Voici les textes de l'année 2004:
Janvier, Février, Mars, Avril, Mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, décembre
Je suis un peu confus, je me demande à quoi ça rime de se distancer des choses et de ne plus avoir rien à faire ou à apprécier puisque c’est ainsi que je me sens. Plus rien ne m’intéresse ou presque. Je ne veux plus me déplacer pour rien, je n’ai plus envie de voir des choses ou d’essayer des choses. Je me sens comme désabusé et plus rien ne suscite mon entrain. Je sais que dans les écritures, ça dit que c’est un état du mental qui veut bien souligner que de se détacher entraîne un ennui désolant et qu’il est beaucoup mieux de s’occuper que de penser à des choses aussi idiotes et sans valeur. Mais même si je tente de retrouver de l’intérêt dans ces choses, elles ne sont plus intéressantes une fois que j’ai réalisé que tout cela n’est que mascarade et illusion, fuite vers le vide. Je ne sais plus vers quoi me tourner car je ne réussis pas non plus à être vraiment mieux, C’est pas que je sois mal vraiment, mais je m’ennuie et je ne trouve pas en moi cette joie et cette paix que je souhaiterais avoir. En plus, je ne trouve pas que je sois bien en forme à force de ne rien faire. Je ne suis pas de mauvaises humeurs non plus, juste ennuyé et je ne sais pas trop quoi faire de ma peau.
C’est un peu décevant, mais je ne sais pas quoi faire d’autre. J’ai beau méditer, je me retrouve sans cesse dans des projections, dans des fabulations qui même elles ne me satisfont plus. Où cela peut-il me mener puisque je ne me sens pas non plus angoissé, seulement vide et sans but. J’aime marcher pour laisser mon corps se détendre et ma tête s’aérer, mais ces temps-ci, marcher dehors est déplaisant, c’est glissant et ça marche mal. Bon c’est ma séance de défoulement. Elle n’est pas bien grave par rapport à ce que cela a déjà été, mais je ne suis pas encore très créatif pour autant puisque je ne sais pas quoi faire de mon corps et de mon être.
Oui, je sais que je dois peut-être être plus spécifique dans mes explications. Alors, disons que je n’ai pas envie de rencontrer des gens parce que leur contact m’est vite lourd et ennuyant. Je n’ai pas envie de faire des efforts physiques parce que je ne vois pas l’idée de forcer ou de me faire violence juste pour satisfaire mon ego qui aimerait bien que j’aille faire du ski par exemple. Ça fait tellement bien d’aller faire du ski c’est hot et in.
Je ne sais donc plus quoi faire et ne pas faire. Je sais que je ne devrais pas passer autant de temps à regarder des revues idiotes d’autos et lire des San Antonio. Mais je m’ennuie et je ne devrais pas non plus mettre tant de temps à fabuler sur ce que ma vie pourrait être au lieu d’être dans le présent et apprécier ce qui est dans l’amour et la joie de l’instant. Mais, dans son ensemble ce qui est autour de moi je le connais depuis des années et de me sentir soulever par la présence de l’air dans mes poumons ou des nuages gris dans le ciel m’est un peu difficile. J’aimerais bien pouvoir être dans cet état de contempler tout avec amour et joie. Je ne suis pas encore là. J’aime toutefois encore voyager et aller ailleurs pour voir autre chose. J’aime les plages et la mer, j’aime cette vie qui est si présente dans la mer. Je sais que la vie est tout aussi présente dans la nature autour de moi, mais comme c’est toujours là, je ne sens pas autant de soulèvement de mon être. Je veux être dans l’état de joie et de paix, pas dans celle de l’ennui. Comment passer de l’un à l’autre, je ne sais pas.
Jean, tu sais bien tout ce que tu dois faire en théorie, ton mental a assimilé une grande partie de ces connaissances du spirituel et il ne fait rien avec puisqu’il ne peut rien faire avec comme je te l’ai déjà expliqué. C’est comme de donner un dictionnaire chinois à quelqu’un qui ne sait lire aucune langue. La seule chose utile serait pour lui de s’en servir pour allumer un feu ou monter dessus pour atteindre quelque chose sur une tablette.
Tu ne dois pas t’attendre à ce que ton mental puisse t’aider dans cette voie. Au contraire, le mental ne veut toujours pas perdre son pouvoir et son contrôle, alors il fera tout pour te dissuader de continuer dans cette voie, et même il te mettra des bâtons dans les roues pour nuire à ton évolution car ce désintéressement dans ses centres d’intérêts est très menaçant. Lorsque tu te désintéresses des choses les plus courantes, tu deviens une nuisance, un danger. Alors, il fait des choses qui peuvent te nuire comme de te rendre plus dépressif, moins bien dans ta peau, des malaises physiques surgissent, ton état général devient moins bien. C’est une occasion de plus de reprendre cette voie avec encore plus de conscience sans naturellement juger de quoi que ce soit. Souviens-toi toujours que dès qu’il y a jugement, c’est du mental que cela vient. Dès qu’il y a culpabilité, c’est le mental. Ton état de paix même s’il n’apparaît pas nécessairement autant que tu le souhaiterais, comme tout bon être mental qui se respecte, n’en est pas moins présent. Mais la paix et la joie ne sont pas selon ce que le mental en conçoit. La paix ne veut pas dire être dans la béatitude, juste dans la paix et la joie ne veut pas dire de rire sans cesse comme si des humoristes faisaient un spectacle constant. Être dans la paix et la joie ne veut pas dire répondre aux attentes du mental, à ce qu’il aimerait vivre. Pour aller plus profondément dans la paix et la joie, il faut encore dépasser l’attente et ne pas s’attendre à quoi que ce soit. Tant que tu cherches quelque choses, que tu attends quelque chose tu es dans le mental et cela bloque la véritable paix et la véritable joie. N’attends rien. Fais ce que tu fais sans attendre quoi que ce soit. Sois juste en harmonie avec la vie, vis ce qui est même si cela n’est pas excitant ou particulièrement satisfaisant. Il faut sortir des rouages bien huilés du mental pour accéder à plus de paix et de joie. Ne doute pas que tu sois sur la bonne voie, continue à avancer vers toi c’est tout. Apprécie juste ce qui est même si cela te semble fade et sans couleur. Rappelle-toi que le jugement est toujours faux. Merci.
4 janvier 2004
Est-ce ainsi que vous aimez la vie? Les congés vous laissent plein de temps pour faire ce que vous aimez ou que vous croyez aimer. Sous peu, vous serez pour la plupart de retour au travail, sauf bien sûr ceux qui n’ont pas de travail ou qui sont déjà à la retraite. Ceux-ci vous font souvent envie. Assez d’argent pour vivre sans devoir travailler. Mais est-ce si important et si agréable ? Pourquoi ne pouvez-vous pas tout simplement apprécier ce que vous avez.
Ceux qui sont à la retraite font souvent beaucoup de choses pour tenter d’occuper ce temps qu’ils ont maintenant de disponible. Ils peuvent faire des travaux pour eux, pour les autres, voyager, jouer au golf ou à tout autre sport. Ils peuvent aussi être malades, déprimés, dans le manque. Oui, ils sont comme vous, dans le manque car la retraite est loin d’être une panacée à vos manques, pas plus que le travail ou n’importe quoi d’autre. Car votre manque vient de l’intérieur et non pas des conditions extérieures de votre vie. C’est pour cela que quelles que soient les conditions de votre vie, vous avez et aurez toujours ce sentiment de manquer quelque chose ou de ne pas avoir suffisamment.
Il vaut donc mieux apprendre à être complet avec ce qui est, en harmonie avec votre vie quels qu’en soient les conditions et jouir de tout sans avoir besoin de rien. Beau programme, n’est-ce pas ?
Moi je veux bien de ce programme. J’en suis, je crois qu’effectivement, celui ou celle qui est capable d’apprécier ce qui est sans attendre quoi que ce soit est dans un état de paix et de joie bien au-delà de ce que les biens ou les conditions peuvent apporter. Mais, j’ai beau être convaincu de la valeur de cette façon de vivre, je n’en suis pas moins encore sous la domination des conditions et je me sens parfois bien petit de n’avoir pas encore la capacité de prendre ma retraite et de me permettre de voyager, car c’est là un de mes dadas, avec plein d’argent dans mes poches sans trop me préoccuper de ce qui peut advenir.
Pourquoi te tracasses-tu de ce qui peut advenir? Parce que je n’ai pas d’argent, pas comme j’aimerais. L’argent apporte une certaine sécurité. D’en avoir beaucoup permet de faire des choix que je n’ai pas. Je dois me lever 5 jours par semaine pour aller gagner ma croûte. Non pas que je n’aime pas ce que je fais. Parfois, ça m’ennuie comme n’importe quoi peut nous ennuyer, mais j’aimerais avoir ce choix de faire ce travail ou de ne pas le faire sans que cela touche à ma capacité financière. Au contraire, je rêve sans cesse d’avoir beaucoup d’argent pour pouvoir décider par moi-même et non pas simplement subir ce choix. Je voudrais pouvoir voyager, partir non pas nécessairement beaucoup plus souvent, seulement un peu plus, mais ne pas être obligé de budgéter. Choisir de partir sans que le budget soit un problème.
Ne me dis pas que j’ai déjà ce choix, c’est faux. Je ne l’ai pas comme je le voudrais et tu le sais bien.
Fort juste, tu ne l’as pas, alors acquiers-le puisque c’est ce que tu veux.
Mais comment ?
Comme tu voudras. C’est ton problème, car c’est ton choix. Toi, tu me parles des conditions extérieures de ta vie alors que je t’entretiens de comment vivre ta vie en harmonie sans dépendre des conditions extérieures. Je te parle de vie, tu me parles d’esclavage, car même ce dada n’est qu’un esclavage. Tu t’en rends compte? Qu’attends-tu de ces voyages, ce n’est qu’une fuite de plus, comme l’alcool ou la drogue. Tu cherches des moments de fuite face à ta vie, mais même si tu pouvais te permettre de voyager beaucoup plus, tu ne serais jamais satisfait. Ce malaise de vivre est en dedans et ce n’est que là que tu peux l’affronter, pas en fuyant d’une façon ou d’une autre. Que tu choisisses ta prochaine destination de vacances ou que tu travailles sur un tableau d’Excel n’a aucune importance. Que tu sois les pieds dans le sable de Cayo Largo ou à pelleter la neige dans ta cour n’a aucune importance. Tout est et ne sera toujours qu’intérieur. Tu ne pourras jamais vivre un autre moment que celui que tu vis, autant le vivre en paix et en harmonie.
Il est inutile de faire des projets pour le futur, de vouloir atteindre la retraite le plus tôt possible car ce que vous tentez ainsi de fuir, ce travail que vous considérez comme un esclavage n’est que la manifestation extérieure de votre esclavage intérieur. Vous ne changerez pas parce que vous arrêtez de travailler, vous deviendrez juste plus dépendant d’autres choses qui ne sont pas plus plaisantes, ni plus valables. Tous vos malaises vous suivront et se colleront à votre nouvelle réalité c’est tout. Tant que vous cherchez à boucher l’accès à votre vie véritable, c’est certain que vous serez dans vos malaises et vos malheurs, ils demeurent en dedans de vous.
Alors, quoi que vous fassiez à l’extérieur, travaillez sur l’intérieur à chaque instant, c’est votre seule retraite possible. Tout le reste est illusoire, même la croyance que si vous étiez à votre retraite vous auriez plus de temps à mettre sur cette recherche. Bull shit! Vous n’avez pas besoin de temps, mais de volonté et cela ne demande pas de temps. Bonne journée. Merci.
9 janvier 2004
Ne serait-ce pas que tu es un peu constipé? Tu as eu cette nouvelle et tu es maintenant troublé par cela. Tu te demandes comment sera dorénavant le lien avec cette personne, si elle changera. Tu es mal avec cela car c’est, selon ton évaluation de la chose, pas tout à fait dans tes critères. Oui, mais pas dans ma cour, ces personnes ont bien le droit de vivre, mais pas trop dans ton entourage et surtout dans ce cas où cela n’était pas connu, c’est comme une trahison.
Mais de quoi te plains-tu? Cette personne est toujours la même, pas plus méchante ou moins valable qu’avant. C’est ton mental qui échafaude des niaiseries à partir de ces limitations. Ne te laisse pas entraîner dans ces méandres obscurs du mental qui faussent toutes les vérités profondes de la vie pour en faire une série noire et tout juger à partir de cette noirceur.
Quelle belle opportunité de ne pas juger justement, n’est-ce pas?
Oui, bien sûr, mais c’est quand même que je ne m’attendais pas du tout à cela, mais vraiment pas.
Et alors, ça change quoi? Reviens-en c’est tout, ne laisse pas ton mental juger et fais comme la vie, accepte ce qui est sans plus. Tout est toujours parfait et rien de ce que vous jugez comme mauvais ou moins bien ne l’est en fait. Ce n’est que votre mental qui tente de vous mettre en confrontation pour mieux exercer son pouvoir dans la dualité.
Tout est bien dans la vie Jean, comprends-tu cela? Tout est bien, même ce que votre société juge comme étant mal et punissable. C’est toujours l’étroitesse d’esprit qui fait la guerre à ce qui est, qui est la cause de tous les refus de ce qui est pourtant tout à fait normal. Vos normes ne sont que des limitations que vous mettez à la vie et comme la vie n’en tient pas compte, vous êtes toujours en réaction et en conflit avec ce qui est. La vie n’a pas de limite, accepte cela comme c’est, ne juge pas. Sois ouvert à tout, c’est la seule façon d’être en harmonie avec la vie.
Si c’est là, c’est que Dieu l’a créé, rien de ce qui est n’est mal, seules vos vues limitées peuvent vous faire choisir ce qui est normal pour vous et c’est cela qui crée toutes ces tensions dans le monde car vous croyez tous avoir la vérité. Mais comme vous avez chacun votre vérité, sans ouverture vers la vie, vous ne pouvez que vous sentir menacé et réagir en vous battant contre tout dès que c’est différent de ce que vous croyez être la vérité et le bien.
Apprenez à vous libérer de vos limitations, elles ne viennent que du mental et non pas de votre être profond. L’être profond n’a pas de choix à faire car il est lui-même tout ce qui est, donc capable de tout prendre et de tout faire tout en n’ayant besoin de rien.
Méfiez-vous toujours de vos jugements, ils sont le début de votre esclavage. Accédez à votre liberté en ouvrant, en étant libre de tout prendre de la vie sans juger, en vivant en harmonie avec ce qui est, c’est tout. Aimez tout ce qui est, prenez juste conscience de la vie et acceptez la en tout temps, dans chaque instant, à chacun de vos souffles de vie. Ainsi, vous vivrez dans la paix et la joie pourra se manifester dans vos vies à travers les apparentes contradictions et les apparents conflits. Car il n’y a que les apparences qui soient dangereuses et troublantes, la vie elle est parfaitement harmonieuse et sans conflit. Voilà. Merci.
12 janvier 2004
Ne jugez pas, aimez les enfants comme ils sont même si parfois cela parait embarrassant et exagéré. Sachez toujours garder un recul face aux choses de la vie, le jugement est toujours une fausseté semée par le mental, souvenez-vous toujours de cela.
Pour le reste c’est toujours la même tendance, vivez en harmonie avec la vie, ne tentez pas de tout contrôler, laissez cette vie se manifester sans toujours vouloir contrôler ce qui vient, de toutes façons ce n’est qu’illusion de croire que vous contrôlez quelque chose, ce n’est là encore qu’illusion de votre mental. Si vous êtes inquiet pour votre futur, c’est que vous n’êtes pas dans la conscience et surtout pas dans l’instant présent.
Ne cherchez pas à deviner ce qui peut venir pour vous, soyez dans cet instant, appréciez tout ce qui est autour de vous comme si c’était ce que vous aviez choisi et n’attendez rien d’autre pour être dans votre paix et votre joie. Sachez vous distancer des événements et des accessoires et prenez tout ce qui est comme étant le meilleur pour vous. Ainsi, vous pouvez apprécier tout ce qui est au lieu d’être en conflit ou en attente, ce qui est tout aussi pire pour vous et vous empêche de bien vivre dans chaque instant.
Ne soyez pas jaloux ou triste de ce que vous n’avez pas, profitez de votre vie sans la comparer avec celle des autres. Chacun a ce qui lui revient et doit apprendre à vivre à travers les apparences de sa propre vie. Souvenez-vous que ce n’est pas le but de bien vivre selon le mental, mais de passer outre et de découvrir ce qui se cache derrière ces fausses apparences.
C’est tout pour ce matin, il y en a déjà beaucoup seulement avec cela. Tout se résume dans tout en fait, il s’agit de bien voir cela aussi à travers les apparences. Merci.
13 janvier 2004
C'est simple la vie, même si vous ne le voyez pas. Ce qui vous empêche de le
voir c'est justement que vous tentez trop de regarder et de contrôler. Il faut
juste la sentir, y être présent et alors vous sentez une grande paix vous
envahir, plus de peur, plus de sentiment de manque, juste la paix d'être sans
plus.
Ce n'est pas miraculeux et il ne faut pas être Bouddha pour y arriver, juste
être et cela, même si vous ne le croyez pas, est à la portée de tous puisque
c'est cela votre vérité fondamentale.
C'est si simple que vous passez presque constamment à côté. Il n'y a que les
moments où vous ne pensez pas, où vous êtes dans la paix, comme si vous vous
évadiez soudain des griffes de votre mental. C'est de cela dont je parle quand
je dis qu'il faut être tout simplement. Pas faire et être performant, mais être
tout simplement et la vie redevient alors ce qu'elle est, un grand allié au lieu
d'être un ennemi avec qui vous devez constamment vous battre pour survivre.
C'est si simple, mais comme vous êtes sans cesse sous l'emprise de votre mental
et que vous devez sans cesse trouver de nouvelles façons de satisfaire votre
ego, vous devenez des esclaves du faire et du paraître. Le mental et l'ego, sa
création virtuelle, ne sont pas mauvais en soi, ils ne sont que des accessoires,
des outils pour vous permettre de voir tout ce que vous n'êtes pas et de passer
au-delà de ces apparences pour redevenir qui vous êtes. Ce que vous êtes est
cette énergie de la création, vous êtes tout ce qui est. C'est aussi pour cela
que vous ne devez pas juger de ce qui est, car ainsi vous vous séparez de ce qui
est pour ne plus être que votre petit moi, celui que votre mental a créé pour
vous remplacer quand vous n'êtes pas vous-même.
Il faut donc reprendre votre place dans votre vie aux dépends de cette émanation
que l'on appelle l'ego et qui s'empare de votre place avec un sans gêne
incroyable et qui use de votre temps ici pour faire toutes les âneries possibles
à vos dépends.
Cessez donc de tenter d'être tout ce que la société vous offre comme possibilité
et qui vous stresse sans cesse pour vous ramener dans l'instant et redevenir en
paix avec tout. Cette paix, ce sentiment de profonde paix amène avec lui, une
grande joie, une joie qui fait vibrer tout votre être et non pas seulement votre
mental. C'est cela que vous sentez si vous rencontrez un être qui a atteint la
paix intérieure. Vous sentez cette paix et cette joie qui, comme une onde
lumineuse, émane de lui et traverse tout pour illuminer la vie autour.
Cessez de craindre la vie, soyez juste qui vous êtes véritablement, soyez cet
instant et non pas le passé ou le futur, soyez cette présence qui n'a rien à
voir avec l'ego, mais qui peut le voir agir sans juger, juste constater. Tous
les jeux du mental et de l'ego ne sont que jeux bien légers même s'ils peuvent
faire des dégâts importants. Ils ne sont que des jeux d'enfants inconscients.
Quand vous prenez le temps d'être présent vous devenez alors conscient et c'est
cette conscience qui est véritablement qui vous êtes et alors les limites du
mental disparaissent. Ces peurs et ces sentiments de manque disparaissent et la
paix de votre présence envahie toute votre vie et cela vous met en harmonie avec
la Vie avec un grand V. La Vie est l'amour, la plénitude, l'abondance, la
liberté d'être sans les tromperies, les mesquineries et les petitesses du
mental. Sachez que vous pouvez, en tout temps, accéder à cela puisque c'est de
cela que vous êtes véritablement fait. Même si votre mental tente de vous faire
croire le contraire, vous êtes cela, il ne faut pas être Dieu pour y arriver ou
alors sachez que vous êtes aussi cela Dieu. Vous êtes partie de tout et tout est
partie de vous.
Ce n'est pas nécessairement facile de fausser compagnie à votre mental. Je ne
vous dis pas de le détruire car il est un outil important ici, mais comme tout
outil, il n'est pas le tout, il est un accessoire auquel vous avez laissé trop
de pouvoir.
Reprenez votre vie en main en étant tout simplement, en prenant conscience de ce
qui vous entoure, en acceptant ce qui est sans juger comme si tout ce qui est,
était ce que vous avez choisi. Sachez aussi que tout est parfait dans la vie
même si vous ne comprenez pas souvent cette perfection. Rien ne se créé, rien ne
se perd, méditez sur cela et vous verrez que même la mort n'est qu'une illusion.
La souffrance n'est que l'ignorance, l'inconscience. Pas l'ignorance des choses
du mental qui ne sont qu'accessoires et qui n'apportent hélas que d'autres
esclavages et restrictions de vos autres capacités, mais celle de votre
conscience qui elle ouvre sur tout le reste, la vastitude de votre vie, de la
vie et cela est sans limite.
Voilà. Merci.
15 janvier 2004
Ne serait-ce que de pouvoir avoir de nouvelles opportunités de changer et de devenir toi-même, toutes les possibilités qui arrivent dans ta vie doivent venir. Il est inutile de vouloir contrôler ce qui vient, pas plus que de vouloir contrôler ta température. La vie comme le corps font leur travail, le tien est de redécouvrir ta véritable nature dans cet enchevêtrement d’apparences.
Alors, pourquoi te tracasser de ce qui peut arriver? Quoi qu’il arrive, c’est toujours pour le mieux. La vie vous amène toujours dans des voies non pas pour vous détruire et vous perdre, mais pour vous amener vers vous. Ceci inclus que vous pouvez profiter de choses qui se placent devant vous et que vous n’avez pas à vous battre contre la vie. La vie est un bon serviteur, elle vous amène vers vous et ne peut pas se tromper. Même si les choses n’évoluent pas dans le sens que vous aviez anticipé qu’elles devraient aller, sachez que la vie en connaît un grand bout de plus que vous sur vos besoins véritables. Quand vous analysez avec votre mental et votre ego, vous êtes nécessairement pris dans des incompréhensions et des manipulations qui sont bien naïves et surtout souvent bien stupides car non éclairées par la véritable source de la vie.
C’est quand vous tentez de tout savoir et de tout contrôler que vous vous leurrez le plus. La lâcher prise c’est aussi important pour apprécier la vie que de respirer. Pourquoi croyez-vous que tant d’entre vous ont besoin de médicaments pour se calmer et à peine survivre, quand vous n’êtes pas tout simplement complètement épuisés sans cesse. Tout simplement parce que vous ne prenez pas le temps de respirer. Oh ! Oui, vous respirez par le nez de petits souffles qui ne vous apportent que le minimum de vie. Quand je parle de respirer c’est bien sûr un exemple, mais ce que je veux dire, c’est que vous ne respirez pas la vie, vous êtes tellement stressés que vous n’arrivez plus à vous arrêter et à simplement apprécier ce qui est là quoique ce soit. Le lâcher prise est justement de pouvoir apprécier ce qui est, d’aimer la vie sans plus, telle quelle sans vouloir qu’elle soit autrement pour satisfaire l’ego ou le mental.
Ces deux outils ne sont pas capables de saisir la véritable dimension de la vie. Ils en ont une vision étriquée et il en sera toujours ainsi. Alors, quand vous regardez la vie à travers les yeux de ces outils, vous ne pouvez que voir la vie de manière étriquée sans pouvoir en saisir la vastitude et les milliers de miracles qu’elle vous présentent tout au long de votre vie. La plupart de ces miracles, vous les refusez n’y voyant que contradictions à vos choix ou vous ne les voyez même pas.
C’est pourquoi une personne qui est éveillée ne lutte plus, elle contemple la vie sans nécessairement comprendre tous les méandres car elle sait les limites des capacités du mental. Elle peut voir au-delà et alors étant dans l'acceptation et le lâcher prise, là où elle luttait avant, elle laisse venir et la vie apporte tout ce dont elle avait envie ou besoin. Plus besoin de brasser ou de lutter, tout vient comme si en cessant de lutter, les choses arrivent par elle-même car il n’y a plus de lutte de pouvoir avec la vie. Car c’est cela qui se produit quand vous vous identifiez trop à votre mental. Le mental n’accepte pas de ne pas contrôler. Il lutte avec votre vie pour avoir un semblant de pouvoir, c’est une lutte de pouvoir dont vous êtes la victime. Prenez confiance, soyez en harmonie avec la vie quelles que soit les apparences que le mental tentent d’interpréter. Votre véritable voie est celle de l’harmonie, pas de la confrontation avec votre vie. C’est pour cela qu’il est si important que vous soyez présent à votre vie, pour ne pas que votre mental vous mette de côté pour vivre votre vie à votre place. Vous n’êtes pas votre mental pas plus que votre ego, votre petit moi. Vous êtes une pure énergie qui vit bien au-delà des limites de cette vie terrestre et vos deux compères le mental et l’ego ne sont que des accessoires temporaires que vous utilisez dans votre vie ici. Ils ne sont qu’une infime partie de qui vous êtes. Ne vous trompez donc pas, ne vous laissez pas emberlificoter, vous devez reprendre votre vie en main par la présence à l’instant, par la conscience de qui vous êtes.
Voilà. Merci.
18 janvier 2004
C’est toujours ainsi, quand vous êtes occupé votre mental tend à vous faire oublier que vous n’êtes pas que le faire et il vous enterre de trucs, de problèmes, de bonnes raisons d’oublier que vous êtes autre chose aussi. Puis, quand vous êtes arrêté en congé, ou simplement au repos, il continue à insister pour vous faire penser au travail, à la famille, à tout ce que vous devez faire et quand cela ne suffit pas, il vous ramène dans le passé ou vous projette dans le futur avec une facilité remarquable.
Cela crée des stress, des peurs et des manques. De ces stress, vous développez des tensions, des déprimes, des maladies qui rendent votre vie malheureuse et insatisfaisante.
Vous devenez des accessoires de votre mental qui vous oblige à tout vivre comme si cela était sérieux et dangereux. Vous devenez des esclaves de votre mental et de votre vie.
La vie n’est pourtant pas cela. Elle est si simple que vous passez à côté sans la voir parce que vous regardez à travers votre mental comme à travers un filtre qui colore tout en gris. Vous êtes en plus coupable de tout car non seulement votre mental est un esclavagiste, mais en plus il vous a affublé d’une rôle et d’un costume par l’ego et vous êtes maintenant selon lui cet être ludique et faible qui joue sans cesse des rôles, prend des attitudes, tente de gagner sur les autres sans se demander qui il est. C’est dans ces jeux de rôles qu’il tente de vous amener sans cesse pour que vous n’ayez pas un seul moment à vous pour vous retrouver.
À quoi bon tenter de vous retrouver puisque vous êtes tellement occupé à faire ou à fabuler sur d’autres choses à faire ou d’autres rôles à jouer. Il y a pourtant dans tous ces jeux, des moments où vous prenez conscience que tout cela n’est pas vrai, que vous percevez qu’il y a autre chose au-delà de ces apparences et c’est par là que peut venir la vie. Tant que vous êtes occupé à jouer le jeu du mental et de l’ego, vous ne pouvez pas vivre votre vie, vous êtes comme un comédien qui travaillerait sur ses rôles sans arrêt, sa vie deviendrait une impossibilité.
Pour bien savourez votre vie, vous devez accepter que vous êtes seulement ici et maintenant, vous arrêter pour prendre conscience de ce qui vous entoure sans juger ou tenter encore de changer les choses. Accepter ce qui est ne veut pas dire que vous ne vivrez pas autre chose, mais que vous n’essayez pas de tout détruire pour imposer ce que votre mental croit comme juste. Ce qui est n’est pas mauvais, il est tout simplement, c’est le refus de ce qui est qui bloque tout. Refuser ce qui est revient à refuser la vie puisque ce qui est est ce que la vie est même si cela ne plaît pas à votre ego ou à votre mental. Ils ne sont pas aptes à juger de cela ni à comprendre. C’est pour cela que vous devez prendre du recul, lâcher prise sur ce qui est, accepter et aimer ce qui est. Tant que vous ne voudrez pas faire cela c’est comme si vous refusiez la vie réelle pour vous contenter de la vie en boîte que votre mental vous impose. Mais vous avez développé une habitude à vivre en cage comme les animaux qui sont tellement habitués à vivre en cage que même si on tente de les sortir et de les laisser libre, ils reviennent à leur cage quand ils ne refusent tout simplement pas d’en sortir.
Ces conditionnements font partie de votre vie. Les paradigmes que vous avez acceptés comme des vérités sont les barreaux de votre cage et tous ces comportements que l’on attend de vous ou que vous vous imposez sont votre esclavage.
Libérez-vous, respirez tout simplement. Sachez que vous n’êtes pas esclave, que vous pouvez sortir de votre cage et que la vie n’est pas méchante et destructrice malgré ce que votre mental tente de vous faire croire. Votre mental tente de vous faire croire que si vous n’êtes pas dans votre cage, esclave sous sa domination, vous n’êtes plus humain ni acceptable pour les autres, que la vie est un danger dont votre cage et sa domination vous protège.
C’est pourtant le contraire qui est vrai et c’est pour cela qu’il faut juste être présent à votre vie, écouter au fond de vous et sentir cette paix et cette joie profonde qui veut et tend à se manifester dès que le mental arrête son bruit de fond ne serait-ce que quelques secondes. Vous pouvez sentir cette paix, dans les grands moments, dans les moments où le mental ne sait pas quoi faire, dans ces instants où il est pris de court. Mais profitez-en, ça ne dure pas.
Sauf que vous pouvez par vous-même choisir de provoquer ces instants. Il faut d’abord que vous soyez conscient de ce que le mental provoque et de ses agissements. Plusieurs livres et des événements peuvent vous inciter à regarder votre vie autrement. Ce sont des occasions, des opportunités de changer votre perception des choses, sans vous en remettre comme d’habitude à votre mental. Il est plus difficile de faire confiance à la vie qu’à votre mental puisque vous êtes si bien conditionné, mais quand vous prendrez conscience de ce que la vie peut être en dehors des limites du mental, vous pourrez choisir de vivre plus intensément par vous même que par la procuration que vous avez donné à votre mental. Votre mental est un outil pour vivre ici, mais en lui donnant carte blanche, il est devenu un usurpateur, il vit à votre place en vous gardant dans la peur et la noirceur incapable que vous êtes de retrouver votre vie, votre voie. L’allégorie de la caverne convient parfaitement à vous décrire quand vous laissez votre mental décider ce qui est bien et mal. Il vous garde dans la noirceur et détruit toutes les possibilités de sortir à la lumière dès que vous tentez de mettre le nez dehors. C’est justement là que vous devez puisez en vous, arrêter et vous centrer sur votre respiration et seulement sur cela. Laissez tomber toutes ces bonnes raisons de fuir cet instant et restez-y malgré toutes les manigances de votre mental qui fera tout pour vous détacher de cette tentative de lui échapper. Car le mental, il a peur. Il vous montre qu’il est très puissant, vous contrôle et tout, mais dans les faits, il n’est qu’un mirage, il n’y a rien derrière. C’est pourquoi il a besoin de domination et de créer la peur pour vous entretenir dans cet état de dépendance et d’esclavage. Quand vous voyez agir les dictateurs, dites-vous qu’ils sont comme votre mental. Tout n’est que peur pour lui, comme il est totalement dépassé par son incapacité à dominer ce monde, il agit par méfiance, peur, domination toutes ces mesquineries qu’il prétend honorables et acceptables.
Mais vous n’êtes pas obligé d’accepter cela. Vous êtes des êtres de lumière, vous êtes la vie et ce n’est que par votre complaisance à la domination au mental que vous êtes esclave. Vous avez tous et toutes en vous les outils pour vous sortir de cette torpeur. Prenez votre vie en mains, non pas à la façon du mental, mais à la façon de votre être profond. Laissez couler la vie en vous comme votre respiration. Pour vous centrer, respirez, aspirez puis expirez, centrez-vous sur cela et en même temps que vous sentez l’air entrer en vous, acceptez que le vie suive le même chemin, qu’elle entre en vous pour y faire le grand ménage de ces peurs, de ces manques, de ces culpabilités et de ces jugements. Commencez dès maintenant même si vous êtes occupé. Point n’est besoin d’être arrêté pour cela vous pouvez respirer et vous le faites en tout temps. Prenez juste le temps de le faire avec conscience en étant présent à cet instant.
Vous verrez votre vie se transformer et votre mental réagir, il fera tout pour regagner le terrain perdu. Continuez sans en être plus affecté à respirer votre vie même si cela semble être temporairement plus difficile. Gardez bien votre vie en vous, ne cédez pas aux peurs que votre mental tentera de vous imposer, gardez la tête haute et vivez l’instant quel qu’il soit. Voilà.
22 janvier 2004
C’est si bon de vivre sans attendre quoi que ce soit, d’être bien dans ce qui est, sans se tracasser sur ce qui pourrait arriver en sachant simplement que tout sera toujours pour le mieux.
Vous croyez que c’est illusoire de croire que l’on peut vivre ainsi? Pourtant vous acceptez de vivre sans cesse pour certains dans le drame, les pensées de manque et de peur toujours soumis au stress sans jamais pourvoir avoir la liberté de respirer à fond en toute confiance. Est-ce que vous croyez que cette manière d’être est plus justifiée, alors que dans la plupart des cas vos angoisses n’ont servi à rien du tout, simplement à vous mettre dans des états de peurs et de stress sans jamais vous amener à quoi que ce soit de plus heureux.
N’en avez-vous pas assez de vous contraindre à vivre dans la peur de l’anticipation, alors que vous pouvez vivre dans une paix et une joie intérieure qui n’est que bien peu affectée par ce qui vient de l’extérieur. Non, non, je ne dis pas que jamais il ne vous arrivera des choses qui peuvent à premier abord paraître désagréables, mais combien de ces choses arrivent réellement considérant toute l’énergie que vous avez mis à les anticiper et à trembler de tous vos membres juste à fabuler sur cela. Il peut vous arriver des choses désagréables à première vue, mais si vous êtes en harmonie avec la vie, au lieu de vous buter contre cela, vous les laisserez couler dans votre vie et vous pourrez découvrir beaucoup plus vite ce que cela vous apportait de bien au lieu de lutter à vide sans savoir contre quoi vous luttez. La paix et la joie interne transforme votre vision de tout et vous permet justement de découvrir à travers la noirceur apparente, le coin de tissu noir à retrousser pour voir de l’autre côté des apparences et découvrir la lumière qui est derrière tout.
Non, ce n’est pas d’être amorphe et perdant face à la vie que de prendre le temps d’abord d’être bien dans sa vie et ensuite de développer la capacité de ne pas prendre des vessies pour des lanternes. Plusieurs se sentent menacés par la vie et se jettent sur tous les problèmes avec rage et colère et tente de tout changer sans réaliser que ce qui venait à eux était une libération. C’est aussi idiot que d’être prisonnier et de taper sur ce qui vient vous libérer. Mais naturellement pour voir cela, il faut prendre le temps de se retrouver soi-même, avant de pouvoir atteindre cette paix et cette joie.
Comment y arriver? Simplement en acceptant ce qui est dans l’instant, ce qu’est votre vie. Lutter contre la vie alors que vous ne saisissez même pas qui elle est, ce qu’elle est, est stupide et ne démontre pas une force, mais une grande faiblesse.
Il faut juste prendre le temps de réaliser que vous n’êtes pas menacé par la vie, mais que votre mental trouve plus simple de vous persuader de cela que de vous laisser vivre votre vie. Si vous acceptez votre vie et parvenez à l’aimer telle qu’elle est dans un état de paix et de joie, le mental tentera de renverser la situation pour vous remettre dans la peur et le besoin de contrôle. Il suffit de regarder ses manoeuvres et de le regarder agir pour retrouver la paix. Le prendre sur le fait lui enlèvera tout pouvoir sur vous et votre vie. C’est cela la présence et la conscience. La conscience se manifeste quand vous êtes présent en vous dans votre vie. Autrement, c’est le mental qui contrôle tout comme un idiot saoul qui veut traverser une autoroute à cinq voies en pleine noirceur à une heure de grande affluence et qui menace l’univers entier que si on ne le laisse pas passer il va se fâcher. L’idiot ne sait pas et ne voit pas qu’il y a un passage pour les piétons sous l’autoroute, bien abrité et chauffé en plus et qu’il y a même un trottoir roulant et que même vous pouvez utiliser de petites navettes pour ainsi traverser l’autoroute bien assis en toute sécurité. Mais l’idiot croit que seule la destruction de l’autoroute pourrait régler son problème. Voilà comment vous vous comportez le plus souvent. Pour la plupart votre vue sur la vie est celle de l’idiot et l’autoroute ce qui vous arrive et qui vient à vous. Arrêtez-vous et regardez en vous, il y a des indications pour trouver le passage. Ainsi vous pourrez traverser votre vie et les événements qui se présentent sans peur et tranquille avec vous et en harmonie avec la vie. Vous pourrez passer à travers tout et continuer votre chemin au lieu de continuer à chialer sur le bord de l’autoroute en menaçant le monde sans jamais avoir le moindre contrôle sur rien.
L’autoroute restera là, le trafic va continuer, votre vie s’écoulera à vieillir sur le bord de l’autoroute frustré en attendant que le monde se plie à la volonté de votre mental d’idiot ce qui n’arrivera pas. Le mieux que vous puissiez espérer c’est un ralentissement du flot de trafic et cela n’est pas dû à vos menaces, mais simplement à des variations d’intensité sans lien avec vous. La théorie du chaos est une réalité qui existe avec ou sans vous.
Découvrez-vous et vivez en paix avec vous et votre vie. Profitez de la joie qui est le résultat de la réalisation que vous êtes libre quand vous n’attendez plus rien, quand vous savez par où passer pour avancer vers vous. Cessez cette lutte idiote avec votre vie, avec la vie. Aimer ce qui est vous libère de tout ce qui vous frustre et cela se vit dans l’instant présent et seulement là. Profitez-en, c’est justement le temps, il y a ici et maintenant un instant tout prêt à vous accueillir et à vous transporter vers vous. Bon voyage. Merci
26 janvier 2004
C’est pourtant simple de vivre dans cette vie. Si vous ne poussez pas votre résistance et que vous acceptez ce qui vient à vous sans toujours vous dire que ça pourrait être différent et que cette différence serait beaucoup mieux pour vous. Vous savez que les choses pourraient être différentes, mais comment pouvez–vous croire qu’elles seraient meilleures pour vous puisque votre mental est toujours insatisfait de toutes façons.
Ce ne sont pas les choses ou ce qui est qui est votre difficulté, mais votre incapacité à être présent et à apprécier ce qui est, au point où vous pouvez même simplement aimer ce qui est.
Les choses ne sont pas meilleures ou pire, les événements non plus, malgré leur apparence parfois bien troublante. Même si vous perdez un être cher, ce n’est que la vie qui continue. La mort fait partie de la vie comme votre souffle, votre respiration. À chaque fois que vous respirez, vous aspirez, puis vous expirez ce qui est une mort. La seule différence est pour l’effet qui est plus permanent au moment de votre mort, mais dans le cycle de vie tout est naissance et mort en continuité. Il faut donc vous entraîner à votre mort comme vous vous entraînez à vivre, mais dans la conscience que cette mort n’est que la fin d’un jeu et non votre disparition réelle.
Vous ne pouvez mourir, car vous êtes la vie, seule votre image, votre costume se défait. Ceux qui meurent, ne sont pas perdus, ils sont juste absents du jeu, ils ont terminé ce jeu et continuent de vivre dans la grande vie, celle qui n’a pas de limites qui est au-delà des apparences.
Votre façon de voir la mort est dramatique et amène une dissociation de votre vie. C’est comme si vous aviez l’impression que la mort est une fin que rien ne peut dépasser. Pourtant, le mort n’est qu’un événement de votre vie comme votre naissance, mais dans votre société elle est vue comme un échec, comme une faute, un événement qui ne devrait jamais se produire. Vous n’acceptez pas facilement ce qui est mais vous êtes très attaché à ce qui n’est pas comme si votre réalité n’était pas réelle, vous vivez par procuration dans des romans à l’eau de rose et vous vous croyez dans cette réalité. Quand vous vous mettrez à vivre réellement dans l’instant en toute conscience, ces jeux d’apparences vous deviendront étranger et vous pourrez alors voir la vie dans toute sa simplicité, dans toute sa réalité et sa splendeur sans toujours souhaiter qu’elle soit autrement.
