour vous empêcher de vous retrouver tel que vous avez choisi de le faire en venant ici. C'est en fait la seule raison de votre venue ici. Le reste est illusion et au fur et mesure que vous en serez conscient, ce sera pour vous de plus en plus évident. Le détachement que cela provoque est lié justement à ce regard nouveau que vous portez sur tout dès que vous sentez cette grande vérité monter en vous. Vous n'êtes pas que votre mental et votre ego. Au contraire, ils ne représentent qu'une infime partie de qui vous êtes et vous êtes en plus immortel donc sans peur de quoi que ce soit. Alors et alors seulement votre mental perd de ce pouvoir qu'il tend à avoir sur vous et sur votre vie. Il ne peut plus usurper votre vie sans que vous sachiez ce qu'il fait. Il n'a donc plus qu’à se retirer devant vous quand vous en prenez conscience, quand vous récupérez votre vie. Il n'est pas de taille à vous priver de votre vie quand vous prenez conscience et que votre présence véritable se manifeste. Alors, il joue encore le jeu, mais vous pouvez désamorcer son jeu d'un simple regard, par votre seule présence.

Ce n'est pas difficile d'être, il suffit d'être, point d'artifice, point de besoin autre. Être c'est juste cela, prendre sa vie en main mais pas avec les gants du mental ou des outils encore plus subtils. C'est tout simplement prendre conscience de votre vie et l'aimer sans raison, sans autres raisons que de savoir que c'est cela la vie. L'acceptation de ce qui est vous libère des apparences contradictoires entre la vie et vous. Vous redevenez qui vous êtes, la vie sans plus et rien de moins. Attachez-vous à redécouvrir votre vie dans l'instant, simplement en étant dans cet instant sans lutte, sans discrimination, sans choix. Tout est bon dans la vie, il n'y a que votre mental qui trie pour choisir alors que tout est parfait. Ce n'est que son incapacité à saisir le moment qui le fait choisir par manque de conscience. Et cela mène à des sentiments de manque, car dès que vous choisissez entre des choses ou des événements, vous vous privez des autres. Et alors votre satisfaction d'avoir ceci vous prive et vous fait sentir perdant de ne pas avoir cela. Et le tour est joué, vous êtes de nouveau pris dans le cercle infernal de la compulsion infinie.

Soyez juste qui vous êtes ici et maintenant, c'est tout. Acceptez ce qui est dans la paix de votre être et la joie se manifestera dans votre vie sans même que vous ayez à choisir ou à attendre après des conditions. Bonne journée.

9 octobre 2003

Bon, c'est très bien de jouer le jeu de la vie, de vous permettre d'être dans tout ce que vous voulez, mais il faut bien réaliser un jour que rien de tout cela ne vous contente. Vous êtes en apparence très actif, très sûr de vous, mais au fond de vous, il y a toujours ce manque, cette recherche de complément. Vous l'interprétez comme un manque face à l'amour, au pouvoir, aux biens et vous tournez toujours dans ces mêmes eaux  changeant d'accessoires, croyant qu'enfin vous allez trouver le bon et vous recommencer sans fin ce jeu. Vous vous faites maigrir, bronzer, coiffer, refaire ceci ou cela, vous achetez de nouveaux vêtements, des chaussures, des voitures plus belles et plus puissantes. Vous déménagez, croyant que ce sera mieux ailleurs, vous changez d'emploi pour mieux optimiser votre potentiel, vous changez d'amant ou de femme croyant que ce sera mieux avec lui ou elle. Cela dure le temps de vous retrouver encore devant votre miroir avec toujours au fond de vous ce manque.

Rien de ce qui est extérieur à vous ne pourra jamais vous remplir. C'est comme de chercher une aiguille dans une botte de foin où il n'y a pas d'aiguille. Votre manque est viscéral, il fait partie de la condition humaine de base. Il est intrinsèquement lié à la vie ici. C'est ce qui vous pousse à chercher, à avancer vers vous. Mais quand vous mettez toute votre énergie à chercher en dehors de vous, vous faites fausse route. Ce n'est pas là que vous vous retrouverez. Jamais vous ne trouverez votre paix et votre joie dans ce monde d'accessoires, malgré les apparences de bonheur et de joie que peuvent donner les illusoires satisfactions de la compulsion.

Vous êtes comme un joueur de golf qui ne gagnerait toujours que les prix de présence et jamais une seule partie intéressante. Le jeu ne vaut pas la chandelle. Alors, quoi faire pour trouver cette source qui pourrait satisfaire votre sensation de manque ? Chercher ailleurs, mais où ? Partout autour de vous la vie vous met des traces, des petits cailloux blancs pour vous montrer la voie. La nature, la vie elle-même, même dans votre milieu de travail, dans votre quotidien vous avez tout plein d'indications, de balises. Mais trop dominé par votre recherche extérieure, vous n'entendez pas et ne voyez pas ces signaux.

Il faut juste prendre le temps de vivre et vivre ce n'est pas de faire sans cesse des choses, c'est de simplement être là et respirer. Prendre consicence de votre vie en vous et non à l'extérieur. Vous êtes en vie, vous êtes la vie. Sentez-la dans votre souffle de vie, dans votre respiration. Arrêtez-vous simplement et vivez votre respiration, sentez bien le souffle de vie s'engouffrer en vous puis sortir pour revenir. Cette continuité est la vie.Le jour où votre souffle s'arrêtera, votre vie s'arrêtera aussi. C'est votre plus visible lien avec la vie. Il n'est pas une seconde de votre vie où vous en êtes privé. C'est donc un repère constant de votre vie, de votre voie. La vie vous a donné ce modèle constant de votre présence ici et cela est vous. Pour prendre conscience de votre vie, respirez simplement, sans effort, comme vous le faites sans même y réfléchir, mais cette fois-ci en en prenant conscience. En étant présent à cela dans l'instant présent. C'est par là que passe votre vie et aussi le lien avec votre être profond. C'est de cet être que vous devez vous rapprocher pour vivre plus intensément votre vie. Cela est votre source véritable et c'est justement d'être privé de cette source que découle votre sentiment de manque que vous tentez de combler par les accessoires extérieurs. Alors, prenez le plus souvent possible quelques instants d'arrêt ne serait-ce que quelque secondes quand vous êtes assis dans votre voiture, ou dans une rencontre ou à votre bureau. Il y a toujours des temps morts qui ne durent pas longtemps, mais qui vous permettent de penser à des choses. Alors, au lieu de penser à des choses inutiles ou d'anticiper ce qui pourra advenir, arrêtez-vous simplement à votre souffle de vie. Sentez la vie couler en vous, sentez la joie et la paix qui en découle. Soyez juste là, sans juger, sans tenter de contrôler quoi que ce soit. Soyez juste observateur de ce qui est sans plus. Ceci constitue un point de jonction entre votre vie apparente et celle plus profonde de votre source et cela met aussi en lumière les conditionnements de votre mental. Vous ne pouvez être dans cet état et ne pas prendre conscience de toutes les stupidités que votre mental tente de vous faire prendre pour votre vie et votre réalité. Vous en viendrez immanquablement à prendre du recul face aux manigances de votre mental et alors vous prendrez de vous-mêmes conscience de votre réalité profonde de qui vous êtes vous. Vous réaliserez que vous n'êtes pas que votre ego ou votre mental et que ceux-ci ne sont qu'une partie accessoire de qui vous êtes vraiment. Vous réaliserez que vous pouvez vous passer de tous les accessoires ou presque tout en étant dans une paix réelle et une joie sans fin. Cela c'est qui vous êtes vraiment. Bonne journée.  Merci.

13 octobre 2003

Ce ne sont pas les résultats qui comptent en effet, mais il vous arrive tout le temps de prendre cela pour la raison de votre activité. La raison en est simple, le mental ne vit que de performance, il se croit obligé de performer et qui dit performance dit résultats dans le temps. Il est incapable de vivre dans l’instant et de simplement apprécier ce qui est là dans cet instant. Il se croit toujours jugé par une forme d’intelligence supérieure et macabre qui juge de tout. Vous vivez le plus souvent dans un monde d’excuses. Vous vous sentez comme obligé de vous justifier sans cesse même si personne ne le fait et qu’il n’y a aucune raison de le faire. C’est cela la maladie mentale quand elle prend une proportion exagérée.

Cet état de manque de conscience vous fait vivre un véritable enfer et quand en plus s’ajoute un jugement qui vient de l’extérieur et qui vous est négatif, alors c’est la débandade, vous vous croyez nul et sans avenir. Vous êtes une lavette détrempée et inutile. Votre ego en prend un coup et tente de se justifier par tous les moyens. Pour une simple petite remarque que vous analysez comme négative, vous pouvez passer des heures à ruminer une réponse, une explication, une excuse acceptable que vous mettez ensuite dans un scénario où vous pouvez enfin répondre et remettre la personne qui vous a jugé à sa place. Vous êtes tous fous, vous voyez pourquoi je vous traite d’âne, c’est parce que vous en êtes quand vous vous comportez comme cela.

Quoi faire pour se soustraire à cette habitude de mettre tout dans les résultats. Ce n’est pas compliqué et ça l’est à la fois. La recette est simple, il faut juste être dans l’instant présent et faire de son mieux pour vivre cet instant dans la paix et la joie, c’est-à-dire lâcher prise et savoir que tout est toujours parfait.  Ça ne vous dit rien ces paroles? Il me semble les avoir déjà dites. Mais ce n’est pas si simple car votre milieu de vie ou de travail est justement compétitif et exige des performances. Comment concilier les deux, simplement en étant dans votre conscience tout le temps que vous pouvez y penser. Même si le mental tente de vous remettre dans le contexte de la performance, restez un peu plus longtemps à chaque fois dans le temps présent, juste là à déguster la vie même si elle goûte la merde à la première impression. Vous n’avez pas d’autre chemin que l’instant présent, le here and now est votre voie vers votre intérieur, là où se traite toutes les maladies, les peurs et les reproches.  Continuez à prendre conscience, c’est cela prendre conscience et rien d’autre. Soyez dans l’instant sans juger de quoi que ce soit, sans attendre quoi que ce soit, juste être. C’est difficile me dites-vous. Mais n’est-ce pas difficile de toujours souffrir de ce manque de paix et de joie aussi. Alors, vous n’avez qu’à choisir ce qui est le plus facile ou difficile, c’est vous qui choisissez.

Pour vous qui vous trouvez parfois vieux et qui doutez que la vie vous apportera ce dont vous aurez besoin pour vivre dans les années futures, je dis ceci : la vie a tout prévu et elle a des moyens que vous ne pouvez imaginer. Elle n’attend pas après vous pour vivre la vie, elle sait très bien ce qui vous convient. Faites-lui confiance et surtout ne doutez pas, car alors vous lui mettez des bâtons dans les roues. Laissez-lui la chance de vous montrer les miracles dont elle est capable. Sachez que vous êtes en vie, prenez les moyens pour être conscient, faites ce que  j’ai dit plus haut dans le texte. Même si les apparences sont dans un sens, elles ne sont que des apparences et la vie est au-delà des apparences. Donc, oubliez le résultat et vivez dans l’instant. Ne refusez pas ce qui est, acceptez cela comme une étape de la vie, un moment présent à vivre intensément dans la conscience et sachez toujours que la vie est parfaite. Regardez les oiseaux, ils ne sèment ni ne moissonnent et pourtant ils ont toujours ce dont ils ont besoin.  C’est aujourd’hui la fête de l’action de grâce. Elle n’est qu’un congé pour vous, mais si à chaque instant de votre vie, vous arrêtiez de performer, vous auriez du temps pour remercier. Dire simplement merci à la vie est une ouverture qui vous met en contact avec vous-même car vous êtes la vie. Ce n’est pas pour la reconnaissance, la vie n’en a pas besoin, mais c’est le geste qui déclenche votre reconnaissance envers vous. Vous devez vous reconnaître pour bien vivre votre vie.

C’est important de faire des détachements souvent pour ne pas rester dans le passé. C’est aussi important de prendre conscience de l’impermanence des choses d’ici, y compris de votre corps et de votre mental. Il faut prendre conscience et vivre sa mort à chaque instant pour bien vivre dans l’instant. On ne peut bien vivre sa vie sans avoir accepté sa mort. Chaque instant passé est mort. Oui, il y a des souvenirs, mais ils ne sont que des images sans importance, vous ne devez pas vous y attacher. Remerciez pour ce qui est arrivé et passez à autre chose, à l’instant présent. Voilà la vie. Merci.

17 octobre 2003

Bonjour Jean. Ce n’est pas drôle de devoir toujours reprendre depuis le début quand on avait l’impression d’avoir enfin fait un bout de chemin sur la voie de la découverte de soi.  Ces méditations qui semblent faire si bon effet apportent avec elles leurs propres sources de difficultés. Il faut donc continuer à être dans chaque instant malgré les fausses illusions de ces jeux. Ce n’est pas dans la méditation que tu trouveras l’instant. Oui cela peut aider, mais cela devient aussi une source d’inspiration pour votre mental qui en profite pour vous glisser sous les pieds ses nouvelles techniques pour accaparer votre présence.

Je l’ai déjà dit, le mental est toujours actif, il est là 24 heures sur 24. Il n’a aucun relâchement et quand vous vous croyez enfin bien installé dans la méditaiton sur l’instant, il vous montre en grosses lettres que vous êtes dans l’erreur. Vous n’aurez jamais de temps mort avec lui, sauf en regardant ce qu’il vous fait faire. Votre seule issue est d’être conscient et de justement voir ces jeux, mais sans vous fâcher ou vous frustrer. La découverte de soi passe par la découverte de qui vous n’êtes pas.

Mais il ne faut pas vous décourager, c’est cela se découvrir, découvrir la voie n’est pas facile sans votre lâcher prise et lâcher prise n’est pas abandonner, mais accepter que ce qui est soit, sans plus, sans juger ou vouloir changer ce qui est. C’est peine perdue, vous ne pouvez changer que votre état et non ce qui est. Ce qui est pourra enfin changer parce que votre état sera changé, mais pas le contraire. C’est l’acceptation de la vie dans son ensemble sans discrimination qui vous mènera vers vous. N’attendez rien, ne vous découragez pas, n’attendez pas de résultats, c’est la voie qui est importante et qui vous ouvre lentement. C’est dans le lâcher prise que viendra, si cela doit venir, une illumination que vous ne pouvez créer avec votre mental. Alors, appréciez chaque instant sans jugement en toute liberté. Sentez-vous comme vous êtes, ne tentez pas de changer cela, acceptez, vous et la vie, sans gêne tel quel. Ce n’est pas une lutte que vous menez, mais une simple promenade que vous faites dans cette vie. Comme si vous alliez vous promener dans les bois et simplement découvrir les beautés de la nature. Pas de jugement de valeur ou de comparaison, pas de critique, mais simplement l’admiration de cette vie telle quelle. C’est cela l’acceptation, le lâcher prise. Le mental est incapable de faire cette promenade sans vouloir tout changer et vouloir tout s’accaparer. Il ne peut pas saisir le fait que tout cela c’est vous et que les autres sont aussi vous.

Laissez-lui ses illusions, vous ne pourrez jamais l’en guérir. Ne tentez pas de devenir la mère Thérésa de votre mental, vous ne vous en sortirez jamais, car alors vous jouez entièrement son jeu. Soyez tout simplement conscient le plus souvent possible, c’est tout. Oui, la méditation peut quand même vous aider, mais elle vous aide surtout à prendre conscience de l’activité incessante de votre mental et vous oblige à plus de vigilance, c’est tout. Alors, bonne méditation.

19 octobre 2003

Il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre. Même si vous avez l’impression de régresser ou de ne pas avancer, il n’y a toujours qu’une seule voie et elle est vers vous. Bien sûr, il y a ces recules dans votre prise de conscience. Ces moments où vous avez l’impression de tout perdre, de ne plus savoir d’où vous venez, ni où vous allez. Ce n’est que passager, il faut quand même maintenir ce minimum de temps de conscience pour ne pas rompre ce lien avec vous. Oui, c’est vrai que cela ne dure pas longtemps et que vos activités, créées par le mental, envahissent tout sans discrétion  avec un  sans gêne totalement irrespectueux. Mais cela ne fait que vous donner une autre opportunité de vous mettre dans cet état de conscience. Prenez cela pour ce que c’est tout simplement. Pas une menace ou un ennui, mais une simple opportunité et rien de plus. Toute votre vie est dans le sens de vous mettre entre les mains des opportunités. Si vous laissez le mental juger de cela, il n’en fera qu’une bouchée et vous limitera à ses paradigmes. Laissez votre présence venir en surface et prenez simplement conscience sans juger ou intervenir pour jeter le mental par la fenêtre. Vous ne réussirez rien de cette façon  car ce faisant vous jouer au gros bras comme le mental, vous vous identifiez à lui sans même vous en apercevoir.

Il est très malin, il vous met en main de quoi le juger ou vous y attaquer tout en vous maîtrisant par les moyens qui sont les siens. Vous devez donc pour y échapper, si on peut parler ainsi, ne faire qu’une chose prendre conscience de ce qu’il fait, le regarder sans plus. Pas d’attaque, pas de jugement, pas de culpabilité. Prendre conscience de ce qui est et aimer ce qui est sans rien d’autre. C’est difficile pour vous qui êtes si habitués de vous battre pour tout et de juger de tout par cet outil tellement limité. Alors ne faites que cela, prendre conscience, regarder sans intervenir ou juger. Accepter qui vous êtes dans cet instant malgré la forte tentation de vous diminuer ou de vous blâmer, si ce n’est pas de vous prendre au sérieux en vous encensant de vos gloires idiotes.

Il n’y a ni mal, ni bien, ni haut, ni bas, ni bon, ni mauvais. Il y a la vie c’est tout. Tant que vous donnez des  jugements de valeur sur les choses et les gens, vous ne pouvez pas trouver cet état de paix et de détachement qui est si important pour votre équilibre et pour développer votre joie profonde. Ce monde est illusoire et la dualité apparente n’est là que pour vous montrer  qui vous êtes à partir ce qui vous n’êtes pas. Rien de ce mal apparent n’est réel. Votre souffrance n’est liée qu’au mental et à ce temps qui est une simple torsion de la vie. Quand vous pourrez évoluer dans cette vie en étant dans la conscience, tout ce jeu vous apparaîtra pour ce qu’il est et rien ne vous fera plus souffrir car même si vous ne le savez pas, vous êtes dans la souffrance, dans ce manque intérieur qui vous fait agir comme des poules pas de tête pour tenter de combler ce vide. Ce vide ne pourra jamais être comblé par des choses ou des gens extérieurs à vous. Vous êtes la seule personne qui puisse vivre votre vie et vous apporter cette délivrance de cette quête. Vous avez en vous tout cela, il suffit d’en prendre conscience, mais pour cela il faut voir tout le jeu autour de vous et en vous, ce jeu que le mental vous fait prendre pour la réalité.  Conscience et présence dans chaque instant, voilà la voie de la délivrance. Bonne journée.

20 octobre 2003

C’est si agréable de vivre en harmonie avec tout. C’est si compliqué de tout remettre sans cesse en question et de vouloir tout contrôler, alors que tout ou presque échappe à votre contrôle.

Pour être en harmonie, il suffit d’accepter ce qui est et de simplement aimer ce qui est. Pas compliqué si vous cessez de vous battre pour rien et de nier l’évidence de la réalité. Mais vous vous compliquez la vie sans cesse en refusant d’admettre les évidences et en luttant avec votre mental pour créer une fausse illusion de réalité imaginaire. Vos paradigmes vous mettent dans des situations ridicules dans lesquelles, au lieu de vivre de ce qui est, vous créez une réalité factice ou vous voulez contrôler ce qui n’est pas.

De superposer une réalité factice à la réalité tangible vous fait perdre énormément d’énergie à dire « ça devrait être comme ceci et comme cela »  ou « ils devraient faire ceci et non cela ». Pendant ce temps perdu vous êtes insatisfaits, grincheux, en colère ou tout simplement frustrés. Il n’y a aucune raison de vous frustrer si vous êtes en paix avec la réalité. Ce n’est pas vous qui êtes en désaccords ou frustrés, c’est votre mental. Votre source, elle, est en parfaite harmonie avec la vie. Si au lieu de vous identifier à votre ego ou à votre mental, vous laissez les choses être sans lutter inutilement avec ce qui est, vous deviendrez rapidement plus heureux car la vie n’est pas cette grosse méchante que plusieurs imaginent. Ce n’est que votre réaction de peur et de manque qui cause ce sentiment de frustration et de doute. Quand vous devenez plus en paix avec la vie, elle vous laisse libre de déguster tout plein de belles choses qu’elle vous apporte puisque vous n’êtes plus à lui mettre des bâtons dans les roues dès qu’elle s’approche pour vous gâter. Mais dans votre frustration causée par le mental, vous limitez les approches puisque vous n’êtes plus capable de voir au-delà des apparences et tout est prétexte à vous frustrer.

Mettez toutes les chances de votre côté. N’est-ce pas ce que vous voulez, la chance? En vous rendant disponible à la vie, sans lutter constamment avec, vous ouvrez vers elle et vous lui donnez la chance de mettre sur votre voie, les cadeaux que vous avez toujours voulus, même s’ils deviennent de moins en moins désirables puisque votre paix et votre joie intérieure grandissent et vous permettent de vous détacher de tout, donc de n’avoir plus besoin de rien tout en étant capable de jouir de tout. C’est le paradoxe de la vie. Ce que vous n’attendez plus vient à vous puisque vous ne bloquez plus rien. Cette liberté du non désir crée tout, c’est par cela que vous créez votre vie. En étant libéré de tout, vous pouvez tout apprécier. C’est comme de pouvoir respirer à plein poumon en plein air, après avoir attendu pendant des années dans une cave pleine de poussière que vous brassiez sans cesse dans l’espoir d’y trouver de l’espace et de l’air. Ne vous contentez pas de brasser de la poussière. Sortez de votre cave. La sortie est là, il suffit d’arrêter de faire lever la poussière, la porte deviendra visible et vous n’aurez qu’à la pousser, elle n’est jamais barrée.

Voilà  merci.

22 octobre 2003 

Nous voici à un moment où vous devez choisir entre être et paraître. Vous trouvez que j’exagère? Mais c’est un choix qui apparaît sans cesse dans votre vie. Je dis que nous en sommes à ce moment car ce moment est toujours l’instant présent. À chaque instant vous devez choisir entre être ou paraître. C’est d’un commun accord que vous adoptez des normes et critères de société qui font que vous êtes la plupart du temps dans le paraître. L’être est un intrus que votre mental ne tolère pas et il tente sans cesse de le faire oublier pour passer ses priorités qui sont toujours d’un superficiel éhonté. Le paraître s’étend à tout, votre présence personnelle, votre vie de famille, de couple, dans votre travail, toutes vos activités sociales.  Tout simplement tout est dans le paraître,  même seul avec vous-même vous êtes toujours à jouer un rôle comme si tout plein de gens étaient là à vous regarder. En fait, il n’y a qu’une présence qui est là et c’est vous, mais vous ne savez pas la détecter tant que vous n’êtes pas conscient que la véritable vie est au-delà des apparences. Mais même en sachant cela, vous retombez sans cesse dans ce jeu des apparences et du faire.

C’est véritablement un défi pour vous de laisser votre être profond se manifester car quand il le fait, vous ne voulez pas que ce soit au contact des autres. Vous acceptez cette présence quand vous êtes seul. Vous ne voulez pas être jugé comme trop flyé par les autres si vous manifestez des intérêts trop divergents d’avec les normes sociales de votre groupe de référence. Être différent vous gêne, ne rien faire vous dérange et pourtant c’est dans l’être que vous pouvez vous retrouver et dans le non faire que votre créativité peut se manifester. Je sais que cela semble paradoxal, mais il y a dans ce monde des choses qui paraissent paradoxales simplement par un manque de conscience de la vie profonde.  Ne vous fiez pas sur votre mental et votre ego pour avancer vers votre voie, ils ne sont que des agents de désinformation. Prenez-en conscience, même si cela dérange votre vision actuelle du monde et de la vie. C’est un caillou dans la mare, mais j’en jette souvent pour que vous réalisiez que la mare est un miroir aux alouettes. Vous prouvez vous mirer dans votre illusion sans jamais avancer. L’image déformante causée par le caillou est importante pour défaire ce conditionnement que vous subissez sans fin.