Tout ce temps que vous perdez à la vouloir autrement n’est que l’effet de votre mental incapable de vivre autrement que dans l’évasion et jamais capable de se rallier à ce qui est. C’est un mésadapté votre mental. Plus vous lui laissez le contrôle de votre vie et de votre environnement plus il est mésadapté car il n’a pas les moyens et la capacité de vivre ce qui est. Il n'est qu’un outil à qui vous demandez de vivre votre vie et ce n’est pas pour cela qu’il a été conçu alors il fait des ravages dans vos vies et dans celle des autres sans jamais arriver à être satisfait, ni vous non plus sauf juste parfois heureux de babioles insignifiantes
Ne craignez pas de vous passer de votre mental car c’est justement le début de votre libération. Tant que votre mental domine votre vie, vous êtes esclave c’est tout. Merci.
28 janvier 2004
C’est cela la tendance du mental. La croissance de la colère, de l’angoisse, cette nécessité de maudire la terre entière et de tout fracasser sans raison. Imagine un peu, si vous n’étiez pas déjà partiellement conscient ce que cela peut faire comme ravage dans un être humain et sur tout ce qui l’entoure. Ce besoin de tout briser, de faire sauter le monde juste pour une espèce de colère intérieure qui n’a rien à voir ou presque avec l’extérieur.
Dans un être non conscient, cela prend la forme de cette même colère, mais le mental tente de la justifier en rejetant cela sur n’importe quoi qui passe à sa portée, ne serait-ce qu’une nouvelle à la radio ou un conducteur qui a la malchance de le couper avec sa voiture à ce moment. Toute la hargne du monde se résume dans un esprit de destruction envers lui. Et vous vous retrouvez avec la violence au volant. Pourquoi cela se manifeste-t-il ? Tout simplement parce que votre corps de souffrance peut se manifester à n’importe quel moment, votre mental est toujours à l’affût pour vous remettre sous son contrôle, mais c’est aussi une opportunité de vous rendre compte de cela et de contourner le problème en l’acceptant avec conscience ce qui le fait fondre au lieu de lui donner plus d’ampleur avec les justifications du mental et de l’ego. C’est cela la conscience, la capacité de voir ce qui est et d’accepter cela sans jugement en étant juste présent et conscient de cela.
Mais cette hargne sans raison est une manifestation de ce corps de souffrance et vous permet de le voir dans toute sa splendeur. Regardez-vous agir et être dans ces moments, il est une source puissante de destruction. Il peut vous amener à tuer une autre personne, à vous mettre dans des situations invivables. Il peut vous amener à votre propre destruction en créant à même cette violence sans limite, des problèmes, des maladies qui vous détruiront juste pour avoir raison. Ce corps est une entité qui se loge en vous comme une maladie qui peut ne pas se développer ou qui vous draine sans fin vos forces et cela sur tous les plans. Il n’y a pas de secteur protégé contre cela. Tout est bon pour le pouvoir de destruction de cette entité totalement artificielle, mais à qui vous pouvez laisser le pouvoir sur votre vie sans même en être conscient si vous n’êtes pas un minimum conscient. C’est pourquoi il faut tellement parler de la conscience et de la présence, pour éveiller les gens à ce que cela peut vouloir dire si on n’a pas cette conscience ouverte. L’esclavage que cela représente de ne pas être conscient est sans fin et vous laisse incapable de réagir de manière à vous permettre de vous dégager de cette gangue qui vous maintient dans la douleur, la peur, le manque, l’angoisse et toute cette fausse souffrance de vivre. La souffrance est liée à l’inconscience de ce qu’est véritablement la vie, elle est liée à ce manque de présence à votre vie, tout engourdie par la vie que votre mental choisit pour vous, malgré vous.
Il faut donc dire et répéter sans cesse le message de libération par la conscience même si tu trouves que je répète pour rien. Il n’y a que la conscience pour vous libérer de votre dépendance à tout ce que votre mental tente de vous faire prendre pour la vie et qui ne sont que des accessoires insignifiants et sans réelle valeur.
Ceci n’est pas une lutte comme votre mental voudrait bien vous le faire croire, comme votre corps de souffrance vous amène à la faire contre les autres et automatiquement contre vous. La vie n’est pas cette lutte, mais une acceptation de ce qui est pour pouvoir avoir accès à ce qui est au-delà. Cela vous ne pouvez que le trouver dans l’acceptation de la vie dans chaque instant sans juger, mais en étant simplement dans la présence à la conscience. De là vient une grande paix et la joie profonde qui vous fait vivre dans l’harmonie avec votre vie et la Vie avec un grand V. Soyez qui vous êtes réellement et non pas cet usurpateur, le corps de souffrance ou ce mental si prétentieux.
Bonne journée et restez conscient même si ce n’est que quelques secondes à la fois. Il faut commencer par cela, l’illumination est dans chaque instant qui passe et non pas à l’autre bout de votre vie. Merci.
29 janvier 2004 !
Est-ce possible d’être bien dans sa vie et de ne pas répondre à tous ces critères de la bonne tenue sociale, sans être esclave de tous ces principes de fonctionnement acceptés de tous ? Est-ce possible de vivre libre dans ce monde d’esclavage quoi? Oui, il est possible de vivre en harmonie avec la vie tout simplement. Vous serez peut-être jugé, décrié et même bafoué, mais ceci n’est rien quand vous avez la paix intérieure et surtout cela ne durera pas puisque votre état affecte votre vie et celle des autres qui vous entoure aussi.
Quand vous êtes dans un état de paix, quels que soient les événements extérieurs, vous êtes dans votre paix et cette paix ne dépend pas de ces conditions, de ces événements. Alors cette paix libère une grande joie intérieure qui est votre état normal et cette joie intérieure émet comme une grande quantité d’ondes qui changent tout autour de vous. Vous affectez votre environnement d’une manière très positive en rendant l’ambiance de vie beaucoup plus joyeuse, heureuse. Ceci vient de vous, de votre état, comme une personne triste, agressive et angoissée peut affecter son entourage par son état de souffrance, vous affectez votre entourage par cet état de joie profonde et de paix.
Vous ne devez toutefois pas compter sur les autres pour créer cet état car vous pouvez attendre longtemps. De plus, vous ne pouvez dépendre des autres ou de personnes qui ont atteint un état de paix pour vous amener vers vous. Chacun doit faire son cheminement et non pas attendre après les autres pour le faire à sa place.
Il y a, tout autour de vous, beaucoup d’indications pour vous indiquer la voie vers vous. La nature, la vie en générale, les lectures et tout en fait peut être une occasion, une opportunité de découvrir votre voie. Mais, il ne se passera rien tant que vous ne ferez qu’en parler, en rêver. Il faut que vous soyez dans l’état et la façon d’y être est d’y être dans cet instant et seulement là. Si vous voulez être éveillé et jouir de tout dans la vie, il faut faire cet effort pour vous éveiller. Autrement, vous êtes comme une personne qui met le cadran pour se réveiller chaque matin, mais qui le fait sonner au plus faible et le moins longtemps possible et qui le matin venu, reste couchée en attendant que cela arrête, puis se rendort paisiblement. Oui, le sommeil est bien agréable et oui, l’intention est là, mais pour ce qui est du réveil, le résultat ne sera jamais convaincant.
Tant que vous ne ferez que faire semblant, vous n’aurez que des semblants de résultat. Ne blâmez pas la vie ou les autres, seul votre effort pourra vous amener vers vous, cela ne dépend et ne dépendra jamais des autres. Je ne suis là que pour vous indiquer la voie et vous répéter sans fin ce que vous savez déjà au fond de vous, mais que vous laissez caché sous des tonnes de facilités dont votre mental vous abreuve sans cesse. Ce n’est que votre choix qui peut faire la différence. Voilà. Merci.
30 janvier 2004
Ce que je dis frustre souvent vos egos. Cela frustre la partie de vous qui est bien pensante, c’est-à-dire conforme aux règles que votre ego a adoptées, ce qui n’est absolument pas la vérité de tout le monde. Mais comme vous êtes fortement porté à croire que vous avez la vérité et que les autres, c’est-à-dire ceux qui ne pensent pas comme vous, sont des cons, vous me considérez donc par défaut comme un con à chaque fois que je ne dis pas ce qui fait l’affaire de votre petit dictateur personnel, l’ego.
Ceci veut aussi dire que vous prenez souvent mes dires pour des âneries qu’il ne vaut même pas la peine de lire. Quand cela vous vient, arrêtez de lire et prenez le temps de réaliser qui est en train de lire. Est-ce vous où votre ego? Il y a une grande différence entre vous et votre ego, mais vous n’en êtes, la plupart du temps même pas conscient. Alors, quand cela se produit et que vous êtes porté à rejeter du revers de la main ces mots, ces phrases, prenez du recul et continuez sans juger, en prenant seulement cela comme c’est, même si votre mental travaille à toute vapeur pour vous occuper l’esprit à autre chose ou se met à juger de cela et à distribuer ses commentaires vénéneux pour détruire ces mots, ces phrases qui ont beaucoup plus de portée que vous ne le croyez, si vous les lisez bien sûr.
Alors, je continue à dire les choses pour que vous ayez l’opportunité de les entendre. Peut-être ne feront-elles aucun effet, peut-être l’effet se fera sentir beaucoup plus tard. Mais, il faut que vous soyez exposé à cette notion de la conscience et de votre état général d’inconscience dominé par le mental et l’ego qui usurpent votre vie avec un sans gêne de squatter dans un vieil édifice inhabité.
Alors, même si ce que je dis vous bouscule, dites-vous que ce qui est bousculé n’est que votre partie la plus faible, le mental et l’ego. Votre être profond lui est en paix avec ceci, il sent que cette source est la même que la sienne.
Ce n’est pas simplement de vivre sans rien faire qui est bon pour l’humain. Dans votre société, plusieurs croient que leur vie sera meilleure quand ils seront à leur retraite et pour cela ils veulent arrêter de travailler le plus jeune possible. Mais c’est de ne pas être conscient encore une fois. De croire que d’arrêter de travailler sera la panacée à leur manque intérieur est une autre illusion de votre mental.
Dans la vie d’ici, le but, si on tient absolument à en avoir un, n’est pas de s’arrêter de travailler, mais de trouver son état véritable, la paix et la joie profonde. Mais cette paix n’a rien à faire avec le fait d’arrêter ou non de travailler. La preuve en est faite, la plupart de ceux qui arrêtent de travailler pour prendre leur retraite se cherchent des occupations qui souvent deviennent plus prenantes que leur ancien travail. Ils acceptent de faire des choses qu’ils auraient refusé de faire pour gagner leur vie.
La vie n’est pas de ne rien faire, mais de se retrouver, quelles que soient les conditions extérieures de votre vie. Elle peut en venir à ne pas demander beaucoup de choses à faire quand vous arrivez à un état de conscience qui vous permet d’être tout en ne faisant rien. De pouvoir être conscient en ne faisant rien semble simple, mais tentez seulement de passer plusieurs jours d’affilés sans rien faire et quand je dis ne rien faire je veux dire réellement ne rien faire, pas de lecture, sans écouter de musique ou regarder la t.v. ou écouter la radio, aucune activité, ni physique, ni mental.
Dans le véritable état de conscience éveillée et non pas ce que dans votre jargon du mental vous appelez la conscience, vous vivez immédiatement, c’est-à-dire dans l’instant. Pas de futilité et de sentiment de manque avec l’histoire de votre vie, ni de fabulations sur ce qui pourrait arriver si…
Votre vie se déroule toute ici et maintenant, il n’y a pas de but à atteindre, ni d’attente de conditions qui seraient meilleures. Vous acceptez ce qui est dans cet instant sans juger ni vous culpabiliser de quoi que ce soit. Vous êtes donc capable de vivre la vie avec amour en parfaite harmonie. Finies les conditions du mental, les attentes, les analyses de tout avec ce petit idiot du mental que vous prenez pour un petit futé. Si vous pouviez être conscient de ce que cet outil vous fait faire comme insignifiances et comme détour, vous en seriez abasourdi. Cherchez à vous retrouver au lieu de perdre votre temps à cherchez des satisfactions éphémères et inutiles.
Parlant de recherche, prenons comme exemple les chercheurs, peu importe le domaine, tous fiers de leurs recherches et de leurs découvertes. Mais c’est justement cela leur principal problème, ils ne trouvent rien, tout est déjà là dans votre conscience profonde, vous ne pouvez découvrir ce qui est déjà connu. Tous, vous m’entendez bien tous, vous avez déjà au fond de vous toutes ces connaissances dont vous vous targuez tant. Mais tous ces efforts que vous mettez avec votre pauvre mental pour découvrir cela, alors que c’est là devant vous est une véritable bouffonnerie et en plus grâce à votre ego, vous vous prenez au sérieux et alors vous devenez de véritables caricatures, des clowns tristes et sérieux et vous voulez que l’on vous respecte et que l’on vous écoute et que l’on vous donne de médailles et des titres ronflants pour satisfaire votre misérable ego gonflé de vide.
Pendant ce temps, vous passez à côté de votre véritable vie, sans même soupçonner qu’elle est là. Beaucoup plus d’itinérants sont plus près de leur véritable voie que de chercheurs trop perdus dans le mental. La vie n’est pas un livre ni une recherche. Elle est la vie et tant que vous la cherchez dans des futilités pour la satisfaction de votre mental et de votre ego, vous êtes perdu peu importe votre titre ou les reconnaissances de vos pairs, vous êtes toujours qu’un aveugle parmi les aveugles.
Ce que je dis n’est toujours que la constatation de faits et non pas dans le but de juger de ce qui est. Mon but est de réveiller et parfois il faut mettre les choses dans leur véritable lumière pour que cela choque et provoque. Ce que je dis est méfiez-vous de ce qui semble trop évident pour votre mental, c’est un tricheur invétéré, un manipulateur habile qui vous mène comme un dictateur par le bout du nez, usurpant votre droit à votre vie et repoussant votre véritable prise de conscience le plus loin possible tant que vous ne prenez pas conscience en étant présent à votre vie. Il vous flatte, vous montre des récompenses possibles et vous devenez tous et toutes en attente, travaillant d’arrache-pied pour des queues de cerises alors que la vie toute entière vous appartient. Vous vivez dans l’esclavage total alors que vous êtes vous-même la liberté totale de par votre état profond.
Laissez-vous une chance de vivre votre vie et non seulement par procuration, mais intensément en toute conscience. Voilà
5 février 2004
C’est déjà la fin de l’hiver, quelques semaines encore et tout se mettra à fondre, à se réchauffer au doux soleil du printemps.
Je trouve que tu es un brin optimiste ce matin. Nous sommes le 5 février et non le 5 avril.
Et alors, pourquoi ne pas mettre toutes les chances de ton côté et voir la vie avec optimisme au lieu de trouver toutes les raisons de ne pas l’être? Ce que je dis est que vous avez facilement accès à de la joie dans votre vie, mais que votre mental tente toujours de rendre les choses plus grises, plus tristes pour que vous ne soyez pas déçu selon sa vision des choses. Cette façon de voir a malheureusement pour effet que vous êtes finalement toujours dans le gris au lieu de vous permettre de petites échappées de joie qui mettraient un peu de bonheur dans vos vies.
Mais vous préférez être raisonnable comme votre mental vous le suggère et vous restez donc dans le gris tout le temps et même quand les choses vont bien, presque malgré vous, vous vous mettez à douter que cela va continuer et vous vous attendez à ce qu’une brique vous tombe sur la tête. Cela vous laisse donc très peu de temps pour la joie et le bonheur.
Je ne dis pas que vous êtes tous dans ce cas, mais la très vaste majorité vit dans cet état d’esprit. Alors, quand il s’agit de passer outre aux contraintes que le mental vous met dans les jambes, il vous faut un grand effort de volonté, que pour la plupart vous n’êtes pas près à fournir. Alors, pour commencer, tenter de simplement voir toutes les petites joies dont votre vie est peuplée au lieu de les refouler dans les méandres de la grisaille de votre vie. Accrochez-vous un peu à la joie, faites-en un but, une découverte constante. Au lieu de brailler sur tout, réjouissez-vous sur tout. Impossible, dites-vous? C’est votre mental qui prend la parole, mais je ne lui parle pas à lui, c’est à vous que je m’adresse. Ne vous limitez pas à ce que vous croyez être dans la vue de votre mental. Vous êtes beaucoup plus que cela et c’est à cette plus vaste partie de vous que je m’adresse.
Soyez optimiste un peu que diable! Il y a beaucoup plus de beau et de joie dans vos vie que ce que votre mental y voit. Ne vous laissez pas limiter par cet outil. Reprenez votre vie en main. Quand je vous dis d’être d’abord plus ouvert et optimiste c’est pour vous donner une chance d’en venir à ouvrir sur votre être profond. Mais pour la plupart cela dépasse vos capacités actuelles, mais vous pouvez au moins commencer par être plus joyeux, plus positif, plus capable de voir tous les petits plaisirs de votre vie, la simple beauté des fleurs, de la nature.
Il faut bien commencer par quelques choses et vous avez déjà tout cela autour de vous et en vous, alors profitez-en au lieu de geindre que tout va mal, que vous n’êtes pas chanceux ou chanceuse que ceci et cela. Merde réveillez-vous et sortez de ce cocon de noirceur, ce n’est pas vous, m’entendez-vous? CE N’EST PAS VOUS.
Vous êtes des êtres de lumière, pourquoi vous contentez-vous de vivre dans la noirceur? Retrouvez votre source et pour cela commencez à vous mettre dans la lumière. Au lieu d’accepter sans rien dire la morosité que votre mental vous oblige à prendre comme règle de vie, secouez-vous et secoue-le. Prenez votre vie en main et cessez de souffrir par lâcheté. Vivez dans la joie malgré les apparences, cela deviendra une seconde nature qui vous amènera vers vous ne serait-ce que par cette légère ouverture. Voilà.
9 février 2004
Ce ne sont pas les habitudes qui vous font avancer. Je sais que vous y tenez souvent, mais généralement le changement est une meilleure chose que les habitudes car il vous oblige à vous remettre en question et vous offre une chance de plus de reprendre votre quête vers vous. Ne craignez donc pas le changement et même s’il ne se manifeste seulement que par de petites choses, acceptez-le. Même de petites choses peuvent être à la source de grands changements intérieurs car ce n’est que votre état qu’il faut changer, souvenez-vous en.
Au fur et à mesure de votre avancement vers la conscience, les changements seront plus légers, car il n’est plus nécessaire pour la vie de vous jeter au bas de votre chaise pour vous faire réagir. De toutes petites choses peuvent avoir autant d’impact sur votre éveil. C’est pour cela qu’il faut rester alerte et ouvert à tous les changements même s’ils paraissent anodins.
Dans la conscience, ce ne sont pas les conditions extérieures qui importent, mais l’état dans lequel vous recevez tout ce qui est. De grands changements peuvent bien sûr arriver aussi, mais ce n’est plus aussi déséquilibrant car votre état intérieur étant déjà beaucoup mieux équilibré et débarrassé de ses paradigmes, la venue de changement n’est pas appréhendée avec la peur et la panique de manquer de quoi que ce soit, mais avec l’ouverture vers ce qui est. Et simplement cette perception fait une immense différence sur ce qui va venir. Les effets sont tout à fait différents.
Dans le cas de l’inconscience, il y a le refus, le jugement, la culpabilité, la peur viscérale de perdre et de manquer de quelque chose et cela prend le sens de la guerre avec la vie. Vous vous sentez injustement traité et infiniment désarçonné. Votre monde de château de carte s’effondre et tout vous semble perdu.
Pour l’être plus éveillé, le même changement sera pris comme une opportunité de vivre autre chose. Ce sera comme un cadeau de la vie qui vous permet de profiter de cette vie pour y découvrir encore d’autres occasions de vous amener vers vous à travers tous les dédales de ce monde Il n’y a donc pas de panique, même s’il peut y avoir de petites inquiétudes quand le mental et l’ego veulent se manifester, mais le sentiment de fond est l’acceptation de la vie en sachant que la vie est beaucoup plus sage que vous et que de suivre le courant de la vie vous amènera toujours vers vous qu’elles que soient les conditions apparentes. Il y a donc deux effets totalement différents, l’acceptation de ce qui est, et la chance de pouvoir s’orienter encore plus vers soi dans ce changement, ou le refus et la lutte avec la vie, une lutte sans fin que vous êtes sûr de perdre car la vie a des moyens que vous ne connaissez pas alors qu’elle vous connaît comme si elle vous avait tricoté puisque c’est en fait le cas.
Donc, la vraie raison d’être ici n’est pas de conquérir le monde autour de vous, mais de vous reconquérir à travers ce monde aux apparences trompeuses qui tente toujours avec la connivence de votre mental et de votre ego de vous détourner de votre voie pour vous perdre dans les méandres de l’illusion. Les changements font partie de ces illusions et dépendamment de la façon avec laquelle vous réagissez devant ces changements, vous vous faites vous-même la démonstration d’où vous êtes rendu dans votre cheminement. Bien sûr, il n’y a pas de rang, pas de titre et pas de médailles à conquérir, cela c’est le jeu de l’ego. Mais, il n’en reste pas moins que vous avez un bon instrument de mesure en vous. Dès que vous perdez la paix intérieure et cette joie de vivre qui n’est pas touchée par les conditions extérieures, vous perdez le contact avec vous-même et vous vous retrouvez sous l’emprise du mental. Et, sous l’emprise du mental vous n’êtes plus dans la conscience, mais vous retombez dans l’inconscience et cela n’est pas la voie vers vous, mais celle de l’illusion. Choisissez, c’est votre vie.
Bonne journée. Merci.
Nous sommes le 11 février 2004,
Il est 7h15 le matin et tu es bien après cette bonne douche qui recharge ton corps d’énergie nouvelle. Cette sensation est bonne et douce. De se retrouver propre ainsi chaque matin est un plaisir. Il y a de multiples petits plaisirs comme cela tout au long de vos jours, la plupart vous ne les remarquez pas tout simplement parce qu’ils sont là depuis trop longtemps. Mais, ce qui ne fait pas votre affaire vous le notez sans cesse et vous vous sentez souvent frustré à cause de cela.
Apprenez à découvrir dans chaque chose les petits plaisirs que la vie y place. Car même si vous trouvez que certaines choses ne sont pas agréables, c’est souvent un simple jugement de votre mental qui classe tout sans cesse et qui juge de la valeur de tout. Vous qui recherchez la paix et la joie, sachez que ce n’est que dans la conscience que vous retrouverez cela et que quand vous aurez atteint l’ouverture de la conscience plus rien de ces choses ne vous troublera. Alors, quand vous vous croyez arrivé à un état de conscience avancé, regardez simplement comment vous réagissez à tout ce qui vous entoure. Soyez conscient de ce qui est, êtes-vous bien et calme peu importe ce qui est ou jugez-vous encore que certaines choses ne sont pas dignes de votre personne. Si oui, sachez que vous n’êtes encore que votre ego et cela est loin de la conscience, et de la présence. Vous êtes encore et toujours manipulé par votre ego.
Mais si vous êtes bien dans la paix et dans une grande joie intérieure quoiqu’il arrive, même les choses qui sont tristes et injustes en apparence, vous avez atteint l’illumination. Cela ne doit pas être un but, c’est juste un état et cet état n’est pas dans le futur, mais ici et maintenant. C’est votre état naturel à vous et non pas seulement un état possible pour des êtres d’exception. Votre véritable nature est la paix, la joie profonde et l’amour inconditionnel de tout ce qui est. Tout ce qui vous sépare de cet état est votre mental et votre ego. Ne cherchez pas la responsabilité de l’échec de votre vie, comme vous dites, chez les autres, ce n’est que vous et votre mental qui êtes en cause. Ce n’est, en fait, que cette partie de vous qui trouble toutes vos perceptions.
La peur, le doute, le manque de confiance, la culpabilité, la mesquinerie, la petitesse, les limitations, la colère, la violence et toutes ces choses destructrices ne sont que l’oeuvre de votre mental. Ne cherchez pas de coupables ailleurs qu’en vous si vous en voulez absolument un. Mais en fait il n’y a pas de coupable, ces attitudes, ces paradigmes font partie du jeu et le jeu consiste à vous retrouver à travers ce dédale de fausses illusions. Alors, il n’y a personne ni rien à blâmer, pas de bon, ni de mauvais. Il n’y a que vous dans un jeu et vous qui cherchez à tâtons votre voie vers vous. Toutes les voies sont valables, ni bonnes, ni mauvaises, justes valables. Il n’y a donc rien ni personne à juger même pas vous. Il n’y a que la voie à redécouvrir, cette voie vers vous pour simplement retrouver votre source, cette lumière intérieure qui est la paix et la joie, la simple conscience de tout. Dans cet état plus de conflit puisque tout est parfait, plus de doute puisque tout est parfait, plus de peur car vous êtes tout ce qui est et que vous aimez tout. La peur est le contraire de l’amour et de la paix. L’amour de ce qui est chasse la peur comme un chasse moustique, mais sans rien détruire.
Amenez-vous simplement lentement vers cette paix qui commence par la simple présence à ce qui vous entoure, prenez le temps de découvrir ce qui vous entoure et d’aimer ce qui est sans plus. Plus de jugement, laissez couler en vous cet amour qui est déjà là. Ne l’empêchez plus de couler, ne créez plus de blocage artificiel, quand votre mental veut résister, regardez-le simplement faire sans juger, et il délaissera la partie, déjoué par votre lumière intérieure. Son jeu de noirceur ne peut résister à la lumière. Ce n’est pas un combat entre la lumière et la noirceur comme votre mental voudrait encore vous le faire croire car la noirceur est juste l’ombre de la lumière, une simple illusion créée pour le jeu. Soyez juste la paix et vous vous retrouverez. Voilà. Merci.
15 février 2004
C’est tout simplement beau dehors aujourd’hui. Le soleil est tout beau, présent, la lumière est partout et il fait un froid de canard, mais c’est quand même beau. Parfois c’est le contraire, il fait chaud et humide et les nuages couvrent tout et la pluie tombe sans cesse. C’est cela la température, ça change, c’est variable, toutes les combinaisons possibles se manifestent sans cesse. Ça fait partie de la vie et c’est tout aussi bien quand il pleut ou qu’il neige que quand il fait un temps superbe et doux.
C’est ainsi avec tout dans la vie, la température, le climat, vous montre sans fin un exemple de la vie. Les orages, des temps maussades, puis des jours magnifiques tendres et doux d’autres torrides et humides, mais la vie continue malgré ces fluctuations sans fin.
Votre attitude change toutefois selon la température. Vous devenez soit maussade et renfrogné ou heureux et léger dépendamment de cette température. C’est que vous n’avez pas saisi l’essentiel de la vie. L’essentiel n’est pas le climat ou les apparences, mais votre état profond. Si vous êtes attentif à la vie, vous n’êtes plus simplement impressionné par les apparences ou le climat. Vous devenez conscient que la vie s’écoule très bien peu importe le climat et que si vous cessez de vous accrocher à la température qu’il fait , vous pouvez très bien fonctionner et être heureux peu importe les conditions climatiques ou tout le reste. Tout dans votre vie n’est qu’une question d’état, votre état. Cet état, vous en êtes le maître si vous êtes dans la présence et la conscience, mais si vous négligez la présence et la conscience, vous devenez le jouet des événements, des conditions climatiques et de tout le reste. Vous pouvez ainsi passer de très difficiles journées simplement parce qu’il pleut, ce qui est totalement idiot. Ce n’est là qu’un exemple, mais il vous montre comment vous êtes désarçonnés dès que les conditions changent alors que vous ne devriez pas être influencé par cela.
Vous ne pouvez imaginer le nombre de personnes dont l’humeur est directement affectée par les conditions climatiques. Il pleut, elles sont maussades, il fait soleil elles sont mieux, pas heureuses, mais mieux. Tant que vous êtes dominé par les conditions extérieures, vous n’êtes pas, vous survivez. Vous vous laissez dicter par l’extérieur ce que sera votre état. Le matin en vous éveillant, arrêtez-vous immédiatement pour prendre conscience de votre état. Ne regardez même pas à l’extérieur, n’ouvrez pas les yeux tout de suite. Arrêtez-vous de réfléchir juste pour prendre conscience que vous êtes vivant, que vous respirez et respirez justement avec attention, conscience, présence. Puis aimez ce qui est même si vous n’avez rien vu des conditions extérieures, que vous ne savez pas ce que la journée vous apportera. Soyez juste en harmonie avec la vie. Après et seulement après, ouvrez-vous sur la vie extérieure. Ces quelques instants de présence vous mettent déjà en harmonie avec la vie et influenceront toute votre journée. Puis dès que vous sentez le dérapage vers la morosité, arrêtez-vous ne serait-ce que pour respirer avec conscience quelques fois pour vous remettre en harmonie avec la vie encore une fois. Faites cela aussi souvent que possible et votre état se transformera. Vous deviendrez plus détendu, plus capable de prendre une distance d’avec les choses et les gens. Vous serez plus détaché ce qui est un moyen très efficace de reprendre le contrôle de sa vie. Plus d’attente après ceci ou cela pour être heureux et en paix, juste la présence à la vie, l’amour de ce qui est sans plus et tout change. La vie devient une amie au lieu d’être un ennemi avec qui on se bat sans cesse. Il n’y a pas de grand miracle à attendre, c’est dans cette simple vérité que réside votre changement, votre paix, votre joie profonde et que surgit tout d’un coup la vie en vous, pas celle des apparences, mais la vraie, celle qui crée la paix et la joie, celle qui transforme tout par sa simple présence. Voilà et la température qu’il fait ne doit pas influencer votre état car le soleil, la source de vie sur votre planète est toujours présent malgré les apparences, comme votre source à vous est toujours présente en dedans de vous malgré les apparences. Bonne journée. Merci.
16 février 2004
Et ce sont toujours les mêmes qui ont tout. Voilà ce que ceux qui n’ont pas assez selon eux disent face à ceux qui ont beaucoup. Ce besoin de mettre la faute sur les autres et de blâmer la vie pour son injustice n’a rien de nouveau. C’est que vous êtes difficile à convaincre vous les humains que votre vie ne dépend de personne d’autre que de vous.
On vous a conditionné à attendre le salut de déités approximatives. On vous a dit que vous n’étiez que des pécheurs et que vous seriez punis si vous n’arriviez pas à plaire à un Dieu méchant et déjà courroucé avant de commencer.
Puis, on vous a dit que rien de ce qui vous arrive ne dépend de vous, que vous aviez été conditionné et que vous ne faisiez que suivre une voie sans vous dire autre chose. Vous êtes donc des marionnettes insignifiantes qui seront punies par un Dieu cruel même si vous ne faites rien et que votre seule raison d’être est de plaire à cet Idiot avec un grand I. Celui qui d’ailleurs vous a créé ainsi.
Mais que faut-il donc comprendre de cette histoire à dormir debout ?
D’abord il faut se réveiller, réaliser que cela n’a aucun sens. Arrêtez-vous puis regardez autour de vous. Vous courrez tous et toutes comme des fous. Après quoi, vous ne le savez pas réellement, mais vous espérez ainsi être comme les autres et reconnus comme normal. Mais qu’est-ce qui peut être normal dans le monde où vous vivez? Plus vous êtes au courant de ce qu’y si passe et plus vous voyez que ce qui est normal dans un coin ne l’est pas dans un autre. Ce qui était la norme, il y a quelques années, n’est plus que vieille coutume dont on tente de se débarrasser. Ce qui était les bases de votre vie sont sans cesse malmenées et vous vous retrouvez de plus en plus souvent déséquilibrés et bousculés. Ce qui fait que vous êtes de plus en plus inquiets, sous tension, continuellement dans la peur de ne pas être du jeu et surtout pas appréciés. Vos valeurs ne tiennent pas et votre corps sent ces tensions et se déséquilibre à son tour.
Dans les faits, il y a simplement la vie. Vous êtes la vie, votre vie fait partie de la vie avec un grand V. Il n’y a pas de Dieu dominateur et cruel. Il y a la vie et Dieu ou appelez-le comme vous le voulez, cela n’a aucune importance. Ce Dieu est simplement la vie. Pas la vie courante que vous vivez de peine et de misère, mais ce qui est derrière et qui sous-tend tout. En fait, il est aussi la vie courante de tous les jours, mais ce que les hommes en ont fait ne dépend pas de lui. Chacun ayant sa liberté, les hommes ont choisi de vivre loin de la source et ils en paient le prix. Ce n’est pas une punition comme on vous l’a dit, mais un simple choix. Quand il y a le désert et une source d’eau, si vous choisissez de vivre dans le désert, il ne faut blâmer personne de ne pas être près de la source. Ce n’est là qu’un exemple bien limité, car la vie est beaucoup plus complète et gratifiante que cela. Dans les faits, elle vous donne sans cesse accès à la source malgré tous les détours que vous faites avec votre liberté. Elle vous a greffé cette source en vous. De cette manière où que vous soyez, peu importe l’époque, les conditions extérieures, il n’y a qu’à revenir en vous pour retrouver votre voie, votre source.
Mais dans le jeu qu’ils ont créé de toutes pièces, les hommes ont oublié cette source et ne veulent pas en entendre parler pour la plupart. Ils préfèrent se leurrer avec leurs jeux, leurs gros camions et leur pouvoir destructeur. Ils ont ainsi l’illusion de contrôler leur monde. Illusion, car en fait, ils ne font actuellement que détruire leur monde et cela de plus en plus vite. C’est que la science avance vite et comme ils sont toujours aussi détachés de la source, ils détruisent de plus en plus vite avec des outils de plus en plus puissants sans avoir la sagesse pour les utiliser
Que peut-on faire, demandez-vous ? Simplement retourner à votre source à vous. Vous n’avez pas à sauver le monde, mais simplement à vous retrouver dans votre paix et votre joie. Dans le vie quoi. Et que faire pour le reste? Rien, en faisant votre chemin vers vous, vous attirerez d’autres personnes sur cette voie par simplement l’ouverture de votre conscience, vous ouvrirez la voie à d’autres. C’est comme un rhume, vous l’attrapez à quelque part puis vous le donnez sans même vous en rendre compte à d’autres.
Puis cela se répand et avec le temps le monde peut changer. Mais rien ne se fera si vous restez tous à attendre que les autres le fassent pour vous. Vous ne pouvez compter sur personne d’autre que vous pour rendre votre vie consciente. Même si vous avez autour de vous des personnes illuminées, ils ne pourront faire le travail pour vous. Ils ne peuvent que vous mettre en contact avec la conscience. Le reste du chemin ne dépend que de vous. C’est, pour reprendre l’exemple du rhume, à vous de vous moucher une fois que vous l’avez.
Mais contrairement au rhume, il n’est pas dommageable d’avoir la conscience ouverte. Au contraire, à partir du moment où vous laissez ouvrir votre conscience, la vie change pour vous. En fait ce n’est pas la vie comme votre capacité à la voir dans toute sa beauté et sa grandeur qui change. Vous devenez conscient de ce qui est et cela se dévoile à vous dans toute sa splendeur. Là où vous ne voyiez qu’un monde foutu et délirant, vous voyez soudain à travers ces apparences, la source de la vie et tout ce qui se cache derrière les apparences.
Alors, comment retrouver la voie vers soi, vers la vie, vers Dieu ou la conscience ? Simplement en étant présent à ce qui est. Au lieu de tout regarder avec la peur au ventre, de tout vouloir avoir, de tout vouloir contrôler votre petite vie et celle des autres, ramenez tout à vous, intérieurement. Arrêtez de courir après votre queue et restez simplement assis. Respirez tout simplement lentement, prenez juste conscience de votre souffle, de ce souffle de vie qui coule en vous. Prenez conscience que ce que vous respirez n’est pas que l’air, mais la vie. La vie n’est jamais loin, elle est toujours en vous, c’est votre source, c’est ce qui vous fait vivre. Sans elle vous ne seriez qu’un cadavre. Alors, sachez que vous êtes toujours tout près de votre source. Elle ne vous fait jamais défaut, seule votre pensée peut vous en éloigner, mais cela c’est de vous que ça dépend, de votre liberté de faire, d’être ou de ne pas être. La conscience c’est juste de savoir que le monde n’est que le reflet de qui vous êtes et que tous les malheurs qui peuvent affecter votre vie ne sont que la perception que vous avez de la vie. Vous dirigez votre vie par votre pensée au lieu de le faire avec votre conscience, c’est cela qui fait tout basculer. Votre conscience est votre source alors que votre pensée n’est qu’un accessoire pour faciliter la vie ici quand vous utilisez votre conscience. Mais, quand la conscience n’est plus là l’outil devient comme un scalpel dans les mains d’un idiot détraqué. Même avec la plus grande intelligence, avec le plus gros QI, sans conscience vous n’êtes qu’un idiot dangereux. Il y en a déjà beaucoup trop ici, faites exception, devenez conscient. Bonne journée. Merci.
18 février 2004
C’est toujours la même chose. Vous vous levez, vous vous lavez, vous allez travailler. Vous mangez trois fois par jour puis c’est le dodo après bien sûr, pour la plupart, la séance de télévision pour apprendre des tas de choses dont vous n’avez rien à foutre ou regarder des âneries sans intérêt mais qui deviennent pour votre mental d’autres sources de distraction pour vous empêcher d’être qui vous êtes.
Vous riez, vous qui n’écoutez pas la télévision, mais vos livres ne sont que des distractions toutes aussi insignifiantes pour la plupart. Oui, bien sûr vous lisez des livres sur la spiritualité, mais votre spiritualité où en est-elle? Reste-t-elle dans le livre quand vous le refermez?
Votre spiritualité n’est pas qu’un document à consulter quand vous n’êtes pas satisfait de votre vie et que vous voulez vous donner l’illusion d’être un être spirituel.
Pas mieux pour vous qui passez tout votre temps à fabuler sur des devenirs meilleurs. Mais qu’est-ce qui peut être mieux que l’appréciation du présent? J’ai beau vous dire et redire que tout est ici et maintenant, vous trouvez tous les moyens pour fuir l’instant présent sans cesse. Puis, vous êtes surpris que votre conscience ne s’ouvre pas plus, que vous vous retrouviez toujours au même point, toujours sous la domination du mental qui continue à mener le bal pendant que vous êtes à rêver sur le bord de votre vie. Votre vie vous appartient, prenez-en possession. Apprenez à être ce qui est, cet instant, dès que vous dérapez vers le passé ou le futur, ramenez juste votre conscience dans la présence à l’instant. Ne fuyez pas toujours vers un autre moment que celui-ci. Cessez de vous faire des histoires dans votre tête pour vivre ce qui est.
Quelles que soient les histoires auxquelles vous pensez, elles sont toutes aussi inutiles les unes que les autres pour vivre votre vie, car votre vie elle ne se passe pas dans le passé ni dans le futur, elle est toujours dans l’instant. Le passé et le futur ne sont que des références dans le temps, pas de ce que vous êtes, mais d’informations pour gérer le quotidien, la vie en communauté. Mais, quand vous perdez votre présence à l’instant pour ne vivre que de ces références, vous n’êtes plus dans votre vie. Vous êtes déphasé par rapport à ce qui est réellement, l’instant présent. Et, plus vous passez outre à cet instant moins vous vivez, vous ne faites plus qu’exister comme un fantôme dans vos vies. Certains aimeraient voir un fantôme? Alors, regardez dans un miroir vous verrez celui qui hante votre vie. Vous devez, pour reprendre votre vie en main, être simplement conscient. Je sais que votre mental vous inonde sans cesse de pensées, de suggestions, de rêves, mais tant que vous ne faites pas l’effort encore et encore de vous détacher de ce monde de pacotilles dont il vous gave, vous n’arriverez à rien dans vos vies, seulement à vous déguiser en être de pacotilles, malheureux, toujours insatisfait, vivant dans le peur de perdre ou de manquer quelque chose.
Libérez-vous du carcan de la fausse vie, prenez votre vraie vie en main. C’est par là que vous pourrez créer la paix et la joie dans votre vie et celle des autres. Pas dans les séries télévisées ou dans les livres ou les films que votre mental vous passe toujours dans la tête. Ramenez votre attention sur l’ici et maintenant. C’est toujours de là que part votre vie, ce n’est que là que vous pouvez la retrouver. Respirez consciemment l’air de votre vie dans cet instant. Oui, Oui, essayez ici et maintenant pas tout à l’heure ou demain. Vous avez le temps de respirer, alors il n’est pas plus long de le faire avec conscience et présence à ce que vous faites, à ce que vous êtes. Voilà c’est parti. Merci.
19 février 2004
Non, ce n’est pas nécessaire de venir tous les matins écrire. Oui, je redis très souvent les mêmes choses, souvent même dans la même forme et parfois avec exactement les mêmes mots.
Ce qui est important n’est pas de venir écrire souvent, ni les mots que j’emploie. Ce qui est important est de saisir que si vous voulez découvrir votre vie, il faut persévérer dans la voie de la découverte de l’instant présent malgré tout ce qui tente de vous en empêcher et qu’il faut voir tous ces empêchements comme des opportunités de vous retrouver.