24 octobre 2003

Ne pas souffrir, n’est-ce pas ce que tous et chacun voudraient atteindre? Il y a cette marge très forte entre vos désirs et la réalité de votre vie. Sans même vous en rendre compte c’est de cette marge, de cette souffrance du manque que vous tentez de vous débarrasser. Vos quêtes de toutes sortes, aussi bien en amour qu’en rôle social et en quête d’argent pour toutes sortes de raisons ont toutes cette même source : le manque. Ce manque n’est pas un manque d’amour ou de sécurité, mais un manque de lien avec votre être profond, avec qui vous êtes réellement. Cette source c’est vous et c’est la vie. Cela est en vous et c’est aussi tout ce qui est.

Alors, en cherchant à avoir des choses et des gens autour de vous et à avoir du pouvoir sur votre monde matériel, c’est  ce manque que vous tentez sans cesse de combler. Mais, comme vous n’avez que la vision limitée de votre mental pour vous guider, vous faites tout ce qu’il faut pour vous embarquer vous-même dans une quête nulle et non avenue puisque complètement à côté de la cible. Oh ! Cela parait bien vue de l’extérieur, vous avez des biens impressionnants, des personnes très chères dans votre vie, des enfants, des amis à la tonne, beaucoup de contacts sociaux, vous courrez les rencontres, les soupers, on vous demande partout, on vous invite, votre carrière va très bien, on vous propose des postes encore plus hauts et prestigieux et pourtant, malgré ces petites compensations de petage de bretelles de l’ego, vous êtes toujours à courir sans cesse comme si la course était devenue votre seule raison de vivre. Vous passez complètement à côté de qui vous êtes pour entretenir une image qui ne vous sert qu’à vous impressionner vous-même, mais qui quand vous vous retrouvez seule avec vous-même au fil du temps ne tient pas la route, à moins que vous mettiez une sourdine sur votre véritable voie qui parfois veut poindre à travers ce tapis de couleurs harmonieuses tissé par votre mental. Mais cela ressortira un jour d’une façon ou d’une autre. Votre mesquinerie avec vous-même vous donnera des dividendes. Vous vous retrouverez dans un jeu que vous avez fuit sans cesse. La vie, dans sa finale, vous remettra face à vous et vous réaliserez que vous avez perdu tout ce temps à vous illusionner en faisant du tapage avec votre tambour pour ne pas entendre le silence, ce silence qui est votre source. Vous vous êtes activé sans cesse pour ne pas être dans la simplicité du moment présent. Et alors, entouré de ce vide qu’a été votre vie, vous sentirez l’inutilité de tout ceci.

Vous pouvez dès maintenant vivre votre vie et non pas celle que votre mental vous impose sans gêne. Il faut juste prendre conscience de ce que vous êtes et de ce que vous faites. Ne voyez pas là un jugement de valeur, mais simplement une remise à jour des pendules. Le mental n’est qu’un outil que la vie vous a donné pour arriver à vous retrouver, ce qui est la seule raison de votre venue dans ce jeu. De le laisser diriger votre vie n’est simplement pas une voie qui vous épanouira, c’est tout. Mais vous avez aussi le choix de vous laisser traîner partout pour rien en laissant cette voie en jachère pour profiter de ce jeu de monopoly qu’est la vie selon le mental et l’ego. Ce jeu d’esclave vous plait et bien tant mieux, vivez-le jusqu’à  écoeurement et bonne journée.

29 octobre 2003

Qu’attends-tu? Qu’est-ce qui te fait douter de ton avenir? Pourquoi cette inquiétude face à l’abondance? Pourquoi crois-tu que ça devrait être plus difficile ou plus facile dans l’avenir? Toutes ces inquiétudes, ces questionnements viennent essentiellement du mental. Il ne vit que de cela, les projections.  Quand ce n’est pas des retours incessants vers le passé.

Alors que c’est tout le contraire qu’il faut faire si tu veux être en harmonie avec la vie. Le seul moment qui existe vraiment est le moment présent et il en sera  toujours ainsi, il ne peut en être autrement. Vous vous stressez sans cesse avec des insignifiances, des peurs qui ne se manifestent jamais ou presque et quand les problèmes que vous anticipez arrivent, généralement ils arrivent dans des conditions bien différentes de celles que vous aviez envisagées et ils ne sont pas aussi dévastateurs que vous l’aviez cru. Bien que vous puissiez aussi, par vos pensées néfastes, affecter votre vie de façon très négative en devenant compulsif de négativité. Alors, votre corps de souffrance peut devenir une véritable usine à malheurs. Vous connaissez sûrement des gens qui semblent attirer la misère, les problèmes, et tous les cataclysmes qu’un individu peut endurer. C’est que généralement, ces personnes sont dans leurs corps de souffrance et s’identifient totalement à lui et cela crée ces malheurs, ces souffrances complètement exagérés.

Mais rien de cela n’est nécessaire à votre découverte de qui vous êtes. La souffrance dont vous avez besoin pour devenir conscience est simplement le manque que vous ressentez en vous et si vous êtes le moindrement conscient, cela est suffisant pour vous mettre sur votre voie. Pas besoin de désastres dans votre vie, pas besoin de ces exagérations qui sont l’apanage du mental et de l’ego quand ils deviennent en contrôle.  Le mental et l’ego sont comme ces petites filles qui trouvent la boîte à maquillage de leur mère et qui s’en donne à coeur joie en s’en mettant partout. Ce n’est ni utile ni efficace et cela donne des résultats peu probants. Mais vous êtes ici dans votre monde aussi, si vous voulez vous amuser à tout foutre en l’air dans vos vies, libre à vous.

Par contre, si vous voulez vivre en paix et en harmonie, il n’y a pas de mal à le faire. En simplement prenant conscience et en étant présent à qui vous êtes et à la vie, vous pouvez vous soustraire à bien des malheurs car une fois la conscience ouverte ou du moins en voie de l’être, il n’est plus besoin de grand malheur et de beaucoup de souffrance pour avancer vers vous. Alors, la vie devient plus facile extérieurement, ce qui vous semble désirable se manifeste à vous sans efforts. Là où vous deviez lutter avant, les choses arrivent comme par miracle et se présentent à vous sous des aspects surprenants. Même les astrologues les plus noirs, ne pourront plus rien pour vous faire subir les pires sorts attachés à votre signe du zodiaque. Voyez-vous, il n’y a rien d’automatique et de constant dans vos vies. Il n’y a pas non plus d’obligation de subir la souffrance sans fin. Par la simple présence consciente, vous devenez comme en-dehors de la souffrance commune et vous pouvez vous détacher de tout sans peur du manque. Vous réalisez le peu de lien avec ce monde, mais tout ce qui peut être au-delà. Alors, le détachement est plus facile et ce détachement apporte une grande paix intérieure car vous n’êtes plus lié à ce qui est apparent, aux accessoires, ni au temps. Vous vivez déjà en-dehors de ces contraintes et surtout en-dehors de cette vie. Vous savez que vous n’êtes pas cette vie, mais beaucoup plus. Alors, tout devient juste un amusement dont vous pouvez profiter car cela est un jeu de la vie. En étant dans cette paix, vous êtes dans l’instant, il n’y a que là où vous pouvez la trouver. Partout ailleurs, c’est une illusion, et dans cette paix, vous savez qu’il n’y a pas de peur, pas de manque, pas de risque de quoi que ce soit. Vous êtes éternel et sans besoin. Qu’est-ce qui pourrait alors vous toucher, quel sentiment de manque pourrait se manifester pour troubler votre paix autre que les préoccupations de votre outil de service le mental, qui lui est hors de ce monde auquel vous avez accès?

Dans cette paix, plus de peur de manquer puisque vous savez que vous n’avez réellement besoin de rien. Dans cette paix, vous créez ce qui vous plait et la vie vous l’apporte, pas par besoin, juste pour jouer la vie. Alors, inutile de te faire du mauvais sang pour l’avenir. Vis intensément ta vie dans l’instant, vis-la en toute conscience. Chaque pas que tu fais, fais-le dans la conscience. Chaque geste que tu poses, pose-le dans la conscience et rien ne te manquera car ce faisant tu seras toujours dans l’abondance de la vie, dans la con fiance, en parfaite harmonie avec la vie, avec ta vie. Pas de jugement de valeur, pas de doutes, sache juste que tout est toujours parfait et prends juste conscience de cette perfection. Cela ne peut se faire qu’ici et maintenant, inutile d’attendre des conditions qui seraient plus favorables, il n’y en aura jamais puisque tu ne dépends pas des conditions extérieures. Ne juge de rien, sois sans plus. N’attends ni condition, ni résultat, sois juste ce qui est. Sois juste en amour avec la vie, c’est ce qui est et cela c’est ici et maintenant.

La conscience est ta vie, sois présent à qui tu es, à la vie. Sois juste présent, c’est tout, présent à tout ce qui est, à tous les instants et même si tu as l’impression que tu n’y arrives pas, c’est simplement ton mental qui veut t’éloigner de qui tu es en te faisant croire que tu n’y arrives pas pour reprendre le pouvoir sur ta vie à toi. Ne te laisse pas berner. Retourne dans l’instant, dans ta conscience, même si ce n’est en apparence que pour que quelques dixièmes de seconde. L’instant c’est l’instant, il est éternel et n’a pas d’âge. Comme tu ne peux pas juger de ce qui est sauf avec ton mental et qu’il ne peut  jamais être bon juge, ne te fie pas à lui et continue à être conscient sans plus et ne t’occupe plus du reste même si ton mental tente de te démontrer ton incapacité à y arriver. Il ne sait pas ce que tu fais, c’est complètement hors de ses capacités, alors, comment veux-tu que son jugement soit valable?  Confiance, harmonie, présence et la paix vient et tu es alors libre de jouir de tout ce que la vie apporte dans une joie simple et profonde. Plus de peur, plus de manque peu de souffrance car la lumière fait fondre la souffrance. Voilà une recette qui est simple. Pas besoin de conquérir l’Everest ou de dominer le monde de ta puissance, cela c’est l’illusion, La vraie voie du pouvoir est simplement la vie et ce pouvoir n’est que de vivre en paix et dans la joie de l’harmonie et de la perfection de la vie.  Va

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1er  novembre 2003

La charité est un argument très souvent utilisé par votre mental pour le soulager de ses tendances à la compulsion, se sentant ainsi excusé de ses efforts à détruire tout autour de lui par ce ridicule mandat qu'il s'est imposé de dominer le monde. Cette relative générosité fait de lui un être bien. Il peut alors passer à n'importe quel acte navrant, la générosité l'excuse comme les indulgences permettaient aux chrétiens catholiques de retrouver la paix de leur âme en donnant généreusement à leur église. Mais tout cela n'est que miasme dégoûtant car toujours orienté par un intérêt du mental et de l'ego de bien paraître.

Oui, il a des gens qui ont une générosité naturelle plus grande, mais tant qu'elle n'est qu'acte du mental, elle ne vaut rien du tout pour vous amener vers vous. Il faut toujours vous remémorer que votre but, si on peut appeler cela ainsi, est de retrouver votre voie vers vous et cela n'a aucun lien avec les autres. Toutes les voies sont bonnes, riche ou pauvre vous avez tous les mêmes liens avec la vie. Cela n'est qu'accessoire, alors pourquoi vouloir partager avec les autres alors que tout est toujours gratuit pour tous.

Ce ne sont pas les quelques sous ou le temps que vous donnez aux autres qui vont faire la différence, mais l'état de votre être. Par l'état de votre être vous aidez si vous êtes dans la conscience quoi que vous fassiez. Tant que vous n'êtes pas dans la conscience, vous n'êtes que votre ego et votre mental et rien de bon ne peut en sortir. Vous n'êtes que ce jeu idiot des apparences.

Même si votre ego se prend très au sérieux dans ce jeu de l'aide et de la générosité rien de cela n'est vrai, pas plus que vos peurs ou vos sentiments de manque ou de pouvoir. Tout cela n'est toujours qu'un jeu d'apparence. Alors, si vous voulez aider véritablement, commencez pas vous.

Quand on dit que charité bien ordonnée commence par soi-même, vous ne pouvez savoir à quel point c'est vrai. Il ne peut rien arriver de bon du mental, au sens où vous l'entendez, car tout est source d'intérêt pour lui, même si vous ne vous ne vous en rendez pas compte. Il est essentiellement calculateur. Seule la conscience peut apporter l'état de paix et de joie qui est véritablement source de créativité et c'est dans cette créativité que vous pouvez apporter aux autres. Cette créativité est totalement gratuite et touche tout le monde. Alors, vous pouvez vous leurrer par votre générosité des apparences ou vous donner la peine d'être dans la conscience, malgré l'effort que cela demande en apparence.

Dans cette conscience, vous apportez au monde une paix, une joie dont il a grandement besoin, vous devenez comme une source d'eau clair pour les êtres assoiffés qui sont autour de vous. Dans cette paix vous n'avez pas à être apparemment généreux, la vie passe par vous dans toute son abondance et sa grande générosité. Faites ceci en mémoire de moi, ce n'est pas simplement de partager le pain, mais de partager votre conscience dont il était question. L'image du pain est restée dans les mémoires, mais le partage de la conscience est tombé dans l'oubli.

Dommage, il ne reste que les graines sans vie, alors que le germe de vie c'est évaporé. Il vous faut donc vous aimer beaucoup avant de pouvoir laisser passer suffisamment d'amour véritable pour aider ceux qui le veulent et non ceux que vous choisissez d'aider en apparence.

Méfiez-vous des apparences, elles sont tellement trompeuses. Voilà. Vous avez fort à faire à être. Ne perdez pas votre temps en faux semblants, ni dans ceci ni dans autre chose. Soyez vigilant à votre état, tout passe par là, ne fuyez pas dans le jeu des apparences. Merci.

4 novembre 2003

C’est si bon de simplement aimer ce qui est sans toujours regimber sur tout, se plaindre de tout, sentir ce sentiment de manque de quelque chose. Quand vous êtes dans la simplicité de l’acceptation du moment présent et de ce que la vie est, vous avez alors ce sentiment de plénitude que tout est parfait peu importe les circonstances extérieures de votre vie et le milieu dans lequel vous vous trouvez.

Si vous sentez toujours ce grand manque, ce vide en vous, ce sentiment de vide ou d’inquiétude, c’est que vous êtes dans le mental et l’ego. Ces deux compères n’ont jamais de satisfaction véritable même quand ils ont tout ce qu’ils désirent officiellement. Tous les biens, tous les titres, tous les honneurs ne sont que des satisfactions temporaires et ne donnent que des plaisirs éphémères.

Seul le sentiment profond de détachement donne cette impression de joie profonde. Quand plus rien n’a d’importance, que vous n’attendez plus rien de rien, que vos besoins sont annihilés, alors vous pouvez véritablement jouir de tout. Tant que vous êtes en attente de quelque chose, comme si votre vie en dépendait, vous ne pouvez atteindre à la paix intérieure et à cette joie qui vient de la vie sans attachement.

Ce sont vos besoins, ou plutôt ceux de votre ego et de votre mental qui vous causent tant de problèmes et d’insatisfactions car ce sont des apparences seulement. Tout ce qui est extérieur à vous peut être à vous, mais vous en êtes automatiquement esclave aussi. Tout ce que vous acquerrez devient un attachement, et même ce que vous anticipez d’acquérir ou d’avoir devient aussi un esclavage car vous avez l’impression que tant que vous n’avez pas ceci ou cela, vous êtes en manque et devez attendre pour être heureux que cela soit arrivé. Regardez bien les choses en face. Est-ce que ce que vous avez vous laisse libre, entièrement libre de vos sentiments et de vos actions ? Si c’est non, alors ce sont exclusivement des choses extérieures qui vous contrôlent et qui détiennent droit de joie, oui ou non sur votre vie. Si c’est oui, alors c’est que vous n’avez plus aucun besoin et que vous vous foutez de ce qui est à posséder. Mais attention, plusieurs croient qu’il n’y a plus de plaisir dans ce non désir de quoi que ce soit. C’est totalement faux, mais vous n’avez plus à avoir ces petits plaisirs sans grande valeur auxquels vous attachez tant d’importance, car vous avez accès au plaisir profond de votre être. Cela n’a rien en commun avec les plaisirs chétifs de votre mental et de votre ego.

Cette joie profonde, c’est comme de contempler le plus beau paysage que vous pouvez imaginer comparer à celui des plaisirs apparents qui ne sont que comme regarder le fond d’une poubelle encombrée de détritus. Si vous ne croyez pas ce que je dis, donnez-vous la peine d’en faire l’expérience et vous pourrez constater par vous-même.

Ce sentiment de liberté, de joie profonde fait vibrer tout votre être et se transmet autour de vous,  pas en éclats de fausses joies, mais dans la fibre même de qui vous êtes et cela fait vibrer la vie à un niveau que vous ne pouvez présentement pas sentir, alourdi par les lourds desseins de votre mental.  Qu’est-ce qui vous manque pour vous envoler? La légèreté de l’être et cette légèreté ne peut s’atteindre que par le lâcher prise et le détachement de tout. Non, n’ayez pas peur, cela ne veut pas dire de tout jeter par dessus bord, mais de saisir avec votre conscience votre vie et de mettre ainsi en perspective  qui vous êtes par rapport à ce que votre mental voudrait vous faire accepter pour ce que vous êtes. Vous n’êtes pas les autres, ni tous ces biens ou ces postes ou gloires éphémères. Vous êtes un être plein de lumière qui n’a aucun besoin de tous ces accessoires, mais qui peut très bien en jouir sur un niveau de conscience beaucoup plus vaste. Plus votre conscience est ouverte, plus vous pouvez vibrer sur des fréquences élevées et cela donne une légèreté et une liberté qui n’a rien de commun avec les plaisirs communs qui vous laissent finalement toujours sur votre faim puisque vous êtes toujours à tenter d’en avoir plus pour remplir ce vide qui se creuse de plus en plus.

Cette légèreté, cette liberté amène la paix intérieure et la joie qui en découle est si bonne que vous ne désirez plus rien que cela. Pourtant c’est dans cet état que la vie vous apporte le plus, même ce que vous croyiez avoir besoin, autant les biens que les gens, viennent à vous sans difficultés comme si vous n’étiez qu’un aimant attirant tout ce que vous souhaitez. Et, vous êtes alors libre d’en jouir et d’en profiter, mais avec un sentiment que cela n’est pas vous. Vous n’êtes plus attaché à cela, vous ne faites qu’en jouir comme d’un merveilleux paysage de vastitude qui vous fait vibrer sans que vous n’ayez besoin de le posséder. Assez curieusement c’est la possession des choses qui les rend lourdes. Quand vous n’avez qu’à en jouir, elles n’ont plus cet attachement qui les rend si lourdes, elles  ne sont que comme une belle journée qui passe dans votre vie. Vous n’avez pas à vous attacher à une journée car vous savez qu’elle ne reviendra plus mais qu’il y en aura d’autres.

Pouvez-vous imaginer ce que serait la vie si vous n’aviez jamais peur de ce qui va arriver, mais que vous étiez tout heureux de tout ce qui arrive? Quelle joie profonde de tout voir avec les yeux de celui ou celle qui voit la perfection en tout. Découvrir ainsi les merveilles de la vie en tout devient une joie continue, découvrir la multiplicité de la vie, son changement sans fin, ses merveilles de dessins et sa multiplicité de création est pour l’être illuminé comme d’être toujours dans la paix et la joie de la perfection. C’est un sentiment d’éblouissement sans fin. Le sourire intérieur qui se développe envahi tous les plans de votre vie. N’ayez jamais peur de manquer de quoi que ce soit car ce dont je parle est en vous et non pas une chose inaccessible. C’est vous, c’est la vie quand vous arriverez à vous détacher des limites de votre mental, que vous accepterez que vous êtes beaucoup plus que simplement votre corps physique et votre esprit étroit.

Prenez le temps d’être tout simplement présent, conscient à tout ce que vous êtes ou faites. Quand vous marchez, prenez juste le temps de réaliser ce que vous faites, soyez conscient que vous marchez, que la vie circule en vous, qu’elle n’est pas le corps qui marche, mais une énergie au-delà de ce corps, une énergie qui a sa propre vie en dehors du corps, une énergie qui peut vivre et qui le fait même sans le corps. Vous réaliserez alors que vous n’êtes pas ce corps ni ce mental limité qui pense être tout, mais un être beaucoup plus vaste, un être qui est tout simplement la vie. Votre lien avec tout ce qui est devient alors plus conscient, libre à vous de continuer sur cette voie maintenant. Les trucs viendront à vous pour vous permettre de mieux sentir cette vie profonde au delà des apparences, mais commencez par être simplement conscient de votre vie, de votre pas, de votre respiration.

Voilà.

5 novembre 2003

N’est-ce pas une magnifique occasion pour le mental de reprendre ses habitudes et de paniquer avec grandeur. C’est l’occasion rêver, enfin du concret, un risque de manque et le voilà parti. Mais pourquoi le retiens-tu, ce serait une magnifique occasion d’utiliser ton corps de souffrance qui est un peu poussiéreux ?

En fait, comme tu le saisis bien, cette occasion en est surtout une de confiance en la vie. Oui, c’est un risque de chambardement, tout peut être chamboulé et alors ?

Le mental veut de son côté se mettre à l’abri, se protéger, il cherche de la protection, se met à espérer de tout et de rien une protection en haut lieu. La majorité des prières viennent de cela, un besoin de protection alors qu’il faut juste faire confiance en la vie. Ne pas chercher de protection contre ce qui peut advenir surtout que ce qui peut advenir peut aussi être une grande amélioration. Tu ne sais pas et ton mental non plus, mais il veut gérer pour garder ses avantages. Céder le contrôle lui fait peur car il sait aussi que ces changements peuvent se révéler bons et alors si tu y vas avec confiance, c'est encore une preuve de son incapacité à bien gérer.

Je ne te donnerai pas d’indice ou de piste de résolution de problème ni te dirai que tu es protégé et tout le tralala que tous et chacun veut entendre. Je te dirai simplement que tout est toujours parfait, d’avancer dans ta vie avec une seule préoccupation soit l’instant présent et que le reste est toujours accessoire. Tu le sais déjà, alors pratique-le c’est tout. La vie ne t’a jamais négligé et ne peut pas le faire si tu lui ouvres ton être. Là ou elle ne peut pas t’aider, c’est dans ton état si tu le laisses au main du mental et de l’ego car alors, c’est très difficile de faire passer tout ce qu’elle peut te donner face au blocage systématique que ces derniers font.

Je n’ai pas à ta rassurer, mais à te dire, laisse venir à toi ce qui doit venir quoi que ce soit. On a dit que le Christ disait laissez venir à moi les petits enfants, je te dis laisse venir à toi les changements de la vie en toute confiance. Ils sont la création de la vie et cela n’arrête jamais, mais ils sont en même temps les opportunités de découvrir ta vérité profonde en lâchant prise en constatant par toi-même et non seulement dans les écrits qui tu es et comment découvrir cette voie vers toi.

Tu aspires à la paix et la joie profonde, alors commence maintenant. N’attends pas et ne laisse pas le mental et l’ego gâcher ce magnifique voyage, regarde-les agir en toute conscience et par ta simple présence tu pourras transformer la peur en confiance et par là même donner à la vie la chance de passer à travers toi et de créer les miracles dont elle est capable. Lâcher prise, c’est profiter de toute l’énergie de la vie au lieu de se battre avec. Aime ce qui est sans douter, sans juger, sans culpabilité, en tout temps, voilà une grande porte ouverte sur toi. Bonne journée et bon voyage.  Merci.

9 novembre 2003

Est-ce si surprenant que cela de voir le temps passer ? Non, pas vraiment, mais parfois cela surprend de réaliser que les jours passent à une si grande vitesse et parfois on a l’impression que la journée ne finira jamais. Tout cela n’a aucune importance comme tu le sais, car si tu t’en tiens au moment présent, il n’y a ni longueur, ni temps trop court. Le temps est une illusion et si tu es dans l’instant tout passe avec agrément car il n’y a ni attente, ni peur, ni anticipation. Alors, tout devient léger et agréable, plus de peur que quelque chose arrive, donc plus de sentiment de menace, ce qui vous donne l’opportunité de déguster ce qui est dans l’instant.