Il faut donc beaucoup de moments d’attention, de présence pour vous découvrir et il faut encore beaucoup de volonté d’aller vers vous pour vous y mettre. Ce qui est le plus difficile pour vous est que de premier abord, il n’y a rien à gagner à être dans l’instant. Votre mental vous amène sans fin vers des ailleurs meilleurs qui vous font rêver alors que le peu de temps que vous passez dans l’instant à regarder agir votre mental n’apparaît pas comme bien excitant. Toutes les promesses de bonheur du mental avec ses jeux et ses accessoires si tentant pour l’ego arrivent facilement à vous distraire de ce monde un peu trop calme et peu gratifiant à première vue. C’est que vous êtes habitué à être sans cesse sous tension, vous avez l’impression que quand vous ne bougez pas ou que vous n’avez rien à faire, vous êtes dans le néant, un no man’s land.
Il est vrai que sous ce regard qui est celui du mental cela n’en vaut pas la peine et apparaît comme ennuyant. Comme l’alcoolique ne voit pas l’attrait d’arrêter de boire pour retrouver le monde de ses problèmes. Ce qui fait la différence est que premièrement en vous retrouvant dans votre vraie vie, vous n’êtes plus justement dans les problèmes, mais dans les solutions. Mais il faut justement découvrir cela et ce n’est pas en refusant d’essayer que vous vous retrouverez et pourrez vous donner à vous-même la preuve que cela en vaut la peine.
C’est toujours plus difficile en apparence de prendre en main les choses que de les laisser couler, d’autant plus que l’on dit et que je dis souvent de lâcher prise. Mais, le lâcher prise du mental n’a rien à voir avec le véritable lâcher prise qui est de vivre dans l’instant en appréciant tout ce qui est avec amour. Le lâcher prise du mental n’est qu’une illusion, comment voulez-vous que le mental vous montre le lâcher prise alors qu’il n’arrête jamais de vous poursuivre de ses attaques pour vous garder sans cesse sous son contrôle. C’est aussi fou de lui laisser le contrôle de votre lâcher prise que de donner les clefs de votre maison à un voleur qui cherche justement à vous vider de tous vos biens.
Conscience, présence sont des mots qui reviennent sans cesse dans ces écrits. C’est tout simplement parce que c’est par là que passe votre contact avec votre vie. C’est la prise où vous brancher. Pourquoi parler de tout ce qui peut être plaisant au mental et à l’ego alors que ce sont justement vos sources les pires de problèmes dans votre vie.
À quoi bon vous raconter des histoires, vous dire que vous allez rencontrer quelqu’un qui va vous aimer, que vous allez gagner à la loto ou que vous allez finalement dénicher l’emploi de votre vie alors que tous ces détails ne sont que des accessoires sans valeur sauf pour le mental et l’ego. Moi je vous amène à vous détacher de ces circonstances de vos vies pour vous amener vers votre véritable raison d’être ici. Appréciez tout ce qui est dans l’instant pour reprendre contact avec vous, avec votre source qui est celle de la vie sans vous laisser impressionner par les détails de votre passé ou d’un futur possible.
Cessez de vous préoccuper de tout ce qui a été une source de problème pour vous et qui tente de vous en créer encore pour vous ramener à la source qui crée véritablement la vie dans toute sa beauté et sa vastitude. Délaissez la petitesse pour la vastitude. Cessez de vous regarder le nombril en vous plaignant qu’il est bien petit pour porter votre regard sur la magnificence de la vie. Vous découvrirez que vous faites partie de cette vie à un niveau dont vous ne vous doutez même pas. Alors, au lieu de vous contenter de votre petitesse humaine, vous retrouverez la grandeur de votre véritable vie. Allez, essayez.
Merci.
20 février 2004
C’est toujours pareil le réveil. On se sent trop fatigué, pas encore entièrement prêt à affronter la journée qui commence. Le cadran impose son rythme, qui lui est dicté par nous et nous l’avons programmé selon des critères de société. Il faut se lever parce qu’il faut aller travailler parce qu’il faut gagner sa croûte et acheter tout plein de choses dont la nécessité, pour une grande partie, est ma fois très discutable.
Puis c’est parti, le rythme s’accélère, la tension monte. On part de la maison, on prend l’auto ou l’autobus et puis la course commence jusqu’à ce que ce soit le temps d’inverser la vapeur et de retourner enfin chez soi.
Vous vous rendez compte parfois, dans un moment de conscience, que cela est complètement loufoque, que vous passez votre vie dans un monde de fou où vous ne parvenez pas à vous retrouver. Parce que cela arrive que vous soyez conscient. Oh ! Pas très profondément, mais assez pour vous rendre compte que vous vous êtes perdu de vue. Vous ressentez alors un grand manque en dedans, mais il est rare que vous puissiez en profiter vraiment car vous ne savez pas que cela est un signal plus profond. Votre mental récupère cela rapidement pour en faire soit un manque de respect envers les autres qui travaillent tant ou envers vos enfants qui ont tant besoin de vous et vous repartez en oubliant au plus tôt ce signal. Peut-être allez vous vous acheter une petite chose pour vous récompenser ou vous faire oublier, mais rarement allez-vous aller plus loin.
Cette petite chose peut être un livre sur l’éveil, peu importe le titre ou qui l’a écrit. Ce peut même être simplement ce texte qui vous tombe sous la main, peu importe encore d’où il vient. Puis vous lisez et sans vous apercevoir réellement de l’impact, vous allumez une petite lumière en vous. Cette petite lumière c’est la conscience, mais en l’allumant en sachant que cela est une partie de vous, comme vous l’apprenez dans votre lecture, vous prenez soudain conscience de cette conscience, de cette présence dans votre vie. Vous pouvez même réaliser que ce n’est pas votre mental, bien qu’il tente fortement de reprendre cela à son compte. Vous réalisez soudain que vous êtes bien plus que ce jeu, que cet ego qui tente de vous parler pour vous ramener dans la voie du bon sens. « Quand même il faut reprendre tes esprit, tu n’es pas pour rester dans cet état végétatif à simplement regarder en dedans sans rien faire. Tu as tout plein d’obligations, voyons donc Charlotte réveille-toi! ». Oui, votre ego va tout faire avec son boss le mental pour vous ramener dans ce qu’ils appellent la raison. Mais vous, vous êtes maintenant conscient de cette présence en vous, vous savez soudain que cette présence c’est votre véritable être profond. Vous savez soudain que tout le reste n’est qu’un film qui passe dans votre tête, mise en scène par votre équipe de producteurs. Le mental est le réalisateur et l’ego l’acteur principal, la diva mesquine et déplaisante qui se prend pour quelque chose. Elle ne sait pas très bien quoi, mais tente de tout accaparer pour se faire une beauté, une image avec le prestige la gloire, la richesse, la connaissance, les biens, les accessoires. Tout est là pour vous en mettre plein la vue. Mais dessous, il y a la peur, la mesquinerie, la petitesse le doute, la colère et tout ce fatras sans fin de problèmes, de manque, de culpabilité. Tout cela n’est là que pour une seule chose, vous donner l’opportunité de découvrir la vacuité de tout cela par rapport à qui vous êtes.
Cette ouverture que vous créez en ouvrant votre conscience c’est la porte vers vous. Il faut la laisser ouverte pour que l’air pur de la vie qui vient par cette ouverture se disperse dans tout votre être. Oui, vous aurez de la résistance, le monde artificiel a des outils pour se défendre, il est armé, mais vous vous n’avez pas besoin d’armes, les armes sont les outils des faibles, de ceux qui n’ont pas encore saisi que la vie est vous. Ils tentent de se défendre et de détruire un ennemi sans réaliser qu’ils tirent sur un miroir.
Laissez-vous prendre conscience, laissez-vous regarder ce qui est sans juger. Prenez ce qui est pour ce que c’est, la vie sous une de ses diverses images. Aimez ce qui est sans plus, ne jugez pas, ni de vous ni des autres. Prenez ce qui est simplement avec amour puis restez dans la conscience, dans cette présence consciente à tout. N’attendez même pas de résultats, la vie est ici et maintenant dans tout ce qui est, il suffit de l’accepter pour vivre. Lutter c’est de refuser la vie. Gardez en vous cette conscience et faites ce que vous avez à faire avec cette conscience et le reste s’ouvrira en vous aussi. Ne tentez pas de changer le monde, contentez-vous de laisser le changement qui se fait en vous avec l’arrivée de la conscience prendre sa place. Votre vue sur tout changera, vous verrez la vie autrement avec de plus en plus de présence et de conscience. Mais ne faites rien avec un but, une attente, contentez-vous d’être entièrement dans cet instant avec vous-même. Conscient, c’est tout. Vivez. Merci.
24 février 2004
Ne serait-ce pas mieux de tout simplement accepter tout ce qui est que de refuser sans cesse à peu près tout? Car remarquez-le, vous êtes contre tout plein de choses dont vous n’avez rien à foutre et qui ne se manifesteront jamais dans votre vie. Et vous passez tout plein de temps à réfuter la valeur de ces choses sans raison car cela n’est même pas dans votre vie. Mais votre mental, cet idiot chronique, continue à vouloir juger de tout et donner son point de vue étriqué sur tout sans réaliser sa connerie congénitale.
98% de ce sur quoi vous vous rebiffez ne vous concerne même pas, n’influence en rien votre vie ni même celle de ceux et celles qui sont près de vous. Alors, de quoi vous mêlez-vous? Prenez le temps de réaliser que ce pour quoi vous rechignez ou vous vous frustrez, n’a rien à voir avec votre vie ou vos conditions de vie. Vous vous rebiffez pour prouver que vous avez raison mais vous n’avez raison sur rien car cela ne vous concerne même pas. Réalisez-vous le ridicule de votre situation?
Tout ce stress, toutes ces tensions pour absolument rien! Tout cela est intérieur et atteint l’extérieur sous forme de mauvaise humeur et de tensions que vous répandez autour de vous par simple abrutissement. Vous êtes le pauvre esclave de votre mental qui vous manipule et fait de vous un véritable bouffon triste et mesquin.
Oui, il tente de vous récupérer car au fond vous vous échappez, il vous ridiculise pour ne pas vous perdre. Il doit tenter toutes les manoeuvres pour vous rendre plus idiot. Comme beaucoup de choses échappent à son contrôle, car vous avez quand même changé sur plusieurs points, il va dans le non concret pour provoquer dans la fabulation ce qu’il ne peut plus faire ouvertement avec le matériel, ce qui lui donne moins d’emprise qu’avant dans votre vie.
Soyez conscient de cela et regardez sans juger ces manipulations de votre état. Il est très habile, car dans la fabulation, il n’y a pas d’opposition qui puisse vous faire réaliser le vide de vos propos. Vous avez entièrement raison puisque personne ne peut contester votre raisonnement, ce qui est très confortable et offre un contrôle total et inattaquable. Beaucoup mieux que la réalité en fait. Soyez juste conscient de cela et prenez juste le temps d’être dans la présence au lieu de jouer un rôle dans ces montages idiots et vides car rien de cela n’existe, même pas dans une autre vie. Tout cela n’est et ne sera toujours que manipulations de votre mental. Un film dans un film. Sortez de ce jeu dans le jeu. Soyez dans la présence. Arrêtez-vous pour prendre conscience de cela et du reste sans jugement, ni culpabilité. C’est le jeu du mental de vous mettre des bâtons dans les roues pour vous permettre de mieux définir qui vous êtes, mais pas dans une définition mentale, seulement dans la conscience. C’est tout, la conscience est tout ce dont vous avez besoin, car c’est tout ce qui est, c’est tout ce que vous êtes. Voilà. Merci.
25 février 2004
De quoi voudrais-tu parler ce matin cher ami?
Je n’en sais trop rien. Je ne crois pas avoir de question particulière puisque tout se résume à notre état en tout temps. Le reste est donc accessoire, alors pourquoi s’en tracasser?
C’est exact, dans votre vie de tous les jours vous vous tracassez pour tout plein de choses qui n’ont aucune importance alors que vous ne mettez que bien peu de ce temps qui vous est imparti à trouver votre véritable raison d’être.
Donc, si je comprends bien, il n’y a pas à se tracasser pour savoir si on va avoir cet emploi, ou si on va gagner à la loto ou si on va enfin devenir amoureux pour ceux et celles qui sont seuls.
C’est bien cela, mais votre mental et votre ego ne seront pas d’accord avec cette assertion. Ils préfèrent de beaucoup vous voir dans la peur de manquer quelque chose ou dans l’attente, car alors vous vivez dans le temps, vous êtes en attente de vie. Lorsque vous attendez pour des conditions de vie que vous n’avez pas, vous ne faites qu’attendre, vous êtes comme dans une salle d’attente. Alors, comme vous ne vivez pas ce qui est, vous manquez tout. Le temps n’existe que dans le mental. Oui, bien sûr, les jours passent et le futur finit par arriver, mais tous les instants de votre vie passeront par le moment présent. Alors, comment pourrez-vous vivre cet instant si vous le fuyez tout le temps ?
Il n’est pas d’instant qui ne vaille pas le temps de s’y arrêter et de le vivre. Toute votre vie se déroule dans cet instant et votre mental vous projette toujours en dehors de cet instant, soit en vous projetant dans un futur possible mais peu probable ou en vous retournant sans cesse dans un passé, dans des souvenirs qui peuvent être agréables, mais passés ou dans un passé triste et morose où vous vous accrochez pour vous noyer dans la noirceur. Rappelez-vous ceci, ce ne sont pas vos conditions de vie qui importent, mais comment vous vivez chaque instant.
C’est à partir du moment présent que se dessine votre vie et comment vous serez en dedans de vous. Les accessoires seront toujours en dehors de vous et surtout ils ne vous apporteront jamais la paix et la joie. À peine si vous les apprécierez quelques instants quand vous aurez ceux que vous voulez avoir, que ceux-ci commenceront à montrer leur lourdeur. Par contre, si vous vous allégez de l’intérieur, vous serez comme une montgolfière, capable de passer par-dessus les torrents que la vie mettra sur votre chemin, enjambant les montagnes et tout cela avec paix et calme. Vous aurez le point de vue de celui qui voit de haut, donc les problèmes qui passent n’ont plus la même ampleur. Bien sûr, cet exemple n’est pas parfait comme tout ce qui se fait avec le langage, ce n’est qu’un exemple. Le mental se dépêchera de dire, oui, mais les montgolfières sont bousculées par les grands vents, par les orages et ne peuvent voler longtemps sans toucher le sol. Fort bien, mais ma montgolfière n’est pas touchée par les grands vents ni par les tempêtes et elle peut vivre indéfiniment car c’est de la vie qu’il s’agit. Quand vous pouvez vous brancher sur la vie directement et vous le pouvez, il n’y a plus ces contraintes du matériel même si le matériel est toujours là. Vous n’en dépendez tout simplement plus et cela croyez-moi, fait toute la différence. Donc pour les sceptiques, enlevez la montgolfière et devenez simplement un être subtil qui peut voler au-dessus de tout et qui n’est pas touché par le matériel bien qu’il puisse l’utiliser et même en tirer plaisir.
Dans cet état où rien n’est nécessaire, mais tout est apprécié, vous devenez non plus en attente, mais en parfaite harmonie avec ce qui est sans attendre quoi que ce soit, juste en étant heureux et aimant face à tout ce qui vient à vous. Vous ne vous tracassez plus à savoir si ceci va arriver ou cela va se produire, vous êtes en paix et en harmonie avec ce qui est dans cet instant. Dans cet état de paix, une joie profonde monte en vous, inonde tout et se répand dans tout votre être et dans toute votre vie. Cette joie et cette paix touchent même le matériel autour de vous et bien sûr les gens. Alors, au lieu d’être dans une salle d’attente, vous matérialisez la joie et la paix dans votre vie, vous dessinez donc votre vie dans les couleurs de paix et de joie et tout votre monde change sans que vous ayez fait le moindre effort pour changer l’extérieur. Vous créez votre vie de l’intérieur au lieu d’attendre que les conditions extérieures décident pour vous.
Plus d’attente, mais la joie ici et maintenant. Plus de peur, mais l’amour de ce qui est ici et maintenant. Plus de tristesse de manquer ou de perdre ceci ou cela, mais la joie de savoir que tout est là dans cet instant dans la perfection de la vie qui se crée à partir de la source, de votre source, la vie. Cette source est tarie quand vous attendez de l’extérieur le bonheur. C’est comme si vous étiez assis en attente devant un grand réservoir à attendre pour l’eau sans jamais ouvrir le robinet qui vous donne accès à toute cette eau pure et bonne. Alors, avez-vous soif? Oui, tournez le robinet de votre source, arrêtez d’attendre après l’extérieur et prenez le temps de vivre dans cet instant en harmonie avec ce qui est. Vous découvrirez ainsi le robinet. Merci.
27 février 2004
Ce serait bien de pouvoir toujours être dans l’état de conscience et de jouir de chaque instant. Vous le devinez juste à en entendre parler. Mais vous vous demandez aussi comment puis-je y arriver et surtout comment puis-je m’y maintenir.
J’en parle et j’en parle de cet état mais pour la plupart cela demeure de la théorie et pourtant il n’y a pas de théorie en cela, il n’y a qu’à être. Mais, comme vous êtes conditionné à tout faire passer par votre mental, vous continuez à le faire sans voir d’autres possibilités. C’est cela le problème que vous rencontrez, vous croyez dur comme fer que votre mental va vous aider à avancer en cela comme il vous aide en tout. Mais vous faites erreur, votre mental est un simple outil pour le fonctionnement dans le quotidien, il a beau être très bien conçu pour sa tâche, il est incapable de vous amener vers la libération de ce qu’il est lui. Le mental est donc à la fois un outil très fort et aussi hélas votre plus grand handicap.
Depuis des années et des années, vous avez été conditionné à vous en remettre à lui pour tout ce qui vous place dans une situation de dépendance à cet outil qui n’est pas fait pour tout gérer loin de là. Votre mental est comme un ordinateur programmé pour certaines tâches, elles sont nombreuses, mais cela ne comprend pas tout ce qu’est votre vie, loin s’en faut.
En fait, votre mental ne peut gérer qu’une infime partie de qui vous êtes, celle dédiée à votre vie au quotidien et même là il faut qu’il soit sous l’influence de la conscience pour ne pas faire d’erreur majeure. Regardez autour de vous et vous verrez hélas à quel point vous lui avez laissé de la latitude comme société. Votre planète est en décrépitude, la nature est bafouée de partout, vous vous détruisez mutuellement sous des prétextes idiots et votre société globalement est au bord du gouffre. Pourquoi? Simplement parce que vous avez laissé à cet outil, si puissant qu’il soit, la gestion de la vie et cela est bien au-delà de ses capacités. Vous l’avez laissé prendre la place de la conscience et hélas par rapport à la puissance de la conscience et à sa sagesse on ne peut même pas indiquer en % ce que représente la capacité du mental. Je pourrais simplement dire pour ceux qui aiment les chiffres que la capacité du mental par rapport à celle de la conscience est de 0.0000000000000000000000000000001% et encore là c’est beaucoup.
En fait, la conscience est ce qui a créé la vie et tout ce qui est alors que le mental n’est qu’un petit outil que la conscience a créé pour le jeu, simplement un accessoire qui va disparaître quand le jeu sera fini. Mais ce petit instrument se prend pour la conscience et a créé un autre accessoire l’ego qu’il vous a fichu dans les pattes en vous faisant croire que cela c’est vous. C’est comme de griffonner un rond sur une feuille de papier et de vous faire croire que ça c’est le soleil.
Donc, avant de vous expliquer comment vous retrouver dans la conscience et la présence encore une fois, il est important que vous saisissiez la petitesse de ce que vous prenez pour le maître de la création, votre mental auquel vous vous êtes identifié depuis votre naissance et auquel les autres continuent de s’identifier aussi. Commencez à mijoter sur cela même si votre mental réfutera cela comme une aberration. Que voulez-vous qu’il fasse d’autre, c’est de son pouvoir dont il est question. Nous reviendrons sur cela dans un prochain texte. Voilà Merci.
Il en est de même pour tout. Vous vous concentrez sur votre vie extérieure et vous mettez de côté ce que vous avez de plus précieux pour vous amuser d’amulettes censées vous protéger. Contre quoi? Vous ne savez pas vraiment, mais cela devient votre raison de vivre. Quand je dis amulette, c’est de tout ce qui vous entoure dont je parle, les personnes, les biens matériels censés vous mettre à l’abri du besoin et de tout ce que vous considérez comme essentiel à votre vie. Tu vois, cette formation que tu as suivie hier, c’est une forme de conditionnement encore. Rien de mal en cela en soi, mais là encore un moyen de vous distancer de qui vous êtes pour vous faire adopter des comportements contrôlés par le mental. Tout est toujours orienté sur le mental et le contrôle d’une situation.
Comme je le dis, rien de mal en cela, mais si tu veux apprendre à devenir un être plus lumineux et moins attaché aux apparences, il faut te détacher des résultats alors que ce jeu de négociation vise à contrôler le résultat. C’est donc encore des moyens de contrôle du mental qui croit ainsi dominer la situation et est tout fier d’avoir réussi à prendre le contrôle. Bien sûr, on parle de « win win situation », mais vous pouvez toujours faire cela en faisant le mieux possible ce que vous faites, en laissant la vie faire le reste, en ayant confiance et en étant en harmonie avec la vie. Elle ne vous obligera pas à négocier avec elle, il n’y a pas de cela dans la vraie vie, puisque la vie est simple et totale. Pas de ces jeux de pouvoir, de cachette, de petitesse, de besoin de savoir ce que l’autre doit penser pour mieux le manipuler. Cela est le jeu du mental et c’est ce jeu qui a mené votre monde où il en est. Vous voulez continuer ainsi? Tant mieux pour vous, c’est bien parti. Mais pour toi Jean, qui veut être le plus près de toi possible, cela n’est qu’un autre outil du mental pour te faire faire d’autres âneries. Délaisse cela immédiatement oublie les belles théories et sois qui tu es dans la conscience d’être et cela deviendra une meilleure méthode de vivre et d’aider tout ce qui t’entoure à mieux être en harmonie avec la vie. C’est cela le vrai défi, pas de gagner des peanuts en faisant le singe savant. Parlant de singe savant, tu as déjà remarqué comment les humains sont satisfaits d’eux quand un singe dressé se met à leur ressembler? Ils sont tout heureux de cela et surtout bien sûr que le singe n’arrive pas à être aussi bien qu’eux. Ce que vous ne savez pas c’est que dans le monde des singes, que vous ne connaissez pas véritablement, c’est une véritable déchéance de s’abaisser à jouer avec ces ânes d’humains qui ne savent pas vivre dans la simplicité de la nature et si mal adaptés à la vie en générale. Les vrais singes plus évolués ne perdent pas de temps à vous ressembler, ils fuient ou s’ils sont pris, ils ne font rien pour jouer votre jeu. Ils aiment mieux paraître des ânes selon vos critères que de s’abaisser à jouer avec vous.
Alors, même si tu as appris des choses dans ce cours, délaisse cela et continue à t’approcher de ta source. Tu auras beaucoup plus de chance de devenir qui tu es qu’en d’adoptant d’autres conditionnements de contrôle toujours basés sur la pauvreté du mental qui ne cherche qu’à manipuler son entourage au lieu de vivre en harmonie avec.
C’est dans ces exemples que la vie vous montre comment vous êtes sous l’emprise du mental car vous croyez avoir gagné quelque chose alors que ce ne sont que d’autres recettes pour faire de la boue, comme le font les enfants jouant dans le carré de sable. Négocier est l’apanage du mental. Sentez la vérité en vous et laissez-la couler en vous et tout se mettra en place sans être obligé de jouer ce jeu stupide du mental. Vous ne pouvez voir comment vous êtes à côté de la coche et même si après une négociation vous vous sentez heureux ce n’est que le frisson de votre ego, ce semblant d’être, qui manifeste sa piètre satisfaction. L’ego est votre faiblesse, pas votre force, souvenez-vous bien de cela.
Bonne journée.
4 mars 2004
Est-ce que tout est toujours beau comme tu le dis? Je veux dire est-ce que quand on est dans l'état de conscience, la vie tend toujours à mettre ce qui nous plaît sur la voie?
Tout est toujours sur la bonne voie quand vous vous alignez sur la vie, elle ne peut pas être dans l’erreur ou l’injustice comme vous le croyez souvent. La vie ne se trompe pas, elle va vers vous et si vous aussi allez vers vous, vous vous alignez donc en harmonie avec elle. Mais, je comprends que ce que tu veux savoir est plus lié aux conditions de vie et que cela, ce n’est pas ton être profond qui veut savoir, mais ton mental qui est toujours aussi compulsif et calculateur. Ce ne sont pas là des défauts, mais des caractéristiques, il ne faut donc pas lui en vouloir ou vous sentir coupable de cela non plus.
Pour les conditions de vie, oui, quand on est dans l’état de plus grande conscience, il est presque automatique que la vie vous amène ce que vous préférez, simplement parce que vous n’êtes plus en opposition, plus en réaction, opposant votre volonté mentale à l’écoulement naturel de la vie. C’est l’état naturel de la vie qui passe dans votre vie, mais pour cela il faut justement être détaché des apparences car dans les apparences, il y a justement ces apparentes divergences d’avec ce que vous souhaitez. Ce qui fait que quand les choses arrivent, elles peuvent être dans le sens contraire de ce que vous souhaitez, mais en laissant couler la vie en vous et en acceptant ce qui est sans lutter, les choses prennent une toute autre tournure et vous vous retrouvez sans lutter avec ce que vous souhaitiez, sans y tenir mordicus. Le fait de vouloir à tout prix quelque chose bloque la venue de cela. Oh ! Oui, il se peut que vous l’obteniez quand même, mais après d’âpres luttes ce qui n’a rien d’agréable.
Par contre, quand vous êtes dans la conscience vous pouvez aimer plus quelque chose par goût et par choix et sans vous cramponner après cette idée, vous laissez couler cela en vous comme si vous saviez que c’était déjà réalisé dans une autre dimension. Il n’y a donc plus d’inquiétude, ni de besoin compulsif et la vie peut prendre la voie qui lui convient pour vous amener ce que vous souhaitiez sans tout devoir refaire le monde pour vous plaire.
Il en est ainsi quand vous vous détachez et ce n’est que par la conscience que vous pouvez vous détacher, sinon vous êtes sans cesse l’esclave de votre besoin inassouvi de compulsion et ce besoin malgré tout ce que la vie pourrait vous donner demeurera toujours inassouvi. C’est le gouffre sans fin des demandes de l’ego. Un véritable projet gouvernemental quoi.
Mais, pour compléter, si tu es dans la paix et la joie de la conscience, rien ne peut te manquer quoi qu’il arrive et c’est cela que tu dois atteindre pour être dans ta véritable vie. Cet état est déjà en toi, il suffit de le laisser monter en surface au lieu de le maintenir dans la noirceur avec ton mental qui prend toute la place.
Bonne journée Merci.
5 mars 2004
Bon, tu veux un texte ce matin. Pourquoi ?
Mais je n’en sais rien moi. Je viens m’asseoir ici et j’ouvre l’ordinateur et je me rends disponible c’est tout. Si tu ne veux pas me dire des choses c’est parfait, je m’en vais méditer et on en parle plus.
Vois-tu comment tu réagis, comme si je t’attaquais et que je ne voulais pas discuter ou parler avec toi? C’est cela le mental, vouloir paraître au-dessus de ses affaires, faire bonne figure alors que tu as, dans les faits, besoin de ces textes aussi bien que de multiples personnes même si peu les lisent car tu ne fais rien pour qu’ils soient disponibles à plusieurs. Oui, tu as accepté qu’une autre personne les mette sur un site Web. Mais tu te fous royalement de ce qui s’y passe, que des personnes y aillent ou non lire ce que tu écris.
C’est vrai et alors?
Alors, rien. C’est bien, là-dessus tu as raison. Tu ne dois pas faire les choses dans le but d’arriver à un but, mais les faire avec conscience juste parce que cela se présente à toi et qu’il est bien d’accepter ce qui vient comme une opportunité de découvrir quelque chose sur toi.
Tu disais au début que tu ne sais pas ce que tu viens faire ici devant cet écran, mais c’est faux, tu viens ici parce que tu veux avancer vers toi comme tous les êtres qui vivent sur cette planète. Vous ne savez pas vers quoi vous tournez la plupart du temps et vous vous accrochez dans tout le tralala du mental et vous prenez cela pour ce que vous avez à faire. Et pourtant ce que vous avez à faire est simplement d’être. Simplement être ce que vous êtes, qui vous êtes dans cet instant sans plus. Le reste est illusoire, le futur, vos plaisirs, vos malheurs. Tout cela n’est que mirage et ne vient que de ce que vous croyez être, votre passé. Votre mental et votre ego ont besoin de votre passé pour vous recréer sans cesse. Mais si vous devenez ouvert à qui vous êtes ici et maintenant et que vous acceptez cet état de fait, et que vous l’acceptez véritablement avec amour et ouverture, alors vous devenez conscient, conscient que vous êtes cela, cet instant, la vie dans cet instant et rien d’autre. Alors, le reste apparaît dans sa navrante désolation. Le reste devient accessoire et vous en voyez le vide profond. Tout cela est illusion.
Ce qui reste alors est simplement vous et la vie. C’est ce que vous êtes, la vie. Prenez le temps de simplement vous asseoir et respirer. Redevenez qui vous êtes profondément et non cette aberration que l’on appelle l’ego. Juste dans cet instant, tout devient calme et en paix. Tous vos problèmes ne sont plus présents, toutes vos gloires perdent de leur fascination et vous n’êtes plus touché par cela, mais par cette délicieuse paix, cette joie simple et profonde qui monte en vous. Si vous demeurez présent à cela malgré les intenses manifestations du mental pour vous reconquérir, vous arrivez à être dans la vie réelle quelques instants. Ce sont de petits moments d’éternité qui vous montrent votre véritable être.
Ne cherchez pas de recettes compliquées, ni de processus long et pénible. C’est ici et maintenant dans cet instant, le seul qui existe vraiment, que vous pouvez vous retrouver. Dès que vous attendez des conditions extérieures différentes, des résultats, vous sortez de cet instant pour vous projeter dans le futur et vous redevenez l’esclave de votre mental. Il jubile et vous êtes encore pris dans ce jeu sans fin des insatisfactions, de la compulsion, malgré les désolants résultats que cela donne. Mais, me direz-vous, c’est le monde dans lequel je vis. C’est le monde dans lequel vous croyez vivre, mais vous n’y vivez pas vraiment. Si vous voulez la vivre réellement cette vie et être véritablement dans ce monde, pourquoi fuyez-vous sans cesse l’instant présent, la seule place et le seul moment qui importe vraiment? C’est que vous croyez, à l’instigation de votre mental, que vous ne pouvez vous contenter de ce qui est et qu’il vaut mieux tenter de modifier les choses, les mieux contrôler pour qu’elles deviennent ce que votre mental croit être la meilleure façon d’être.
Alors, au lieu d’être en harmonie avec ce que la vie vous amène, vous tentez sans cesse de changer la donne et de tout remodeler sous les conseils experts de votre robot culinaire de mental. Lui, il sait tout, il connaît la vie et le monde. J’ai une grande nouvelle à vous apprendre, il ne sait rien ou presque et même si vous avez un Q.I. de 200, vous demeurez un attardé si vous prenez cela pour l’intelligence véritable. C’est que vous vous êtes laissé avoir par votre robot culinaire comme un enfant par un vendeur de chars usagés. Malheureusement pour vous, dans le jeu, plus votre mental est puissant plus vous devenez vulnérable à l’illusion qu’il donne. C’est un paradoxe de la vie.
Dans les faits, il n’y a qu’à être présent à tout ce qui est, à vivre en harmonie avec ce qui est sans résister et la vie coule en vous comme une rivière sans jamais avoir à déborder par dessus vous puisque vous ne bloquez rien. C’est votre illusion de pouvoir qui vous oblige à lutter contre vous-même car souvenez-vous que la vie c’est vous et qu’elle sait beaucoup mieux que votre pauvre mental, cet outil bien puissant, mais quand même tellement limité, ce qui est le mieux pour vous ramener vers votre véritable être.
Cet être, il n’est pas loin et vous ne devez pas attendre longtemps pour le rallier, il est vous en tout temps, juste ici et maintenant en dedans de vous. C’est votre vie, vous êtes la vie here and now et rien d’autre. Vous n’avez rien à attendre, aucun besoin autre, vous êtes ce qui est et tant que vous attendez pour être autres choses, vous passez à côté de cette vie qui est votre vie, qui est vous. C’est si simple que vous passez sans cesse à côté sans même la voir. Et vous priez, vous demandez pour vivre enfin, alors que tout est toujours là en tout temps, il suffit d’ouvrir votre conscience par la simple présence à l’instant. Voilà, Merci.
8 mars 2004
Est-ce que tu es mieux quand tu es de mauvaise humeur suite à des pensées maussades ou de colère ou autres du genre? Non, bien sûr, tu deviens réfractaire à tout, négatif et assez désagréable à vivre pour toi et les autres. Non, bien sûr, tu n’es pas obligé d’être agréable aux autres, mais ce faisant tu ne l’es pas non plus pour toi et ta vie devient vite désagréable dans son ensemble. Votre humeur entraîne le reste, elle donne le ton à ce qui vous arrive et vient à vous puisque c’est à travers ce filtre que vous vivez votre vie.
Cette humeur est hélas soumise au bon vouloir du mental et de l’ego. Et comme tous les deux ne sont pas particulièrement drôle à vivre, étant sans cesse en manque de quelque chose et quêtant encore et encore des accessoires pour satisfaire leur manie de compulsivité, vous devenez gris et terne, ennuyant et sans cesse récriminant.
Vous ne pouvez pas y échapper, tant que vous êtes dans le mental, vous êtes négatif et cela draine vos forces vers la négativité, vous refusez systématiquement tout ce qui n’est pas selon l’humeur du moment de votre mental, qui est instable et jamais satisfait. Ne lui en voulez pas, c’est son rôle d’être toujours à vous provoquer. S’il devenait satisfait de son sort, il ne jouerait plus son jeu. Il laisserait alors place à la paix et à la joie et c’est justement pour vous provoquer à vous retrouver qu’il est là. C’est un jeu ici, vous devez vous en souvenir, il n’y a ici rien de sérieux. En fait, la vie n’est pas sérieuse, elle est la joie et la paix et le calme et le mouvement sans fin. Elle est le changement la vie, le changement sans fin. Même quand vous ne vous en apercevez pas vous changez vous même.
Alors, au lieu de perdre votre temps à brailler, à vous plaindre de tout et même de ce qui n’est pas, arrêtez-vous un instant, respirez, puis écoutez la paix intérieure à travers les élucubrations du mental et ses montages pour vous distraire. Car, en fait, vous n’êtes rien de ce que le mental tente de vous proposer, de vous imposer, mais vous êtes tout ce qui est derrière cela, la vie , la créativité, la simplicité, la joie et la paix.
Quand cette insatisfaction monte, redevenez conscient, reprenez votre souffle en main et regardez le mental tenter de vous faire monter aux barricades pour rien du tout. Laissez-le jouer et regardez, seulement cela, regardez le faire sans plus. Ne le jugez pas, ne le provoquez pas, laissez-le simplement réaliser que vous n’êtes que l’observateur et il changera de lui-même. Voilà. Merci.
11 mars 2004
Tu ne seras jamais aussi bien que quand tu auras enfin compris et accepté le fait qu’il n’y a que l’instant et que tu n’as besoin de rien. Tant que tu prends ce temps que tu as, cette suite d’instant, pour revenir sur le passé ou anticiper des choses, que tu attends des changements ou des résultats, tu manques ta vie et tout le merveilleux pouvoir d’être.
Ce qui est fait sans l’état de conscience est juste bon pour le mental, mais comme il ne peut pas apprécier ce qui est, il est quand même toujours insatisfait.
Dans l’état de conscience, il n’y a plus aucune attente, juste une dégustation de la paix dans la joie de l’acceptation, sans arrière-pensée, de tout ce qui est.
Ceci amène une grande paix intérieure qui se reflète sur tout et sur votre vie aussi. Cette paix est celle de la conscience que tout est toujours parfait. Il n’y a donc plus de lutte avec la vie pour changer ce qui est, mais une conscience que tout ce que la vie amène est toujours ce qui convient le mieux, peu importe les apparences.
Ce que le mental ne peut tolérer, c’est-à-dire les apparentes contradictions face à ses attentes, disparaissent, car il n’y a plus d’attente. Et les apparences passent et la grande beauté de ce qui était caché sous ces apparences devient visible et alors, vous saisissez encore mieux que la vie savait mieux que votre mental ce qu’il fallait et vous saisissez aussi à quel point elle est votre alliée et que ce n’est pas parce que le mental n’est pas capable de faire des liens qui le dépassent et de voir au-delà des apparences que la vie est dans l’erreur. Vous prenez conscience que vous pouvez faire entièrement confiance en la vie.
Cela demande une grande ouverture de la conscience car votre mental ne fait confiance à rien. Comme il est dans l’incertitude et qu’il ne saisit que des miettes de la vie, il est dans la peur. Peur de perdre le peu qu’il a, peur de manquer quelque chose, peur tout court face à la vie, car il est avec l’ego et le corps ce qui va disparaître un jour dans la mort. Votre véritable être ne craint rien puisqu’il est la vie et que la vie est tout ce qui est et que sa source est bien au-delà de ce monde d’illusions, de jeux où vous croyez vivre. Vous ne pouvez véritablement vivre que quand vous êtes conscient et du jeu et de qui vous êtes, avant vous n’êtes que la marionnette de votre outil, le mental.
C’est pour cela qu’il est si important pour vivre de prendre conscience, de vous distancer du mental et de ses limites. Pas de le dénigrer, car alors vous jouez son jeu et il revient par la porte de derrière pour encore vous manipuler, mais en prenant juste conscience de son jeu, vous devenez présent à ce qui est et c’est par cela que tout évolue vers la conscience pure. Vous êtes par cette présence dans l’instant qui est tout ce qui est. Voilà Merci.
12 mars 2004
La plupart des gens s’intéressent à toutes sortes de sujet. Je pense entre autres aux livres de Conversations avec Dieu où l’on traite de tous les sujets qui intéressent les gens. Dans ces écritures-ci, on ne parle presque jamais d’autres choses que du mental, de l’ego et de la conscience.
Moi, ça me suffit car je ne crois pas que d’élaborer sur ce qui intéresse le mental puisse me faire faire du chemin, mais pour les autres, est-ce que cela ne devient pas un peu répétitif et redondant?
Sans doute Jean, que pour une grande partie des gens, ce sujet est vidé une fois pour toute et que l’on a dit tout ce qui pouvait en être dit. Mais où est le changement dans vos vies, qu’en avez-vous retenu et surtout qu’en avez-vous appliqué? Dans ces messages-ci, mon but est de toucher ceux qui arrivent à saisir l’essentiel, à se distancer un peu du mental pour devenir plus sensible à l’être.
Je pourrais reprendre toutes les explications sur tous les sujets qui feraient trépigner le mental et lui permettre de reprendre sa place dans vos vies. Il y aurait tout plein de petites explications sur tout, mais cela est tout aussi vide que de parler de la température. Tous ces sujets ne sont que des sujets de diversions pour le mental. C’est sa façon pseudo scientifique de vous ramener dans la voie, sa voie, celle de l’analyse et du bourrage de crâne avec tout plein d’informations qui finalement ne vous aident en aucune manière à vivre, mais qui par contre vous empêchent de vous mettre sur un mode conscience.
Il faut bien saisir que le mental est un outil, mais surtout dans le contexte de votre monde un handicap majeur dans votre avancement vers la conscience. On peut parler des autres civilisations, de la façon de faire face à l’argent, de votre réalité quotidienne au travail et de comment l’envisager, de la naissance, de la vie ici dans ce monde matériel et de comment mieux utiliser votre temps. Tout cela fascine le mental qui n’a rien d’autre à se mettre sous la dent. Je peux vous parler de moi, de la vie et de tout, mais qu’en est-il de l’essentiel, comment vivez-vous réellement? Avec tous ces détails que vous avez accumulés comme étant des connaissances importantes, vous êtes retourné à l’enfant qui collectionne les bouchons de bouteilles précieusement et rien de plus. Vous n’avez pas fait un seul pas sauf dans votre ego, dans votre fausse perception de votre monde qui attribue des médailles et des récompenses à ceux et celles qui savent le plus d’insipidités et qui le montrent le plus.
Vous êtes ébahi devant la puissance de ces cerveaux qui inventent tout plein de trucs, vous êtes sans voix devant les merveilles de l’électronique et les découvertes scientifiques. Pourtant, tout cela est déjà en dedans de vous, vous savez déjà tout cela, tous sans exception. Ces connaissances sont déjà dans la vie, il n’y a rien qui s’invente, tout est déjà là.
Ce qui est encore pire c’est que vous croyez avoir besoin de toutes ces inventions qui détruisent progressivement votre monde, car c’est le cas, et vous vous dépêchez à vous procurer tout ce qui est nouveau sans vous rendre compte que ce n’est que le jeu des illusions du mental, vous n’avez besoin de rien de tout cela. La vie a déjà dans son sein, tout ce dont vous avez besoin, ce n’est que votre incapacité à être présent à celle-ci qui vous donne l’impression qu’il n’y a rien, que c’est vide alors que tout est déjà là et que vous pourriez utiliser tout ce qui est dans la vie sans tout détruire autour de vous. Vous êtes des mésadaptés de la vie. Vous êtes des conquérants de destruction. Vous croyez devoir détruire pour construire selon les choix du mental et vous vous leurrez ainsi depuis des siècles à vous entre détruire tout en saccageant votre monde. Est-ce bien cela que vous voulez continuer à faire? Est-ce que vous voulez continuer à devenir stressé de plus en plus, à polluer tellement votre monde qu’il sera bientôt impossible de trouver de l’air pur pour respirer. Êtes-vous heureux de toutes ces guerres, de ces destructions massives des forêts, de ce vide que vous créez autour de vous en remplissant tout des déchets de votre technologie.
C’est de cela que vous voulez entendre parler, de cette suffisance des humains hautins, satisfaits des méfaits de leur puissant mental, gonflé de leurs ego vides et arrogants? Si c’est de cela que vous voulez entendre parler, fort bien, continuez à lire vos revues scientifiques sur les nouvelles technologies et les modes qui passent si vite que vous n’avez même plus le temps de suivre cette course effrénée vers le vide et la destruction. C’est de votre vie qu’il s’agit après tout. Si vous vous en départissez au profit du mental c’est comme vous voulez, mais cessez de vous plaindre que ça ne marche pas et que vous êtes mal. Vivez les conséquences de votre choix. Bonne journée, Merci.
18 mars 2004
C’est encore l’hiver dehors, le froid, le vent, mais il y a quand même ce soleil qui chauffe tant qu’il peut. Ça fond un peu chaque jour malgré le froid. La neige se retire peu à peu. C’est la lumière qui prend le dessus sur la noirceur bien que la neige soit blanche. C’est encore une occasion de voir que la lumière vient toujours à avoir le dessus sur la noirceur.
C’est encore une opportunité de prendre conscience que malgré les contretemps, ici le froid, la vie suit son cour et la nature se modifie quand même. C’est aussi une occasion de réaliser que même si vous avez souvent l’impression de ne pas avancer vers votre source, que vous n’arrivez pas à être aussi lumineux que vous le voudriez, vous avancez quand même. C’est pour cela que je répète la même chose sous des formes et avec des mots différents. Je suis comme le soleil qui fait fondre votre neige malgré le froid, les conditions de votre vie. Ces mots que je dis, ces idées que je vous donne deviennent peu à peu une nouvelle vérité, une nouvelle conscience qui s’ouvre progressivement comme un perce-neige.
Il ne faut donc pas être inquiet ou impatient, cela c’est le jeu du mental, prenez la vie comme elle est, acceptez que les conditions soient souvent en apparence contraires même à vos attentes. Vous voulez le printemps, vous attendez la chaleur avec impatience, la vie vous donne du soleil avec du froid. C’est pas cela que vous attendez? Alors, regardez ce qui est, voyez ce magnifique soleil et prenez simplement conscience que la neige fond, que le temps passe et que le printemps va arriver, ce n’est que votre impatience qui vous empêche de profiter de cet instant comme dans tout le reste de votre vie. L’impatience que les choses soient différentes, autres. Cette impatience ce n’est pas vous, mais un raisonnement de votre mental qui voudrait avoir chaud et quand il fait chaud, il se plaint que c’est trop chaud, trop humide. Oui, il y a des températures qui font mieux son affaire, mais votre être profond lui peut s’accommoder de toutes les températures. Vous voyez l’avantage de vivre en harmonie avec votre être profond? C’est d’être toujours en harmonie avec tout ce qui est, plus de conflits, de frustrations, le simple plaisir de déguster la vie en tout temps sans angoisse ou frustrations parce que… Pas de « oui mais », pas d’attente, tout est parfait en tout temps.
Oui, je sais que ça semble un peu naïf aux yeux du mental, mais si vous pouviez réaliser à quel point c’est votre mental qui est naïf en voulant tout contrôler, en se frustrant pour rien, votre vie serait bien différente. Il y a tout plein de choses que la vie amène sous des apparences trompeuses pour le mental. Il réagit sans attendre, critique, juge et veut tout foutre en l’air. Pourquoi? Simplement parce qu’il ne voit rien, il ne peut pas saisir la vie dans sa vastitude, il ne peut voir que par le trou pratiquement complètement bouché du chas d’une aiguille. C’est son point de vue, alors, par exemple quand il attend le soleil et la chaleur malgré qu’il soit encore tôt en saison, il ne voit pas tout le paysage changer, il ne voit que ce qu’il a devant les yeux. Imaginez-vous tenter d’admirer un magnifique bord de mer à travers le chas d’une aiguille, puis que soudain un bout de papier se place devant l’aiguille. Vous ne voyez que de l’ombre, rien de beau et pourtant le vie continue, le paysage est tout aussi beau. Il suffit de lever votre tête qui dans ce cas est votre être profond au dessus un peu de l’aiguille pour pouvoir admirer le tout et comprendre pourquoi votre point de vue à travers le chas est bouché et attendre que la vie chasse ce bout de papier avec le vent de la mer. Il n’est pas besoin de contrôler votre monde, la vie s’en charge très bien. Ce qui déséquilibre tout est justement l’intervention du mental en tout. Regardez votre monde et vous comprendrez de quoi je parle. Bonne journée.
20 mars 2004
À chaque fois que vous vous retrouvez dans cet état de non confiance c’est que votre mental vous juge. Vous retournez cet outil contre vous au lieu de blâmer le monde entier. Ce n’est ni mieux, ni pire, ce n’est que manipulation du mental.
Dans cet état où vous vous trouvez, celle de la culpabilité, rien n’est jamais bon. Vous trouvez toujours à dénigrer quelque chose de vous. Il faut donc simplement regarder votre mental agir, ne pas le juger comme il vous juge et lâcher prise.
Ne vous ai-je pas déjà dit de réaliser que chaque fois que vous faites un pas vers vous, votre mental tente de vous détourner de votre but. Un des moyens qu’il utilise est le dénigrement et il en fait usage abondamment non seulement avec vous, mais dans le monde en général. C’est une façon de créer un doute immédiat et là où il y a doute, il y a perte de confiance.
Quand je vous dis que votre culpabilité vous maintient dans un état de stress, ce n’est pas pour que vous vous sentiez plus coupable encore, mais simplement pour que vous preniez conscience de cela et que vous soyez juste présent à cela. Mais comme vous le voyez, votre mental récupère tout, il est vraiment intelligent selon vos critères, il sait tout récupérer. Si votre société récupérait ses déchets de la même manière, il n’y aurait aucun déchet nulle part.
Alors, cessez de vous juger et de vous dénigrer. Vous êtes dans votre voie un point c’est tout et la vie vous amène tout plein d’opportunités de découvrir qui vous êtes au-delà de ces apparences, de ces apparents échecs.
Lâchez prise, ne tentez pas d’être ce que vous voudriez être. Il n’y a aucun but à atteindre, aucun résultat à obtenir, juste vivre. Ce ne sont que les obligations que vous vous croyez obligé de respecter qui vous causent ces tensions. Baissez les bras, pleurez sur votre incapacité à atteindre les buts de votre mental et de votre ego si vous le voulez, mais lâchez prise comme seul l’âme peut le faire. Vous êtes votre âme souvenez-vous en. Pas seulement ce mental, cet outil qui se croit obliger de sauver le monde pour le ramener dans ses paradigmes même si pour cela il faut le détruire.
Je ne ris pas de vous, je ris avec vous de vous. Parce que cette frustration ce n’est pas vous, mais votre ego et votre mental. Ils sont frustrés de ne pas réussir à atteindre ce qu’ils ne seront jamais capables de faire, ils ne savent même pas de quoi il s’agit, mais ils sont frustrés à votre place comme si votre vie leur appartenait. Vous vous rendez compte à quel point ils se sont approprié votre vie. Il n’y aucune frustration qui ne tienne pour la conscience. Il n’y a que l’être qui soit présent à tout et il ne juge de rien, alors comment pourrait-il être frustré? Pour l’être, tout est parfait. Donc, quand vous êtes dans la frustration, remarquez juste que c’est votre mental qui est frustré, souvent sans savoir pourquoi. Il est cet état de frustration qu’il vous fait prendre pour vous. Il est comme un ado qui vous force à écouter sa musique bruyante et vide.
Comment s’en départir? Impossible, mais vous pouvez le regarder, simplement le regarder agir et alors il se retirera de lui-même et attendra une autre occasion de revenir. Ça vous pouvez en être certain. Mais il suffira encore de le regarder et plus vous le regarderez souvent, plus il se constituera une autre relation avec lui. La conscience devient comme une lumière constamment allumée au lieu d’être simplement un coup de flash comme pour une photo. Plus vous utilisez la conscience, plus au lieu d’avoir une photo, un instantané de votre vie, vous avez la chance de voir votre vie illuminée de plus en plus souvent. L’illuminé peut donc voir sa vie se dérouler toujours dans la lumière, il devient témoin de sa vie et capable de tout apprécier. Sans l’illumination, vous êtes comme des aveugles qui avancez en vous cognant contre tout ce qui est dans votre voie et vous maugréez constamment, frustré de ne pas voir. Vous cherchez la lumière partout. Elle est en vous, vous êtes les porteurs de lumières de votre vie. Personne d’autre ne peut le devenir à votre place.
Bien sûr, vous pouvez rencontrer des personnes ou lire des textes qui vous donnent un peu de cette lumière c’est pourquoi vous les aimez tant, mais vous êtes les seuls à pouvoir vous allumer, les autres ne seront jamais votre lumière à vous. Voilà. Merci.
21 mars 2004
Comme il faut bon d’être là, sans attente, sans besoin, juste capable d’apprécier ce qui est.
L’instant de vie que vous vivez ici et maintenant est tout ce qui importe. Seule l’attention que vous portez à cet instant est important car c’est votre état qui en est le résultat.
Je ne parle pas ici d’apprécier ce qui vous entoure, les choses, les gens et les événements. Ils sont extérieurs à vous. Non, cela ce sont les conditions de votre vie et vous pouvez ou non les apprécier, cela ne change pas votre état.
Vous pouvez vivre n’importe quoi quand votre état est la paix et la joie, vous ne subissez pas votre vie, vous la vivez.
Mais pour la plupart d’entre vous, il y a soit le passé ou l’avenir, rarement le présent. Vous en êtes partiellement conscient, mais vous ramenez tout à un autre moment de votre vie, soit le passé qui est passé ou le devenir qui lui n’est qu’hypothétique et trop souvent fabulation.
Quand vous vivez dans le passé, ressassant vos bonheurs et vos malheurs, vous ne faites que vous accrocher à des moments. La vie coule en vous et autour de vous sans fin. Elle est mouvements et changements sans fin, la vie. Vous ne devez pas vous accrocher à ce qui est passé. Le passé a été une suite d’instants présents.
Quand vous vivez dans le passé soit en vous demandant pourquoi ceci ou cela ou que vous blâmez les autres et la vie de ne pas avoir été juste avec vous, c’est que vous n’acceptez pas la réalité qui est, que rien ni personne n’est responsable de votre vie. Vous êtes la seule personne qui soit responsable de votre vie et surtout, de votre état. Il faut bien saisir cela car sinon, vous ne faites que faire porter vos malheurs ou votre bonheur sur les autres. C’est un manque de conscience qui vous bloque sans cesse.
Votre devenir est aussi lié à ce que vous êtes. La vie ne peut pas circuler librement en vous quand vous bloquez ce qui est pour attendre ce qui devrait advenir selon vous. C’est ce choix de vouloir contrôler ce qui vient qui vous met dans des états de stress, de manque et de peur. Ce n’est pas la vie qui est stressante, mais l’état dans lequel vous vous mettez. Saisissez bien ceci et soyez-en conscient, il n’y a rien de menaçant dans votre vie puisque vous êtes la vie, cette vie qui coule en vous. Votre ego peut être frustré, votre mental en manque de contrôle, mais cela ce n’est qu’une infime partie de vous, une partie finalement très peu importante car vous êtes tout ce qui est. Ces parties ne sont que des accessoires que vous prenez pour vous. Des accessoires comme tout ce qui vous entoure dans ce monde, votre maison, vos biens, les gens. Tout cela n’est qu’illusion et vous vous attachez à ces illusions alors qu’elles ne sont là que pour le jeu, le jeu de la vie.
Prenez du recul, arrêtez-vous non pas pour mieux vous plaindre ou attendre des miracles. Vos prières sont inutiles, elles ne servent qu’à vous leurrer encore plus. Mais arrêtez-vous simplement pour sentir la vie en vous. Commencez par votre souffle, respirez consciemment, voyez comme l’air entre en vous. Soyez conscient que ce souffle est lié à la vie, c’est ce qui prouve que vous vivez. Sans ce souffle, il n’y a plus de vie. En même temps que ce souffle de vie, sentez qu’il entre en vous comme une énergie de vie, plus vaste que la matière. Cela c’est la vie, le chi. Cette énergie circule en vous, mais quand vous acceptez d’en prendre conscience et de la sentir, vous multipliez ses capacités. Vous devenez lié à cela comme si vous acceptiez de respirer pour vivre et non pas simplement que ce soit un automatisme.
Vivre dans la conscience commence par le souffle. Ce souffle, comme vous en prenez conscience, n’est pas dans le passé ni dans le futur. Il est ici et maintenant. Sans ce souffle il n’y a plus de passé ni de futur pour vous. Il est votre lien avec l’instant présent. Il n’est pas en manque du passé, ni en attente de quoi que ce soit pour être, il est ce qui est ici et maintenant. C’est pourquoi vous devez en être conscient le plus souvent possible car il est votre lien avec la vie et l’instant présent. Il est votre plus belle voie vers vous.
Alors, cessez de vivre dans le regret du passé, le passé est l’eau qui a coulé dans la rivière, pourquoi vous attachez à cette goutte qui est passée alors qu’il continue à en couler sans fin. La vie est un flot continu de tout ce qui est.
Pourquoi attendre que des choses ou des gens viennent ou reviennent dans votre vie pour vivre. La vie est un flot continu de tout ce qui est. Est-ce que votre souffle s’arrête pour attendre des conditions autres que ce qui est. Non. S’il le faisait vous seriez déjà mort. Votre souffle est le plus bel exemple de ce que vous devez être. Une continuité sans fin jusqu’à votre fin apparente, jusqu’à la fin de cette vie-ci. N’attendez rien d’autre que ce qui est. Ce faisant, vous mettez soudain votre vie dans les mains de la vie au lieu de vouloir imposer les limites de votre mental. Vous vous libérez des attentes pour pouvoir profiter de ce qui est même si cela ne correspond pas à ce à quoi vous croyez avoir droit. Le droit n’est qu’une des illusions du mental, un montage grotesque d’absurdités et d’enfantillages. La véritable conscience qui est en vous n’a rien à faire avec ces montages, elle est la vie, liée à la vie et capable de générer la paix et la joie peu importe les apparences extérieures.
Donc, pour être libre de vivre votre vie dans sa plénitude, vous devez vivre ici et maintenant. Ne pas attendre d’être sauvé par les autres ou par une puissance extérieure, ne pas attendre des conditions particulières, ne pas vivre dans le passé qui n’est que passé, instants écoulés de votre vie. Pas de goût amer face à ce passé, ce qui est passé est passé. Vous devez être le plus possible dans cet instant, celui-ci et pas les autres. Vous ne pourrez jamais vivre aucun autre instant que ce moment présent. Si vous le négligez vous manquez tout ce qui est. Donc peu importe les circonstances, les gens ou les événements, ramenez tout à cet instant et appréciez-le, aimez-le. Non pas dans ses conditions extérieures, mais dans sa pleine réalité, celle de votre vie, soyez simplement heureux, heureuse de vivre, de respirer, attachez-vous à ce souffle, c’est vous, c’est la vie et laissez le reste à la vie, elle pourra ainsi vous mijoter tout un tas de surprises juste à votre mesure, selon votre voie. Voilà. Merci
22 mars 2004
C’est comme si à chaque jour, tu devais recommencer à vivre une nouvelle vie. À chaque instant c’est ainsi, vous ne savez jamais quand tout cela va s’arrêter. Jeunes ou vieux, vous avez à chaque instant une occasion de vous demander « est-ce que je fais ce que je dois faire ou est-ce que je me laisse dénaturer par des idées folles, des paradigmes déjà tout faits ou est-ce que je prends le temps de vivre vraiment? ».
Pour la plupart, vous ne vous posez jamais cette question et surtout vous évitez systématiquement de penser même à la mort. En vieillissant, cela devient plus présent. Quand, par exemple à 60 ans, vous savez que la durée moyenne de vie d’un homme est de 78 ans, cela vous met dans un état de conscience. Cette conscience est la notion que vous n’êtes pas si loin du départ. Vous pouvez en être paniqué comme plusieurs juste à l’évoquer ou vous pouvez réaliser que cela est la vie. La mort fait partie intégrale de la vie. C’est la suite logique à la vie même si vous mental ne tolère pas cette idée puisque c’est de sa fin qu’il s’agit et non de la vôtre.
La mort est la fin d’un jeu, sans plus. Même si dans votre société on en fait un drame et que l’on cache cela comme un gros caca qu’il faut faire disparaître. La mort est la suite de toute vie ici. Tout passe ici-bas, c’est le domaine du temporaire, de l’instabilité, du changement. Vos scientifiques passent beaucoup de temps à faire des recherches pour vous empêcher de mourir, pour prolonger la jeunesse. C’est encore une fois ridicule de vouloir continuer une expérience temporaire, la vie vous amène à une prise de conscience qui est nécessaire et tant que vous luttez contre cela vous tentez de vous battre contre l’inéluctable, contre la vie.
Mais la mort n’est pas comme vous le croyez l’anéantissement final. Vous ne disparaissez pas quand vous mourrez, vous cédez simplement votre vie ici, votre rôle et cela fait partie de ce jeu. Vous redevenez qui vous êtes après avoir joué un temps plus ou moins long ici. La durée du jeu n’a aucune importance non plus. Donc de trouver bien triste la mort d’un enfant est une preuve que vous n’avez rien compris de la vie. L’âme n’a aucun âge, elle n’est pas jeune ou vieille comme certains le prétendent. L’âme est comme la vie, sans âge. Elle a toujours été et sera toujours, car il n’y a pas de temps dans la grande réalité, c’est pourquoi cela est si difficile à saisir pour vous quand vous ne faites que pensez avec votre boîte à outils, votre mental.
Ne soyez pas triste quand une personne meurt, ce n’est pas un drame, c’est une suite, une partie de la vie, comme si elle allait en vacances.
Ce besoin de dramatiser n’est que la peur du mental face à sa disparition et sa peur de manquer de quelque chose quand un être cher part, termine sa vie ici. Le mental a peur tout le temps, la peur est son état, alors quand vous vous identifiez à lui, tout devient un danger. Il faut donc dépasser cet attachement à ce qui vous entoure, aux gens que vous aimez pour être sans cesse conscient de la fragilité de la vie, de votre vie ici et savoir que vous ne faites que passer. Sans cela vous courrez comme des poules pas de tête après vous ne savez pas quoi pour vous protéger d’une étape que tout votre être va provoquer à un moment. Vous ne pouvez pas lutter et gagner contre la vie, c’est de lutter contre vous-même. La mort n’est pas une délivrance non plus. Vous dites souvent que quelqu’un est enfin délivré de sa vie, c’est de mal comprendre la vie encore une fois, c’est de juger selon les apparences. Un sage ne se sent ni privé, ni débarrassé de sa vie quand il meurt. Il saisit bien que cela n’est qu’une étape de plus de la vie et il profite de toutes les étapes avec le sentiment de paix et de joie qui est le véritable état de votre être profond.
Vous ne savez jamais à quel moment votre vie cessera, vous êtes comme un voyageur qui fait un magnifique voyage et qui ne connaît pas la destination finale. Il n’y a qu’à tout prendre avec joie et paix, saisir l’instant et rien de plus, mais en sachant que tout cela va se terminer et que vous reprendrez tôt ou tard le chemin de votre profonde réalité.
Savoir que vous mourrez est une autre façon que la vie vous offre de vous permettre de déguster tout ce qui est sans peur et sans jugement. Vous êtes déjà avisé, alors pourquoi vous choquer contre cela? Pourquoi vous choquer ou refuser cela. Vous savez aussi qu’à chaque jour vous vous endormirez, vous mangerez. C’est tout aussi naturel de mourir même si cela n’arrive qu’une fois, une fois dans cette vie. C’est votre corps et votre mental qui s’arrêteront de vivre, le reste continue même si certains ne le croient pas, cela n’a aucune importance, ils continueront quand même. Et que vous soyez d’une religion ou d’une autre ne change rien du tout non plus, vous passerez tous par le même chemin, la seule voie qui existe, la mort et vous vous retrouverez tous à la même place si on peut parler d’endroit.
Alors pour mieux vous préparer et surtout pour mieux vivre, comprenez que cela n’est pas une menace, mais la continuité de la vie et vivez chaque instant avec conscience comme si c’était votre dernier moment ici, car çà l’est peut-être. Ceux qui ont peur de la mort ont tout aussi peur de la vie. Pour bien vivre sa vie il faut bien vivre sa mort, l’accepter comme elle est comme on doit accepter sa vie comme elle est pour en profiter au lieu de lutter avec.
Dans votre société, accepter la vie c’est comme un défaut, vous croyez que cela démontre un manque de caractère, un renoncement trop facile. En fait, c’est la sagesse qui est bien plus consciente que le mental et qui sait que tout est toujours parfait. Alors, à quoi bon lutter pour ramener les choses selon l’ordre du mental alors que ce dernier est le pire guide que vous puissiez trouver. Vous laisseriez-vous guider par n’importe qui qui ne connaît rien de la région pour traverser des marécages ou un désert? Alors, pourquoi vous laissez-vous guider par le mental qui n’est qu’un outil inconscient et manipulateur. Il est nécessaire oui, mais ce n’est pas la panacée universelle, loin de là. Pourquoi croyez-vous que votre monde frôle sans cesse le chaos? C’est que vous n’écoutez que ce gros bêta, imbu de lui-même mais si mal adapté à ce que vous lui laissez faire.
Soyez conscient que la mort est toujours à vos côtés, faites vous-en un allier. Elle vous permettra de bien mieux vivre au lieu de perdre vos énergies à tenter de la dénigrer ou d’en avoir peur. Tout ce qui est la vie est bon même si vous n’en êtes pas conscient. C’est ce manque de conscience qui est la source de vos problèmes, de vos drames et de vos peurs. Voilà, mourrez donc un peu chaque jour, vous verrez que cela ajoute une nouvelle dimension à votre vie. Merci.
23 mars 2004
La culpabilité qu’est-ce que c’est et pourquoi en souffre-t-on tous plus ou moins?
Quel magnifique outil, n’est-ce pas? Un outil qui vous rend malheureux à point, qui vous prend par les sentiments que vous ayez fait ou non quelque chose. Il est multilatéral, il peut aller dans tous les sens, avancer, reculer, sauter des époques, reculer dans le temps et tout.
C’est ce qui vous fait regretter toute votre vie une insignifiance que vous avez faite et tout autant celle que vous n’avez pas faite. Mais alors qu’est-ce que c’est réellement et pourquoi cela a-t-il autant de pouvoir sur vous?
Ce que c’est? Un sentiment nettement galvaudé par votre société qui en a fait une raison d’être à pratiquement parler. Vous l’utilisez entre vous comme un moyen de manipulation. Avec vos enfants, avec vos conjoints, vos amis, vous tentez tous et toujours de vous rendre coupable, donc de stimuler ce sentiment de culpabilité.
En fait, il ne sert à rien d’autre qu’à cela. Quand on juge une personne qui a commis un acte répréhensible, on s’attend à ce qu’il se sente coupable et on est très déçu quand il ne ressent pas ce sentiment. En fait, il y a deux genres de personnes qui ne ressentent pas ce sentiment, ceux qui ne sont pas assez conscients de leurs actes et ceux et celles qui sont véritablement conscients. Cela peut sembler paradoxale, mais les personnes qui sont conscientes, réellement conscientes n’ont plus ce sentiment, mais il faut aussi dire qu’elles ne font rien de répréhensible en soit car elles savent aussi que rien n’est jamais mauvais et elles respectent l’être et la vie dans tout ce qu’il est.
Mais alors comment vous débarrasser de ce sentiment si envahissant qui vous bloque et vous fait faire des âneries juste pour ne pas le ressentir. Mais comme il est sournois, vous le ressentez même quand vous faites des choses si vous ne les avez pas faites avec de réels sentiments. Autrement dit vous pouvez tenter de tromper les autres, mais jamais vous-même. À moins de vous jouer de grands rôles qui vous font passer encore plus à côté de votre vie.
Dans la réalité, le sentiment de culpabilité est simplement un outil du mental, rien de plus. Le ressentir ne fait pas de vous une meilleure personne, ni une personne plus consciente. Elle fait de vous l’outil de votre mental et de votre société.
Ce sentiment n’est pas du tout nécessaire, ni souhaitable. Il ne vous amène pas vers la conscience. En fait, il freine votre évolution spirituelle comme tout outil du mental. C’est son rôle de premier plan de vous mettre des bois dans les roues pour vous forcer à vous dépasser. Mais il est devenu tellement fort depuis que votre société a inverti les véritables valeurs qu’il domine votre monde de ses insignifiances. Et alors, vous vous sentez entre autre coupable de plein de choses. Au lieu de cela vous pourriez vous rendre compte de cela par la simple présence à l’instant et vous distancer des apparences pour vous consacrer à votre véritable vie.
Comment s’en débarrasser? En étant conscient, en revenant vers vous, vers votre réelle présence à la vie. En étant conscient, vous arrivez à être en paix avec tout, y compris avec la vie, votre vie, et avec vous-même. C’est de là que part la joie profonde et les faux sentiments ne tiennent plus. Ils fondent comme la neige au chaud soleil.
Vous trouvez que j’ai tord et que la culpabilité est un noble sentiment? Et bien analysez cela avec votre puissant mental tant que vous le voudrez, mais vous me direz quand, avec ces études et cette culpabilité, vous serez heureux de vivre dans la culpabilité.
Il y a une grande vérité que vous négligez toujours. C’est que la conscience amène la paix et la joie. L’être conscient est joyeux au fond de lui, non pas par rapport à ce qui l’entoure, bien qu’il puisse s’en amuser, mais il est dégagé et vit dans la paix et la joie. Quand vous voulez savoir si quelque chose est bon pour vous. Vérifiez si vous êtes dans cet état, si ce sentiment, la culpabilité vous apporte cet état de paix et de joie profonde, alors c’est que vous avez transcendé une des grandes vérités de la vie et que je me suis trompé sur toute la ligne. J’attends cela avec impatience.
Pour le moment toutefois, je vous conseille de prendre conscience, de vous arrêter à chaque fois que ce sentiment monte en vous et de vérifier s’il vous amène vers plus de paix et de joie ou s’il ne vous diminue pas plutôt. C’est un bon baromètre pour mesurer votre lien avec votre être profond, un moyen de faire la différence entre vous et votre mental. Voilà. Merci.
25 mars 2004
C’est le temps qui vous envahit sans cesse. Tout devient une question de temps dans votre société. Vous avez des temps spécifiés pour tout ou presque. Mais ce temps qui est si important dans le quotidien devient aussi un réflexe normal dans tout ce que vous êtes. Alors que vous n’avez que bien peu de besoin du temps, vous en êtes venu à le mettre dans tout, y compris dans vos rêves, dans vos anticipations du futur. Et ce temps qui est aussi la durée de vie et tout pour vous est et demeure une présence envahissante.
Par exemple, vous mettez des temps pour le travail, vous vous dites que vous devriez arrêter de travailler à tel âge, prendre votre retraite enfin. Vous croyez fermement qu’après un certain âge vous devriez rester dans l’attente et faire des choses que vous plaisent seulement, au lieu de continuer le travail. Vous fixez ainsi des paramètres à la vie, des paramètres tout à fait artificiels qui n’ont aucun sens véritable et vous vous attachez à ces paradigmes. Quand ils ne se réalisent pas vous êtes tout déçu et frustré.
Ces artifices du temps que vous mettez dans vos vies font en sorte que vous n’êtes jamais dans l’instant. Vous courrez d’un espace de temps à un autre sans jamais profiter de ce qui est. Même ce travail qui vous semble si effroyable que vous voulez arrêter de le faire au plus tôt est une occasion de découvrir votre vérité profonde. Mais vous le fuyez comme vous fuyez tout ce que votre mental choisit comme étant mauvais ou désagréable avec son jugement sans aucune sagesse. Car le mental ne sait pas faire le lien entre désagréments et occasions. Il n’a pas la sagesse et ne l’aura jamais.
Vous vous créez beaucoup de problèmes et de peurs en anticipant le futur. Par exemple, en avançant en âge, vous devenez inquiet de ce qui va arriver. Certains vont avoir peur de ne plus avoir de travail alors qu'ils n'ont pas d'argent pour leur retraite. D’autres ont peur de tomber malade en arrêtant de travailler même s’ils ont de l’argent pour leur retraite. Vous avez sans cesse cette peur au ventre. Oh ! Elle n’est pas toujours violente, mais toujours latente. Elle survient souvent en tout cette peur. Pourquoi? Parce que vous n’êtes pas dans l’instant, que vous n’avez pas appris à vous ramener dans ce qui est et à apprécier tout, y compris ce qui est.
Prenez un exemple. Vous travaillez, dans votre travail des choses ne vous plaisent pas comme dans tout travail ou presque. Mais ce que vous retenez c’est que vous en avez assez de ce travail et cela est causé par le fait que votre mental a décidé que des choses ne lui plaisent pas. Comme vous vous identifiez à lui, vous en êtes venu à refuser ces choses sans véritablement vous être donner la peine de voir à travers. Il suffit que quelque chose se produise occasionnellement dans votre travail pour que vous jugiez de ce dernier à partir de cette expérience. Au lieu de transcender cela en étant bien présent au moment vous condamnez tout le travail à partir ce cela. Donc, le temps a pris encore toute la place. Vous prenez quelque chose qui c’est passé dans le passé et vous jugez de votre futur à partir de cela. Vous condamnez le reste à partir du passé.
Vous croyez que j’exagère, soyez juste attentif au cours de votre journée. Vous jugez de tout de cette façon, votre travail n’en est qu’un exemple. Même dans vos relations avec les autres. Un autre exemple, vous rencontrez pour la première fois une personne, vous la regardez et vous tentez de la situer d’après vos informations accumulées dans le passé. Si elle ressemble à quelqu’un que vous n’aimez pas, elle part de loin avant de vous conquérir. Elle est déjà perdante. Le temps affecte donc tout dans votre vie, si vous n’êtes pas présent au moment présent. Le passé vous empêche d’être ouvert à l’instant présent. Et ce conditionnement empêche toute une série de choses de mieux se passer. Souvenez-vous que si une expérience revient souvent dans votre vie c’est que vous avez à transcender cela. Vous aurez beau tenter de fuir en prenant votre retraite ou en fuyant le travail autrement, vous traînez votre problème avec vous puisqu’il est intérieur.
Alors, si vous voulez être bien dans votre vie, faites ce que vous avez à faire, mais ne jugez de rien et n’anticipez pas plus que de besoin pour le quotidien, ne liez pas votre devenir à ce que vous faites, n’attendez rien d’autre que ce qui est. Plus vous attendez des conditions autres, plus vous vous rendez malheureux. Vous souffrez inutilement car il n’y aura jamais autre chose que le moment présent et il n’y a que dans ce moment que vous pouvez vivre. Si vous croyez que d’arrêter le travail pour régler un problème vous amènera dans la paix et la joie, vous vous mettez un doigt dans l’oeil jusqu’au coude car le mental n’est et ne sera jamais content de la situation présente quelle qu’elle soit. Même si vous avez atteint tous vos objectifs de carrière, vous demeurerez insatisfaits Le mental est un éternel insatisfait, il exigera de vous encore plus d’autres choses qui vous demanderont de faire encore des choses qui vous feront souffrir. C’est que le mental est lié au temps, mais il est incapable d’accepter le temps qui est là. Il ne peut pas avoir accès au moment présent. Seul votre être profond en est conscient et peut se permettre d’être dans cet instant et de tout apprécier.
Oubliez le temps et vivez ce qui est. Centrez vous sur cet instant et rien d’autre. Cela ne vous empêche pas d’être fonctionnel, mais vous le ferez dans la conscience et cela, croyez-le ou non vous permettra d’arriver à des fins que vous souhaitez sans effort et sans attente. N’est-ce pas ce que vous avez souhaité toute votre vie? C’est si simple, il suffit d’être ici et maintenant car voyez-vous, vous ne pouvez anticiper des choses sans les mettre en marche. Quand vous êtes dans le mental vous ne vivez que pour ce que vous voulez voir arriver, alors vous ne préparez pas bien le terrain, vous n’êtes pas présent à ce que vous faites, vous n’êtes pas conscient.
Pour celui ou celle qui est conscient et qui n’attend pas de résultat, seul le moment présent compte. Dans cet état de conscience vous êtes présent à ce que vous faites quoi que ce soit et cela même vous permet de mettre tous les ingrédients pour la réussite. Spontanément vous travaillez au succès de ce que vous faites. Vous travaillez les yeux ouverts sur l’instant et vous mettez ainsi tout plein d’ingrédients qui améliorent le résultat final sans que vous attendiez après. Celui qui n’attend que les résultats passe à côté de tous ces ingrédients car il ne voit pas ce qui l’entoure, il est tourné vers le futur, il attend et ne peut pas ainsi bien travailler.
Le temps est un piège qui fausse les perspectives. Seul l’instant présent existe, portez-lui attention, cela affecte votre vie beaucoup plus que vous ne le croyez. Si vous n’y êtes pas présent vous passez à côté de votre vie et aussi à côté de votre futur puisqu’il est le résultat de ce que vous faites dans cet instant. Voilà Merci.
30 mars 2004
Est ce bien difficile à dire?
Qu’est-ce qui nous oblige à vivre cette vie?
Tu vois ce n’est pas difficile, il suffit de dire les mots. Rien ne vous oblige à vivre cette vie. Il n’y a aucune obligation dans la véritable vie. C’est un choix que vous avez fait en tant qu’âme consciente de venir ici faire cette expérience de la vie dans la dualité et rien de plus. La vie expérimente la vie sous toutes ses formes possibles dans une totale liberté. Pourquoi alors y aurait-il des obligations de faire ceci ou cela et de vivre cette vie si vous ne voulez pas? Mais il faut être conscient d’une chose. C’est que quand vous avez l’envie de mettre fin à cette vie ce n’est pas dans l’état de conscience que vous vous trouvez, mais dans l’état de défaitisme du mental.
Il faut saisir que vous êtes venu ici pour avoir l’opportunité de vous retrouver, c’est-à-dire de retrouver votre état véritable à travers le brouillard de cette vie dans la dualité. Alors, non il n’y a rien qui vous oblige à rester ici. Il n’y aura pas non plus aucune conséquence sur votre vie future dans l’autre monde car pourquoi seriez-vous puni de cesser une expérience que vous avez choisie librement sans aucune contrainte et sans obligation?
Il ne faut pas vous fier sur tout ce que les religions vous en ont dit. Il n’y a aucune conséquence à la vie ici. Une fois cette vie passée, vous retournez simplement à votre état d’être, à la vie véritable sans conséquence de ce que vous avez pu faire ici. La vie est une continuité oui, mais pas dans le sens où le mental l’entend. Il n’a pas le discernement pour comprendre la vie dans sa vastitude. Il n’est pas fait pour cela et quand il interprète la vie, ce n’est qu’à travers les brides de ce qu’il en comprend et c’est toujours à côté de la coche.
Cette vie est une occasion, une opportunité que vous avez créée par vous même. Elle n’est rien d’autre que votre invention, mais elle vaut la peine d’être vécue pour cette opportunité de vous redécouvrir à travers tout ce jeu. De toutes manières vous ne perdrez rien, ni en restant ni en partant, mais comme vous êtes venu pour cette occasion, pourquoi ne pas en profiter? Oh ! Je sais que parfois c’est difficile et démoralisant, pour le mental et l’ego. Mais vous n’êtes pas que cela, loin de là, alors dans ces moments où vous croyez que tout est fini que plus rien ne vous intéresse, profitez-en pour retourner en vous, non pas dans le malheur de votre ego, il n’est qu’une illusion créée par le mental, une aberration, un être virtuel. Non, c’est de votre vie profonde dont je parle et je vous ai souvent donné la voie pour y retourner. Profitez de ces moments, ils sont là pour cela comme des arrêts pour vous donner le temps de reprendre votre souffle et de faire le point sur les véritables valeurs. La vie n’est pas compliquée, c’est le mental qui la complique. Voilà. Merci.
Voilà, encore un nouveau mois qui commence. Que vous apportera-t–il, qu’est-ce qui se passera dans votre monde, il y a plein de projections qui sont faites partout et par tous. Vous envisagez votre futur sans cesse, même sans le réaliser. Vous projetez votre vie dans le temps parfois avec une anticipation agréable et parfois avec la frousse de ce qui peut arriver. Parfois vous êtes dans la confiance en la vie, généralement pas.
Il y a tant et tant de possibilités que vous ne pouvez jamais être certain de quoi que ce soit même de ce qui semble si évident. Mais après tout peut-être ne serez-vous plus là, la mort est toujours présente autant que la vie dans votre monde, elle est une partie de la vie, la fin tout simplement.
Pourquoi je parle plus de la mort ces temps-ci? C’est pour que vous ne l’oubliiez pas. Car quand on oublie la mort, on oublie ce qu’est la vie. On ne peut pas négliger une partie aussi importante sans affecter tout le reste.
La mort n’est pas dramatique sauf pour ceux et celles qui sont dans l’artifice et qui croient que la mort ne devrait pas exister, qui en ont peur, qui nie son existence. C’est idiot me dites-vous car elle est toujours là. Bien sûr qu’elle est toujours là, mais le mental n’en est pas à une idiotie près!
La mort n’est pas un drame, elle est la fin d’un jeu, pas la fin de l’être. Elle est la continuité de la vie car contrairement à ce que plusieurs prétendent, la vie ici n’est pas la vie, mais une boucle de temps créée artificiellement pour pouvoir jouer. Ce n’est pas cela la vie, cela n’en est qu’un simulacre. Il est bien fait d’accord et vous vous y laissez prendre sans cesse, mais ce n’en est pas moins qu’un jeu, simplement un jeu. C’est pour cela qu’il ne faut pas prendre la vie ici au sérieux et surtout pas vous prendre au sérieux.
Tous ces individus qui veulent le pouvoir sous toutes ses formes pour se montrer, pour imposer leur volonté et leur contrôle n’ont rien compris. Ils sont tous fourvoyés dans les méandres des apparences et ils pataugent en se foutant les pieds dans la merde sans cesse à un autre niveau, tous les autres ou presque sont dans la même situation même s’ils demandent moins de la vie. Le problème n’est pas la vie, mais l’idée préconçue que vous vous en faites. Vous allez me dire que c’est de la faute des autres, ils étaient là avant et ont tout manigancé pour que vous vous preniez dans le piège.
Oui, bon, admettons que cela ait été vrai pour les quelques années de votre jeunesse, mais maintenant, vous avez plus de recul, vous avez lu ces lignes et plusieurs autres, comment se fait-il que vous soyez encore pris dans ce piège. Vous pouvez vous en sortir. En fait, vous avez et avez toujours eu tous les outils pour vous en sortir, mais il est plus facile de jouer le jeu en faisant semblant que ce sont les autres qui vous ont mis dans cet embarras comme cela, vous n’êtes pas coupable, pas responsable de votre vie et de ces échecs de prise de conscience.
Oubliez cela, vous pouvez vous raconter des histoires, mais votre être profond sait très bien que vous seul êtes responsable de votre vie. Vous n’êtes pas responsable de la vie des autres mais personne non plus n’est responsable de la vôtre. C’est un des grands problèmes de perception de votre société. Vous reportez sans cesse vos problèmes sur les autres et vous attendez que les autres les règlent. Ainsi, vous restez tous dans vos problèmes et ceux qui vous disent qu’ils vont vous les régler sont ceux qui manipulent à partir de la cause de vos problèmes, le mental.
Vous tournez donc tous en rond autour du feu qui détruit votre monde en y jetant de plus en plus de votre nature en sacrifice. Au lieu de vous prendre en main et d’accepter ce qui est pour pouvoir mieux vivre chaque instant. Vous tentez encore et encore de projeter dans le futur les corrections possibles et toujours en voulant plus de tout, ce qui amène encore et encore plus de destruction de la vie autour de vous. Et c’est ainsi, en agissant de cette manière peu éclairée que vous croyez éviter la mort. La mort ne détruit rien, elle est la continuité de la vie, vous ne le comprenez pas, d’accord, c’est normal, vous tentez de la comprendre avec un outil qui ne connaît rien et qui interprète tout à partir de fausses perceptions, en plus, il n’a pas ce qu’il faut pour saisir toute la vie dans son ensemble. Comment voulez-vous régler les choses avec un tel outil?