Plus non plus d’attente qu’un besoin ou qu’un rêve se réalise pour jouir de tout. Dans cet état de paix qui n’attend rien, vous devenez justement capable de vous réjouir de tout ce qui est sans attendre. Alors, le temps s’écoule sans que vous ne soyez touché par ce qui peut arriver ou arrive ou est arrivé. Vous devenez simplement apte à saisir l’instant. Cela représente un grand pas vers la paix intérieure ou la joie attend paisiblement de se manifester. N’attendez rien des autres, ni des conditions extérieures, tout cela n’est pas vous. Mais si vous voulez apprendre à vivre intensément, vous devez justement ne pas avoir de besoin, vous devez être capable de regarder toute la vie avec le détachement qui vous donne ce sentiment que tout est parfait quoi qu’il arrive.

Comment en arriver là? Il faut d’abord accepter que cela se puisse. Dans votre mentalité contrôlée par votre mental, vous devez absolument faire des choses, être reconnu ou vous n’êtes rien du tout. Pourtant c’est tout en dedans que la vie se passe. Oui, vous êtes relié à tout ce qui vous entoure, mais vous êtes incapable dans cet état de domination de votre mental, de réaliser à quel point vous êtes à côté de votre réalité profonde. Vous n’arrivez pas à apprécier ce qui vous entoure sauf les emballages. Vous ne faites que vous contentez des emballages et comme cela ne donne que bien peu de satisfaction, vous courrez d’un emballage à un autre pour chercher le bonheur. Le bonheur tel que vous l’entendez n’existe pas. Il n’est que la carotte que le mental vous met devant les yeux pour vous exciter, mais il est inatteignable car ce n’est qu’une illusion. Vous avez parfois l’impression d’y être arrivé, mais cela ne tient pas la route car cela est toujours lié aux autres ou à des conditions extérieures à vous.

Je sais que ce que je vous dis semble irréaliste car trop en dehors des critères et de vos schèmes de pensée. Mais il vous faut réaliser que justement vous vivez dans des schèmes de pensée et que la pensée contrairement à ce que vous croyez n’est pas tout, ce n’est qu’une illusion de votre mental, une illusion qu’il tente de vous faire prendre pour vous. Je pense donc je suis est la pire erreur qui a été mise sur votre voie. Plus vous pensez, moins vous êtes car alors vous employez votre outil appelé le mental pour définir votre vie. Pourquoi croyez-vous que la vie ici est tellement folle et sans dessus dessous. C’est que vous prenez les illusions de votre mental pour la réalité et alors tout devient confus. Le pouvoir dont vous n’avez rien à foutre dans votre réalité profonde, devient une raison d’être et alors vous faites tout pour en avoir sous toutes les formes y compris la charité ou le don de votre vie pour les autres alors que tout cela ne peut arriver sans blesser les autres qui n’ont rien à foutre de votre vérité. Voyez-vous jusqu’où cela peut mener. Ce besoin de semer votre vérité a conduit à toutes les atrocités qui ont été commises dans ce monde. Les guerres de religions, la domination d’une culture par rapport à une autre qui a écrasé des peuples qui vivaient plus en harmonie avec la nature. Et cela continue par l’imposition de valeurs matérielles qui ont tout détruit dans ce monde où tout était pourtant bien équilibré pour que chacun puisse s’épanouir dans sa vie en contact avec la vie. Au  lieu de cela vous avez besoin de grosses maisons, de voitures, de biens de toutes sortes et de distractions, de voyages et de titres pour accepter de vivre dans ce monde de fou où vous vivez et c’est cela que vous appelez vivre. Cela n’est pas vivre, mais se leurrer et passer au-delà de la vie. Vous vivez votre vie avec un sac brun sur la tête et c’est ce qui se passe dans le sac que vous appelez la vie.

Le temps Jean n’est pas cette course folle, il n’est que l’illusion de cette attente pour réaliser quelque chose. Le temps n’a aucune importance, il n’est que l’incapacité de votre mental à être dans l’instant car tout ne se passe que dans l’instant, tout le reste est illusion et inutile.   Ne cours plus après des chimères, n’attends plus rien de la vie, elle est déjà là ta vie, vis-la sans attendre. Ce qui arrivera n’est que le jeu des illusions, tout est toujours parfait, cela tu dois le savoir et cesser de toujours refuser ce qui est au profit de fabulations et de peurs. Joue l’instant au lieu de miser sur rien. Bonne soirée.  Merci.

16 novembre 2003

L’argent vous attire et en même temps, vous ne savez pas trop quoi faire de cela. Pour plusieurs, c’est une véritable maladie, ils en veulent et ce n’est jamais assez. Pour d’autres c’est une frustration de ne pas en avoir mais en même temps, ils ont une méfiance qui leur vient de leur éducation.  Cette méfiance face à l’argent fait en sorte qu’ils en manquent toujours ou presque et pas parce qu’ils en ont trop et ne savent pas la gérer, mais c’est comme si réellement l’argent les fuyait sans cesse.

Ceci est un des moyens que votre mental utilise pour vous manipuler. L’argent est un moyen d’échange entre vous pour les biens dont vous avez un certain besoin. Mais cela est devenu disproportionné et vous êtes devenu esclave des biens parfaitement inutiles dont vous avez envie. Souvent cela n’est que pour montrer aux autres que vous avez ceci et cela, que vous avez de l’argent comme si l’argent était une fin en soi. La plupart de vous vivez avec cette mentalité que d’avoir de l’argent est un but en soi. L’argent n’est qu’un outil pour fonctionner dans votre monde. Oh ! Je ne dis pas que ce soit totalement inutile, le fait d’en avoir facilite la vie au quotidien, mais de là à en faire un but dans la vie, il y a une très vaste marge. Ce n’est pas que je sois contre le fait que vous en ayez, mais que vous oubliez qui vous êtes pour vous consacrer à cette quête sans fin ne fait pas de vous des êtres plus heureux et épanouis, mais simplement plus dépendants et esclaves de jeux  de compulsion.

Vous voulez avoir des choses, mais la meilleure façon d’en avoir et de pouvoir en jouir véritablement sans attachement est de savoir ce que vous voulez, puis de vous détacher de cela pour vous  centrer sur le moment présent sans attendre quoi que ce soit, mais surtout sans dépendre de la réalisation de ces rêves. La vie est curieusement faite, c’est quand vous en êtes détaché qu’elle vient vers vous dans toute son abondance. Sachez que tout est toujours parfait et dégustez tous les instants qui passent sans vous attacher aux conditions de votre vie. C’est dans ce détachement et cette jouissance de tout que vous deviendrez en paix car tout est là en fait. La paix intérieure génère tout et en premier lieu, la joie d’être tout simplement. Cette joie d’être sans condition, vous amène dans la paix plus profonde et attire ensuite tout ce qui vous est agréable car vous ne bloquez plus rien avec vos conditionnements de comment les choses devraient être selon votre mental.  Vous ouvrez donc ainsi la porte à la vie sans l’obliger à passer par tous les dédales que votre mental considère comme des obligations. Sachez tout simplement accepter ce qui est sans juger, sans autres conditions que d’être là dans l’instant, ouvert à tout sans refuser qui vous êtes sous prétexte que vous ne répondez pas aux critères que votre mental a déterminé comme étant vos bases de vie. Il est idiot, il faut l’accepter ainsi et ne pas le juger ni le contredire, juste le regarder agir en toute conscience. À force de se sentir sous surveillance, il délaissera la place et vous pourrez alors voir la vie se glisser en vous dans la paix et la joie. Oui, bien sûr il refera surface sous d’autres déguisements, mais il sera toujours désarçonné devant votre présence consciente. Voilà votre voie. Bonne route.

17 novembre 2003

Ce ne sont pas les marques de faiblesse que vous devez noter et juger. Tout ce que vous faites doit être bien fait. Pas pour répondre aux critères de votre société, mais parce que tout ce qui est vaut la peine d’être aimé et ce que vous faites, que ce soit votre travail ou n’importe quelle tâche, peut être la source de l’illumination ou une opportunité de vous en approcher même si vous ne devez pas viser un tel but.

Vous êtes facilement porté à vous discréditer surtout face à ce cheminement du spirituel. Votre mental n’aime pas cela au départ et tente toujours de vous dissuader de vous y engager. Avec votre habitude de juger de tout et de rien, vous avez alors de multiples occasions de vous mettre dans tous vos états face à ce cheminement si difficile en apparence.

Il suffit pourtant d’accepter ce qui est sans vouloir tout changer. C’est par le détachement que vous pouvez changer votre vie, pas en tentant de manipuler les choses extérieurement. Oui, beaucoup de choses sont ainsi manipulées. Mais comment le sont-elles ? Sans aucun jugement par le mental ou plutôt avec le jugement du mental justement ce qui n’est pas une référence croyez-moi.

Il est difficile de prendre conscience de ces sources de changements que vous avez en vous et avec vous. Vous êtes tant influencé par le mental que vous oubliez qui vous êtes et vous vous identifiez tout simplement à ce gros colon. Alors, vos problèmes se perpétuent et vous êtes sans cesse manipulé par le mental qui est le roi du jeu tant que vous ne le regardez pas avec les yeux de la conscience. Il n’y a rien d’autre à faire. Pas de changements subis, pas de volonté de tout contrôler, simplement constater et aimer ce qui est sans discréditer la vie ou vous-même. Ne jugez pas, surtout ne jugez pas. Seul l’idiot juge et cet idiot est le mental. Quand vous jugez, vous êtes dans l’identification au mental et ce n’est pas là une preuve de jugement justement.

Mais même si vous vous croyez incapable de faire autrement, le seul fait de réaliser que vous jugez est déjà une prise de conscience, un pas dans la bonne direction de vous retrouver. Sachez être tout simplement, ne pas contester la vie et toujours vouloir que cela change pour arriver à ce que le mental désire. Il ne désire pas votre bien, mais le sien. Sachez cela et maintenez-vous dans la conscience pour pouvoir faire la différence entre les apparences et vous. C’est dans les moments de doute que vous pouvez prendre  conscience. Quand tout va bien et que le mental semble avoir le contrôle sur tout, vous n’êtes pas porté à vous en désidentifier. C’est un grand piège, alors la vie vous met des occasions de sortir de ce jeu des apparences. Elle n’a qu’à laisser le mental continuer, il va se mettre immanquablement les pieds dans les plats et alors vous vous retrouvez avec des problèmes à régler et avec un minimum de conscience, vous en venez à vous demander, « mais comment est-ce possible que je sois dans un tel état? » et alors la vie a une chance de vous glisser des indices sous les yeux. Ce n’est donc que quand vous êtes dérangé que vous pouvez avancer. Tant que vous êtes dans le confort béat de votre mental, vous n’allez nulle part, vous n’êtes que des ânes attachés à un poteau et broutant tout simplement le sol autour de vous jusqu’à épuisement. Alors, souvenez-vous que votre vie commence là où votre zone de confort fini et qu’il est bon d’être dérangé. Ce n’est jamais contre vous que la vie travaille, mais pour vous donner d’autres occasions d’aller vers vous.  Aimez ce qui est sans plus, soyez juste conscient. Aimer ce qui est, ne pas juger, ne pas se culpabiliser. Tout revient toujours à cela et c’est ainsi dans tout ce que vous faites ou ne faites pas. Voilà et bonne journée.  Merci.

21 novembre 2003

Bon c’est le dernier jour de travail avant les vacances. Tu es content et heureux de partir avec ta blonde en vacances dans le sud. Les pieds dans le sable, le bord de mer des Caraïbes et cette eau si belle et douce. Chanceux. Tu le sais que tu es chanceux ou du moins ce que vous appelez ainsi ? Oui, je le sais et j’aime être chanceux.

Alors dis-toi que cette chance tu la fabriques toi-même. C’est par l’état que vous créez. Dans cet état, vous pouvez arriver à vos souhaits car si vous savez que cela est, c’est. Je ne pense pas à la pensée magique du mental seulement. Celle-là est plus simpliste malgré qu’elle puisse quand même donner des résultats apparents, mais c’est que, dans l’état, vous créez vous-même cette chance ou ces malheurs que vous vivez.

Mais je veux surtout revenir sur une notion que vous avez du mal à saisir. L’état n’est pas une façon de penser. C’est l’état de tout votre être, mais surtout de votre être intérieur. Bien sûr, vous n’êtes pas séparé de votre corps ni de votre mental ou de votre ego. Pas ici du moins. Ils sont partie de vous, partie intégrante et vous ne pouvez pas les laisser aller à la dérive ou, si vous le faites, vous récoltez les dégâts qu’ils peuvent faire. Laisser le mental à lui-même ne peut donner de bons résultats, c’est comme de laisser aller une voiture à 150 Km/h sur la route sans direction. Ça va obligatoirement s’écraser quelque part. Mais, par contre, si vous prenez le temps de vous arrêter et de simplement prendre conscience de ce jeu du mental, de cette attitude de peur, de ce sentiment de menace et de ce besoin de contrôle sur tout, vous arriverez à vous distancer suffisamment pour être tout simplement témoin de votre vie et non plus victime. Car le mental et l’ego agissent et vous font agir comme une victime qui doit lutter sans cesse avec la vie pour dominer les circonstances et les autres pour ne pas être éliminé et cela va jusqu’à vouloir éliminer les autres et vous approprier ce qu’ils ont pour vous mettre dans une fausse sécurité.

Ce jeu n’arrête jamais. Le mental et l’ego n’en auront jamais assez car ils ne peuvent pas être en sécurité et se protéger de leur disparition. Ils sont vulnérables car à la fin de votre vie ici, ils disparaîtront irrémédiablement. Le mental n’est qu’un outil pour vivre ici et l’ego une aberration de ce mental qui identifie qui vous êtes à une image créée de toutes pièces comme un être virtuel. L’ego n’est qu’une fabulation à laquelle votre mental veut que vous vous identifiiez pour garder le contrôle sur la vie.

Mais vous n’êtes pas cela, ni le mental, ni l’ego bien que vous vous comportiez le plus souvent comme si cela était la vérité, trop dominé que vous l’êtes par ce mental. Il faut pour vous retrouver simplement réaliser cela, le savoir et en prendre conscience. Tant que vous n’avez jamais entendu parler de cette nouvelle réalité, vous ne pouvez pas agir. Pourtant, quand vous avez pris conscience de cela, il se passe quelque chose. Vous commencez à vous ouvrir à cette possibilité et vous devenez simplement conscient. Pas souvent, mais plus vous pratiquez à regarder vos agissements et les idées de votre mental plus il devient apparent que vous êtes manipulé au lieu d’être simplement vous.

Dans ce jeu, vous pouvez alors devenir la présence qui regarde le film se dérouler sous la commande du mental sans juger mais en étant tout simplement conscient vous arrivez à changer votre attitude face à la vie, à voir que cela n’est pas ce que le mental veut vous faire voir. Vous pouvez commencer à voir au-delà des apparences et alors un certain détachement se produit, la conscience amène la conscience et vous êtes plus en paix avec vous-même. Le jeu des apparences perd de sa valeur et vous devenez plus en paix avec tout. Vous devenez capable de simplement aimer ce qui est sans juger et vous culpabiliser.  Devenir capable d’aimer ce qui est, est une grande source de paix et de joie. Vous n’êtes plus en conflit avec la vie, mais en harmonie avec et alors ce qui est devient un cadeau. Vous ne souffrez plus de ce qui est, vous êtes disponible pour la vie. Et alors, aussi curieux que cela puisse paraître, ce que vous souhaitiez simplement devient accessible sans que vous soyez obligé de vous battre avec la vie pour l’avoir. Les cadeaux de la vie vous arrivent comme par miracle. En fait, ils ont toujours été là, mais vous regardiez en arrière ou trop loin en avant pour être disponible pour voir ce qui était à vos pieds. Vous étiez trop occupé à vous créer des images pour voir tout ce qui était disponible et qui par votre simple ouverture devient apparent et disponible.

C’est par l’état que la vie se crée. La souffrance est de se priver de cette vie pour vivre celle du mental. Saisissez cela et vous serez en harmonie avec tout ce qui est. La vie ne vous apportera que les opportunités pour vous amener encore plus vers vous. Voilà.

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1er décembre 2003

Vous voilà aux commandes de votre vie cher commandant. C’est ainsi que la plupart des gens croient à la vie. Vous êtes aux commandes de votre appareil, votre corps, votre vie et tout résultera de ce que vous allez faire de ces moments qui vous sont accordés. Il n’y a pourtant pas tant à faire. Tout ne dépend hélas pas de vous. En fait heureusement que cela est le cas car autrement ce serait encore pire ici-bas. En fait, oui vous avez certaines choses à faire dans votre vie. Prendre entre autres des décisions simples comme de vous lever ou non le matin. Mais si vous êtes bien attentifs à la vie, tout un paquet de choses se fait sans que vous n’interveniez. En fait beaucoup plus de choses même dans votre propre vie arrivent sans que vous ne vous en mêliez et plusieurs de ces choses ne font pas votre affaire.

Ce que vous devez arriver à faire est d’être conscient de cette vie que vous vivez sans toujours vous croire obligé de faire des choses et de prendre des décisions. D’accord, je conviens qu’il faut en prendre et souvent, mais vous arrivez souvent à défaire des choses qui viennent à vous et qui sont bonnes parce que justement vous laissez trop de possibilités à votre mental de prendre les choses en main et ainsi de gâcher de belles choses qui viendraient toutes seules, bien préparées et ficelées par la vie dans un emballage qui laisse parfois à désirer. Mais les apparences se font très souvent trompeuses et il faut accepter que les choses soient différentes de ce que le mental et l’ego souhaiteraient car ils sont tellement mal alignés sur la vie qu’ils mettent tout sans dessus dessous juste par manque de discernement, de conscience et par manque de vision aussi.

Si vous acceptez le moment présent et ce qui arrive comme un cadeau de la vie et que vous aimez ce qui est, vous n’êtes plus en conflit jamais avec la vie, vous arrivez à un état de conscience qui vous permet de faire le simple choix d’accepter la vie et d’en jouir comme elle est. Cela est la sagesse et dans cet état, la vie ne vous malmène plus autant. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous êtes arrivé dans l’état de conscience et qu’une fois dans cet état vous ne refusez plus de vivre qui vous êtes dans cette vie. Vous ne tentez plus de diriger les choses de tout contrôler, vous savez que la vie est avec vous et non contre vous et vous savez aussi regarder la panique de votre mental et de l’ego et vous ne vous y attachez plus. Vous êtes le témoin du film de votre vie sans toujours vous sentir menacé car la vie ne vous menace plus, elle vous donne simplement des opportunités de vous voir tel que vous êtes vraiment et non de vous aligner sur les perceptions moroses et mesquines de votre ego.

N’étant plus en conflit avec ce que la vie vous apporte, vous ne faites seulement qu’accepter le moment présent dans toute sa splendeur, mais vous ne nuisez plus à la vie et cela fait que vous laissez couler en vous le flot de la vie et comme vous êtes en harmonie avec elle, vous lui transmettez aussi plus clairement vos souhaits qui passent aussi bien dans un sens que dans l’autre. Le blocage du mental est dans les deux sens c’est-à-dire qu’il représente aussi un blocage pour ce que vous voulez de la vie, celle-ci ne peut le percevoir car tout change sans cesse et tout est orienté vers l’effort de guerre, alors vous n’avez plus de disponibilité pour le simple plaisir de vivre et de jouir de tout incluant ce que vous aimeriez avoir. Les gens et les choses, même les événements qui vous plaisent deviennent accessibles sans efforts, ils sont comme attirés vers vous. Il n’y a plus de danger de toucher à cette bombe en puissance que vous étiez. Les belles choses vous fuyaient ou étaient prisonnières de votre ego, alors qu’avec ce détachement, cette limpidité, tout devient possible mais plus essentiel à votre bonheur. Vous savez maintenant apprécier tout ce qui est comme étant la perfection et cela est déjà la paix et la joie. Vous n’avez besoin de rien de plus que ce qui est, mais ce faisant, vous libérez tous ces prisonniers de guerre que vous mettiez au cachot. La vie peut aller dans le sens qu’elle veut, vos goûts peuvent se manifester simplement et dans la limpidité, couler vers vous. Il n’y a plus de conflit de présentation entre ce que le mental veut et ce que la vie apporte, il n’y a plus de guerre de religion, il n’y a que ce qui est et toute la capacité de la vie à vous apporter ce que vous souhaitez sans guerroyer avec vous. Vous souhaitez manger une pomme, la pomme vient à vous. Mais souvenez-vous que cela n’est pas un conditionnement du mental, mais un état d’être, c’est toute la différence et elle est de taille. Voilà. Confiance en la vie et paix intérieure. Pas de lutte, mais un état de paix intérieure qui laisse couler la vie en vous. C’est tout. Et les peurs suscitées par le mental ? De simples manques de capacité à être et à aimer ce qui est c’est tout. Un manque de conscience c’est tout. Bonne journée. Merci.

8 décembre 2003

Ne serait-ce pas plus simple de tout laisser tomber, te dis-tu ? Tout abandonner et laisser filer sans plus se préoccuper de devenir conscient. De toutes façons, il ne se passe pas grand chose. Tu ne réussis jamais à être dans l’instant avec présence. Tu es soit dans le mental ou endormi. Alors, pourquoi se préoccuper de cela, de l’illumination ?  C’est vrai que tu n’arrives pas à grand chose, c’est que tu ne fais qu’écouter et en parler, mais pour ce qui est de pratiquer véritablement, ce n’est pas le Pérou. Assis sans rien faire ne veut pas dire être dans l’instant et réellement être présent. Tu en fais beaucoup pour peu de résultat. Je le concède, cela peut paraître dérangeant et peu encourageant.

Il faut donc réaliser que tout ce jeu n’est pas tout à fait aussi clair que tu le croyais, ce n’est pas de tout laisser tomber ce que tu faisais ou pourrais faire qui te donne automatiquement l’accès à la présence intérieure. Le mental récupère tout. Je te l’ai dis et il récupère aussi tes temps de méditation ou à ne rien faire pour t’endormir ou te faire rêver à des situations tout aussi fausses que les autres anticipations qu’il te donne à broyer avec tout le noir que tu as déjà. Il est très fort cet idiot. En fait, il est aussi idiot que toi quand tu te prends pour lui et ce n’est pas peu dire.

Vous êtes tous pareils, Di Mello disait « vous êtes tous des ânes » et il avait parfaitement raison. Gonflé d’orgueil que vous croyez justifié, vous n’êtes que des ânes et toi le premier car tu sais maintenant ces choses et tu continues à être un âne. Je ne te jette pas de pierres, mais il faut bien réaliser ce qui est et ce qui n’est pas. Quand vous attendez après le mental pour régir vos vies et même votre spiritualité, vous pourriez aussi bien jeter tout dans une fausse à purin c’est du pareil au même.

Il faut juste être dans l’instant, non pas toujours anticiper autre chose que ce qui est. Dès que tu sens que tu pars sur autre chose que l’instant, regarde cela et constate sans juger. Dès que cela dérape ramène-toi dans l’instant même si c’est très tentant de glisser dans la fabulation qui est plus belle que l’instant présent selon le mental. Cela ne mène à rien, tu ne fais que rejeter la réalité pour te jeter dans le vide de l’illusion ou dormir sur cela. Alors, tu sais ce que tu as à faire. Être dans l’instant. Bouge quand tu as l’impression que tu t’endors sur tout. Non pas simplement t’activer en pensant à autres choses, mais agir en toute conscience et non pas fuir dans la fabulation du mental. C’est comme si il vous gazait dès que vous voulez arrêter pour être. Oui, ce sera difficile car c’est tentant de fuir à tout moment, mais en fuyant tu ne peux pas profiter de l’instant et ainsi arriver à te retrouver. Toute votre vie est fuite vers autre chose, vous attendez toujours autre chose pour vivre alors que la vie est ici et maintenant. Cessez de juger comme mauvais ce qui est en attendant ce qui pourrait venir et qui sera tout aussi mauvais puisque ce sera encore l’instant et que vous attendrez encore une autre anticipation avant d’être enfin bien. C’est une voie qui ne mène nulle part, un trou sans fin que vous n’arriverez jamais à combler une véritable fosse abyssale.

Alors, si tu veux avoir accès à ta vie, cesse de la fuir, vis-la, ici et maintenant. Sois présent et accepte ce qui est pour avoir la possibilité de développer la conscience et aimer ce qui est sans plus. C’est tout ce qu’il y a à faire pour être. Pas besoin de grands scénarios, juste devenir conscient de l’instant et en vivre la pleine densité. Voilà.  Merci.