Retournez dans la simplicité, l’amour de ce qui est, soyez conscient de l’instant et aimez-le peu importe les apparences, soyez votre être profond sans toujours tout faire passer par le mental et vous retrouverez la paix et la joie profonde de l’être. Alors et alors seulement pourrez-vous réellement apporter quelque chose à la vie, un plus qui profitera à l’ensemble. Travaillez sur vous en conscience de la vie dans son ensemble y incluant la mort. N’ayez pas peur de la mort, elle est partie de la vie, ne travaillez pas à faire semblant que cela n’existe pas. Amadouez la mort comme vous amadouez la vie, en toute simplicité, en toute présence à tout ce qui est. Voilà.
5 avril 2004
C’est bien de vouloir se détacher des choses et des obligations qu’elles entraînent. Mais, il est aussi vrai que c’est passablement difficile de ne pas remplacer des choses par d’autres. Je vous l’ai déjà dit, le fait de ne rien faire et de ne pas se sentir obligé de faire quelque chose est toute une aventure.
Vous êtes tellement conditionné à faire quelque chose que toute votre vie, vous planifiez des choses à faire. Vous vous étourdissez dans le faire et vous considérez même que sans le faire vous n’existez plus. Puis après toute cette planification, vous attendez que ces choses que vous avez planifiées arrivent avec impatience pour occuper votre vie. Pendant cette attente et comme pour la trompez, vous continuez à planifier et à occuper votre futur du mieux possible pour qu’il ne reste pas de temps pour regarder simplement passer la vie.
Puis lorsque je vous dis que la sagesse n’est pas dans le faire et l’avoir, vous êtes tout surpris et vous êtes encore plus surpris quand vous tentez de ne pas faire pour simplement être. C’est la débandade, mais quoi faire pour ne rien faire. Rien faire = ennui. C’est du moins ainsi que le mental prend les choses. Ne rien faire correspond pour lui à l’ennui avec un grand E. Comment peut-on ne rien faire alors que la vie est si courte? Elle est courte parce que justement vous n’en profitez pas, vous la meublez sans cesse de tout plein de trucs que vous croyez amusants mais qui ne sont que des mirages qui vous empêchent de vivre réellement votre vie. Vous aurez toujours des choses à faire, ne serait-ce que manger. Quand vous avez des choses à faire, au lieu de penser à ce que vous ferez ensuite pendant que vous vivez ces instants, tentez d’être simplement présent à ce que vous faites sans toujours anticiper ce qui vient. Tout est là, inutile de vous projeter dans le futur, c’est une fuite sans fin qui ne vous satisfait jamais. Vous devriez le réaliser puisque vous êtes toujours en course avec la vie. Vous n’atteignez jamais la paix de cette façon et ne l’atteindrez jamais non plus c’est le monde de l’ego et du mental et rien de ce qui vient de ces deux états ne peut vous amener vers la paix et la joie profonde.
Respirez votre vie, vivez-la, non pas dans l’activisme, mais dans le moment présent, prenez le temps d’être cet instant, de le déguster au lieu de courir sans fin vers des joies insipides et temporaires basées sur du vide. Le vide n’amène que le vide comme le mental n’amène jamais autre chose que les apparences. La sagesse est intérieure et dans l’instant et elle n’est jamais ennuyante contrairement à ce que le mental tente de vous faire croire. Ce n’est que le mental qui est ennuyant, tellement ennuyant qu’il se croit obligé de vous occuper sans cesse juste pour que vous ne le voyez pas tel qu’il est.
Ne soyez pas le jouet de votre mental, restez dans le non faire. Non, ne fuyez pas dans l’activité, restez dans le non faire quand vous le pouvez et soyez juste cet instant. Il n’y en a qu’un à la fois et il ne dure pas longtemps. Prenez juste conscience de cet instant, pas en cherchant ce que vous pourriez faire, cela c’est l’activité. Restez juste là sans rien d’autre que le moment qui est. Vous êtes cet instant profitez de qui vous êtes. Pas besoin de fuir ailleurs, ni de projeter autres choses que ce qui est. Habituez-vous progressivement à cet état de vie dans l’instant. C’est une voie royale pour qui la saisit. Elle vous amène vers vous sans besoin autre que d’être. Quelle liberté d’être délivré des turpitudes du mental, de ses peurs, de ses manques et de ses besoins jamais satisfaits. Donnez-vous ce cadeau et vous ne voudrez plus jamais des autres car ils sont vides et sans aucune valeur réelle. Regardez autour de vous l’incessant bourdonnement de la vie des gens. Ils courent sans fin, fatigués, blessés, vidés de leur être profond. Ils ne présentent que le vide de leur mental et se croient obligés de vivre ainsi dans cette course sans fin.
Ce n’est pas cela la vie quoi qu’en disent les publicités et les manipulations du mental. Vous vous leurrez. Tentez encore de vivre dans l’instant, même si vous croyez que vous n’y arrivez pas. Ce n’est que l’interprétation de votre mental qui continue à occuper tout le terrain de votre vie à vos dépends. Arrêtez-vous, soyez la vie, juste cela et vous trouverez la paix qui est bien plus satisfaisante que l’activité du mental qui est toujours de courir après quelque chose que vous ne trouvez jamais puisque ce que vous cherchez vraiment c’est justement cette paix que le mental ne peut atteindre puisqu’elle est au-delà de lui. Essayez encore. Merci.
6 avril 2004
Ce n’est pas si mal d’avoir des choses. Il faut juste réaliser que ces choses ne sont pas permanentes et qu’elles ne sont que des accessoires et non pas vous. Mais il est facile de s’identifier à ce que vous avez au lieu de découvrir qui vous êtes réellement. C’est pour cela que vous tentez toujours et sans fin d’acquérir des accessoires, pour valoriser votre ego. Car cet ego n’a pas de valeur propre, il est virtuel, il se doit donc, pour manifester sa présence, de montrer ce qu’il a et par cela définir qui il est. C’est dans cette course à donner de la valeur à votre ego que vous êtes pris. Tous les êtres humains sont pris dans cette course tant qu’ils s’identifient à cette projection du mental.
L’ego n’a pas de nature propre, il n’est qu’une aberration, une pure création du mental sensé le figurer, le représenter. Il est aussi vide que le mental, aussi plein de suffisance mais toujours vulnérable car impermanent.
C’est une constante lutte pour exister que le mental joue. Il est sans cesse à la recherche de ce qui pourrait imposer sa valeur, montrer sa puissance et ce jeu est ce que l’on voit dans votre société. Votre société est la somme de tous ces egos, du travail de ce mental dont vous êtes si fier, car comme il faut bien un retour d’ascenseur, l’ego, pure création du mental, renvoie la balle au mental en le trouvant beau et intelligent, en le gavant de bonbons comme un enfant. Le jeu des deux est justement de s’auto congratuler pour mieux tolérer ce vide profond sur lequel leur existence est basée.
Mais vous, qui êtes-vous dans tout cela? Vous prenez ces deux entités pour vous. Une n’est qu’un outil, l’autre une excroissance de l’outil comme une blessure qui a mal cicatrisé et qui est devenue une grosse bosse, une déformation qui change toute votre démarche. Cette grosse bosse vous cache qui vous êtes, vous empêche de voir au-delà des apparences. Elle biaise tout et vous donne de fausses informations sur votre vie.
Alors, quoi faire pour être véritablement vous? Prendre conscience de tout cela. En en prenant conscience vous démystifier tout cela, vous mettez en perspective les choses et vous pouvez simplement être conscient et présent à tout ce qui vous entoure même si c’est encore le mental et l’ego qui contrôle, vous les voyez agir et se vautrer dans ce jeu.
Plus vous en êtes conscient et que vous êtes présent à cela en conscience, moins le jeu est captivant, moins il a de poids dans votre vie. C’est pour cela qu’il faut être conscient qu’il faut faire des efforts pour sortir de cet engrenage de faussetés et d’illusions.
Il est inutile de se battre avec le mental et l’ego. Ils sont et demeureront là, mais en vivant dans la conscience, vous leur enlevez le pouvoir sur vous, pas la vie, le pouvoir. Vous reprenez donc en main votre vie et la façon de la regarder au lieu d’être sans cesse sous la domination du mental et de sa vision étriquée de la vie. C’est simple. Ça ne demande qu’être présent et pour être présent il suffit de garder un oeil ouvert. Je ne crois pas que vous parveniez à défaire ce jeu rapidement, votre mental est quand même un outil très bien fait et évolutif, mais au fur et à mesure que vous devenez plus présent et conscient, il perd de son pouvoir en devenant de plus en plus visible pour vous et cela c’est le départ de la prise de possession de votre vie, de la redécouverte de qui vous êtes. Oui, je sais que je répète sans cesse les mêmes choses, mais le problème n’est pas que je répète, mais qui écoute?
Ce point est si important dans votre vie que je me dois de vous le maintenir sous le nez comme si je vous donnais la becqué car vous n’êtes pas encore capable de vous nourrir par vous-même trop collé que vous êtes dans la réalité apparente.
Ne vous en voulez pas, c’est le jeu, c’est bien ainsi. Vous avez des opportunités de vous en sortir, il faut juste un peu de volonté pour accepter que les choses changent. De toutes façons, elles changeront, aussi bien aller dans la bonne direction, celle qui vous sort de ce marasme.
Au diable les apparences, vivez la vie, elle est beaucoup plus belle que les emballages.
Voilà. Merci.
12 avril 2004
Serait-ce indiscret de te demander ce que tu viens faire ici un jour de congé, toi qui prend ce travail d’écrire pour une obligation de jour de travail mais qui dédaigne cette activité les jours de congés? C’est ma blonde qui m’a demandé si j’écrivais et comme je n’ai rien à faire et que je ne sais pas trop ce que je ferai de ma peau aujourd’hui, ça bouche un trou.
Que d’intérêt pour ces écrits, ça bouche un trou. C’est très motivant de te donner ces textes, ils sont importants pour toi, c’est très évident.
Bon, je vais quand même y aller, peut-être qu’un jour cette tonne de mélasse qui te sert de conscience se mettra à se diluer et à devenir plus liquide et malléable.
Je sais que tu n’es pas très heureux de la façon dont les choses arrivent. Tu es dans un certain ennui car tu ne trouves pas le lien et l’équilibre entre ne pas faire de l’activisme et ne rien faire ou plutôt faire les choses avec conscience. Il ne faut pas se résigner à ne rien faire. Tu peux faire de choses, mais il n’est pas nécessaire non plus de chercher à faire pour faire. Rendre la vie occupée pour que ce soit occupé n’est pas la solution. Te débrancher de tout sous prétexte que ça ne sert à rien de faire est une autre illusion. Ton mental tente de reprendre le contrôle tout le temps, il te fait prendre tout pour rien et rien pour tout. Il tente de te fausser la donne pour te mettre dans un état de vulnérabilité et te rendre confus jusqu’à ce que tu lâches prise et redevienne son outil.
Être dans la conscience est juste d’être dans la conscience quoi que tu aies à faire ou à ne pas faire. Il n’y a rien à mettre de côté pour cela, mais bien sûr, il n’est pas nécessaire non plus de faire semblant pour créer un mouvement.
Tu ne sais donc pas trop quoi faire et ne rien faire devient un peu lourd. Rien ne t’intéresse non plus, alors là tu es dans l’incertitude. De plus en comparant avec les autres tu réalises que tu n’es pas comme les autres et que tu ne fais rien comme les autres. Et tout ce qui plait officiellement aux gens toi, tu le mets de côté. Être différent est une tare à supporter surtout quand il n’y a que peu de choses pour remplacer. Pas de distraction ou si peu, pas d’intérêt pour rien en particulier ou si peu puis le refus de suivre les tendances et les habitudes de société pour laquelle la famille est si importante. C’est une belle illusion dont beaucoup de monde abuse quand on sait comment la famille est une fausse illusion de sécurité et d’amour.
Mais votre monde est un monde de fausses valeurs et vous vous entêtez à le voir comme cela alors que vous pourriez le vivre intensément. Que puis-je y faire si vous ne voulez pas voir et que vous préférez l’illusion à la réalité profonde? Mais pour toi, il y a à bien continuer à être c’est tout. Rien d’autre, être dans tout ce qui est, vivre dans cet instant et rien d’autre. Ne pas juger que ceci est ennuyant, il n’y a rien d’ennuyant sauf le mental.
La vie n’attend rien, elle est sans plus et tu dois être cela toi aussi. Ne pas attendre après des choses à faire, ne pas refuser ce qui est, être dans la conscience quoi que tu es à faire et le faire dans la conscience que tout est toujours parfait.Tu vois, seulement cela de savoir que tout est toujours parfait change la vison des choses. Ainsi, tu ne peux manquer ou perdre quoi que ce soit, tu ne peux pas nuire ou aider, tu es conscient que ce qui est est parfait sans juger ou tenter de redresser les tords que le mental voit partout dans son incapacité à voir la grande vérité de la vie qui est hors de sa capacité de saisir. Ne remets pas toujours ton comportement en question, ne juge pas et ne te dénigre pas sous prétexte que tu n’agis pas comme tout le monde. Le monde tel que vous l’avez défini n’est pas une référence, mais alors pas du tout. Ce n’est qu’une façon de faire et il y en a des milliards. Alors, être présent à tout avec amour et conscience voilà ce que tu dois être, c’est tout.
Merci.
14 avril 2004
Tout n’est jamais totalement noir ou blanc. La vie bouge et change, tout est instable ici, c’est voulu ainsi pour que vous ayez sans cesse l’occasion de voir autre chose, de découvrir quelque chose d’autre. Ne vous révoltez pas pour cela, c’est la vie et vous n’y pouvez rien. Quand vous avez l’impression que vous avez atteint un équilibre satisfaisant votre mental, vous êtes à côté de votre vie car cette recherche d’équilibre n’est pas justifiée. Ce faux équilibre n’est autre qu’un instant d’arrêt apparent, pendant ce temps qui s’écoule, le reste de votre vie change et se place autrement, vous êtes en train de vous préparer à d’autres changements et cela est parfait en soi.
Il n’y a pas de raison d’arrêter de vivre, la vie est le mouvement, le changement alors cessez d’attendre que l’équilibre se fasse, que vous soyez hors de danger pour vivre, cela n’arrivera pas ou sinon dans les illusions de votre mental et nulle part ailleurs.
N’attendez donc pas pour vivre. N’attendez pas des conditions, des circonstances favorables, elles ne le seront jamais réellement. Vivez intensément en toute conscience chaque instant de votre vie et ainsi vous aurez une vie bien remplie car vous en profiterez en tout temps au lieu d’attendre des conditions extérieures. La vie, elle est tout ce qui est, pas seulement les choix de votre mental. Elle est chaque instant, chaque moment de vie, des plus agréables aux plus difficiles, mais seule la vision de l’ego fait une distinction entre ces moments. Pour votre être profond, chaque moment est un moment de vie c’est tout et de pouvoir apprécier chaque instant quel qu’il soit est la conscience de cela.
C’est une libération de pouvoir apprécier tout ce qui est car ainsi, vous n’attendez pas pour vivre, vous profiter de votre vie à chaque instant tout au long de cette vie.
Soyez juste conscient que vous vivez, que vous respirez, ramenez tout à ce simple geste de respirer, de vivre. Tout le reste est accessoire, vous entendez bien TOUT le reste est accessoire. Seule la conscience peut vous permettre de vivre ainsi sans les attentes du mental, sans ces conditions si importantes et si navrantes une fois qu’elles se sont réalisées.
La vie est une continuité, pas un seul moment, mais une suite d’instants qui sont tous aussi importants les uns que les autres puisqu’ils constituent votre vie. Je vous l’ai souvent dit, mais je dois le répéter, votre vie dépend de votre conscience. Vous pouvez la vivre dans chaque instant ou l’attendre toute votre vie et passer ainsi toute votre vie dans le néant des attentes.
C’est ici que ça se passe. N’attendez rien d’autre, la vie est déjà là. Soyez juste attentif à cet instant, présent à ce moment, ne vous laissez pas distraire même si c’est si tentant. Regardez la vie qui est, c’est cela votre vie, c’est cela la vie et pas ce que votre mental anticipe ou se remémore.
Arrêtez-vous juste quelques secondes et cessez de penser à tout et rien, de toutes façons, ça ne sert à rien. Soyez juste là dans le silence de votre vie même si des bruits extérieurs viennent vous distraire. Restez dans votre silence intérieur et jouissez de la vie, la vie c’est vous. Sentez votre souffle de vie, sentez votre corps, l’air qui vous entoure, ne jugez pas de ces choses, soyez juste conscient de cela sans leur accorder de valeur ou de poids dans votre vie.
Arrêtez-vous de bouger pour simplement vivre cet instant. Faites-le souvent, c’est de votre vie qu’il est question. Vous croyez que vous n’avez pas le temps. Faux, seule votre vie vaut le temps, le reste est fausse valeur. Vous pouvez jouer dans ces fausses valeurs toute votre vie. Oui, c’est possible et parfait aussi, mais est-ce cela que vous recherchez puisque vous lisez ces lignes ?
Tout votre être aspire à un retour vers la véritable vie. C’est aussi naturel que de respirer. Alors, laissez-vous une chance de vivre, de vous rapprocher de vous et vous ne pourrez pas être déçu. La vie est beaucoup plus belle dans sa réalité profonde que ce que votre mental tente de vous mettre dans les mains par de fausses astuces.
Vous ne devez pas craindre la vie naturelle et simple. C’est cela la vie véritable et plus vous vous en rapprochez, plus elle devient votre amie, plus vous la laissez couler en vous sans la restreindre plus vous êtes dans l’harmonie. Et plus vous êtes en harmonie avec la vie plus elle est facile. C’est comme si au lieu de vous battre contre une serrure difficile pour ouvrir votre vie, on vous donnait le truc et que d’un seul sourire vous arriviez à l’ouvrir cette vie. Ainsi ouverte, elle vous offre sans difficulté tout ce qu’elle a sans lutte et sans besoin de pouvoir. Il ne vous reste alors qu’à en jouir en toute conscience, ce qui est absolument nécessaire pour qu’elle reste ouverte car voyez-vous, cette serrure ce n’est pas la vie qui l’a, mais vous qui vous êtes enfermé dans une prison. Si vous refermez votre porte de prison, vous vous coupez de la vie. La prison ce sont les limites du mental et de ses peurs qui la créent.
Laissez-vous vivre, laissez-vous aimer tout ce qui est car c’est cela la vie, peu importe ce qui est. Voilà Merci.
19 avril 2004
Nous sommes tous d’accord avec ceci. La vie apparaît compliquée et décevante pour plusieurs et pour d’autres, elles semblent leur donner tout ce qu’ils veulent et plus encore.
Ce que la vie donne en apparence n’est pas toujours ce que les gens veulent même pour ceux et celles qui semblent très gâtés en avoir matériel, en reconnaissance sociale et en amour ou amitié.
Ce que la vie apporte n’est qu’une série d’opportunités de se retrouver malgré ces accessoires. Et pourquoi, est-ce ainsi? Tout simplement parce que le but de la vie ici, s’il en faut un, est de retrouver votre état de conscience.
Ceci n’est pourtant pas ce que la société recherche. La société vous propose plus d’avoirs, plus de reconnaissances si vous faites les efforts dans le sens du matériel et de l’apparat. Pour le reste, elle n’insiste pas trop, elle propose bien sûr des religions toutes arrangées autour de concept de punitions et de récompenses et sur des dogmes ou l’être supérieur a été à l’origine d’un mouvement qui, bien qu’il soit partie d’idées très valables, a été transmué en système de valeurs très près de ce que le reste de la société suggère soit le matériel, la reconnaissance et la conformité dans le jugement et la ségrégation face à ceux qui ne sont pas de la même idéologie.
S’il fallait donner une note à ces systèmes de valeur sur 100, ils auraient tous 0 car aucun de ces systèmes ne vous amène vers une conscience intérieure évoluée. Tout est toujours ramené au monde du mental, à ses petitesses, à ses mesquineries et votre société est devenue un reflet de cela.
Rien de cela ne vous donne la paix. Content pour un court temps oui, heureux rarement car heureux ne veut pas dire grand chose, c’est un léger contentement qui n’est qu’en attente d’autres désirs.
Pourquoi alors êtes-vous tant incité à courir après quelque chose? C’est que votre société vous propose beaucoup d’illusions, mais c’est plus profond que cela. Même s’il n’y avait pas de société, vous sentiriez ce besoin d’aller plus loin en vous. Il fait partie de vous, vous avez ce besoin primaire de vous retrouver en dehors de ce monde physique, de ce corps et de ce mental.
Le problème que vous avez dans votre monde n’est pas que vous sentiez ce besoin, il est naturel. C’est plutôt que votre société est dominée par le mental qui a pris la direction des opérations et ne vous laisse pas le temps de vous retrouver dans la simplicité de la vie. Il vous en met plein la vue et tente par tous les moyens d’accaparer cette vie qui est vôtre.
Il faut donc prendre du recul, savoir que cela n’est pas tout à fait la même chose. Tant que vous courrez après les appâts du mental vous courrez dans l’illusion, vous vous leurrez. Il faut donc reprendre en main votre vie tout simplement en regardant la vie avec un recul, regarder vos valeurs et vos conditions de vie comme un jeu de rôle que votre mental vous propose et savoir que tout cela n’est justement qu’un jeu, que la vraie vie se déroule au-delà de ces simulacres de raisons de vivre que l’on vous propose.
Ne vous sentez pas mal d’être dans ce jeu, il n’y a pas de coupable ou de gagnant, il y a la vie et la vie est tout ce qui est. Il faut donc reconnaître le jeu sans le juger ou vous culpabiliser et aimer ce qui est sans plus, sans attendre d’avoir atteint à la richesse en ceci ou en cela. Rien de ce que votre monde matériel vous propose n’est essentiel à votre paix intérieure. C’est justement plutôt le contraire. Tant que vous êtes noyé dans le matériel, vous ne voyez pas la paix et la joie qui sont pourtant vos conditions de vie réelles de base.
Cette paix et cette joie intérieures ne sont pas affectées par les considérations extérieures Elles sont la vie qui est au-delà des apparences et c’est justement cela que vous recherchez à travers le reste. C’est cela que votre être tente de retrouver, cette paix et cette joie d’être tout simplement et c’est de cela que votre mental tente de vous détourner pour garder le contrôle sur votre vie croyant ainsi se sauver et être le maître des lieux. Dans les faits, vous n’avez besoin de votre mental que pour effectuer des tâches bien simples dans ce monde. Remettez-le dans ses tâches et rien de plus, sinon il vous prive de votre vie et de votre paix. Bonne journée. Merci.
21 avril 2004
Non, je ne suis pas d’accord avec toi. Je n’exagère pas dans mes redondances à propos de votre vie et du peu d’intérêt que vous lui accordez par rapport à ce que vous donnez comme attention à votre mental.
C’est mon rôle de vous aider à passer à autre chose au lieu de vous limiter à cette approximation de vie que vous vivez. Sinon, qu’est ce que je vous dirais? Des choses pour vous encourager à vous maintenir la tête sous l’eau et à ne jamais respirer vraiment par vous-même. Pourquoi crois-tu que vous lisez ces textes? Pour vous confirmer dans vos mauvaises impressions ou pour enfin vous rapprocher de vous ?
Quand je dis mauvaises impressions, je sais que tu vas me dire qu’il n’y a rien de mauvais selon ce que je dis toujours. Là tu es de mauvaise foi et tu le sais, quand je parle de mauvais ici c’est que vous avez une voie plus vaste de disponible pour vraiment vivre votre vie et que vous vous contentez de faire semblant de vivre tout branché que vous êtes sur votre mental et votre ego. Comme je l’ai déjà dit, vous pouvez vivre toutes les vies que vous voulez, branché ainsi sur les apparences et rien de pire que cette fausse vie ne vous arrivera, vous demeurerez des êtres de lumière qui retourneront à la lumière dès la fin de ces vies. Mais ici, dans ces textes, c’est une source pour aller au-delà des apparences que vous venez chercher, alors ne te surprends pas d’en entendre parler et qu’il y ait des répétitions. Je tente de vous aider dans cette voie avec des arguments dans cette voie.
Si tu veux apprendre le golf ce n’est pas la place et si tu veux apprendre l’allemand non plus. Mais, vois-tu, les humains apprennent par répétition. Vois comme il faut souvent répéter une chose avant qu’elle ne devienne un acquis. Comme votre mental travaille contre ce que je dis en tout premier lieu et qu’il est très persuasif, je me dois donc de revenir sur les mêmes points afin que vous puissiez avoir une chance de peut-être saisir cette idée. Je dois encore plus répéter pour que cette idée laisse une trace assez continue pour que vous ne retourniez pas tout simplement au contrôle total du mental
Alors, laisse-moi répéter car tu en as largement besoin, regarde juste ton attitude. Ce n’est pas la répétition qui dérange réellement, c’est que ton mental ne veut pas en entendre parler et que c’est un de ses moyens de contrôle de discréditer ce qui n’est pas de lui et sous son contrôle. Toute votre société est infestée de ce virus du mental. Le discrédit, la culpabilité, la négation d’autres choses et j’en passe. Alors, quand ce symptôme du refus se présente, saisis bien que c’est le mental qui rapplique par la porte arrière.
Tout est occasion de se dépasser, mais pour le faire, il faut être attentif, présent à tout et ne rien dénigrer même si cela semble tellement facile et tentant. Reste dans la simplicité, regarde sans juger, prends la vie au lieu de la rejeter même quand c’est si évident et tentant de réfuter pour montrer la capacité de ton mental et la grandeur de ton ego. Cela c’est l’erreur. Voilà Merci.
C’est enfin mon tour de revenir de vacances. Tu m’as un peu mis de côté, n’est-ce pas? Comme le travail, je suis comme un outil de travail que tu mets de côté dès que tu te crois en congé ou en vacances comme si mes interventions ne devaient pas être le plaisir mais le travail. Le rite du travail inclut cette partie des écritures et encore là pas tout le temps, car quand tu as l’occasion de laisser passer tu le fais avec beaucoup de plaisir.
Mais, comme tu le vois je ne t’en veux pas car tu es humain et en même temps divin. Ce travail en est un de longue haleine. De trouver votre voie vers vous est toujours ardu car vous êtes tellement conditionné et imbu de votre être apparent que le reste vous semble un peu vide et insignifiant puisque inatteignable.
Mais, il faut quand même continuer même si cela semble inaccessible car c’est quand même par là que vous y arriverez. De rester dans votre monde de misère et d’écueil à gratter vos vieilles blessures ne vous donne rien du tout. Vous vivez à la marge de la vie dans l’inconscient alors que la vie est là dans toute sa plénitude. Ne vous maintenez pas ainsi en faux équilibre, laissez-vous aller à la vie et mettez de côté vos peurs pour vous lancer dans la vie.
Laissez de côté vos rêves et votre passé et vivez intensément le moment présent sans attendre quoi que ce soit, en étant tout simplement là quoi qu’il arrive ce n’est que cela la vie, rien de plus. Et si vous croyez que c’est dangereux de manquer quelque chose, sachez que vous manquez tout actuellement en vous attardant à regarder les vitrines de l’illusion au lieu de vivre votre vie réellement en toute conscience. La conscience vous ramène sans cesse à cet instant et à aucun autre alors que le mental tente de vous créer un futur à partir de votre passé et c’est de cela que vient l’illusion. Le futur ne vient pas du passé mais il est seulement cet instant, le moment présent et plus vous vous collez des étiquettes venant de votre passé, plus vous vous empêchez de vivre cet instant car vous devenez alors une image du mental au lieu d’être simplement vous, qui vous êtes réellement.
Je ne sais pas si vous arriverez à sentir cette vérité assez pour changer votre attitude envers vous, mais je sais que vous ne vivrez réellement votre vie que dans ce changement. Vous ne pouvez tromper la vie, elle sait bien faire la différence entre les apparences et la réalité profonde. Alors, quand vous serez dans la réalité, elle réagira avec toute sa capacité à vous amener vers vous, au lieu de simplement vous donner des occasions de vous retrouver en se battant contre votre mental qui veut garder le contrôle sans savoir où il doit aller, ni de quoi il s’agit réellement tout gonflé qu’il est de cet ego sans réalité profonde.
Arrêtez-vous, restez dans cet instant même dans le mouvement et l’action, restez conscient de l’instant c’est tout. En étant ainsi dans l’instant, vous devenez conscient de la vérité de cet instant, vous acceptez ce qui est sans plus choisir ni attendre quoi que ce soit. Vous devenez la vie et vous êtes alors en harmonie avec cette vie, avec vous. Voilà, un simple rappel pour vous aider encore une fois à vous placer sur la voie de votre être profond.
5 mai 2004
Est-ce le temps de faire ceci, ou cela? Ou encore mieux cette choses là qui attend depuis si longtemps? Le temps, ce temps qui occupe tout votre temps, que vous tentez d’étirer ou de contracter selon le cas vous obnubile. Il est tellement important que vous avez même des cours pour savoir comment mieux gérer votre temps. Mais ce même temps est une illusion.
Oh ! Oui, bien sûr, il existe sur vos montres. Il est de toutes les journées puisqu’il passe, vous le mesurez même de plus en plus précisément et vous pouvez le prouver puisque le jour se lève et se couche. Donc oui, bien sûr, le temps existe. Faux, ce temps il est une invention de votre mental incapable qu’il est de vivre tout simplement dans l’instant présent. C’est comme le bien ou le mal, ce sont des élucubrations de votre mental car il n’y a non plus ni bien ni mal sauf dans les notions de morale que votre mental a élaborées comme étant la vérité absolue.
Ce que vous prenez pour le temps n’est en fait que les cycles de jour et de vie. Ils n’existent que des cycles qui n’ont rien à voir avec un temps. Ils sont là c’est tout, dans cet instant et ils fluctuent comme la vie sans fin, sans début ni fin. C’est votre mental qui tente de leur trouver un début et une fin pour les ramener à son état, dans ses limites tellement vite atteintes.
Rendez-vous compte que depuis le début de la civilisation telle que vous la concevez avec votre mental, vous avez développé des moyens techniques, mais que votre évolution spirituelle est restée en plan car tout cela ne vous transforme pas. Ça ne fait que vous amener dans un monde de plus en plus compliqué, de plus en plus invivable. Tout va trop vite et personne ne sait plus apprécier le simple moment présent source de vie et de joie.
En plus, pour développer ces moyens techniques tant appréciés vous avez pratiquement détruit votre planète et vous la couvrez de déchets qui l’étouffent alors qu’il était si simple de vivre dans l’instant, en harmonie et de réaliser que la vie apporte naturellement tout ce qui vous est utile. Dans la conscience de l’instant, la vraie créativité se manifeste et vous n'avez pas à inventer des outils compliqués et difficiles à utiliser et à construire parce que vous avez en vous tous les moyens pour atteindre à la grande compréhension des choses.
Vous êtes comme des personnes en parfaite santé, capable de marcher, de courir, d’entendre et de voir parfaitement et qui vivez prisonnier dans un chaise roulante lourde et inefficace, qui regardez à travers des appareils qui faussent toute la vision et qui n’écoutez qu’à travers un cornet acoustique des bruits de fond que vous ne parvenez pas à saisir, mais que vous interprétez sans jamais savoir la réalité de ce qui est. Tous vos appareils, toute votre science n’est qu’appareillage lourd et inefficace qui ne peut vous rendre ce qui vous revient. Vous êtes devenu les esclaves de votre science, de votre mental.
Il y a dans le monde matériel des peuples qui vivent sur d’autres planètes. Ils n’ont rien de votre technologie. Ils n’ont aucun de vos moyens techniques, mais ils vivent en parfaite harmonie avec la vie, la nature. Ils font des choses que vous considérez comme des miracles sans moyens techniques et cela est tout à fait naturel pour eux. Vous avez aussi ces mêmes capacités, mais vous ne pouvez croire que cela existe puisque vous êtes pris dans le mental. Il y a beaucoup plus que ce que votre mental conçoit, une simple preuve, tout existe même sans le mental et tout cela fonctionne même si le mental ne comprend pas comment même s’il décortique et détruit tout pour voir comment c’est fait et ça marche. Il peut en venir à élaborer une certaine compréhension de comment ça marche, mais il ne comprend toujours pas pourquoi.
Vous utilisez l’électricité, vous en installez partout, mais vous ne savez toujours pas pourquoi, ni comment cela peut être possible. Vous savez l’utiliser, vous avez des notions de comment l’utiliser, mais c’est comme pour la vie, pourquoi ça marche???
Le mental est un outil, simplement un outil, performant pour une série de choses, mais totalement idiot en même temps pour saisir une grande partie de la vie. En fait, il ne saisit qu’une infime partie de ce qui est et vous voulez tout gérer et comprendre à partir de cet outil? Le temps est une décortication de la vie par le mental, vous n’êtes pas obligé de vous rendre esclave. Vivez dans cet instant et seulement celui-là, ne vous inquiétez pas, il est sans fin cet instant, pas de début ni de fin, vous ne mourrez pas si vous ne pensez pas à l’avenir et si vous ne vous rappelez pas le passé. Tout cela ce sont des notions du mental. Vous ne pouvez vivre que dans l’instant, alors soyez-y, vivez-y, prenez cette seule réalité, c’est la vie. Voilà.
11 mai 2004
Qu’est-ce qu’il y a à dire ce matin? Il me semble avoir couvert tous les sujets importants et répété à maintes reprises tout cela de toutes les façons possibles.
Je ne vois pas de quoi parler. As-tu une ou des idées toi puisque de toutes façons tu ne lis jamais ce que tu écris? Tu dois avoir une idée de ce dont tu aimerais que je parle.
Non, pas vraiment. J’ai déjà assez de mal à tenter de vivre dans l’instant et à être dans la conscience que je n’en veux pas plus, c’est déjà trop pour mes moyens actuels. Je ne réussis pas toujours à être conscient. J’essaie beaucoup, mais je n’y arrive que très peu et pour des moments très courts également.
Donc, tu crois que tu n’en as pas les moyens.
Je crois que les moyens sont là comme tout ce que tu dis, mais dans mon état actuel je dois me contenter d’être partiellement et pour de courts instants. Mon mental est toujours très habile à monopoliser l’attention avec ses âneries. J’en ai parfois conscience, mais je passe outre à la conscience très souvent. Je me laisse emporter dans l’excitation du moment dans des arguments qui sont enfantins et je me retrouve aussi à douter de tout, à laisser mon mental m’emporter dans la ronde des peurs et des manques.
Oui, je le sais, mais tu es quand même beaucoup plus conscient qu’avant. Tu as choisi de faire confiance quand même, même si tu n’y arrives pas tout le temps. Le fait que tu aies réalisé que tu ne contrôles à peu près rien, t’as permis de lâcher prise sur des choses qui te stressaient beaucoup. Elles sont toujours là, ces sources de stress, mais tu vis au lieu de te préoccuper du futur et des mauvais présages qui ne sont que des projections du mental.
Car le mental est une source de pièges. Il vous crée des projections de peurs et de manques et si vous croyez dur comme fer à cela, elles arrivent en grande partie puisque vous créez votre vie à partir de vos projections. Plus vous projetez du noir plus vous avez du noir, la vie agit avec vous comme un bon serviteur, rappelle-toi. Mais c’est aussi le contraire qui arrive quand vous lui faites confiance, que vous laissez la vie vous amener ce qui vous convient. Le fait de vous mettre au diapason de la vie crée une harmonie qui lui laisse cette opportunité de vous gâter. N’attendez rien de particulier, soyez juste réceptif et conscient que la vie est généreuse. Être dans l’instant c’est un peu cela. Vous devenez disponible à la vie au lieu d’en exiger des choses, d’attendre ceci ou cela. Vous devez toujours maintenir cette conscience que la vie est toujours parfaite et qu’elle est ample et généreuse. Elle n’est pas mesquine la vie, elle donne selon vos besoins du moment pour vous aider à vous affranchir du mental, mais en plus elle peut très facilement vous amener des cadeaux, des gens et des choses que vous souhaitez avoir dans vos vies sans même que vous ayez à faire quoi que ce soit. Pas besoin de jouer du coude ou de vous battre, les choses que vous souhaitez arrivent sans efforts et vous avez alors la possibilité d’en jouir tant qu’elles sont là. Mais, il ne faut pas faire le focus sur ces choses, il faut les laisser venir sans attendre après car ce n’est pas là non plus un but.
Vous n’avez réellement besoin de rien d’important sauf de vous retrouver vous-même pour mieux vivre cette vie si vous le voulez bien sûr.
C’est dans l’acceptation de la vie telle quelle que vous pouvez vivre dans l’instant et la conscience. Les deux vont de paire, la conscience amène la découverte d’un seul instant et l’acceptation du moment présent sans rechigner amène la conscience à s’ouvrir de plus en plus.
Voilà un beau jeu à faire, vivre dans l’instant en étant conscient, en dégustant tout ce qui est sans jugement, sans attente. C’est cela la vie et rien de plus. Voilà. Merci.
27 mai 2004
Vivre et laissez vivre. Il faut laisser la vie vivre à travers vous sans toujours croire que vous devez agir et contrôler une situation. C’est cette maladie du contrôle qui vous mine et nuit à la bonne marche de la vie. Vous voyez votre monde dans quel état lamentable il est, c’est justement le résultat de cette démarche du mental pour vouloir tout contrôler, ajuster selon ses valeurs.
Il arrive sans cesse des choses dans votre vie, des choses agréables et d’autres moins agréables. Quand les choses agréables arrivent vous en êtes heureux et vous voulez que cela continue. Mais, comme la vie est un éternel changement, rien ne demeure dans un état définitif, malgré toutes les manigances du mental pour y arriver. Alors, quand les choses moins agréables arrivent c’est la même chose, elles vont passer et elles vont passer beaucoup plus vite si vous les acceptez et êtes capable de ne pas être toujours affecté par ces apparences, car souvenez-vous qu’ici c’est l’illusion que vous vivez. Si vous voulez lutter contre la vie pour la changer, vous luttez sans cesse au lieu de laisser celle-ci couler en vous. C’est cette lutte, ce refus qui vous détruit et vous stresse. Oui, des choses indésirables pour votre ego et votre mental arrivent et arriveront peu importe que vous l’acceptiez ou non, c’est la vie.
Mais que vous vous mettiez dans tous vos états n’y changera rien sauf que vous vivez dans un état de stress, de peur et de manque intolérable au point où certain vont jusqu’au suicide pour des raisons qui, vu avec recul, sont dérisoires.
Regardez la vie avec recul, sachez que tout est parfait et dites à chaque jour, à chaque moment, « qu’il en soit ainsi ». Contrairement à ce que votre mental croit, cela n’est pas abdiquer vos droit à la vie et au bonheur. De toutes façons, le bonheur vous ne savez pas ce que c’est tant que vous êtes inconscient de la vie et même si vous mourrez un jour, vous resterez dans la vie, vous n’êtes que cela. Non, vivez ce qui est sans plus, harmonisez votre état avec ce qui est, avec la vie. Refusez ce qui est là est un acte idiot du mental. Cela vous crée des stress qui vous brûlent, vous consument, vous font vieillir bien avant le temps. Qu’est-ce que cela vous donne par exemple d’être fâché et frustré contre le fait qu’il pleuve aujourd’hui? Que pouvez-vous y faire? Vous aurez beau rabattre les oreilles de tout le monde avec votre frustration et allumer toutes les lampes solaires que vous pourrez, vous n’arriverez pas ni à avoir une journée ensoleillée, ni à vous rendre heureux puisque vous êtes en colère contre le fait que ce n’est pas une journée ensoleillée.
Vous vivez en fonction de critères bien niais. Votre société en est pleine de ces critères bien niais parce que justement elle est dominée par le mental et ses limitations.
Mais, vous pouvez vivre à un autre niveau, dans la conscience et ce n’est que là que vous pouvez apprécier la vie pour ce qu’elle est et justement voir au-delà des apparences, au delà de la vision étriquée du mental qui ne veut que dominer, contrôler sans voir qu’avec ces contrôles et sa domination, il passe à côté d’une belle occasion de se la fermer. Vous ne pouvez pas savoir combien de fois dans votre vie, vous êtes passé à côté de cadeaux magnifiques déguisés en malheur temporaires parce que vous avez voulu intervenir pour changer les choses qui ne faisaient pas l’affaire de votre mental. C’est comme si vous receviez un avis accroché à votre boîte aux lettres et que, ne comprenant pas de quoi il s’agit, vous vous dépêchiez d’aller accrocher cet avis à la boite aux lettres du voisin pour vous en débarrasser et que ce voisin se voyait attribuer un magnifique cadeau, une chose que vous souhaitiez depuis longtemps du simple fait que l’avis était accroché à sa boîte aux lettres au lieu de la vôtre. C’est un exemple bien simplet du contrôle du mental, il réagit par l’incompréhension et par la peur. Il tente de se protéger des apparences et il se met dans une situation de refus qui lui bloque de magnifiques occasions juste par son incompréhension chronique de la vie. Votre mental est un âne et tant que vous ânonnez avec lui, vous êtes des ânes.
Regardez tout ce qui est et dites sincèrement « qu’il en soit ainsi » et sachez regardez la vie avec amour malgré ces foutues apparences, ces perceptions idiotes du mental. Il est fou votre mental, je vous le répète il est fou et incapable de discernement. Ne vous fiez pas à lui pour gérer votre vie. Voilà.
28 mai 2004
Bon, tu as mal partout, tu as travaillé fort et tu n’es pas habitué de travailler à brasser de la terre. Tu réalises aussi que c’est fatiguant le travail physique et que même si on est habitué, le corps se fatigue et se brise plus vite. C’est pourquoi souvent les personnes qui travaillent dur physiquement longtemps sont plus usées et ont des problèmes physiques plus élaborés.
Tu ressens aussi des douleurs que plusieurs ressentent depuis longtemps. Ces douleurs légères et passagères te donnent un aperçu de ce que sont les véritables douleurs fortes et persistantes. Ce n’est pas, bien sûr, nécessaire d’avoir ces douleurs pour être conscient, mais cela favorise souvent une ouverture vers la prise de conscience. Pour beaucoup de gens, c’est une indication vers une ouverture possible, mais très peu prennent cela pour ce que c’est. Au lieu de s’ouvrir, ils se ferment et se plaignent de leur souffrance au lieu d’en faire une occasion de prendre conscience et d’aller vers eux.
Toute votre vie tend vers l’ouverture, mais comme vous ne voyez qu’à travers vos filtres personnels, vos paradigmes, vous passez à côté de belles occasions de vous redécouvrir, de voir qui vous êtes dans la grande réalité de la vie. Mais ce n’est que partie remise. Vous avez tout au long de vos vies de ces occasions, la vie ne lâche pas. Elle est là pour vous donner des opportunités de vous retrouver et vous en aurez sans fin. Mais tant que vous ne vous placez pas en harmonie avec la vie, vous souffrez de tout cela d’une manière ou d’une autre. Vous souffrez du manque, vous souffrez de la peur, de tout en fait car ce n’est pas la vie qui vous fait souffrir, mais l’état dans lequel vous vivez. Pour changer la souffrance en joie, vous n’avez que votre conscience à ouvrir et tout change. Pour ouvrir la conscience il faut être dans l’instant, accepter ce qui est et aimer cela pour ce que cela est, la vie, vous. En se plaçant en harmonie, la vie ne change pas nécessairement, mais ce pour quoi vous luttiez vient avec facilité, vous n’êtes plus en combat. En acceptant consciemment ce qui est vous acceptez la vie au lieu de la refuser telle qu’elle vient et cela ouvre toutes les possibilités. Vous devez réaliser comment vous vous compliquez la vie en refusant ce qui vient à vous en voulant transformer cela pour être conforme à votre image de ce qui devrait être. Même si toute votre vie semble aller de travers, que rien ne va, accepter ce qui est. Votre mental vous dit « je ne peux pas accepter cela, c’est injuste et je n’ai pas à subir cela », que ce soit la maladie ou autre chose. Mais votre mental est un idiot chronique qui ne comprend rien à la vie, il prend votre vie et la fout en l’air par son incapacité à la gérer.
Reprenez votre vie en main, soyez qui vous êtes, sachez lâcher prise et voir la vie comme elle est au lieu de refuser et de faire la guerre avec. Souvenez-vous que ce à quoi on résiste persiste. Donc quand vous refusez quelque chose dans votre vie, cela se perpétue jusqu’à ce que vous deveniez conscient que cela est une réelle nécessité pour vous faire avancer vers vous. La vie n’est pas votre ennemie, c’est votre plus grande alliée. Quand tout semble aller de travers et que votre vie tombe en ruine, c’est qu’elle tombe en place, peut-être pour la première fois. Voilà.
Pourquoi se priver de vivre sous tous les prétextes que la société vous offre. Il ne faut pas se sentir obligé aux gens et aux choses. Votre vie peut être très conforme aux préceptes de votre société, mais vous pouvez aussi être très différent sans pour cela être dans l’erreur. Toutes les prétendues obligations, la politesse et les normes sociales renferment une lourde tâche, celle de vous oublier pour être conforme à tout. Plusieurs personnes se sentent obligées à tout ce qu’ils croient obligatoire et en plus ils s’en rajoutent d’elles-mêmes pour être encore au-dessus des normes et critères.
Toutes ces simagrées ne vous servent à rien d’autre qu’à vous stresser. C’est dans la simplicité que vous devez vivre, la vie n’est pas la complication, elle est simple la vie. Elle ne vous demande même pas de performer dans le sens que votre société privilégie. Elle ne vous demande que d’être disponible, de vous ouvrir à elle sans toujours vouloir résister.
La résistance est ce qui vous crée le plus de problèmes sur tous les plans. Quand vous résistez, c’est tout votre être qui refuse de laisser passer le courant. Vous devenez alors tendu, sous pression, luttant contre ce courant fort et constant, vous vous épuisez et vous vous rendez malade non pas par ce qui advient, mais par votre fermeture à la vie. Tout est dans l’état et non dans les circonstances. C’est votre état qui crée le résultat et non ce que vous faites. Ce que vous faites et comment vous le faites est dicté par ce que vous ressentez dans votre état. Si vous êtes en lutte, tout devient pénible et épuisant. Si par contre vous êtes en harmonie avec tout, alors même si c’est parfois difficile à accepter pour le mental, cela passe et vous amène aussi tout ce qui était bien dans les circonstances.
Il n’y a pas de miracles autres que ceux que vous faites en acceptant la vie telle quelle et en l’aimant malgré toutes les fausses apparences. Dites-vous bien que tout ce qui arrive a un but, celui de vous faire avancer vers vous. C’est le rôle de la vie en vous et autour de vous, rien n’est un hasard. Toutes les opportunités qui s’ouvrent à vous deviennent soit des sources de tension ou des occasions magnifiques de vous dépasser en regardant par l’oeil de la conscience et non par celui étroit du mental.
Quand vous êtes très pressé et que vous devez choisir une file d’attente à l’épicerie par exemple, vous choisissez une file et vous vous rendez compte que c’est le pire choix que vous pouviez faire. Au lieu de maugréer de vous sentir frustré, réalisez que c’est une occasion que la vie vous donne de vous arrêter quelques instants et laissez-vous ces quelques instants pour reprendre conscience, c’est tout. Vous avez de ces occasions un peu partout, dans une salle d’attente, dans le trafic etc.
Au lieu de sans cesse vous frustrer, soyez simplement là sans attente, contemplant ce qui est sans plus dans la simplicité de cet instant. Toute votre vie changera alors, même si rien extérieurement ne semble avoir changé. Vous verrez la vie à travers la lumière de la conscience au lieu de rester dans la noirceur à vous heurter sur tout.
Puis, avec le temps, au fur et à mesure que vous devenez conscient, la lumière faisant de plus en plus partie de votre vie, la vie elle-même vous amènera les choses d’une toute autre manière puisqu’elle ne sera plus obligée de lutter avec vous. Elle enlèvera son armure pour devenir votre alliée et se glissera dans votre vie sans devoir vous bousculer simplement parce que vous serez disponible et en harmonie avec elle, avec vous puisque vous êtes en profondeur cette vie. Voilà, allez dans la paix et la joie, c’est votre véritable nature. Merci.
9 juin 2004
Tu vois Jean, le mental fait beaucoup de simagrées et cultive beaucoup de peurs. Pourtant, la vie continue malgré cela à être toujours parfaite. Seule l’âme, l’être profond que vous êtes peut être conscient de cela. Il sait lui que la voie est toujours parfaite et ne tente pas toujours de défaire ce qui est ou de le refuser. Le pauvre mental qui n’a pas cette connaissance, tente sans fin de rajuster le tir de la vie, il veut imposer sa pauvre vue limitée pour rapprocher la vie de ses propres limitations.
Il tente inlassablement de créer un équilibre, uns stabilité qui n’existe nulle part dans la vie. C’est de là que vient son stress continu de vivre sans être certain de ce qui vient. L’être profond lui, sait que tout est toujours parfait, il accepte la vie telle quelle sans vouloir imposer quoi que ce soit, car il sait aussi que les apparences ne sont pas la réalité profonde. Vous vivez dans un monde d’illusion et le changement est constant, la vie est mouvement alors pourquoi vouloir tenter de stabiliser ce qui est, par nature, instable.
Vous pouvez toujours tenter de manipuler tout autour de vous, vous le faites depuis des siècles et voyez le résultat. Votre société est malade, folle, vous détruisez la nature qui vous fait vivre, vous vous entretuez et même dans vos vies personnelles, vous vous rendez malade pour des balivernes qui n’ont pas plus d’importance que votre première couche. Mais, votre mental vous fait voir tout cela très gros, très important et vous mordez à cet hameçon et vous jouer ce jeu idiot et inconscient sans fin.
Prenez du recul, voyez comme les choses viennent à se placer d’elle-même quand vous ne faites pas de vague, que vous laissez la vie couler en vous. Plus vous tentez de résister, de changer les choses plus tout va mal. Vivez ce qui vient avec conscience, soyez ce qui est sans vouloir le défaire ou le refuser, c’est là. Vous ne voulez pas que ce que vous croyez être une mauvaise situation se perpétue, mais que savez-vous de ce que cela apporte puisque vous êtes dans le refus? Tant que vous refusez, vous vous mettez en situation d’échec. La vie va continuer avec ou sans vous. Vous ne faites pas le poids contre la vie puisque ce que vous croyez être, votre ego entre autre, n’est qu’une illusion, un être virtuel.
Quand des choses difficiles vous arrivent, acceptez que cela soit, simplement en faisant cela vous permettez à la suite de venir, mais la suite n'est jamais aussi noir et funeste que votre mental tente de vous le faire croire, très souvent le cadeau vient rapidement. Mais si vous êtes dans la résistance, il ne peut se manifester puisque vous l’empêchez de venir à vous.
Le lâcher prise est la chose la plus simple et pourtant la plus difficile à vivre pour votre ego et votre mental. Lâcher prise c’est vivre en profondeur au lieu de se laisser ballotter par l’extérieur et les apparences. C’est de faire confiance en la vie, se mettre soi-même en harmonie avec la confiance que tout est toujours parfait. C’est aimer ce qui est, même la situation qui semble inacceptable pour votre mental ou votre ego. Souvenez-vous que vous n’êtes pas votre mental ni votre ego, ils ne sont que d’infimes parties de votre tout, de la vie quoi. Ils n’ont toutefois pas accès à la conscience n’étant créés que pour des tâches bien limitées. C’est le manque de présence à la conscience qui leur permet de prendre le contrôle de votre vie et de vous imposer ensuite leur vision étriquée de la vie avec leurs peurs, leurs limitations et leurs courtes vues. Voilà, ne soyez pas les victimes de vos vies, vivez intensément dans cet instant tout ce qui y est avec conscience et amour. Le reste vous sera donné par surcroît.
14 juin 2004
Ce ne sont pas les paramètres de votre société qui peuvent vous dire si vous êtes dans la bonne voie ou non. Regardez autour de vous et vous constaterez, si vous êtes le moindrement éveillé, que votre société est malade, très malade. Il n’y a donc pas à être conforme à des préceptes d’une société qui rend le monde malade ou tout simplement fou.
Là où vous voyez des normes de société qui devraient justement vous permettre de vous développer dans l’harmonie et la paix, c’est le conflit, la compétition, la performance qui régit tout. Au lieu de vous entraider à devenir qui vous êtes, vous vous ambitionner à être supérieur aux autres et votre ego joui de cette supposée supériorité comme si de diminuer les autres faisait de vous un être supérieur. Vous vous comportez comme des enfants jouant dans le sable et vous êtes tout fier de cette petitesse, de cette médiocrité qui est devenue la norme dans cette société supposément très avancée.
Une société avancée, c’est celle qui favorise la prise de conscience des individus, pas celle qui détruit le plus rapidement possible son environnement. C’est celle qui emmène les gens à la vie au lieu de les en couper. Je ne dis pas cela pour vous frustrer, mais pour vous faire prendre conscience de ce que vous devriez constater par vous-même. Vos références sont fausses, toutes ces simagrées qui sont l’apanage de votre société ne sont que le jeu de montreurs de singes, pas d’une société avancée. Vous avez dénigré les société dites primitives, vous les avez même toutes faites disparaître pour que tout rentre dans la norme, ce faisant vous vous êtes coupés de très vastes connaissances de l’harmonie avec la vie. Vous avez coupé encore plus vos racines, votre lien avec la nature, le remplaçant pas des techniques pas du tout éprouvées contrairement à ce que votre science prétend. Et maintenant vous vivez dans le stress, la peur, la performance qui vous ruine la santé et la vie. De grâce, commencez à vous éveiller à la vie, à sa grande simplicité et cessez de vous maintenir artificiellement dans ce vide créé par le mental. Ce n’est pas cela la vie, cela n’est qu’une mascarade, un déguisement qui ne vous convient pas du tout. Prenez votre vie en main, soyez qui vous êtes et non pas cette image déjà prématurément vieillie par ce jeu des fausses valeurs. Ne vous laissez pas imposer des valeurs qui ne vous conviennent pas. Devenez juste conscient de votre vie, soyez ici et maintenant qui vous êtes. Ce n’est que dans cet instant que vous pouvez faire cette découverte et nulle part ailleurs, jamais dans le futur non plus.
Ne tentez pas de vous conformer à toutes ces règles de la vie en société. Certaines sont plus fonctionnelles que d’autres et sont donc une protection contre les excès de gens déséquilibrés, ce que produit en très grand nombre votre société. Mais pour ce qui est de vos valeurs, cherchez les vôtres profondément enfouies en vous. Laissez-vous la chance de les découvrir sous ces tonnes de déchets de cette société perdue dans un jeu qui l’a complètement dépassée. Retournez vers vous, retrouvez-vous. Voilà. Merci.
16 juin 2004
Ne suis-je pas assez clair? Comment puis-je vous apprendre des choses si vous ne vous donnez pas la peine de vous les remémorer ou du moins de les relire. Je ne suis pas un perroquet à votre service.
Vous voyez comment le mental vous utilise. Vous pouvez apprendre tout plein de choses, des histoires, des numéros de téléphone, des adresses que vous mémorisez, mais quand il s’agit de vous remémorer ce que je dis, c’est peine perdue, vous revenez vers moi en disant je ne me rappelle plus. Pourtant vous pouvez vous remémorer tout plein de détails totalement inutiles. C’est encore une manipulation de votre mental qui ne tient pas du tout à ce que vous sachiez certaines choses et qui les efface de votre mémoire le plus possible ou vous distrait pour que vous ne les entendiez pas. Et vous ne me croyez pas quand je vous dis que vous êtes manipulé par lui.
Prenez le temps de chercher ce que je dis dans les textes, autrement je redirai les mêmes choses tous les jours. Vous blâmez les enfants de ne pas réviser leurs notes avant un examen et vous négligez votre vie en ne vous donnant même pas la peine de revoir ce que je vous ai déjà dit sur un sujet. Ne voyez pas la paille dans l’oeil des autres, mais la poutre dans le vôtre. Tant que vous ne ferez que dire « oh! Oui c’est bon cela » et que vous vous empresserez de tout oublier pour revenir à vos anciennes façons de faire rien ne se fera, rien ne changera dans votre vie. Votre mental jubilera dans sa manipulation des faits et de tout et vous resterez suspendu entre ciel et terre à souffrir du moindre petit vent, à subir tous les contrecoups de la vie.
Si vous voulez vivre, commencez par être conscient que vous êtes. Non pas cet être prétentieux d’ego, mais un être plein et constant qui vaut mille fois le mental et l’ego réunis. Mille fois ce n’est pas suffisant, je dois frapper fort car le mental n’est pas impressionné par mille. En fait, c’est des centaines de millions de fois mieux que le mental que vous êtes. Alors, laissez cet idiot de service faire les besognes pour lesquelles il est conçu et reprenez votre vie en main avec votre être au lieu d’avec votre paraître. Voilà.
18 juin 2004
Bon, c’est fait tu as décidé de ne pas transformer ton terrain en centre de foire avec tous les accessoires que tu croyais y mettre pour faire plus riche et beau. Oui, bien sûr, tous ces accessoires pris individuellement sont jolis, mais comme il ne faut jamais en mettre trop surtout sur un si petit espace, tu as bien fait de choisir d’attendre. Laisse à la nature, à la vie la chance de se manifester avant de tout vouloir diriger. C’est toujours la même chose avec vous les humains, vous tentez de devancer toute la vie comme si vous étiez pressé d’en finir ou d’arriver à un résultat. Il n’y a nulle part où aller, ni de temps pour y arriver.
Déguster l’instant présent et ce qui est, voilà ce qui vous amène vers vous, vers votre paix intérieure. Le reste ne sert qu’à vous mettre dans des états de dépendance et d’esclavage. Vous attendez des résultats, vous devenez anxieux et vous manquez l’essentiel. Vous rêvez de ceci ou de cela et vous êtes malheureux tant que ce n’est pas arrivé et quand ça arrive vous êtes déçu parce que cela ne vous apporte que bien peu du bonheur que vous anticipiez. Je vous parle de cela depuis très longtemps, mais c’est comme si je prêchais dans le désert. Quand votre mental passe sur quelque chose, il ne reste plus qu’une zone dévastée, remodelée selon ses critères et la vie n’est plus qu’un semblant d’elle-même, l’équilibre est rompu. Dans votre vie, c’est ainsi aussi, vous laissez le mental et l’ego faire à leur tête et vous devenez vide et sans harmonie intérieure, ce qui crée un déséquilibre constant, un malaise qui devient votre état. Vous en venez à croire que cet état est votre nature profonde alors qu’il n’en est rien. Courir après les artifices pour masquer votre vide devient votre raison d’être et vous croyez être heureux avec cela?
La véritable vie ne peut être extérieure à vous. Rien des richesses, des honneurs, du pouvoir ne peut combler le vide créé par le manque d’harmonie, de paix et de joie intérieure qui est votre véritable nature. Vous pouvez essayer toute votre vie et même pendant plusieurs vies, rien n’y fera, vous serez toujours en course, en compétition avec ceux qui sont comme vous, des éternels insatisfaits. La vie est si simple et belle quand on sort de cette course vers nulle part. Vous avez une richesse incroyable à l’intérieur de vous et vous perdez votre vie à courir après du toc, des bébelles pour enfants attardés. Avec vos bras pleins de ces richesses vides, de ces emballages, de ces honneurs et reconnaissances tout aussi vides, vous vous glorifiez d’avoir réussi. Tout ce que vous avez réussi, c’est à passer à côté de votre vie. Mais, gonflé d’orgueil, vous ne pouvez pas voir cela, vous demeurez sous l’emprise de cette drogue de l’illusion courant sans cesse pour garder votre ballon gonflé d’illusion. C’est une course effrénée vers le vide, mais prenez votre temps, vous arriverez bien à vous en rendre compte, rien ne presse. Vous ne faites que vous priver vous-même de votre richesse véritable. Voilà et bonne course. Merci.
21 juin 2004
C’est tout ce que ça te fait? Ton fils n’est pas venu te souhaiter bonne fête des pères et ne t’a même pas appelé et tu ne réagis pas?
Tu sais bien que je déteste les fêtes et les rencontres d’amis ou de famille. Je m’ennuie terriblement dans ces événements et en plus je ne fais rien pour être fêté puisque je dis toujours que je ne veux pas être fêté. Ce n’est pas seulement une tocade, je n’aime pas les rencontres. J’aime les êtres humains, mais de loin.
C’est une curieuse façon de créer des rapprochements.
Mais je ne veux pas créer de rapprochements, c’est justement ce que je tente de limiter, car je m’ennuie terriblement au contact des autres. C’est comme si quand je suis avec les autres, je ne sais pas quoi dire et je ne suis même pas intéressé par ce qu’ils ont à dire. La parole m’ennuie, les histoires m’ennuient, la mienne autant que celle des autres, ce qui fait que je n’ai pas envie de parler de moi ni d’en apprendre sur les autres. Tous les mémérages, les discussions sur tous les sujets me font le même effet soporifique. J’ai juste envie que ça finisse. Plus j’avance dans ma vie, plus j’apprécie le silence et la paix. Les mots m’ennuient de plus en plus et comme les humains en disent beaucoup, je m’ennuie auprès des humains.
Je te comprends parfaitement car en fait c’est bien rare que vous êtes en face d’être véritable, vous êtes pratiquement tout le temps confronté à de gros ego, à des simulacres d’humains et hélas dans votre société, à des êtres totalement inconscients ce qui fait que si vous avez le moindrement de conscience, vous ne voulez plus être confronté à l’inconscient et que cela devient très lourd. Mais il faut considérer aussi que tout ce cirque des humains vous offre de très belles opportunités de détachement et de retour sur soi pour être dans l’instant dans la conscience.
Je me rends compte que je suis capable d’aimer les gens, tous en fait, mais avec détachement justement, je les aime plus à distance que près à quelques exceptions près. Est-ce que je suis anormal ou dans une mauvaise voie?
Non tu n’es pas anormal, rien ne l’est en fait. Tout ce que vous vivez est toujours parfait, même si cela ne répond pas aux critères de votre société. En fait, il faut bien dire que moins ça répond aux critères un peu désaxés de votre société plus cela a des chances de se rapprocher de la conscience qui est en fait pratiquement l’inverse de ce que présente votre société. Votre société vit dans l’inconscience et favorise le mental aux dépens du conscient ce qui fait qu’on y est loin de la paix et de la joie qu’apporte la conscience.
Donc si j’aime mieux les humains à distance, je ne suis pas un mauvais bougre pour cela.
Non Jean, tu n’es pas un mauvais bougre et même si tu ne veux pas aider et que tu te retires dans ta paix le plus possible, c’est une voie qui en vaut une autre. Mais dis-moi, l’aide qui est tant valorisée, l’aide au autres, le partage, la compassion, c’est quoi ? Comment puis-je faire le lien avec cela et ce que je fais pour m’en dégager. Je ne veux pas donner de cours de Taï chi alors que j’ai appris avec les autres par exemple.
Bon, d’abord la compassion est une chose qui a été bien déformée par votre société comme tout le reste. C’est tellement détourné que maintenant la compassion est passée dans le camp du mental alors que cela n’y a rien à faire. La compassion, c’est d’abord d’être soi-même, pas pour les autres, mais pour se rapprocher de qui vous êtes pour ensuite laisser couler la conscience qui en découle vers les autres. Tant que vous n’êtes que des robots de performance sur tous les points, votre aide ou votre compassion ne peuvent qu’être intéressées, vous êtes le mental et l’ego. Tout devient alors que montrage de singe. C’est cela que vous devez savoir en premier, quand je vous dis que vous ne pouvez donner que ce que vous avez c’est de cela dont je parle. Aider les autres ce n’est pas un acte, un geste spécifique c’est d’aimer avec conscience. Oh ! Bien sûr, vous pouvez donner de l’argent, un peu de votre temps, mais dans pratiquement tous les cas, vous ne faites que vous valoriser à travers le rideau des apparences de la générosité. Vous êtes encore sur les planches, vous jouez encore un rôle.
La véritable compassion ne peut venir que d’un être détaché qui n’a plus besoin de rien prouver, de rien montrer, le reste est toujours intéressé quoi que vous croyiez. Alors, si vous voulez aider, il faut apprendre à vous ramener à votre véritable nature. Vous êtes la vie, revenez à la simple vie. Pas d’artifice, pas d’apparences trompeuses. La simple conscience du moment présent c’est tout, détaché de tout, capable de tout apprécier, de tout laisser, de vivre simplement en harmonie. Cette énergie de la conscience dans la paix et la joie vous amène à laisser sur votre passage, une lumière qui éclaire tous les autres et toute la voie d’une énergie nouvelle dans ce monde. Vous ne faites rien, vous êtes, vous n’attendez pas de reconnaissance, vous donnez sans que personne ne s’aperçoive de rien. Voilà la compassion, vous êtes un porteur de lumière et vous aidez sans que personne ne le soupçonne. Pas de vile flatterie, pas de jubilation de l’ego pour si peu. La simple conscience d’être tout ce qui est, y compris les autres et de donner sans fin de l’amour sans restriction à tout ce qui est, mais dans le plus grand anonymat. Voilà ce que c’est de donner. Merci.
30 juin 2004
Ce ne sont pas les inconvénients que vous rencontrez dans votre vie qui vous empêchent de vous retrouver dans la paix et la joie, mais bien la perception qu’en a votre mental. Quand vous vous identifiez à ce mental, vous devenez la victime de ses interprétations et vous vous rendez alors malheureux, anxieux, inquiets. Vous vous sentez persécuté par la vie, les autres, tout quoi. Tout est bon pour vous plaindre, vous remémorer le bon vieux temps ou tenter de voir dans votre futur une lueur d’espoir de vous en sortir et avec tout ceci, vous passez à côté de votre vie. Attendre les petits moments de relâchement dans ces tensions du mental, devient le but de votre vie. Ces petits instants de bonheur bien légers, bien fragiles deviennent votre inspiration, les moments de consolation de cette vie si difficile.
Mais alors, pourquoi vous entêter à suivre les préceptes de cet idiot de mental alors que vous n’êtes pas du tout obligé à lui. C’est plus facile, cela ne demande rien, il n’y a qu’à laisser porter dites-vous, c’est naturel, on est comme ça diront les autres. Pas du tout, vous n’êtes pas comme ça, vous êtes bien au delà de ces limitations, de ces peurs, de ce manque constant de joie. Vous dites que c’est plus facile, mais qui a envie de souffrir tout le temps, qui aime être privé de sa vie simplement par une négligence. Qui aimerait être cloué dans un fauteuil roulant par la négligence d’un conducteur. C’est pourtant ce que vous choisissez en négligeant votre vie au profit de votre mental.
Vous êtes ce chauffeur qui vous blesse et vous oblige à vivre dans la souffrance, arqué, tout croche dans une vie de souffrance, de manque alors que la vie est là pleine de joie de paix. Vous vous plaignez le ventre plein parce que vous ne voulez pas faire l’effort de vous rendre conscient.
Je vous le dis et vous le redis, tant que vous vivez en conformité avec les préceptes de votre mental, vous vous placez vous-même dans le malheur, le manque, la peur. Pourtant vous avez tous ce besoin profond de paix et de joie. Vous êtes comme quelqu’un qui a faim et qui est devant le plus merveilleux buffet que vous puissiez imaginer et qui se plaint d’avoir faim sans jamais toucher au buffet par paresse de lever la main pour prendre ce qui est déjà là. C’est pour vous que je parle, pas pour moi, moi je suis déjà plein de ce buffet, je suis ce buffet qui vous attend, je suis la vie que vous respirez quand vous devenez conscient. Tout cela est pour vous, il n’y a qu’à se pencher pour en prendre. Penchez-vous au lieu de rester là, rigide devant cette source de vie. Soyez cette vie, laissez-vous vivre. Voilà.
Nous sommes déjà avancé dans cet été qui ne démarre toujours pas et tu ne profites pas assez du temps qu’il fait selon toi. Tu es aussi en manque de sommeil car tu ne dors pas suffisamment, bien que tu passes passablement de temps couché. C’est curieux ce manque de sommeil alors que tu as bien envie de dormir. Mais il ne faut pas s’en faire, tu manques de sommeil selon les normes, mais tu peux dormir quand tu en as vraiment besoin. Ce n’est pas comme si tu étais privé de sommeil parce que tu ne peux pas te coucher. Tu te couches mais tu ne dors pas c’est de l’insomnie, mais rien de critique en cela, tu ne dois pas te battre contre cela et refuser ce qui est, c’est encore une autre occasion de te mettre en harmonie avec la vie sans douter que tout est toujours parfait.
Mais alors, pourquoi ne dors-tu pas, te demandes-tu? Parce que simplement tu n’en as pas réellement besoin. Il ne faut pas vous mélanger entre dormir et se reposer. Le corps a besoin de dormir, mais votre habitude de dormir 10 heures par jour n’est pas non plus très bonne. Vous vous couchez souvent parce que vous ne savez plus quoi faire de votre peau. D’autres regardent la télévision ou écoutent de la musique ou jouent à des jeux comme les cartes. Vous ne faites strictement rien et cela engendre moins de fatigue, vous n’êtes pas soumis aux ondes négatives de la t.v.. Seulement cela est déjà tout un changement. Que vous soyez parfois fatigué quand même avec ce manque de sommeil n’affecte pas votre état de santé. Soyez moins conformiste et acceptez ce qui est sans toujours juger et vouloir changer les choses. Tu peux bien aller voir l’acupuncteur, cela est bon pour l’équilibre de ton corps, mais il ne pourra rien pour ton état intérieur qui doit être détaché des conditions de ta vie. Souviens-toi que vous n’êtes pas les conditions de votre vie, mais un être tout plein de paix et de joie qui ne peux être affecté par ces conditions. Seuls votre mental et votre ego sont touchés par cela par leur identification aux accessoires et conditions. Tant que vous restez détachés de ces parties de vous et conscients avec toute la présence voulue, rien de cela ne peut vous affecter.
Alors au lieu de vous tracasser avec ces insignifiances, restez simplement dans la présence à la vie, conscients de ce qui vous entoure, sentez bien la vie en vous, soyez conscients de la vie en tout même dans les accessoires. Sachez apprécier tous les instants présents sans conditions et sans jugements. Soyez ce qui est avec conscience et présence et avec amour pour tout, y compris ce qui semble négatif et non avenu.
Tant que vous êtes dans le jugement, vous refusez ce qui est, c’est un des grands pièges du mental. Le refus, même minime et qui paraît insignifiant est un manque de conscience d’acceptation de l’instant. Le mental vous entraîne à fuir l’instant en le refusant, en voulant immédiatement lui imposer des normes qui seraient tellement mieux selon lui. Faisant cela, il vous éloigne de votre état de fond, de votre paix et de votre joie intérieure, vous faisant croire que rien de cela n’est acceptable et qu’il vaudrait beaucoup mieux d’autres conditions et choix.
Accepter ce qui est revient à accepter la vie sans conditions et là et seulement là est la voie vers vous. Pour cela, il suffit d’accepter ce qui est et ce qui est est dans l’instant et nulle part ailleurs. Ici et maintenant, voilà la vie et la vie telle qu’elle est sans plus. Pas d’autres conditions, pas de changements suggérés, mais l’appréciation du fait que la vie est parfaite pour vos besoins profonds de vous retrouver. Car souvenez-vous que vous n’êtes pas ici pour gagner des honneurs, des biens, du pouvoir. Cela c’est le jeu trompeur des apparences. Ce qui vous fait avancer est le besoin de vous retourner, de retrouver votre nature véritable. C’est cette quête que votre mental dévie à son avantage et comme il ne lui est pas possible d’accéder à ces états, il ramène tout à ses petitesses et vous abaisse à vous contenter d’apparences fausses et mesquines qui ne donnent strictement rien. Vous êtes des personnes honorables, riches, instruites, reconnues, mais vides comme des sacs de chips après le passage des ados. Il n’y a plus que des graines. Continue Jean même si tu sembles t’ennuyer à ne rien désirer. Tu es de plus en plus détaché, tu ne sais pas quoi faire de tout ce temps que tu as pour t’ennuyer. Et bien sois cela c’est tout sans jugement de valeur, accepte que la vie soit cela c’est tout. Ne mets pas d’étiquette ou de valeur à cela, sois cela c’est tout. Voilà. Merci.
7 juillet 2004
Non, ce n’est pas difficile de se tromper quand on tend vers le mental pour tout régler sa vie. En fait, il est incapable de juger convenablement même selon ses propres critères car il n’a aucune vue d’ensemble puisqu’il ne connaît pas le plan de votre vie. Il ne voit que le passé et le futur possible sans jamais avoir accès à un plus haut niveau de conscience. C’est comme si on voulait construire une haute bâtisse en restant constamment dans les sous-sols. Il y a peu de chance que cela lève. Votre mental est dans cette situation, il est constamment dans la noirceur du sous-sol et ne voit jamais l’extérieur. Il ne peut donc pas vous guider dans ce qu’il ne connaît pas du tout.
Mais, dans cette société gérée par le mental, vous ne savez pas cela, vous êtes sous la domination de ce mental qui veut tout gérer, contrôler, soupeser et anéantir dès que cela dépasse ses capacités et qu’il se sent menacé. La très vaste majorité des humains vivent ainsi sous cette domination, sous la botte de ce petit dictateur miteux et sans vision et vous êtes surpris que tout soit toujours tout croche. Vous participez vous-même à ce brouhaha en tenant mordicus à vos petites idées toutes aussi farfelues que celles des autres puisque vous ne savez voir qu’à travers ce filtre de noirceur et de petitesse que votre mental vous propose sans cesse comme étant la réalité. Remarquez que même quand vous discutez simplement avec des personnes et que ces personnes vous proposent des idées qu’elles ont, vous les acceptez parfois, mais toujours en y apportant une touche que vous croyez personnelle. Ce n’est que votre mental qui encore là, même sans y être invité, veut imposer sa marque comme si la vie, les autres ne savaient pas vivre sans vous, qu’ils ne pouvaient pas avancer sans votre lumière, cette lumière de noirceur provenant d’une vieille torche éteinte…et pourtant.
La vie a des ressources insoupçonnées et comme votre mental n’y a pas accès et qu’il croit fermement qu’en dehors de lui il n’y a rien de véritable, vous êtes toujours privé de ce que la vie peut vous apporter de meilleur. Il suffit pourtant d’être dans la présence dans chaque instant pour voir votre vie se transformer. Il n’y a rien de changé et pourtant tout change quand même. Tout était déjà là mais rien n’est plus pareil. Au lieu de vous battre sans cesse pour obtenir des choses ou provoquer des événements, vous êtes comme en-dehors de ce sentiment de manque et curieusement comme vous êtes détaché de tout, tout vient librement à vous. Pourquoi? Simplement parce que vous n’imposez plus à la vie un scénario, une procédurite aiguë du mental pour que les choses viennent d’une certaine façon en changeant continuellement la donne. Souvenez-vous que votre mental est un déficient mental parfois léger, parfois un cas véritablement lourd, qui envahit tout et vous prive de vos moyens véritables. Ne sous-estimez pas ces manigances, restez toujours présent à tout dans cet instant, sinon il reprend tout à son avantage par peur de tout, de manquer de quelque chose, de perdre quelque chose ou quelqu’un.
Parfois dans votre vie, vous auriez besoin de vivre des choses qui vous permettraient de prendre conscience et si cela arrive et que vous n’êtes pas conscient, le mental et l’ego ne laisseront pas ces choses arriver. Ils lutteront avec la réalité et provoqueront des changements qui vous amèneront à refaire sans cesse les mauvais choix et les mêmes erreurs. Prenons le cas d’une personne qui aurait besoin d’être seule pendant une période de sa vie. Mais son mental ne tolère pas d’être seul ni au niveau personnel, ni au niveau social. Alors, la personne reprendra les mêmes relations avec d’autres personnes du même genre et recommencera invariablement les mêmes comportements qui mèneront aux mêmes résultats. Vous en connaissez tous des personnes qui vivent sans cesse de ces échecs et qui recommencent sans fin ce même jeu. C’est le mental et l’ego à l’oeuvre dans toute leur splendeur. Et cela se produit sans fin, sans cesse puisque le mental vous fait croire que cette fois c’est la bonne, vous pourrez marcher dans l’eau sans vous mouiller les pieds.
Soyez dans la conscience, si vous voulez véritablement avancer et sortir de cet esclavage des faux semblants. Votre mental est fou, soyez en conscient. Voilà Merci.
9 juillet 2004
Bon. Disons-le clairement, vous n’êtes pas la société évoluée que vous croyez être. Vous vous vantez de votre science, de vos grands moyens technologiques, mais vous n’êtes même pas fichus de vivre dans la paix et la joie et de profiter dans cette paix de tout ce que la vie vous offre dans sa grande simplicité. Vous compliquez tout, vous analysez tout sans même comprendre la beauté de la vie.
Vous voulez tout transformer alors que la perfection vous entoure et vous gâchez tout pour rendre la vie autour de vous conforme à l’idée de ce que cela devrait être selon votre idiot de mental qui ne sait rien de rien et bousille tout dans sa connerie congénitale. Car, contrairement à ce que vous croyez, votre mental est un connard de la pire espèce. Il a été conçu ainsi pour servir et vous le laissez diriger tout.
Comprenez ce que je dis, votre mental n’est pas fait pour diriger et décider mais pour exécuter de simples tâches. Voilà la grande erreur de votre société. Vous avez mis votre vie, votre société au service de l’idiot au lieu de vous laisser guider par l’être profond que vous êtes et voyez le résultat, votre monde est en train de s’effondrer de plus en plus vite. Après avoir détruit votre environnement, les gens eux-mêmes sont en train de devenir de plus en plus fous. Vous le remarquerez autour de vous si vous êtes le moindrement conscient. Les gens ne peuvent soutenir cette tension que le mental crée et plus il est au devant, moins les gens sont capables de vivre dans cet état de tension, de peur, de manque. Et ce qui est le plus remarquable dans tout cela c’est que justement ce qui flanche en tout premier lieu, c’est le mental qui n’est pas capable de supporter ce qu’il a lui-même créé. C’est normal puisque ce n’est pas son rôle, c’est de mal utiliser un outil qui le rend défaillant et c’est ce que vous faites comme société. Alors, vous devenez de plus en plus puissant à vous auto-détruire, votre monde et vous.
Il est grand temps que vous vous rameniez dans le giron de votre être profond sinon la vitesse à laquelle vous vous dirigez vers l’impasse totale est de plus en plus grande et c’est pourquoi vous sentez de plus en plus cette tension qui monte et plus les gens sont dans le mental au lieu de la conscience plus ils deviennent affectés et troublés. Et cela c’est à tous les niveaux de votre société, aussi bien au niveau des dirigeants que des plus humbles. Prenez le temps de ramener le plus souvent possible votre conscience en surface pour ne pas sombrer dans la morosité de ce monde débile que le mental crée.
Votre porte de salut n’est pas dans la récupération de tous ces malheureux, mais dans votre cheminement personnel vers la conscience car comment aider les autres quand vous êtes déjà en train de vous noyer vous-même. Ce n’est pas en ajoutant votre poids sur le dessus que vous permettrez au bateau de ne pas sombrer. C’est en vous allégeant que vous deviendrez une aide, une source de lumière dans ce monde de noirceur. Soyez conscient de la vie, de vous car vous êtes la vie Sauvez-vous si vous voulez aider le monde et ce sauvetage ne peut venir que de votre prise de conscience de ce qu’est réellement la vie, de qui vous êtes réellement. Laissez votre mental rechigner et vouloir dominer, ne le prenez plus au sérieux, voyez-le pour ce qu’il est un simple outil et ne soyez plus dominé par sa peur, vous n’êtes pas le mental, vous êtes beaucoup plus que cela. Voilà Merci.
13 juillet 2004
C’est un éternel recommencement, votre vie n’est qu’une suite d’instants présents. Très souvent, les instants ont la même apparence à peu de choses près. Les mêmes gestes, la même routine et vous vous sentez obnubilé, parfois réconforté par ces mêmes gestes, parfois exaspéré de devoir sans cesse refaire ces mêmes simagrées. Si c’est ainsi que vous voyez votre vie, une simple série de répétition, vous avez en partie raison et en partie tort.
Vous avez raison, du point de vue des apparences, c’est effectivement une série de répétitions parfois ennuyantes, parfois sécurisantes. Mais du point de vue de la vie, chaque instant est différent, il est une occasion d’entrer dans la véritable conscience, d’être dans la présence à la vie et alors rien n’est plus pareil. Oui, tout autour semble demeurer aussi routinier, mais votre conscience fait toute la différence, elle vous permet de vivre chaque instant au lieu de le subir.
C’est la conscience de la vie qui vous permet de vivre et non pas ces mouvements continus que vous faites sans même y penser. Oh ! Vous pensez beaucoup, ça c’est certain. En fait, vous ne faites que cela penser, mais cette façon de penser n’est pas éclairée. Elle n’est que l’accumulation des élucubrations de votre projecteur d’images, votre mental qui tente toujours de vous envahir pour que vous n’ayez pas la chance de voir au-delà de ces apparences qui peuplent votre vie.
Ainsi, vous avez l’impression d’être conscient et très présent, vous vous adonnez à des travaux, très concentré et tout à votre affaire. Vous êtes absorbé par votre activité, mais cela ce n’est pas la conscience ou la présence, ce n’est que la machine à vapeur qui travaille. Si vous êtes dans cet état, vous n’êtes pas dans la conscience, il faut bien faire la différence. La conscience est juste la conscience et pas l’activisme. Même en pleine activité, un maître spirituel est toujours dans la conscience, il fait ce qu’il a à faire, mais il n’est pas dans l’action, il est la conscience de l’action. Il n’est pas affecté par le résultat et n’attend rien de cette action, il sait que la vie est tout même l’action, mais pas que cela et il prend la joie dans tout, l’immobilisme ou l’action. Sa paix intérieure n’est pas liée à ces actions, ni aux choses qui y sont liées.