9 décembre 2003

Drôle de question à poser, comment fait-on pour faire la vaisselle ?  Je ne voudrais pas insister trop, chère Chantale, mais ceci est une discussion sérieuse et je ne suis pas une source d’information pour des sujets si désinvoltes et peu intéressants. Bon, passons sur cela pour te dire que finalement je vais quand même te répondre puisque ces questions sont de ton niveau de conscience et qu’il ne faut négliger personne même celle un peu curieuse.

Tout ce qu’il y a à faire dans n’importe quel moment ou instant de vos vies est de simplement être conscient de ce que vous faites, de ce que votre mental vous impose. Tous ses baratinages ne sont là que pour justement vous empêcher d’entendre votre voie intérieure qui elle est silencieuse. Ce bruit de fond vous ne pouvez le bloquer simplement, mais écoutez cela avec présence est tout ce que vous pouvez faire. Ne tentez pas de bloquer le mental, c’est peine perdue, c’est de jouer son jeu. Car de vouloir lutter avec est justement ce qu’il tente de vous faire faire sans cesse. Lutter avec lui est de lutter avec la vie et cela n’est pas la voie. Accepte que même quand il prend toute la place, il ne faille pas le blâmer ou tenter de le faire taire. Il ne se taira jamais, mais réduira son activité quand il se sentira épié, qu’il prendra conscience à son tour qu’il y a quelqu’un, une présence qui le regarde jouer. C’est tout, simplement être conscient de cela enclenche un processus de développement de la conscience. Oui, il réagira et même pendant que tu fais la vaisselle et que tu tentes d’être présente et pleinement consciente, il tentera de s’interposer entre toi et toi, entre toi et cet acte de grande méditation qu’est de faire la vaisselle. Il ne respecte rien, tu le vois bien.

Ne lutte pas, ne juge pas, sois juste consciente et même s’il te donne sans cesse ses commentaires et tente de te faire embarquer dans son jeu, regarde cela comme étant la vie et aime ce qui est même si cela n’est pas ce dont tu rêves, car ce dont tu rêves n’est pas non plus la vie, mais une fabulation du mental encore une fois.

Quand tu fais la vaisselle, mets de l’eau chaude, sens l’eau chaude couler. Respire l’odeur du savon.  Prends plaisir simplement à nettoyer même si le mental donne ses commentaires, sois simplement cela, ce que tu fais, ce que tu vis. Tout le reste n’est pas important, c’est cet instant, peu importe ce que le mental tente, qui est important. Quand tu prends conscience de ses tentatives sans fin de manipulation, tu es consciente. Sois juste cela, cette conscience, rien de plus. Surtout ne te blâme pas de ne pas être ce que ton mental te blâme de ne pas être. C’est justement une partie de son jeu d’attaque de te dénigrer face à toi-même pour que tu abandonnes cette mauvaise tendance à vouloir se désidentifier de lui.

Donc pas de jugement, pas de culpabilité, juste une ouverture face à toi, une présence le plus souvent possible. Dans la méditation transcendantale, on répète un mantra. Bien sûr, pendant la méditation le mental se fait un devoir de se la ramener sous toutes les raisons possibles. Le méditant arrête alors de dire le mantra. Dès qu’il prend conscience qu’il a cessé de le dire, il doit juste recommencer. Et c’est ainsi que même s’il est distrait de son mantra de multiples fois pendant la méditation, il ne fait que revenir à son mantra. Faites de même avec votre présence. Il ne faut pas lutter par la violence et se choquer, mais simplement revenir à la présence, à la conscience à chaque fois que vous prenez conscience que le mental vous en a encore passé une petite vite.  Voilà ce que je peux te dire sur la vaisselle, chère enfant. J’espère que cela te sera d’un grand secours et surtout ne te brûle pas les mains, pas trop chaude l’eau, pas trop chaude.  Merci.

11 décembre 2003

Ce n’est pas si pire que ça. Le temps n’est pas si long entre le moment où vous choisissez de vivre plus en conscience et celui ou vous êtes finalement touché par cette paix intérieure qu’apporte la présence dans votre vie. Car la présence, c’est la conscience de la vie, sans jugement, sans étiquetage de quoi que ce soit. Pour la présence il n’y a pas de bon ou de mauvais, tout est simplement la vie et la vie est parfaite en tout temps et en tout lieu quelque  soient les événements  même s’ils semblent inhumains.

La vie ne juge pas, mais votre mental juge sans cesse, c’est cela qui fait que votre monde est un monde de misère et de violence. Comme il juge, il veut que les choses soient d’une certaine façon et pour cela il impose sa loi et celui qui est le plus violent et le plus mental devient un tyran et dicte ses valeurs aux autres et la guerre prend et vous subissez les contrecoups de cela dans la vie. Les guerres, la violence gratuite, le manque pour certain et le surplus ridicule des autres. Tout cela vous le créez en étant identifié à votre mental. Vous souhaitez que cela change, qu’il y ait la paix dans le monde et de l’abondance pour tous? Changez-vous, vous. Suffit le blablatage sur la spiritualité, cessez d’être la théorie que le mental aime bien pour devenir la présence que vous êtes réellement. Ne changez pas parce que je vous dis que cela amènera du mieux dans votre vie. Cela c’est ce que le mental souhaite que vous fassiez, faites-le pour vous et essentiellement pour vous. Pour simplement devenir qui vous êtes réellement. Pas un mental contrôlant, ni un ego suffisant, mais un être de pur conscience, capable de déguster la vie tel quel, de l’aimer pour ce qu’elle est sans la juger ou vouloir que les choses soient autrement.

Le vie elle est parfaite en elle-même, ce n’est que les interventions du mental et de l’ego qui affectent cette perfection en voulant la transformer pour la faire entrer dans de toutes petites boîtes, elle qui est immensément vaste et sans limite. On ne peut limiter la vie, quand on tente de la contrôler et d’imposer ses courtes vues, elle attend, se retire pour vous permettre de prendre conscience. Elle ne fait que vous amener des opportunités de changer, de vous ouvrir. Oui, j’en entends dire, « oui, mais ceux qui sont au pouvoir, les tyrans, ils vivent dans des palais, ils ont tout ce qui est le plus riche et le plus beau et ils terrorisent les autres ».  Exact, ils ont tout, mais ils vivent sans cesse dans le manque parce qu’ils n’arrivent jamais à être bien, ils ont besoin sans cesse de plus, d’encore plus et ils sont aussi vides que leurs palais sont pleins d’inutilités.

La véritable richesse demeure de n’avoir besoin de rien et pour cela, il faut avoir atteint une conscience qui vous permet de vous détacher des choses, des événements et des gens. Non pas pour les haïr, mais simplement pour aimer la vie sans accorder plus de valeur à certaines choses qu’à d’autres. Dans cet état vous aimez tout ce qui est, vous pouvez percevoir la vie au-delà des apparences, les individus sans leurs apparentes mesquineries, les événements sans leur robe noir ou rose. Vous pouvez voir la vie dans sa plénitude, dans sa perfection. Vous pouvez voir l’évolution d’une personne quand devant les pires ou les meilleures situations, elle est toujours la même, souriante et heureuse de ce qui est sans plus. Non, ce n’est pas de l’indifférence, mais simplement la capacité de voir que tout cela n’est qu’illusion et que le film peut montrer la beauté ou la laideur sans que son monde ne soit chaviré. Oui, cette personne peut être touchée en surface, mais son intérieur est tellement dans la conscience qu’elle échappe au drame profond, simplement par la conscience. La conscience c’est la vie véritable, pas ces fausses valeurs que vous prenez pour les bases de votre vie. Travail, famille, argent, amour, amitié sont des valeurs sociales reconnues, mais ce ne sont que des accessoires. C’est le mental qui veut que vous vous attachiez à cela. Votre conscience profonde n’en a rien à foutre et n’en n’a nul besoin. Souvenez-vous que votre être profond n’a aucun besoin. Tous les besoins ne sont toujours que des dictats de votre mental. Oui, il faut manger pour soutenir votre vie, celle de votre corps ici. Mais si vous êtes en parfaite paix avec la vie, vous trouverez toujours dans votre vie tout ce dont vous avez besoin et même la vie vous apportera, sans que vous ayez à vous battre, tout ce que vous souhaitez pour en faire l’expérience le temps que cela vous convient ou que cela durera.

Que vous subissiez une perte apparente n’est pas un drame pour la vie, elle a tout plein de choses pour vous. Tant que vous bloquez tout en insistant pour que cela soit d’une façon particulière, vous n’êtes pas disponible et la vie  attend. Le temps n’a aucune importance pour elle, elle peut vous attendre plusieurs vies, mais vous qu’attendez-vous pour être en paix avec elle, en harmonie avec la vie. La vie c’est vous, c’est votre véritable nature si vous cessez de vous identifier à votre mental et à votre ego. Comprenez que comme vous êtes la vie, vous pouvez faire tous les miracles possibles, mais seulement en étant la vie, pas en faisant semblant de vivre ou en lisant sur cela et en vous disant voilà ce que je choisis. Il faut être, non pas seulement paraître. Il ne faut pas vous leurrer, il y a une grande différence entre les deux et la vie elle sait faire la différence. Vous ne pouvez pas la tromper même si vous vous illusionnez avec votre mental.  Voilà, et bon voyage vers vous.

12 décembre 2003

Encore une fois, je vous dis : cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. C’est comme cela que je vous sens. Vous voulez que je vous donne des conseils, vous demandez des éclaircissements, mais comme avec les enfants, j’ai beau répéter les consignes et les conseils que vous demandez, vous continuez à faire selon vos choix sans porter vraiment attention et soutenance à ce que je vous donne.

Tout cela n’est pas pour moi, mais pour vous. Cette insistance que j’ai à répéter et répéter n’est due qu’au fait que vous demandez de l’aide.

 Je sais que vous voulez changer et devenir plus libre et en paix. Je vous dis comment faire et comment arriver à vous retrouver, mais dès que je cesse de vous parler, vous reprenez vos comportements qui vous briment et vous vous plaignez de ne pas y arriver.

Je ne peux, ni ne veux vous forcer. Vous avez ici votre libre choix et vous êtes dans ce jeu pour avoir la possibilité de vous retrouver malgré tous les jeux d’apparence, les illusions que votre mental vous fait prendre pour la réalité. Du moins il essaie et le plus souvent, il réussit très bien.

Vous passez un temps énorme à vous tracasser pour ce qui n’est pas et vous ne voulez jamais être dans ce qui est, cet instant que vous vivez là pendant que vous me lisez. Il n’y a pourtant que celui-ci et rien d’autre dans votre vie et dans la vie ici. C’est l’anticipation et le recul dans votre passé qui est votre source de tension et de souffrance. La vie dans cet instant ne peut être mauvaise et souffrante. Quand vous êtes dans l’instant et dans la conscience, il n’y a pas de souffrance même si vous êtes en train de mourir d’un cancer. Le corps peut avoir de la douleur, mais votre être profond ne ressent rien de souffrant à disparaître ou à vivre quoi que ce soit d’autre.

Vivez et aimez cet instant, soyez cet instant, ne craignez pas la vie, laissez-lui la chance de passer à travers vous sans vous opposer. Sachez que tout est toujours parfait que si vous êtes en harmonie avec elle, la vie vous amènera vers vous sans coup férir. Mais il faut être qui vous êtes et non pas simplement vous identifier à un ego virtuel et à toutes les peurs qui sont crées par votre mental.

Oui, la vie peut vous bousculer. Oui, elle apparaît parfois sous des apparences effrayantes. Pour qui? Pour votre mental et votre ego. Vous, qui vous êtes réellement, êtes indestructibles et immortels et vous n’avez besoin de rien du tout. Vous êtes tout ce qui est, vous êtes la vie, l’énergie pure, Dieu si vous acceptez ce mot tant galvaudé.

Il faut juste accepter de regarder ce qui est avec conscience, pas avec peur. Soyez dans cet instant avec autant d’insistance que vous en mettez à être dans vos malheurs et votre vision de la vie changera et votre vie aussi.

Lutter avec la vie pour lui imposer une vision étriquée est comme de vouloir enfiler une robe de petite poupée, ça ne marche pas. La vie est vaste, sans limite et vous devez prendre conscience que vous êtes ainsi, vaste et sans limite.