La conscience n’a pas d’attache, elle est simplement c’est cela la conscience, la présence à tout ce qui est autour, mais aucune dépendance à quoi que ce soit. Cette présence n’est pas quelque chose à atteindre puisque vous êtes déjà cette présence même si vous n’en êtes pas conscient. Vous voyez le jeu, vous n’êtes pas conscient que vous êtes la conscience parce que votre mental vous empêche de voir au-delà de ses projections qu’il nomme la réalité.
Vous devez donc simplement être présent à votre vie à chaque instant, sans jugement que ceci est bien, que cela est mal, que vous n’avez pas encore réussi à vous rendre conscient. Il n’y a pas de jugement à faire, ni d’attente de quoi que ce soit, tout est déjà là, la conscience s’ouvre c’est tout. Vous ne devez pas attendre quoi que ce soit pour faire de vous cette présence, vous ne devez qu’être présent à votre vie, restez juste conscient que vous êtes en vie, que vous respirez, prenez simplement conscience de ce corps et de l’énergie qui le fait vivre. C’est vous cela, c’est la vie. Alors, ne cherchez pas dans les élucubrations du mental et de tous les défis qu’il vous propose, soyez juste attentif à la vie en étant présent et tous ces grands défis vous sembleront jeux d’enfants. Vous décèlerez facilement les manigances du mental au fur et à mesure que vous serez conscient, présent à chaque instant même si vous n’y arrivez pas immédiatement. Vous êtes déjà cela, vous n’avez pas à vous battre pour l’avoir, c’est déjà vous. Il suffit d’y mettre un peu de présence. Voilà tout. Merci.
15 juillet 2004
Est-ce possible de se tromper dans la vie, de ne pas faire ce qu’il faut faire ou est-ce encore une illusion? En fait, il n’y a pas d’erreurs possibles puisque tout sert à vous amener vers vous. Le chemin peut toutefois être passablement long et difficile si vous ne faites que suivre le chemin du mental.
Ce n’est pas une erreur au sens où le mental le prend car vous ne perdez pas de temps, le temps n’existant pas, ni vos forces car tout est toujours présent et si ce n’est pas dans une vie ce sera dans une autre et il n’y a pas de temps de prescrit non plus pour vous retrouver mais simplement des occasions à saisir ou non.
Ce qui fait la différence est simplement votre état. Plus vous tardez à vous retrouver, plus vous passez de temps dans la souffrance. C’est de votre choix dont dépend votre état. Si vous ne voulez pas faire l’effort de vous rendre conscient et présent à la vie, vous souffrez de l’inconscience et de tous les maux que le mental provoque.
Rien n’est grave dans la vie, la perception du mental de cette vie est qu’elle est une menace à son entité. Aussi, il tente de tout contrôler ne faisant jamais confiance à rien, voulant tout gérer et mettre à sa main. Pur temps perdu car la vie n’a rien à faire de ses récriminations, elle va sans en tenir compte ce qui oblige le mental à une gymnastique constante de manipulation et de revirements tout à fait épuisante. Vous êtes stressé, tendu, mal dans votre peau, vous vivez dans la peur du manque ou de perdre. Jamais vous ne pouvez vous reposer puisque ainsi vous fuyez l’instant présent qui est la source de toute paix et de la joie profonde. Vous ne faites que courir après tout, croyant à tort que des choses ou des personnes ou des titres de gloire ou des jeux vous rendront votre paix perdue enfin.
Rien à faire puisque vous tentez ainsi de transformer un bijou finement ciselé avec un marteau et une enclume. C’est l’échec à tout coup et plus vous vous entêtez plus l’échec est présent puisque l’échez crée une tension additionnelle qui vous met encore plus dans la résistance et le doute sur tout.
Il est si simple d’accepter la vie comme elle est et de prendre le temps d’être dans l’instant. Ne choisissez pas, laisser la vie vous gâter et sachez simplement que tout est toujours parfait. Alors, pourquoi tenter de changer ce qui est déjà parfait en une autre perfection qui devra venir malgré le refus du mental qui ne veut pas d’une perfection, croyant que lui peut faire mieux. Les miracles viennent quand vous laissez la vie les produire, pas quand vous les bloquez avec vos interventions dictées par le mental. Faites bien attention de ne pas vous placer vous même dans la source des malheurs et des longues attentes face à vos attentes réelles qui sont la paix et la joie profonde. Cela est déjà en vous, mais le mental ne peut reconnaître cet état, il n’est pas fait pour la percevoir. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, le mental est un outil que vous avez créé vous-même, volontairement limité pour jouer dans un jeu. Le jeu de la vie ici demande des outils, votre mental en est un, simplement un outil que vous laissez, par manque de conscience, foutre la pagaille dans vos vies et dans celle des autres. Ce qui donne le résultat de votre vie troublée et de votre monde dévasté par le manque de conscience. Choisissez la conscience et la présence, ce n’est pas si difficile que cela, votre mental en fait tout un plat, mais après tout c’est de vous qu’il s’agit, vous êtes déjà cette conscience. Voilà Merci.
16 juillet 2004
Ce n’est pas un drame qu’il arrive des choses, des possibilités, des aventures dans votre vie, mais le mental part de cela et met en branle tout une série de peurs, de tensions qui font qu’à partir de quelques mots, votre monde s’écroule. Qu’est-ce qui s’écroule en tout premier lieu, le mental, il prend tout pour lui, sa peur de disparaître devient votre peur de disparaître. Il ne fait tellement pas confiance en la vie qu’il se sent condamné dès le départ. Au lieu d’accepter ce qui est, il est certain d’être perdant, il est un véritable paranoïaque qui prend tout avec peur, tout le menace, même ce qui n’existe pas encore et n’existera peut-être jamais.
Il vous faut garder votre vie pour vous, ne pas la laisser aux mains de ce maso
de mental qui se fait souffrir à la moindre occasion et vous entraîne
dans sa voie de malheurs à répétition, car voyez-vous,
même quand tout va bien le mental est toujours sous tension surveillant
tout et tentant de tout ajuster selon ses manies pour que les choses soient
comme il le voudrait malgré la vie qui vous amène sans cesse vers
vous.
Ce n’est pas vous qui souffrez dans la vie, mais le mental et l’ego, alors pourquoi vous identifier a ces deux souffres douleur. À les entendre, ils vous sauvent des embûches de la vie, ils sont votre sauveur et vous protègent de tous les drames de votre vie. Dans la réalité profonde, si vous pouviez simplement constater tous les malheurs que vous avez subis, toutes les souffrances qu’ils vous ont imposées par leur manque de discernement vous les foutriez à la porte comme des malpropres. Car voyez-vous, ils sont la source de vos malheurs, de vos souffrances. C’est en refusant ce qui est et en vous transportant loin du moment présent et de la réalité qui est, qu’ils vous font manquer votre vie. La vie est parfaite et si vous demeurez en harmonie avec elle, dans l’instant, confiant dans son cheminement, vous ne pouvez pas être dans le malheur et la souffrance car la vie c’est l’amour, l’abondance.
Votre état naturel est la paix profonde et la joie. Tout est une occasion de revenir à cela. Mais pour cela, il faut être présent à la vie et non pas vivre seulement dans le passé ou les anticipations du futur. La vie, c’est ici et maintenant et ce n’est pas non plus vos conditions de vie quelles qu’elles soient. Vous n’êtes pas vos biens, vos amours ou vos amis, ni votre travail ou vos titres. Cela ce sont des accessoires, simplement des accessoires, mais l’ego et le mental tiennent à cela beaucoup plus qu’à vous. Vous, vous n’êtes pour eux qu’un accessoires pour asseoir leur présence ici. Vous étiez le maître, vous êtes devenu leur esclave par manque de présence simplement par manque de présence, la présence c’est la conscience. Ce sont des accessoires qui ont fait de vous un accessoire. Vous n’avez pas à les maudire, ils ont fait leur travail, mais vous pouvez reprendre votre vie en main en étant tout simplement présent.
La peur vous a projeté dans la peur et la souffrance, la conscience peut vous ramener dans la vie, votre vie. Ne jugez de rien, acceptez ce qui est et mettez-vous simplement à sentir votre vie circuler en vous, non pas plus tard, ici et maintenant car plus tard ça risque de n’être jamais puisque votre mental tentera de tout récupérer. Soyez présent, regardez-le travailler à maintenir son équilibre à tout prix, au prix même de votre paix intérieure. Soyez juste conscient de votre vie, de celle qui coule en vous, soyez présent à votre corps, à votre souffle et laissez par ce même souffle votre vie entrer en vous. Et dès que le mental tente de s’approprier de votre vie pour la projeter dans le passé ou le futur, revenez à vous dans l’instant et aimez ce qui est quoi que ce soit car cela est ce qui est, la vie et seulement la vie réelle pas celle en canne du passé ou les fabulations fumeuses sur le futur. La vie, c’est ici et maintenant, vivez donc votre vie et laissez-lui l’occasion de vous démontrer son savoir faire au lieu de vous fier à vos deux gigolots qui tentent sans fin de profiter de vous. Voilà. Merci.
19 juillet 2004
Ce n’est pas si difficile que cela d’être. Vous vous enlisez facilement dans les normes du mental qui vous fait croire que c’est une performance presque impossible que d’être dans la présence et la conscience, mais il n’y a rien de plus faux. C’est de votre état naturel dont on parle ici. Ce que vous vivez est un simulacre de vie. Tant que vous croyez votre mental, vous ne vivez pas directement, tout passe par lui et il décide ce qui est bon pour vous. Il usurpe votre vie, puis vous laisse dépendre de sa vision de choses. Vision bien limitée s’il en est car il n’a aucune vision globale et ne peut avoir accès à qui vous êtes réellement ni à cette source de tout, il ne peut qu’en parler et cela il le fait volontiers car cela lui donne aussi le contrôle sur votre spiritualité. La plupart d’entre vous, vous ne faites qu’en parler, y penser, voilà à quoi cela se résume votre spiritualité.
C’est un mot que le mental a créé pour vous mettre en confiance, il peut ainsi parler de ce qu’il ne connaît pas avec science, en bramant de fausses connaissances, en disant des mots réconfortants, mais aussi vides que lui. Et vous êtes là, les bras ballants, satisfaits de ces explications et tout heureux de vous faire emberlificoter, car ainsi vous n’avez pas d’effort à faire, juste continuer dans ce nuage de peur et de souffrance en croyant que plus tard vous arriverez à en sortir. C’est là le piège, votre mental vous convainc que plus tard cela viendra, quand toutes les conditions seront bien remplies.
Il n’y a aucune condition à remplir, pas plus maintenant que plus tard et pour la spiritualité et votre vie ce n’est qu’ici que ça se passe. Peut-être plus tard serez-vous plus riche, à votre retraite et aurez-vous plus de temps pour penser encore à cela, la spiritualité, mais tant que vous ne ferez que lire sur cela et y penser, vous resterez manipulé par votre mental. Tant que vous rêvez d’un monde meilleur, vous ne vivez pas votre vie, vous ne faites que subir ce qui est en attente de ce qui devrait venir et même si ça vient, vous serez toujours dans l’attente d’autres conditions, d’autres accessoires mieux encore. Le mental vous traîne sans cesse sur la voie du futur pour vous faire patienter et vous alimente de fast food spirituel. Prenez juste conscience de cela, réalisez cela et soyez conscient assez pour ne pas aller systématiquement vers cela. Dès que vous sentez monter le goût de fuir vers vos rêves pour échapper au présent, ramenez votre conscience dans cet instant, ne craignez pas cet instant il est parfait et vous n’avez qu’à enfin réaliser cela pour ne plus dépendre de ce que le mental vous donne comme drogue d’illusion, car c’est de cela dont il est question. Votre mental vous dope d’illusions tellement que vous ne pouvez plus faire face à ce qui est. Il ne vous permet pas d’être ici et maintenant car il sait que cela signifie la fin pour lui. Alors, sans arrêt, il vous glisse votre drogue, il vous bourre de médicaments de son cru, la peur, l’espoir, la haine, le désespoir, l’envie, la méfiance la culpabilité, la souffrance quoi et vous, sans réfléchir, puisque vous ne pouvez utiliser votre outil pour cela, vous restez dans cet état second, incapable de voir ce qui se passe et subissant toute la folie de ce mental incapable de voir plus loin que son nez. Il ne peut voir au-delà de ses limites et ne pourra jamais, c’est un outil limité même s’il parait bien brillant. Toute sa brillance n’est qu’un infime partie de ce que vous avez comme potentiel, il n’est dans son meilleur qu’une simple chandelle comparé à votre soleil intérieur alors cessez de vous laisser impressionner par cela. Cessez d’avoir peur de perdre cela, qu’est-ce que de perdre une chandelle pour récupérer le soleil. Allez-vous continuer à vivre dans la presque noirceur éclairé parfois par cette chandelle alors que la vie existe au dehors et que vous pouvez y vivre dans la lumière du soleil? Voilà ce qui est à vous et vous pouvez en profiter ici et maintenant sans aucune des conditions que votre mental vous oblige à respecter. Regardez-le ce vendeur d’illusions, regardez-le bien. Voyez ses manoeuvres, par votre simple présence à l’instant vous pouvez le déjouer, mais il faut quand même le vouloir et cela constamment. C’est le seul effort qu’il vous est demandé, être présent à l’instant puis le reste se transformera, votre conscience prendra peu à peu sa place. Voilà
20 juillet 2004
Non, je ne fais pas que répéter. Tu vois comment le mental réagit, il ne fait rien pour t’aider dans ta recherche de conscience et de présence. Au contraire, il dénigre cet effort. Je te dis que tu dois tendre vers la conscience, je ne te dis pas que tu vas réussir sans faute rapidement. Tout ton être mental se ligue pour empêcher cette terrible affliction. Tu as droit à tout le bataclan de mesures de prévention, d’agression sauvage de l’ego et du mental pour occuper la place. Aucun respect pour qui tu es et toi, tu dois juste être présent. Tu ne dois pas te rebeller, tu dois juste être conscient de l’instant et accepter ce qui est sans réagir autrement que par la conscience. Quand Jésus disait de ne pas réagir à la violence et de simplement tendre l’autre joue, c’est de cela qu’il parlait. C’était une image bien sûr, mais confronté à ce que tu vis, c’est exactement comme si ton mental te refusait l’accès à ta vie profonde et que tu ne pouvais faire autrement que de rester dans la paix au mieux et de vivre dans cette paix, cette conscience malgré que tout tend à te faire perdre cette vie profonde au profit des idioties du mental.
Pourquoi tendre la joue? Simplement parce qu’il n’y a rien d’autre à faire. Le mental n’est pas l’ennemi que tu vois quand tu regardes justement à travers sa vision. Il est un outil de vie ici, un outil laissé à lui-même et qui a déraillé mais qui a pris du pic et tient maintenant à garder ses avantages et le contrôle apparent qu’il a sur la vie, sur ta vie. On ne peut se battre avec le mental sans refuser ce qui est dans cet instant et lutter contre ce qui est relève de l’utopie, c’est d’être inconscient à un niveau très élevé. Tout ce qui est a une perfection, il faut juste par la conscience en prendre conscience quoi.
Ne cherche pas de midi à quatorze heure, tout est déjà là. Être présent ne veut pas dire tenter de fuir dans le passé ou le futur comme le mental le fait. Il ne s’agit que de rester dans cet instant malgré que cela ne fasse ni l’affaire du mental, ni ton affaire tant que tu es dans l’évaluation des choses par le mental. Mais, si tu abandonnes l’idée de vouloir tout contrôler, ce qui est est parfait. Il n’y a plus de lutte avec l’instant présent, plus d’attente de quoi que ce soit, une simple présence qui aime ce qui est peu importe les apparences. Quelle libération, si tu savais. Ne pas refuser ce qui est, ne pas attendre quoi que ce soit, mais déguster tout ce qui est avec joie et paix. Vous avez tout cela à votre portée, c’est de vous qu’il s’agit, vous êtes déjà cela.
Il est fort peu probable que le mental vous viennent en secours si les choses de votre vie vont mal. C’est un peu normal puisqu’il est la source de vos malheurs. Il est la cause de votre souffrance, tant que vous vivez sous son influence, vous êtes comme coupé de la véritable vie, celle qui devrait normalement couler de source en vous.
Votre mental a un besoin de contrôle constant sur la vie alors que celle-ci coule d’elle même en sachant pertinemment ce qui vous est nécessaire. Mais le mental ne croit pas que la vie puisse vous apporter ce qu’il vous faut. Il considère que lui sait parfaitement ce dont vous avez besoin et qu’il sait aussi comment les choses doivent arriver. Alors, il fait des montages, impose des scénarios, décide de ce qui doit arriver et reste constamment sous tension pour bien contrôler que les choses arrivent bien comme il le veut. Comme c’est rarement le cas, il crée un stress qui vous empêche de respirer, vous rend malade et vous rend la vie infernale pour plusieurs.
Mais comment vivre autrement, me dites-vous? Comment se soustraire à cette influence néfaste pour votre paix intérieure? Vous essayez d’être conscient, d’être dans le moment présent et toujours et sans fin, le mental vous coupe l’herbe sous le pied et vous fait glisser dans des pensées toutes aussi inutiles que fausses. C’est que lui ne relâche jamais ou presque et quand cela arrive ce n’est que pour quelques secondes au maximum alors que votre présence ne dure que quelques secondes au maximum soit exactement le contraire.
Il n’y a pas de miracles, je sais que vous vous débattez dans cet état de frustration presque continuelle puisque vous êtes sous cette influence, mais il n’y a que la présence pour changer tout cela. Oui, cela parait presque impossible parce que plus vous voulez imposer cette présence, plus le mental réagit fort. Il tend à vous repousser dans votre coin et il oppose une force égale, mais opposée à votre effort. C’est qu’il n’y a pas d’effort à faire pour être conscient, il n’y a qu’à l’être. Je sais que le mental réagit tout de suite, mais continuez quand même à ne faire que cela, être. Même si vous avez l’impression que vous n’y arriverez pas et que c’est complètement inutile, continuez à aller vers vous, vers votre paix, car ces constatations que vous faites ne sont que la manifestation de votre mental, un de ses moyens de regagner le terrain perdu. Constatez simplement cela sans juger, soyez quand même dans la présence peu importe les commentaires de ce gros nigaud. Ce n’est pas parce qu’il pleut qu’il n’y a plus de soleil, c’est la même chose avec la conscience, ce n’est pas parce que le mental tente de la cacher qu’elle n’existe pas, c’est là, c’est votre état naturel. La pluie ne pourrait exister s’il n’y avait pas de soleil c’est la même chose pour le mental il ne peut exister sans la conscience, puisque c’est la conscience qui l’a créé.
Oui, cela peut paraître difficile, mais c’est justement là le truc du mental, tenter de vous faire croire que c’est difficile alors que c’est vous la conscience et que lui n’est que l’usurpateur de votre vie, un outil qui prend toute la place avec suffisance en imposant sa courte vue au lieu que vous puissiez profiter de votre vie dans l’harmonie et sans devoir constamment faire des efforts pour tenter de placer les choses selon les désirs de votre mental pour empêcher la vie de vous apporter simplement ce qui vous revient et qu’elle tente de vous donner à travers les mailles de cette cote de mailles dont votre mental vous a couvert pour supposément vous protéger. Laissez la vie venir vers vous, laissez-la vous amener vers vous car la vie c’est vous. Restez en harmonie avec vous, ne tentez pas toujours de tout vouloir imposer comme le mental vous le fait faire, prenez juste conscience de cette manipulation dont vous êtes la victime et juste cela changera votre vie. Ne tentez pas de renverser la situation, il faut accepter ce qui est et aimer sans juger tout ce qui est. Juste de prendre conscience même si ce n’est que peu à la fois crée déjà un tourbillon de conscience qui monte en surface et vient ramener la vie véritable dans votre vie apparente. Oui, le mental continuera à vouloir garder le contrôle et vous imposera des peurs, des phobies et vous conditionnera à rejeter cette idée de présence et de conscience. Continuez sans rien dire, soyez qui vous êtes c’est tout. Vous y arriverez même si tout va dans le sens contraire, ce ne sont que les apparences. Vous ne pouvez vous tromper en allant vers vous. Voilà
Présence et conscience, harmonie avec la vie, paix et joie profonde liée à rien de particulier. Merci.
16 août 2004
Nous y voici, le temps de remettre les pendules à l’heure encore une fois. Tout semble devenir flou, inquiétant, peu fiable, tes enfants commencent à faire des âneries d’ado à un plus grand rythme. Ils veulent atteindre à leur indépendance et sont prêts à se mettre dans les problèmes pour démontrer qu’ils sont plus fins que vous, tous les adultes idiots et vieux.
Comme tu le dis Jean, les humains n’apprennent pas ou peu de leurs expériences propres, alors celles des autres, ils n’en ont rien à faire. Ils n’en tirent rien sauf si cette expérience leur permet d’en faire moins et de diminuer leurs efforts car c’est une technique très courue chez les gens de faire le minimum en espérant le maximum de résultat et ensuite ils sont déçus que ça ne marche pas.
Mais pourquoi vous tracasser pour eux? Es-tu toi-même Chantale, plus heureuse du fait que tu aies un travail supposément plus normal et payant? Qu’est-ce qui justifie de rentrer dans la norme? Pourquoi un ado qui voit le monde avec sa vision à lui devrait prendre le chemin de ce qui l’emmerde? Je sais qu’il y en a qui prenne ce chemin avec plaisir et qui font des efforts en ce sens. Mais, ce n’est pas la voie de tout le monde et il faut respecter la voie de chacun. La vie est multiple et même si elle vous semble difficile pour certains, c’est leur voie, c’est ce qu’ils sont venus vérifier pour mieux se connaître. Je sais que c’est de ton fils qu’il est ici question et tu aimerais qu’il soit plus conforme. Comme mère tu aimerais en être fier et le voir épanoui. Connais-tu bien des ados épanouis? Il est épanoui quand il est dans ce qu’il aime c’est comme pour tout le monde. Mais ne t’en veux surtout pas pour ton rôle de mère, il n’arrive que ce qui doit arriver et tu aurais pu le couver encore plus, il n’en aurait pas fait autrement.
La vie est multiple, elle va, elle vient dans ses méandres et tout ce que vous pouvez faire pour vivre en harmonie est d’accepter que vous n’avez aucun contrôle sur cette vie et l’aimer telle quelle en lui faisant confiance et en vous souvenant aussi que vous n’avez qu’une vie dont vous êtes responsable, la vôtre et que vos enfants ne sont pas vous, mais des êtres à part entière.
Oui, vous devez les aider à arriver à se prendre en main, mais leurs choix ne dépendent que d’eux. Si vous tentez de leur imposer votre vision, ils feront peut-être une partie sur ce chemin forcé, mais ils reviendront à leur véritable nature malgré vous. Votre seule raison d’être est de vous redécouvrir. Allez dans ce sens et laissez les autres faire ce retour vers eux. Seule votre exemple peut inciter les autres à se transformer si vous devenez lumière, vos paroles ne sont rien du tout des mots, juste des mots. Voilà. Merci.
18 août 2004
Tu crois que tu devrais préparer des choses pour ta retraite, accumuler de l’argent, faire des choses pour mieux vivre cela. Du moins, c’est ce que l’on vous dit. C’est comme si à une date dite vous devriez mourir au travail pour exécuter des tâches diverses sans être payé. Tâches que la plupart n’auraient jamais accepté de faire comme travail parce que pas assez prestigieux.
Mais, vous vous dites « ce qui importe est de ne plus travailler et de faire ce qui nous plait ». Et là, vous vous leurrez car tant que vous n’êtes pas conscient, comment voulez-vous que les choses s’améliorent. Vous lâchez une choses pour en prendre une autre tout simplement, c’est cela la vie Vous ne devez pas attendre après les vacances ou la retraite pour vivre et vivre ce n’est pas faire des choses, mais être. Alors, vous pouvez être présent à votre vie en tout temps et c’est cela qui vous rendra apte à vivre pleinement.
Si vous croyez que de ne rien avoir à faire ou de réduire votre rythme d’activité va régler vos problèmes, vous vous leurrez. Vous devenez juste un peu plus égoïste, moins disponible à la vie. Oui, Oui, à la vie et non pas seulement au travail. C’est que tout votre être est une énergie de vie. Quand, sous prétexte de prendre le temps de vivre, vous arrêtez et que vous réduisez votre activité sous prétexte de vous reposer et de bien vivre le reste de votre vie, sans aller vers la conscience, vous ne faites que permettre à votre mental de déraper encore plus vers d’autres problèmes. Remarquez combien de personnes deviennent soudain malades, dépressives quand elles arrêtent de travailler. On a l’impression qu’elles vieillissent plus rapidement. C’est le corps de souffrance qui profite de cet immobilisme ou de ce temps pour soi pour prendre la place et, sans une conscience ouverte, la culpabilité de ne rien faire ouvre la voie à la maladie, la déprime. Je ne sers plus à rien entend-t-on.
La véritable libération de tous les esclavages ne peut venir de l’extérieur, de vos conditions de vie, mais seulement de la prise de conscience par la présence à votre vie. Il n’y a pas d’autres voies. Vous ne devez pas attendre après des conditions, des objets, de l’argent ou des personnes, mais seulement être présent à votre vie ici et maintenant. Tout se passe toujours dans le moment présent et nulle part ailleurs. Tant que vous n’avez pas acquis cette conscience, vous pouvez faire n’importe quoi, vous n’arrivez à rien sauf à vous rendre esclave, dépendant de conditions externes. Malheureusement les plaisirs que donnent ces accessoires sont de plus en plus courts à mesure que vous avancez en âge. Vous avez donc besoin de plus grosses doses comme un drogué et si cela ne vous est pas accordé, vous devenez un insatisfait, déçu, aigri et cela amène le corps de souffrance à prendre de plus en plus de place, puis la maladie suit. L’ennui devient votre condition de vie peu importe vos moyens car les bébelles perdent de leur intérêt même si vous en avez des tonnes. Elles n’ont plus rien à vous apporter et les considérations externes sont de moins en moins intéressantes ce qui amène votre vie vers un gouffre de platitude. Non, ce n’est pas la voie, la voie est dans la présence à tout ce qui est, la voie c’est d’accepter ce qui est, la vie telle quelle sans toujours vouloir changer les choses par le mental.
Tant que vous n’aurez pas trouvé cela et accepté la vie comme une alliée et que vous n’apprendrez pas à vivre en harmonie avec elle, vous ne saurez que des locataires de vos vies, jamais présent à rien, des pèlerins qui ne s’arrêtent jamais, cherchant toujours le saint lieu qui leur ouvrira les yeux. Et pourtant, vous n’avez qu’à vous arrêter, écouter en vous, découvrir que le saint lieu c’est vous, caché sous toutes ces apparences, cet ego gonflé qui cache la vérité si simple de la vie, de votre vie. Allez et arrêtez de penser à faire autre chose pour être mieux, ce n’est pas ce que vous faites ou où vous êtes qui importe, mais l’état dans lequel vous êtes. Voilà.
20 août 2004
Serait-ce plus facile de ne pas tenir compte de ce que je vous dis et de vous laisser porter par le mental et l’ego sans plus? Il n’y aurait alors plus de lutte, le mental remportant la victoire. Pour lui bien sûr, mais pour votre paix et votre joie intérieures, je ne crois pas que ce serait valable. Le mental est sans cesse dans la confrontation, la lutte, le désir, la peur et le manque. Comment être bien en paix et dans la joie dans de telles conditions? De ne plus lutter avec lui pour obtenir la présence de la conscience n’arrête pas la lutte pour le mental. C’est illusion de croire qu’il peut changer et vous foutre la paix. Il ne sait pas ce qu’est la paix ni la joie et n’est pas conçu pour cela.
De tout temps les hommes ont tenté de contrôler la vie avec leur mental ne comprenant pas que ce dernier n’est pas un instrument de paix, mais de travail pour exécuter de simples tâches. Il est à la fois une horloge, un marteau, un moyen de déplacement en contrôlant les besoins de base du corps, mais jamais un instrument de paix et de joie. Cela c’est vous, votre conscience et pour y avoir accès, il faut justement sortir du monde du mental. Comment voulez-vous voir la mer si vous restez au coeur de la forêt tropicale, pleine de tout un monde végétal? Votre mental vous garde dans cette touffeur, ce monde constamment limité par ses propres limites et il vous fait croire que ces limites c’est le monde, la vie.
La vie se situe à la source, c’est elle qui permet ce monde, mais elle est tellement plus. Les plus grandes découvertes passées, présentes et à venir ne sont que des amuse-gueules par rapport à la véritable dimension et aux véritables moyens de la vie. Votre mental n’a accès qu’à ce que la vie laisse tomber au sol, il ne sait pas réellement inventer malgré les apparences. C’est d’ailleurs avec ces apparences qu’il vous confond, mais pour cela il faut que vous restiez aveugle à votre vie réelle. C’est pour cela que quand il vous sent ouvrir sur autres choses, il lutte farouchement pour vous garder sous son contrôle. Mais malgré cette lutte qu’il vous fait, vous devez continuer à prendre conscience sans lutter contre lui, juste prendre conscience par votre simple présence à chaque instant. Regardez la vie, votre mental, écoutez ce qu’il veux vous dire et soyez conscient des limitations, des peurs, de la manipulation dont vous faites les frais. Car tout cela ce sont des limites qu’il vous oblige à suivre alors que vous pouvez avoir accès à la liberté en parfaite harmonie avec la véritable vie, pas celle limitée et écorchée que le mental vous donne comme exemple à suivre.
Prenez juste conscience par votre présence à chaque instant qui passe en tout temps. Pas facile, dites-vous? Non, car le mental ne veut pas de cela, mais pourtant cela c’est vous, réellement vous et non pas quelque chose d’inatteignable. Continuez dans la présence, il en résultera nécessairement quelque chose. Voilà.
22 août 2004
Il n’y a pas de temps pour ceci ou cela. Il y a la vie point. Bien sûr, chacun vit sa vie à travers ses antécédents. Tant que vous êtes soumis aux préceptes du mental vous vivez dans ce jeu un peu lourd.
Si toutefois vous dépassez ceci par la présence intense à l’instant et que vous vivez donc en conscience de la vie dans l’harmonie, vous n’êtes plus soumis à ces règles approximatives et à cette domination du mental.
Bien sûr, il y a tout ce que vous connaissez de cette vie, votre regard officiel, ce que vous appelez le réel. Quand je parle de vivre dans la présence, vous croyez que je vous amène dans la brume, dans des idées complètement farfelues qui ne sont bonnes que pour rêver. Pourtant, cette présence est de beaucoup plus réelle que ce que vous prenez pour le mental et c’est si vrai que rien de ce que le mental ne vous amène à croire ne tient le coup. Voyez par vous-même. Quand le mental vous a-t-il apporté une satisfaction durable et profonde? Quand les choses vous ont-elles gratifiées de la paix et de la joie profonde? Jamais. Et pourtant, cette paix et cette joie sont en vous. Elles sont attachées à votre véritable être, cette pure énergie qu’est la vie, car vous êtes la vie et rien de moins.
Non, vous n’êtes pas obligé de faire toutes les simagrées que votre société veut vous faire faire. Avoir la foi, c’est simplement de regarder votre vie telle qu’elle est sans attendre après quoi que ce soit d’autre. Il n’y a pas d’autres moyens d’accéder à la paix d’une façon durable. Oh ! Bien sûr vous pouvez avoir des joies temporaires et des moments de grâce dans votre vie, mais pour rester dans cet état de paix profonde, il ne peut s’agir de poursuivre un but malgré tout ce qui vous est raconté par le mental, le vôtre et celui des autres. Le parcours de votre vie est ce qui compte, il n’y a rien à attendre, votre vie est ici et maintenant. Pas de conditions, pas de temps propice, tout est ici dans cet instant. Votre devenir ne peut qu’être la suite de cet instant, une multitude d’instants présents qui ne pourront jamais être mieux que celui-ci, car tout ne peut dépendre que de votre état dans cet instant.
Je ne veux pas dire de vous asseoir et de rester ainsi sans rien faire, sans bouger, mais je veux dire que vous ne devez pas attendre quoi que ce soit pour apprécier ce qui est, sans jugement, sans attente de quoi que ce soit. Être c’est cela l’illumination, c’est vivre la vie qui est là, c’est vivre votre vie, c’est d’être qui vous êtes, cette vie. Vous attendez que des anges descendent dans les rues pour vous couvrir de fleurs alors que vous n’avez besoin de rien d’autre que la vie que vous avez. Placez-vous en harmonie avec cette vie et vous verrez tous les miracles qu’elles apportent et que vous ne pouvez voir puisque vous ne la regardez pas, apitoyé que vous êtes par ce que vous n’avez pas ou ce que vous avez perdu.
La vie vous couvre de source de paix et de joie que vous prenez pour des malheurs, des manques de chance, des injustices que vous ne comprenez pas tout simplement parce que vous jugez avec votre mental en référence avec votre société qui est un échec total. Pourquoi voulez-vous garder cette référence qui vous fout constamment dans la merde? Parce que votre mental ne veut pas que vous voyiez ce qu’il a fait comme dégât et qu’il continue à faire. Mais vous n’avez pas à être soumis à cet idiot, vous ne devez pas vous battre avec lui non plus, mais simplement le regarder, écouter ses sornettes et prendre conscience de cela par votre seule présence. Alors découvert en terrain découvert, il fondra comme neige au soleil, ce qui vous permettra d’être encore plus présent. Ce jeu durera tant que vous serez vivant, il n’abandonnera jamais, vous permettant de garder votre présence en éveil. Tout n’est qu’occasion de vous découvrir au fur et à mesure de votre vie. La profondeur de votre conscience évoluera et vous serez de plus en plus près de la vie. Alors, peu importe ce qui arrive, vous aurez toujours en vous cette paix qui est la véritable vie qui coule en vous. Que voulez vous de plus? Avec cela tout le reste n’est qu’amusement passager et dérisoire et surtout absolument pas nécessaire. Jouir de tout n’avoir besoin de rien. Voilà Merci.
25 août 2004
La vie va, les jours passent. Chaque matin vous ouvre la voie sur une nouvelle journée. Parfois il pleut, parfois le soleil prend toute la place. Ces jours-ci, il fait beau et frais, c’est une fin d’été. Le soleil se lève plus tard, il paresse. C’est un début de journée magnifique. Ce n’est pourtant pas cela qui importe, mais l’état dans lequel vous vivez tout cela. Pluie ou soleil sont deux accessoires de la vie. Deux accessoires de ce monde de dualité où vous devez accepter ce qui est pour jouir de ce qui est.
La tentation est forte de réagir favorablement quand il fait beau et avec humeur quand il pleut. Ce geste prend sa source dans l’état. Il faut donc surveiller son état en tout temps pour ne pas perdre l’état de conscience et se laisser dériver vers le refus de ce qui est pour des causes tellement insignifiantes comme le climat. Il faut beau je suis bien, il pleut je suis malheureux. Mais il y a aussi toutes sortes de causes qui peuvent vous rendre heureux ou malheureux et qui pourtant ne sont que des conditions extérieures.
Surveiller ces manifestations de votre ego et de votre mental, quand vous êtes présent à ce qui est, dans l’acceptation de la vie dans son ensemble, vous êtes au-delà de ces contraintes. Vous pouvez vivre dans n’importe quelles circonstances en gardant en vous une grande paix et une joie qui vous fait profiter de tout, même de ce qui semble inacceptable car les circonstances extérieures ne sont que des illusions destinées justement à vous permettre de vous retrouver en vous. Ce ne sont que des opportunités de vous retrouver, de retrouver qui vous êtes sans vous laisser dominer par les événements, les personnes ou les accessoires. Suivez votre conscience, ne vous laissez pas aller à refuser ce qui ne plait pas à votre mental, gardez-vous en harmonie avec la vie par votre seule présence à la vie, à la conscience. Tant et tant de choses vous dérangent, tout bouge et vous vous sentez souvent insécure, c’est parfait. Souvenez-vous que la vie commence là où votre zone de confort finit. C’est dans ces moments que votre présence doit le plus se manifester. La vie est une suite de merveilleuses opportunités de vous retrouver. Vous cherchez l’illumination dans des livres, des techniques, des trucs alors que tout est là toujours disponible dans chaque instant de votre vie. Dégustez au lieu de recracher sans cesse. Voilà. Merci.
27 août 2004
C’est cela la paix, ne rien attendre, ne pas désirer quelque chose, mais simplement savoir apprécier ce qui est sans plus. Écouter le bruit de la vie autour de vous, regarder ce qui vous entoure peu importe ce que c’est et où c’est et aimer cela sans jugement mais en appréciant que cela c’est la vie.
Il n’y rien d’autre à choisir, à désirer. Oui, on peut avoir un goût pour autres choses, mais il n’y a rien d’obliger en cela. Si ça vient tant mieux, sinon, ce n’est pas grave. Il faut se mettre en parfaite harmonie avec la vie pour l’apprécier et quand on est dans cet état d’harmonie avec la vie qui nous entoure, on devient en paix, sans conflit.
Plusieurs recherchent l’illumination dans des concepts compliqués, dans des recettes miracles alors que vous avez en vous tout cela, il suffit de s’arrêter de désirer autre chose et d’apprécier cet instant et tout ce qui est sans plus. Celui ou celle qui réussit à se mettre en harmonie avec la vie telle qu’elle est ici et maintenant et à demeurer dans cet instant sans toujours désirer autres choses, est dans l’illumination. Il ne s’agit pas d’un spectacle à grand déploiement, mais simplement d’un état de paix et de joie profonde qui vous entoure et vous amène à encore plus apprécier la vie sous toutes ses formes sans jugement de valeur sur la présentation.
Ne cherchez pas dans les livres indéfiniment, la lecture peut être intéressante pour le mental, mais elle ne peut amener l’illumination car le mental ne peut y mener. Il faut prendre ces notions avec du détachement et simplement être présent à ce que le mental ne connaît pas, mais que vous êtes en profondeur, la vie.
Soyez juste conscient de cette vie qui coule en vous, arrêtez-vous et sentez cette énergie de la vie en vous. C’est cela la vie, pas les accessoires qui vous entourent, oui, bien sûr, ils sont la vie aussi, mais ce ne sont que des accessoires que vous devez voir comme une présentation de la vie, mais pas celle que vous devez être, vous. Vous êtes une manifestation de la vie sous une forme de corps humain avec tout ce que cela comporte et vous pouvez transcender cela par votre simple présence à votre vie, par le déploiement de votre conscience propre, pas celle des accessoires. Mettez donc votre énergie où ça compte si vous voulez être réellement illuminé et cessez d’intellectualiser la spiritualité. Jamais le mental ne vous amènera à la paix que vous recherchez sous les autres formes, car ce que vous recherchez réellement au plus profond de vous, est cette paix et cette joie. La paix n’est pas dans les accessoires, dans les autres ou dans les livres, elle est vous, en vous. Vous ne la trouverez nulle part ailleurs, mais simplement en vous. Voilà. Merci.
On n’en est pas encore au point où tout se passe à merveille et que le mental ne vient plus glisser ses âneries dans le jeu, loin de là. Mais quand même, tu sais au moins de quoi il s’agit et tu te vois encore bien dévaler la pente de l’inconscience à grande vitesse assez souvent. Cela se fait malgré toi, sans que tu aies à fournir le moindre effort, la débandade s’installe alors que tu es calme et que tout va bien.
Il suffit d’une petite chose, d’un mot, d’un téléphone et voilà l’idiot de service qui part en peur, qui s’essouffle à courir après les possibilités de malheurs, alors que rien n’est changé dans le présent. Juste qu’il va vers l’avenir avec sa peinture à faire peur et qu’il colore tout en noir, ça peut aussi être tout en rose ce qui n’est pas mieux, car de toutes façons il vous fait perdre le sens de la réalité du moment présent, le seul qui importe.
Quand cela vient, que vous sentez que ça dérape ou qu’il est trop tard et que c’est déjà en train de couler vers le fond à grande vitesse, prenez juste le temps de bien vous arrêter, de prendre conscience de cette dérape. Voyez juste cela comme un événement qui se produit à partir d’une information et remarquez la disproportion de votre réaction par rapport à ce qui arrive. Voyez juste, sans commentaire, sans jugement ce que le mental en fait de cette information, soyez juste présent et même si vous avez l’impression que vous ne vous en sortirez pas sachez que c’est faux, que c’est encore votre mental qui ne vous permet pas de voir, qui ne veux pas que vous résistiez à ses manoeuvres pour garder un contrôle absolu sur votre panique. Il est le maître du bouton de panique et veut le rester. Alors, pas de résistance féroce, surtout pas car elle vient de lui, c’est un autre outil qu’il vous glisse entre les mains pour mieux se battre avec vous encore.