Oui, tout cela n’est que répétition et alors, avez-vous cessé d’avoir peur de ceci et cela. Alors, c’est que je dois encore répéter jusqu’à ce que peut-être un jour, un de vous choisisse de suivre cette voie. Alors, il y aura un être plus lumineux qui tracera une ligne de lumière autour de lui et qui attirera peut-être d’autres curieux.  J’ai bon espoir, je sais qui vous êtes.  Merci.

16 décembre 2003

Ne serait-ce pas plus simple de tout simplement laisser porter que de vous battre avec la vie pour des riens ?  On vous a dit que la vie était un combat, qu’il fallait se battre pour obtenir ce qu’il vous fallait, ce dont vous aviez besoin et depuis ce temps, vous vous croyez obligé de vous battre, de faire tout plein de choses pour en arriver à avoir ce qui vous est pourtant acquis.

Toute votre société repose sur un malentendu. Vous vous croyez victime de la vie, menacé par elle et soumis à une inexorable machine à vous détruire, si vous ne vous défendez pas. Cette perception est due à votre mental qui est incapable de percevoir la vie et qui voit seulement la menace sans comprendre le bien-fondé de la vie. Comme vous vous identifiez à ce mental, vous voilà en marche dans cette guerre sainte contre la vie avec vos pensées de limitation, de peur, de manque et tout la bataclan de vos hallucinations.

La vie est vaste et généreuse, mais elle ne fait que réagir à votre état. Si vous êtes dans un état de manque, elle vous apporte le manque sous différentes formes. Si vous êtes dans la peur, elle vous fournit des sources de peur. Comme un bon serviteur, elle vous apporte ce que vous voulez. Vous êtes convaincu que la vie est une lutte, alors elle vous fait lutter et lutte avec vous.

Pourtant, si vous vous mettez dans un état de paix et de joie, la vie vous apportera aussi cela sous des formes diverses. Lorsque vous êtes en harmonie avec la vie, elle vous apporte l’harmonie. Bien sûr, il arrive tout plein de choses pas toujours agréables, mais si vous êtes en paix avec votre vie et avec vous, elle ne vous bouscule pas trop car c’est votre état qui fait que vous êtes dans la paix et non pas les circonstances.

Dans l’état de paix et de joie, la vie vous apporte ce dont vous avez envie sans lutte et sans travail excessif. Vous avez alors le choix d’en jouir ou non comme vous le voulez. Cela n’est pas difficile et comme pour les oiseaux, vous n’avez qu’à vous pencher pour prendre ce qui est déjà là. Mais bien sûr si par contre vous avez le sentiment de manque en dedans, vous devrez alors, pour avoir ce que vous voulez, vous battre sans cesse avec les autres et la vie pour prendre ce que les autres veulent aussi autant que vous et alors c’est la guerre et le déséquilibre. Celui qui est dans la paix ne désire pas autant de choses que celui qui est dans la crainte. La paix amène un sentiment de plénitude qui fait que les accessoires ne sont plus que des accessoires et non plus une raison de vivre. Apprenez à vous reconnaître, vous n’êtes pas le manque et la peur, cela c’est votre mental. Dès que vous ressentez la peur et le manque, vous êtes dans votre mental, prenez-en juste conscience sans juger de cela. Tentez de demeurer dans votre paix intérieure dans chaque instant même si vous dites que cela est impossible, je sais que c’est difficile au début, mais vous y arriverez car cela est votre véritable nature même si le mental tente de vous faire croire le contraire pour mieux dominer son monde de limitation et votre vie.

18 décembre 2003

La noirceur, la peur, les diables et les méchants ont toujours été associés. Dans cette période de l’année où la noirceur est plus présente par le manque de soleil, vous n’aimez pas trop cela. Vous souffrez plus vite d’insécurité, de déprime. La raison en est simple, les scientifiques attribuent cela aux vitamines et aux rayons de soleil qui vous manquent. C’est en partie vrai, mais cela est encore plus vrai parce que même tout votre être manque de lumière sans que ce ne soit que physique. Vous êtes des êtres de lumière et quand vous en êtes privés trop longtemps vous en manquez. Sauf si vous êtes capable de faire le lien avec votre être profond et de vous nourrir à la source.

Cela demande toutefois une grande conscience, une ouverture qui vous permet d’être attentif au moment présent et conscient de votre vie à un plus profond niveau.

Oui je sais, vous vous dites « il parle encore du moment présent et de la conscience », mais réalisez-vous que tout de votre avancement vers vous dépend de votre état de conscience. J’ai beau tenter de vous en convaincre et de vous faire voir tout ce que vous pouvez y gagner, vous continuez à penser par pensée magique que tout va se faire tout seul que de juste en parler et tout sera acquis. Je vous le répète, tant que vous laissez votre vie dans les mains de votre mental vous n’avancez à rien sauf à vous faire des illusions. C’est pourtant simple. Et pourtant, vous continuez à vaquer à vos insignifiances convaincu que vous êtes important et évolué. Votre ego continue de vous activer comme des robots poussés par une pile rechargeable et à chaque jour votre ego recharge votre pile et vous reprenez vos agissements sans vous arrêter pour réaliser qui vous êtes au-delà de cet être insignifiant et sans raison d’être puisque vous ne voulez pas être, seulement paraître.

Tu trouves que je n’ai pas à vous insulter pour que vous puissiez rester tranquillement assis sur votre tas. Que dirais-tu d’un maître qui ne vous donnerait aucun moyen de vous en tirer dans l’apprentissage de ce que vous recherchez et qui vous laisserait divaguer sur tout sans vous répéter la voie qu’il faut suivre ? Ce que je vous dis n’est pas un jugement de valeur, vous passez tous par ces voies de détournement du mental, mais il me faut bien vous indiquer ce qui est pour vous pousser à un minimum de compréhension. Vous êtes conditionné à ce que certains mots vous fâchent ou vous insultent alors je les emploie pour vous faire simplement prendre conscience, pas pour vous insulter, mais vous êtes tellement bien endormi que parfois je me dois de vous mettre sous le choc comme la vie le fait elle-même dans votre vie. Elle vous donne des coups pour vous réveiller et vous permettre de vous remettre les yeux vis-à-vis des trous. Libre à vous de vous en plaindre ou de réaliser cette opportunité, pas seulement en parole, mais dans votre prise de conscience.

Souvenez-vous qu’il y a tout un monde entre parler de quelque chose ou s’informer sur cela et vivre intensément ce quelque chose. C’est la même différence, mais en plus profond, qu’entre parler de voyage et le faire. Vous, pour la très grande majorité de ceux qui « s’intéressent » à la chose spirituelle, ne faites que vous documenter, en parler, échanger sur cela. C’est si bien d’en parler, mais je vous le dis tout de suite, cela ne sert à rien d’en parler et de lire sur cela, une fois que vous savez la voie et que vous ne la pratiquez pas, vous seriez presque mieux de parler de hockey ou de tricot. Au moins ainsi vous ne vous leurreriez pas sur votre avancement. Tout ce que vous laissez entre les mains du mental dépérit inexorablement que cela vous plaise ou non.  Votre mental n’aime pas entendre cela et pourtant, c’est la plus simple vérité. Le mental est un outil, un excellent outil pour exécuter ce qu’il doit faire, mais il devient votre pire ennemi quand vous lui laissez la gestion de votre vie et qu’il est votre seul lien avec votre spiritualité.  À vous de choisir et puis si vous n’aimez pas entendre de répétitions, rien ne vous oblige à lire ces textes n’est-ce pas? Bien que votre être profond vous signale à travers ce monde de trompe-l’oeil qu’il est là et sans même le choisir véritablement, vous êtes porté à retourner vers vous. C’est pour cela que je répète, on ne sait jamais, peut-être un jour ouvrirez-vous ? Et alors, comme je sème à tout vent, sous toutes les formes cette grande vérité, vous aurez une opportunité de plus de trouver une parole, une image qui vous aidera à ouvrir votre conscience encore un peu plus.  Bon voyage.  Merci.

30 décembre 2003

C’est la fin d’une de vos années et comme à chaque année, on vous suggère de prendre de bonnes résolutions. Pourquoi prendre des résolutions que vous ne tiendrez pas pour la très grande majorité, alors que vous n’avez en fait pour changer votre vie, qu’à être conscient? Tout est toujours là disponible pour que vous puissiez vivre intensément chaque moment de votre vie.

Ce n’est pas en changeant vos habitudes de vie que vous atteindrez quelque chose de mieux. Tant que vous consacrerez vos efforts à l’extérieur, vous n’arriverez pas à vous. Vous ne ferez que tourner autour du pot sans jamais y mettre les pieds.

La conscience de ce qui est, est la seule voie vers vous. L’acceptation de la vie dans son ensemble est la voie vers vous. Lutter sans cesse pour obtenir des choses est une fausse lutte, une illusion que vous vous faites que la lutte est votre raison d’être. Si vous luttez, c’est que vous croyez que la vie est contre vous, que vous devez vous battre avec pour survivre comme si la vie avait comme raison d’être de vous détruire. C’est ce type de paradigme qui fait que vous êtes sans cesse stressé, en combat au lieu d’être en harmonie avec la vie.

Prenez chaque geste que vous faites, regardez-le avec conscience, aimez tout ce qui est sans juger, même ce qui semble inacceptable. Laissez juste cela être sans vouloir le détruire car la vie sait mieux que vous ce qui doit être. Elle n’a pas cette perception faussée par les fausses valeurs d’une société alignée sur les préceptes d’un mental sans conscience.

Prenez le recul nécessaire pour accepter ce qui est simplement avec amour. Le regard d’amour que vous portez sur les choses et les gens transforme tout, mais surtout vous. C’est cette ouverture sur la vie qui est transformatrice et non pas de cesser de boire ou de fumer. Oui, ces choix peuvent aussi vous aider à vivre plus aisément, mais ils ne sont que la pointe de l’iceberg. Quand il s’agit d’aimer la vie, cela demande un petit effort au début, le temps de réaliser que votre paix intérieure est capable de vivre en harmonie avec la vie. Que ce que vous croyiez être vous, n’était en fait que l’ego qui juge et compare sans cesse tout en étiquetant tout avec sa vision limitée sur tout.

Il est parfaitement possible d’accepter la vie et de vivre en harmonie avec. C’est là votre condition de départ, vous êtes la vie, vous pouvez vivre en harmonie avec vous. Quand vous cessez de juger de vos conditions de vie et de ce que les autres font ou disent, vous ressentez une grande paix intérieure. Vous devenez en harmonie avec ce qui est, plus de lutte, plus de jugement,  plus de besoin d’avoir ceci ou cela et d’attendre des résultats pour être en paix. La paix n’a besoin de rien et elle ne vient qu’avec la conscience. Cette conscience advient quand vous prenez du recul face à votre être apparent, et c’est cette présence qui surgit en vous quand vous arrêtez de vivre comme un juge et que vous regardez tout avec ouverture, avec amour. Ne jugez pas à qui vous donnez de l’amour ou non, transmettez cet amour sans juger, sans discernement, vous devez semer l’amour sans compter, vous ne devez pas craindre d’en manquer. L’amour est une voie qui s’ouvre en vous, plus vous en donnez, plus il vous en vient. Vous ne pouvez en manquer, la source est intarissable, la source c’est la vie, c’est vous, c’est l’être ou Dieu. Regardez tout avec amour, laissez couler cette source en vous, laissez couler la vie en vous sans juger ni limiter quoi que ce soit. La vie ne peut être la vie que si vous la laissez circuler librement en vous, à travers vous. N'ayez crainte, vous n’arriverez jamais à en manquer car la vie est la seule force, la seule énergie, la seule richesse qui soit totalement inépuisable. Même après votre mort ici, vous en vivrez éternellement et n’ayez crainte, l’éternité ce n’est pas si long car le temps n’est qu’une illusion d’ici.

Alors, si vous choisissez de prendre des résolutions, prenez au moins celle de vivre en harmonie avec la vie, sans juger ou vous culpabiliser. Laissez-vous cette chance de transformer réellement votre vie dans le sens de la liberté, de la paix et de la joie sans fin. N’est-ce pas ce, qu’au fond de vous, vous voulez mais que vous interprétez en objet et en circonstance, trompé par votre ego? Laissez-vous cette chance de le découvrir.

Heureuse année qui vient.  Merci.

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