Non, il faut juste regarder, être présent, sans juger, sans comparer, sans culpabilité. Être présent, c’est juste être. Sentez la vie en vous, sentez cette énergie qui circule en vous, prenez conscience de votre souffle de vie, respirez profondément plusieurs fois puis laissez votre corps reprendre son souffle normal sans intervenir. Respirez profondément dans le ventre quand vous faites vos profondes respirations. Ce n’est pas que le haut du corps qui a besoin d’air, plus vous accumulez de toxines dans votre corps moins vous pouvez fonctionner sainement. Régulièrement, quand vous êtes dehors surtout, prenez de grandes inspirations d’air et distribuez-la dans votre corps. Rappelez-vous aussi que vous devez aspirer le prâna en même temps et le laisser couler partout dans votre corps. Ce simple moyen peut vous aider à vous ramener dans votre vie au lieu de rester accroché dans les fantaisies et les peurs du mental.
Il n’y a qu’une vie à vivre c’est celle de l’ici et maintenant c’est dans ce seul instant présent que vous vivez, le reste n’existe pas et n’existera probablement jamais puisqu’il n’est qu’une élucubration du mental, une des milliards de possibilités de la vie. Votre seul point d’ancrage avec votre vie réelle est l’instant présent, soyez-y, ne vous laissez pas dominer par le mental qui tente de vous enlever pour vous empêcher de vivre votre vie pour usurper votre place et créer un monde factice plein de faussetés et de malheurs. Soyez qui vous êtes même s’il est difficile de ne pas se laisser aller à la peur ou à la fantaisie apparente. Vous ne pouvez vivre ailleurs que dans votre vie, sinon vous manquez vite d’air et vous courrez sans cesse pour en avoir. C’est justement le jeu de votre mental, il vous prive d’air pour vous faire courir sans fin, à bout de souffle et de vie après des illusions. C’est tout pour ce matin. Merci.
2 septembre 2004
C’est très tentant de te laisser aller à la peur, peur de perdre ton travail, de te retrouver avec beaucoup moins d’argent, de te voir dépendre de Chantale financièrement. Ton mental fait même des scénarios pour la débarrasser de ce poids que tu serais si …
Mais qu’est-ce qu’il y a là, ici et maintenant. Rien, tu es dans la même maison, il y a tout ce qu’il faut, vous ne manquez de rien et rien n’est condamné. Tu as même une opportunité d’aller à la pêche, une petite vacance en perspective dans la nature.
Jean, la vie est généreuse si tu lui laisses l’opportunité de t’apporter ses cadeaux, il ne faut pas lui barrer la voie avec des peurs et des contraintes qu’elle devra contourner.
Oui, il y a des possibilités, des milliards de possibilités dans la vie, pourquoi s’accrocher à celles qui devraient être tristes pour ton ego ou ton mental. C’est le côté de vous qui vous nuit le plus, cette propension à voir tout en noir. Déguste ce qui est, comme ces instants où vous êtes, Chantale et toi, seul dans les bras l’un de l’autre et où tu sens cet amour pur et sans fin qui coule de l’un vers l’autre. C’est cela la vie, l’amour qui coule sans fin en vous. Pourquoi avoir peur? Peu importe les circonstances c’est cet amour, cette vie qui est là, en vous. Vous n’avez même pas à la chercher, aucun effort à faire pour en avoir, juste en prendre conscience suffit à lui laisser libre cour en vous. Cette énergie, c’est la vie qui vous permet d’être, de bouger, de respirer. Elle ne demande rien, elle tente de circuler en vous dans votre vie, partout. Il ne faut pas la bloquer par les peurs. Cela provoque des noeuds, des blocages qui produisent des maladies, des malaises, des tensions.
Même si toutes les pires possibilités se manifestaient dans ta vie en même temps, cette énergie sera toujours là, elle est la vie et cette vie est vaste et généreuse, sache découvrir cette amour qui vit en toi, laisse-lui la possibilité de circuler librement en toi et il t’amènera vers la plus grande richesse qui soit, la paix et la joie profonde qui est ta source. Voilà Merci.
13 septembre 2004
Pourquoi ne serait-ce pas tout simplement le temps de réellement passer à autres choses? Vous vous demandez sans cesse ce que vous pourriez faire pour que ceci ou cela s’améliore dans votre vie. Et tout ce que je vous dis est de cesser de vivre par procuration sous la tutelle de votre mental, de vous ramener aux réelles valeurs, soit la paix et la joie de votre être profond.
À chaque fois vous dites « oui mais je n’y arrive pas » et à chaque fois je vous dis, il n’y a pas à y arriver, mais à être cela. C’est que vous attendez quelque chose qui est déjà là et vous mesurez sur l’échelle de la fabulation vos résultats toujours décevants. Alors, vous vous découragez et vous lâchez prise, mais pas là où il faut. Il faut continuer à vivre dans l’instant malgré toutes les simagrées que le mental tente de vous amener comme distractions. Il ne cessera jamais de vous donner des opportunités de vous retrouver. Il ne sait pas ce que vous cherchez, il ne peut pas vous aider en cela, seulement être une opportunité sans même en être conscient.
Quand vous avez l’impression que rien ne va plus, que tout se met à prendre de la bande et que vous ne savez réellement plus quoi faire car vous retombez dans vos anciens paradigmes, c’est que le mental gagne du terrain et vous remet à votre place selon lui. Il ne peut pas vous aider pour la simple raison que son état ne lui permet pas de le faire ce n’est pas son rôle, il est plus là comme une occasion de passer outre aux apparences, il vous appartient donc de voir au delà de ce qui est devant vous et qui vous bouche la vue. Ne prenez pas panique, ne soyez pas inquiets même si tout semble partir de travers. Rien ici ne peut être stable, tout est mouvement continu et cela est bien ainsi.
Il ne faut pas analyser et tenter de trouver des raisons pour ceci ou cela, tout vient de la même source, aussi bien vos joies que vos peines. Votre inconscience est à la source de tous vos problèmes et de votre manque de paix et de joie intérieure. Vous vous laissez facilement distraire et cela cause une distanciation entre vous et vous, c’est-à-dire entre votre moi apparent et votre être profond, il faut en venir à fusionner la vie réelle et celle apparente d’ici. Ce n’est qu’ainsi que vous pouvez profiter de cette vie en ayant votre source dans la vie réelle au lieu de subir les affres de cette lutte toujours recommencé des jeux de pouvoir et des distractions.
Donc, en résumé, pas de panique, tout est toujours parfait même ce qui semble plutôt raté. Ne vous mettez pas à analyser vos échecs, c’est un piège du mental qui est sans cesse à la recherche de moyens pour vous reprendre sous sa coupe. Ne vous laissez pas impressionner par ces échecs, par ces manques de conscience et mettez surtout votre temps à vous ramener dans le moment présent quoique vous entendiez dans votre résonance mentale. Il ne faut pas vous limiter parce que votre mental est limité, vous êtes beaucoup plus que cela. Ne vous laissez pas non plus jouer par le jeu des apparences et des circonstances extérieures qui ne sont pas votre vie, mais des expédients sans cesse renouvelés et jamais réels. Ce n’est pas le nombre de jouets que vous arriverez à accumuler qui vous rendra en paix et joyeux, mais la grande liberté que le détachement de tout cela vous donnera. Je ne vous dis pas de tout jeter par-dessus bord, mais de vivre avec ce qui est dans chaque instant sans chercher sans cesse à accumuler des objets, des honneurs, des titres ou des diplômes. Cela c’est le jeu des illusions, il vous bloque la vue sur la vie et vous rend plus âne que vous ne l’êtes déjà ce qui n’est pas peu dire. Voilà. Merci.
14 septembre 2004
Ne serait-ce pas agréable de pouvoir tout regarder sans être touché, de pouvoir tout aimer sans condition et sans jugement. De regarder la vie comme une magnifique oeuvre d’art qui se déploie sans cesse changeant comme dans un kaléidoscope et vous révélant sans cesse de magnifiques images éclairées de l’intérieur par la lumière de la vie.
C’est ainsi que devrait être votre vie si vous cessiez de vous en faire avec tout, si vous preniez juste le temps de constater que tout est magique et magnifique. La vie n’est pas cette merde que vous subissez comme vous le croyez parfois, elle est limpide et coule sans fin dans votre vie. Pourquoi ne pouvez-vous pas la saisir ainsi, telle qu’elle est? Simplement parce que vous ne faites que regarder l’emballage, les apparences et que votre regard intérieur ne porte pas plus loin que votre regard extérieur. Vous ne savez pas aimer.
Aimer c’est tout, car l’amour est la vie, c’est cette énergie qui coule en vous, qui fait que vous n’êtes pas qu’un corps mort. C’est ce qui fait bouger le monde sous toutes ses formes. Ce qui vous prive de votre vie c’est votre manque d’amour pour tout ce qui est. Vous avez de l’amour une vision romantique. Vous aimez ce qui est beau, l’être qui vous plait, vous choisissez à qui et à quoi vous donnerez l’amour. Pourtant l’amour, le vrai ne choisit pas, il aime tout. L’amour romantique n’est qu’une vision du mental, une vision étriquée, le romantisme n’existe que dans le mental, il n’y a rien dans cela qui soit valable sauf les apparences pour ceux et celles que cela intéresse. Dans ce genre d’amour rien ne peut proliférer car il est limitatif, il empêche le développement de l’Amour, de la conscience. Oh ! Je ne parle pas là du sexe que vous confondez avec l’amour. Non, le sexe est une manifestation de la vie, une continuité de la vie. Vous pouvez très bien choisir de vivre votre sexualité avec la même personne cela n’a pas de conséquence, mais de limiter votre amour en détestant les autres ou des choses, cela vous limite.
Dès que vous choisissez ce que vous aimez ou non, vous vous brimez. Dès que vous refusez ce qui est, vous entrez en conflit avec la vie car la vie ne choisit pas, elle est en tout. Donc en détestant quelque chose, vous détestez une partie de la vie et donc une partie de vous puisque vous êtes la vie dans son ensemble. Ceci semble insignifiant, pourtant vous ne pouvez pas voir ni saisir en agissant ainsi à quel point vous vous privez. Ce n’est que dans la conscience que vous pouvez découvrir le véritable amour et dans la conscience il n’y a plus cette limitation face à la vie, grâce à l’amour. Tout est interdépendant, si vous portez attention à aimer tout ce qui est sans juger, votre conscience des choses et de la vie s’ouvre. En ouvrant votre conscience, vous devenez encore plus apte à aimer tout ce qui est. Il suffit d’ouvrir sur l’amour pour que votre conscience s’ouvre. N’attendez pas d’être en amour pour aimer, ne confondez pas romantisme et amour. S’il n’y a pas d’amour dans votre vie c’est que vous n’aimez pas tout simplement. Pas besoin d’un conjoint ou d’enfant ou de personne ni même d’animaux ou de biens. Aimer c’est voir la vie avec amour. Ne craignez pas de le perdre, il est votre source, vous ne pouvez pas perdre en amour sauf dans sa version étriquée du romantisme où tout n’est finalement que calcul et manipulation de l’ego.
Non, l’amour réel vous pouvez le donner sans compter. Aimez tout et vous serez libre. Il n’y pas d’amour dans votre vie? N’attendez pas qu’il vienne de l’extérieur, c’est à vous de le mettre en marche. Vous êtes une pompe à amour, mettez-vous en marche et l’amour coulera en vous sans même que vous ayez d’efforts à faire. C’est aussi naturel que de respirer, c’est la seule énergie, la seule force qui soit totalement inépuisable et plus elle coulera de vous, plus vous serez envahi d’amour, il vous reviendra multiplié par celui des autres. Aimez tout sans exception, même votre mental, même votre ego. Ne vous laissez pas privé de tout cet amour car l’amour c’est la vie. N’attendez pas à plus tard pour en faire l’expérience, commencez dans cet instant même. Aimez tout à chaque instant c’est la seule façon de vivre réellement votre vie car tout est ici et maintenant, il n’y a rien d’autre. Voilà. Merci.
20 septembre 2004
Comment se peut-il que vous soyez si peu enclin au bonheur et si porté vers la complication? Car il faut bien faire la différence entre votre idée du bonheur qui est d’accumuler tout ce que vous tombe sous la main et la vraie liberté que donne ce sentiment de paix et de joie que vous avez pourtant en dedans de vous.
Le bonheur répond chez vous à des critères qui n’ont rien à voir avec la réalité profonde de votre être. C’est un jeu du mental dans lequel vous devez avoir tout un tas de choses, des personnes autour de vous qui vous valorisent et vous servent, puis une reconnaissance globale des autres pour ce que vous avez accumulé d’honneurs, de titres et d’objets incluant bien sûr l’argent, cet éternel monnaie de reconnaissance. Je vous suis reconnaissant pour ce que vous avez fait pour moi, donc je vous donne de l’argent, vous devez aussi me reconnaître parce que j’ai de l’argent et donc je suis quelqu’un.
Votre société est bâtie sur ces valeurs, sur cette monnaie de singe qui devient la seule raison de vivre de votre société. Tout le reste est hypothéqué en faveur de cette monnaie qui, le croyez-vous du moins, garanti le bonheur et le pouvoir. Ces deux hypothèses du bonheur et du pouvoir ne sont que des illusions. Quand vous les avez, à moins d’être véritablement con, vous percevez bien vite que cela ne donne que des tracas de plus. Le pouvoir est toujours contesté et souvent emmerdant et le bonheur que donne ces accessoires ne tient pas la route, il s’échiffe aussi rapidement qu’un drapeau dans une tornade et n’est jamais profond. Ce qui est superficiel ne peut apporter de la profondeur et, du même coup, ce qui est profond ne se retrouve pas dans le superficiel et le superflu.
Alors, comment faire pour chercher à la bonne place, les véritables valeurs, allez-vous me dire? Simplement en ne cherchant pas avec votre mental. Oubliez le superficiel et soyez tout simplement ce que vous êtes réellement en profondeur, vous. Ne cherchez pas à l’extérieur ce qui est déjà là en vous. C’est bien caché sous la couverture des illusions du mental, mais c’est là. Ça vous pouvez en être certain, puisque c’est la vie et que vous êtes cette vie. Vous ne pourriez pas vivre cette vie si vous n’aviez déjà en vous cette énergie. Alors, quand vous me dites que vous n’avez pas cela c’est comme de dire que vous ne respirez pas pour vivre. Vous vous leurrez ou plutôt votre mental vous ment pour mieux vous manipuler et garder le contrôle de votre vie. Tout ce que vous pouvez désirer dans la vie est accessoire. Ce dont vous avez réellement besoin vous l’avez déjà en vous. Vous aurez beau être aussi riche que Bill Gates et aussi puissant que le président des États-Unis, rien de cela ne pourra vous apporter quoi que ce soit de valable. Ce ne seront toujours que des vêtements cousus de fil blanc qui se défont aussi vite qu’ils se font.
Il faut accepter que ce monde des illusions ne vous donnera jamais le bonheur auquel vous aspirez du moins pas assez longtemps pour que vous puissiez vous satisfaire de cela. Tout dans le monde des valeurs du mental est bâti sur des nuages d’illusions. Tant que vous perdez votre temps à courir après ces illusions au lieu de vous tourner vers vous, vous n’arrivez qu’à être frustré et déçu même quand vous avez ce que vous souhaitiez. Le vide ne peut vous remplir et tout cela est désespérément vide.
Il n’y a en fait que la vie qui vaut le coup. Vous êtes la vie, pas la vie des accessoires, mais vous êtes la vie véritable qui coule en tout. Apprécier ce qui est même si c’est frustrant et vous attacher à vivre dans cet instant sans rien attendre, voilà un chemin qui vous mène vers vous. Aimez tout ce qui vient à vous, même si vous les jugez insatisfaisant avec ce mental de pacotille. Prenez la vie sans agressivité, la vie est toujours appropriée, c’est votre incapacité à la voir dans son ensemble qui vous fait réagir et pourquoi? Simplement parce que vous regardez avec votre mental, vous vous identifiez à cet idiot qui ne comprend rien et qui ne peut que faire des semblants de raisonnements toujours aussi tordus les uns que les autres, car sans la conscience et la présence, le reste n’est que ramassis d’âneries. Le mental est un âne et que peut-on attendre d’un âne, un comportement d’âne.
Mais vous n’êtes pas simplement un âne, vous avez aussi en vous la pure puissance de la vie. Laissez cette énergie vous amener vers vous en lui laissant une chance de se manifester à travers les blocages du mental. Soyez juste présent dans cet instant, conscient que vous n’êtes pas que ce corps. Soyez conscient de cette énergie qui est en vous. Arrêtez-vous un instant et sentez cette vie qui est là, qui vibre en vous. Ce n’est que cela qui est en vie en vous, qui sous-tend la vie de votre corps et de votre mental qui, sans cette énergie, ne saurait plus. Sentez cette vie entrer en vous par votre souffle et aspirez en même temps que l’air, la vie, ce que certain appelle le prânâ. Soyez juste conscient de cette respiration, de cette vie qui coule en vous et même si ce n’est que pendant un seul instant, vous serez en contact avec la vie, avec vous. Voilà comment vous retrouver, c’est si facile que vous passez outre sans cesse gonflé à bloc par votre mental qui veut vous faire performer. Il n’y a aucune performance à faire, aucun titre de gloire à avoir. Il y a la vie et le manque de vie c’est tout, il y a la conscience et l’inconscience. Voilà Merci.
21 septembre 2004
Il n’y a pas de miracles à faire avec des ados. Ils sont ce que vous avez été, des humains cherchant leur voie, plein de prétentions, de peurs, d’espoirs, guidés par un mental peu enclin à faciliter la tâche, mais très décidé à conquérir le monde sans savoir ce que c’est que le monde. Je vous ai déjà dit que le mental était un outil évolutif, il est donc chez l’ado de l’âge de l’ado. Et l’ego qui est déjà très présent tente de s’affirmer avec plus de dignité, drapé dans sa robe des grandes illusions, il se pavane et tente de séduire. Il tente aussi de dominer son monde. Mais comme son monde est encore tout petit, même s’il se croit très grand et très « hot », il accumule les âneries comme tout bon ego.
Il ne faut pas prendre cela au sérieux, peu importe ce que font les ados, ils ne sont qu’une autre manifestation de la vie. De les juger et de leur lancer des pierres ne fait que créer des tensions et les rendre encore plus méfiant face aux autres, à ceux qui ne pensent pas comme eux. Exactement comme le font la très grande majorité des adultes et cela n’est pas un comportement très indiqué à qui veut aider les autres. La marginalisation des autres n’est toujours que de l’étroitesse d’esprit, un piège pour se créer soi-même son ghetto en voulant créer celui des autres. Toute clôture que vous montez pour vous protéger, vous enferme aussi.
Donc, si vous voyez des ados et que vous trouvez qu’ils ont l’air idiots, vous avez raison, comme vos parents avaient raison de vous trouver idiot quand vous étiez ado et cela mène irrémédiablement à une autre génération d’idiots en devenir puisque vous faites tous les mêmes âneries à peu de choses prêts.
Mais même si je vous dis ce que vous voulez entendre, il n’en reste pas moins que vous, comme adulte, vous devez être plus avancé, du moins est-ce ainsi que vous voyez les choses dans votre monde. Pourtant, qu’est-ce qu’il y a de différence entre faire de petites âneries et de grandes âneries? Rien, sauf la taille de l’ânerie. Alors, de grâce, ne jugez pas, revenez à la base et soyez juste votre souffle de vie, ne vous attardez pas à vous comparer, à juger des autres et de la vie. Soyez simplement votre souffle de vie, ce qui vous retient en vie, la vie. C’est cela que vous êtes réellement, pas ces simagrées que vous croyez être vous, ces comportements, ces jugements, cette histoire et cet avenir possible. Rien de cela n’est vous pas plus que vos biens, vos titres ou vos gloires. Tout ceci n’est qu’un ensemble de situation, de conditions temporaires de vie qui n’ont rien à voir avec la vie réelle et profonde qui est votre source. Cela n’a pas d’importance ce que vous êtes extérieurement, c’est un costume temporaire et vous vivez comme si ce costume était vous.
Distancez-vous, prenez du recul pour voir la vie, votre vie. Ne tentez pas de tout mettre vos billes dans le même panier, celui de l’ego et du mental. Vous risquez fort de vous retrouver dans un dédale de manque, de peur et d’insatisfaction toujours renouvelés.
Prenez juste le temps de vous retirer en vous pour simplement respirer, apprécier ce souffle de vie pour ce qu’il est un souffle de vie, de votre vie, le souffle de votre être profond qui n’est jamais touché par les conditions extérieures quoi qu’en croit votre ego. Peu importe votre âge, peu importe vos conditions de vie, vous êtes tous et toutes une seule et même énergie, la vie, la vie sous des formes multiples et rien de moins. Voilà Merci.
28 septembre 2004
Ce n’est pas un mystère que de réaliser que vous avez tout plein de moyens qui ne sont pas reconnus par votre société, mais qui sont quand même là dans l’attente de votre éveil à la véritable vie pour se manifester
Coincé par votre mental, ces moyens ne peuvent se répandre dans votre vie, ils sont plutôt des curiosités qui vous font peur car ils ne sont ni acceptés comme naturels ni reconnus par la science, cette religion de la limitation à des choses vérifiables. Et pourtant…
Vous ne pouvez pas savoir tout ce que vous avez comme capacité tant que vous vous limitez à être conforme à ceci ou cela. Tout ces conformismes ne sont que des limites que vous vous mettez, que votre société accepte comme norme et vous vivez en dedans de ces normes sans même vouloir que ce soit différent. Vous vivez dans la caverne de l’allégorie. Vous ne pouvez pas savoir à quel point vous vivez dans cette caverne, même les plus ouverts d’entre vous. Le mental a tellement de limitations et votre ego tant besoin d’être conforme à ses images de référence que vous empêchez votre véritable énergie de se manifester et quand elle le fait vous êtes tout mal d’être différent.
C’est la même chose quand quelque chose de particulier vous arrive, exemple : une guérison subite. Vous n’osez pas y croire et vous bloquez cela comme le reste, si bien que même si vous avez eu la chance d’être guéri, votre mental recrée à mesure vos malaises même s’ils ne sont plus là pour que vous ne soyez pas affecté dans vos limitations d’esclave du mental et de l’ego. Votre corps de souffrance n’aime pas que vous soyez subitement bien, il ne peut tolérer cela, il veut de la souffrance et du malheur car c’est là sa seule raison de vivre et sans cela il n’existe plus, ne peut plus se manifester.
Comment alors croyez-vous que vous pouvez vous guérir vous-même ou que quelqu’un puisse le faire pour vous? Il faut accepter que des choses puissent arriver sans que ce soit dans les normes. Il faut pouvoir être sans que soient votre mental et votre ego. Bien sûr, vous ne pouvez pas vous en débarrasser totalement, mais juste être conscient de leur présence et de leurs jeux les met sur la voie de garage. C’est cela être présent et cela amène la conscience à se manifester et quand la conscience se manifeste, la paix vient. Avec la paix une joie intérieure s’installe et vous devenez libre des apparences. Vous n’avez plus à être heureux ou dans l’abondance pour être bien et comblé. Vous n’attendez après rien, vous êtes juste libre et en paix dans cette joie qui n’a besoin de rien. Alors et alors seulement vient le détachement, pas un détachement forcé, une simple réalisation que vous n’avez plus besoin de rien pour être. Plus d’attente, plus d’anticipation, pas besoin de retourner dans le passé pour être quelqu’un. Vous devenez qui vous êtes en cet instant sans plus.
Toutes ces choses et ces événements qui étaient liés à votre bonheur espéré restent dans votre vie ou en partent, mais cela n’est pas important. Vous vivez ici et maintenant avec ce qui est et tout est parfait, car rien de cela n’est obligatoire et nécessaire à votre vie. Ce sont de simples accessoires d’ici, rien de plus.
Vous pouvez donc vivre intensément votre vie sans rien faire et sans besoin de quoi que ce soit, car la seule façon de vivre réellement n’est pas de tout faire ce qui peut être fait mais de vivre ce qui peut être vécu dans chaque instant de votre vie, sans trier, sans juger, sans comparer et sans culpabilité. Aimer ce qui est devient la source de joie car tout étant parfait, il n’y a plus d’attente, plus de circonstances nécessaires à votre joie car cette joie et cette paix sont intérieures et non dépendantes de l’extérieur.
Vous trouvez que c’est idiot, que c’est irréaliste? Tant pis pour vous, continuez à courir après votre queue et à vous essouffler dans des illusions qui ne vous donnent que des plaisirs maigrichons et éphémères et qui vous laissent sans cesse sur votre faim. Si vous croyez que c’est cela la vie alors soyez heureux dans cette vie. Moi, je vous parle de vivre, pas d’exister comme esclave des apparences et de votre ego. Vous seuls pouvez faire ce choix, votre vie est disponible en tout temps toujours en vous. Il suffit de vous y brancher pour réaliser ce dont je parle. Bonne journée. Merci.
30 septembre 2004
Moi, je ne crois pas que ce soit important de prévoir les besoins financiers de ta vie future car tu ne sais pas de quoi elle sera faite cette vie. Mais je sais qu’il est bien courant de tenter de prévoir des argents pour mieux vivre cette période de votre vie au cas où vous ne pourriez plus travailler et où vous n’auriez donc plus de revenu de travail.
Vous prévoyez même devenir rentier et arrêter de travailler plus tôt pour profiter de cette vie de farniente. Oh ! Bien sûr, vous aurez des choses à faire, mais assez de temps pour profiter de ce qui vous reste de vie pour faire ce que vous aimez et jouir de ces moments.
Dans la vérité vous n’avez pas besoin de cela, ni de planifier, ni de vous arrêter. Ce qui importe n’est pas de tenter de provoquer des arrêts accessoires comme le reste, mais de vous amener dans l’instant quel qu’il soit et dans cette belle planification, il n’y a nulle part de place pour l’instant malgré ce que vous dites.
Vivre dans l’instant et être présent à la vie ne tient pas à des conditions. C’est ici et maintenant que vous pouvez arriver à cela. Peu importe les conditions de votre vie et l’épaisseur de votre portefeuille, si vous êtes toujours en fuite vers l’extérieur, vous n’arrivez à rien sauf à vous leurrer.
De vous forcer à accumuler des biens et de l’argent ne vous protège de rien du tout. Cette douce illusion de la protection par vos biens est un esclavage de plus dans votre vie que vous appelez active. Vivez dans ce présent que vous fuyez pour vous projeter dans ce temps du futur. Il n’est pas menaçant, il est le seul moment que vous pouvez vivre, le reste n’est que baliverne et fabulation. Mais, me dites-vous, ceux qui ont planifié leur retraite et qui en profitent si bien, qu’en dis-tu? Car, il y en a qui sont bien à la retraite avec tout plein d’argent. Ils ne sont pas mieux que ceux qui n’en ont pas s’ils sont toujours dans la course à l’illusion. Leur illusion est juste apparemment plus confortable, rien de plus.
Mais tant qu’à être dans l’illusion, autant qu’elle soit confortable non?
Peu importe puisqu’il s’agit d’illusion et dans ce cas précis, il est plus facile de chercher ailleurs la réalité quand on est moins bien nanti car le confort de la richesse est un handicap. Souviens-toi que la vie commence là où votre zone de confort finit et quoi de plus confortable que la richesse et l’illusion du pouvoir et de la reconnaissance.
Mais alors, quoi faire quand on sent que le temps de se retirer volontairement ou pas arrive lentement? Et quand on n’a pas accumulé tout plein de choses et d’argent? Vivre dans cet instant, c’est tout. Aimer cet instant et ce qui y est sans plus. Pourquoi perdre tout ce temps à avoir peur de ce qui peut arriver? Ce qui peut arriver est ici et maintenant, le reste n’est qu’illusion et jeu du mental. Ne vous fatiguez pas pour le futur, la vie y pourvoira et si vous avez appris à vivre dans l’instant et en paix et harmonie avec la vie au lieu de vouloir la diriger, vous aurez tout ce dont vous avez besoin et la paix et la joie en plus. Que voulez-vous de plus, l’abondance d’insignifiances? Alors faites, accumulez, c’est comme vous voulez. Merci.
Quoi de nouveau? Comment peut-on améliorer la vie quotidienne tout en vivant toutes les frustrations et les événements qui s’accumulent et qui, la plupart du temps, nous viennent des autres?
Tout, tout est occasion de détachement et de prise de conscience dans cette vie. À tous moments, des personnes, des événements suscitent chez nous des inquiétudes, des peurs ou des espoirs et il faut vivre avec tout cela. Quand cela se produit, il n’y a pas cinquante-six moyens de prendre les choses, il n’y a qu’avec la présence au moment présent que vous pouvez vivre tout cela sans perdre vos moyens.
Dans la plupart des cas toutefois, vous devenez vite perdu, stressé, dans la peur du manque. Vous devenez obnubilé par la peur, vous voulez vous protéger et alors votre ego vous fait agir comme des idiots sans scrupules prêts à écraser tous ceux qui pourraient se mettre sur votre route pour vous mettre en valeur et tenter de vous sauver.
C’est un comportement qui vient du mental et comme tout ce qui vient du mental et qui dépasse ses capacités réelles, c’est fou, débile. Alors, quand vous sentez que vous perdez vos moyens, votre paix intérieure, arrêtez-vous, prenez de bonnes respirations et laissez entrer en vous le prâna en même temps. C’est dans la paix et le calme intérieurs que vous pouvez vous retrouver et redevenir sans attente qui vous êtes sans toujours être dépassé par le mental et ses folies.
Soyez attentif, présent à tout ce que vous vivez et au lieu de monter sur vos grands chevaux pour faire valoir la petitesse de votre mental, aspirez encore plus à la paix et la joie intérieures, même dans ces moments où vous êtes assaillis de toute part et que votre déficient mental tente de vouloir prendre le contrôle.
Reculez en vous pour retrouver votre source, votre paix et votre joie profonde qui ne sont jamais touchées par l’extérieur, qui sont bien conscient que la vie est en tout cela mais aussi au-delà de ces petitesses, de ces mesquineries humaines.
Votre source est immense et les moyens de votre vie sont sans limite. Pourquoi vous tracasser de ces choses sans importance et manquer votre vie en vous stressant? C’est une occasion de vous retrouver, la vie. Profitez-en non pas pour vous perdre, mais pour vous retrouver. Ne vous laissez pas aller à la facilité de la frustration avec votre mental et votre ego. Ils ne sont que des accessoires pour provoquer des occasions, pas des moyens de vous en sortir. Tant que vous les prenez pour des moyens d’avancer vers vous, vous vous mettez vous-même dans des situations inextricables car quoi de plus perdu qu’une aiguille dans une botte de foin. Il y a peu de chance pour qu’elle en sorte d’elle-même.
Prenez le temps de vivre ce qui est dans la conscience, c’est cela la vie, pas de gigoter et de gesticuler sans fin au bout du mât de votre drapeau pour mieux brandir votre insipidité de mental à la face des autres pour bien montrer votre ânerie chronique. Tant que vous êtes dans le mental vous êtes des ânes et croyez-moi, à vous voir vivre, il y a de quoi douter que la lumière est présente dans vos vies. Mais, il y a espoir car malgré votre mental, vous êtes quand même partie de la source. Bonne journée. Merci.
8 octobre 2004
Tu te demandes ce que tu viens faire ici. Pourquoi s’installer ici devant cet ordinateur le matin et écrire des mots, toujours les mêmes à peu de choses près? À quoi ça sert et à qui?
Rien ne t’y oblige, ni personne. Tu le fais souvent par habitude et parfois par curiosité et aussi, bien sûr, parce que quelque fois une personne te dit qu’elle prend le temps de lire ces textes qui se retrouvent sur un site web et ça te flatte, mais très peu en fait. Ton ego a pris un coup de vieux dans les dernières années. Lui qui était toujours présent pour profiter de ce qui passe et tenter de se mettre en valeur et de se faire aimer est devenu beaucoup moins présent. C’est que ta véritable présence se manifeste de plus en plus. Sans trop le voir, tu te transformes. À travers ces écrits et les autres textes ou livres qui portent sur l’évolution spirituelle, tu as fini par déceler les pierres du mur que ton mental et ton ego avaient construit. La vie commence à passer à travers ce mur pour arriver dans ton existence et change ta manière de percevoir cette dernière.
Ce qui était important et qu’il fallait à tout prix respecter perd de son importance et l’éclat de ton ego qui devait toujours être parfait passe lentement par le sablage de la véritable vie. Il est moins brillant permettant ainsi à la véritable lumière de transpercer cette illusion de lumière.
Alors, crois-tu que tu viens ici pour rien, que ces textes ne servent qu’à noircir du papier? Il y a aussi d’autres personnes qui lisent ces textes, oh pas des milliers, car le site n’est que peu connu et bien sûr tu ne fais rien pour qu’il le soit. C’est lentement, par le bouche à oreille que les textes font leur chemin dans l’âme des gens qui en ont besoin.
Qu’ils ne soient pas nombreux importe peu comme tu le comprends, il y a des milliers d’opportunités dans la vie de chacun d’ouvrir sur la vie et ces textes en sont une. Alors, comme je répète depuis des millénaires ces mêmes choses sous tous les tons, je ne me formalise pas qu’il n’y ait pas plus de résultats fulgurants de transformation même pas chez toi qui as pourtant cette chance de lire et même d’écrire ces textes inspirés. La vie est là que vous le sachiez ou non, que vous le vouliez ou non. Même ceux qui se disent athées et qui refusent toute notion de divin ou de spirituel profitent malgré eux de cette vie et ont en eux cette source infinie de lumière, sans cela ils ne seraient tout simplement pas. La vie est en eux comme dans les arbres ou tout ce que vous pouvez imaginer.
Alors, non Jean, rien ne te force à venir t’asseoir devant cet ordinateur le matin pour écrire ce qui vient sans difficulté. As-tu remarqué que tu n’as aucun effort à faire pour que les textes viennent à toi. Tu n’as pas à te demander qu’est-ce que tu vas écrire ce matin ou à préparer quoi que ce soit. Ça coule simplement en toi comme la vie, tu laisses porter sans vouloir quoi que ce soit, sans attendre de résultat et tout vient simplement. Les mots arrivent, les phrases se forment et à la fin tu as un texte qui se tient, il y a les fautes que tu as faites en écrivant à corriger bien sûr, mais c’est tout. Parfois, quand tu relis le texte tu te demandes comment tu fais, comment un texte qui t’arrive par mots peut être complet en soi et bien somme toute. Tu peux ne pas être en accord ou avoir de la difficulté à suivre, car tu veux parfois comprendre avec ta tête. Mais en dehors de cela, c’est bien, dérangeant et frustrant parce que tu n’arrives pas facilement à l’état dont je parle, mais c’est bon comme Chantale dit. Alors, tu es libre de le faire ou non, d’écrire ou non, mais je crois que malgré que tu ne saisisses pas tout, que tu trouves difficile cette recherche, tu continueras car tu sens bien qu’en toi il y a maintenant une petite source de paix et de joie qui change ta vie, qui te permet d’être bien là où avant tu n’étais que frustré. Tu perçois que ces mots ne sont pas que des mots, mais une vérité qui quand on peut la saisir et la vivre transforme les frustrations de la vie en richesse et en beauté. C’est la source de la transmutation des vils métaux en or. C’est cela l’alchimie véritable, il ne s’agit pas de transformer des métaux, mais toi-même en or car la découverte de ta lumière intérieure transforme tout ce que tu vis en richesse. La vie devient un trésor que tu peux choisir à chaque instant et laisser couler en toi telle qu'elle est, c’est ton regard qui transforme tout en or. Cette vision transforme tout par le regard qu’elle porte sur tout. C’est la libération des fausses apparences, plus d’esclavage, mais une vision qui passe à travers des apparences et qui illumine tout ce que tu regardes de l’intérieur. Voilà le but de ces écritures. Que tu les fasses et que tu les offres aux autres n’est que la nature de la vie, elle coule en toi de la vie vers la vie. Donne-les sans juger de quoi que ce soit, offre-les sans plus et ne te demande pas si d’autres en profiteront, donne cette forme d’amour sans compter et sans attendre de retour. Laisse couler la vie en toi, elle est sans fin tu ne manqueras de rien, l’amour est sans limite, elle va et vient partout et en tout temps. Voilà Merci.
12 octobre 2004
Ne serait-ce pas agréable de toujours avoir ce sentiment de bien être? De sentir
sans cesse ce détachement qui fait que tout est bien sans plus? De ne pas
attendre après des conditions pour être bien? C'est ce dont je vous parle depuis
des siècles. Apprendre à prendre la vie telle quelle, sans attendre quoi que ce
soit d'autre. Apprécier ce qui est sans plus, toujours satisfait de ce qui est
et déguster la vie sans refuser certaines choses pour en désirer d'autres.
Aimer la vie c'est l'aimer telle quelle. Apprécier tout même ce qui semble
inacceptable, car ce qui est inacceptable l'est pour le mental et l'ego
seulement. Tout ce qui est un refus vient du mental qui juge et compare et
choisit, puis condamne. Même ce qui est terrible selon vos critères vient de la
vie. Il faut, pour être en paix accepter la vie sans conditions, ne pas tenter
de renier ce qui est par principe. Il faut vivre la vie comme si tout ce qui la
constitue était votre choix. C'est exigeant, dites-vous? Pour qui? Pour votre
mental et votre ego, mais vous n'êtes pas ces deux limitations, ces deux
restrictions. Ne vous limitez pas à ces deux mesquineries sans tête et sans
jugement. Voyez-vous la contradiction? C'est quand vous avez l'impression que
vous vous servez de votre tête et de votre morale pour juger que vous devenez
sans tête et sans conscience. Votre mental prend le dessus avec sa petitesse de
vue et vous limite, comparant et justifiant ses paradigmes et ses pensées de
limitation pour vous priver du bonheur de la simple vie sans jugement, sans
attente.
Ce n'est pas facile dites-vous de toujours être conscient. Mais qu'en est-il
d'être toujours fâché, frustré, en attente de quelque chose, dans la peur de
perdre ou de manquer quelque chose ou de quelque chose? Est-ce si confortable de
vivre dans le manque ou la peur? Jamais véritablement satisfait même quand tout
va bien et surtout très insatisfait quand les choses ne se déroulent pas comme
votre ego voudrait les voir arriver. Prenez le temps de réaliser tout le temps
que vous passez à vous plaindre, à vous sentir frustré, en manque, dans la peur
de perdre et vous allez réaliser qu'il ne vous reste que très peu de temps pour
la paix et la joie si vous suivez les préceptes de votre mental. En fait, il ne
vous reste pas de temps du tout. Pourtant cet état de paix et de joie est votre
état naturel. Si vous vivez en harmonie avec la vie, sans lui demander quoi que
ce soit, mais en acceptant ce qui vient avec ouverture, vous vivez en paix et
dans la reconnaissance que la vie sait vous apporter ce dont vous avez besoin
bien mieux que votre mental, qui vous oblige à toutes les idioties qu'il peut
imaginer pour vous offrir un petit bonheur parfois, mais surtout une vie
d'attente, de manque la très grande majorité du temps.
Pourquoi ne pas simplement vivre, à faire ce que vous avez à faire, mais
simplement, en harmonie avec la vie sans toujours vouloir lui dicter des
conditions, des manières de faire? Elle sait bien mieux que vous la vie, elle
est la vie. Pourquoi ne pas vous y fier? C'est d'abord par là qu'il faut
débuter, lui faire confiance à la vie, lui laisser la chance de vous démontrer
ce qu'il y a au-delà des apparences. Laissez-lui cette chance de vous démontrer
qu'elle est avec vous beaucoup plus que votre mental qui ne sait pas faire la
différence entre son coude et son cul. Pour le mental tout est bon à critiquer,
il ne peut rien inventer, il ne sait qu'apprêter les restes et encore, c'est un
véritable chef de sardine. Il n'a aucune imagination, il n'est que répétition.
Prenez du recul face à votre mental et votre ego, regardez-les agir et réalisez
par vous-même à quel point ils vous font agir comme des idiots. Vous passez
toute votre vie à passer à côté de celle-ci parce que votre mental veut vous
imposer ses valeurs qui ne sont que des mirages et faussetés. Prenez du recul et
regardez au lieu de vous lancer à corps perdu sur ces illusions et de vous
sentir encore frustré et lésé. Il ne peut vous priver de votre vie si vous êtes
présent, seulement quand vous lui laissez la place et le libre usage de votre
vie. Mais alors il ne faut pas vous plaindre. Le mental est comme un ado idiot
et le restera toujours. Vous savez ce que c'est qu'un ado, alors imaginez un ado
idiot. Lui confiriez-vous votre vie? Voilà. Merci.
19 octobre 2004.
Votre pire ennemi, votre ego! Mais, il est aussi un outil parfait pour vous
faire prendre conscience. Oui, il est un manipulateur fantastique, il vous vend
sans cesse des vieilles carcasses de voitures qui ne marchent pas, pour des
modèles tout neufs et surpuissants et vous vous laissez berner sans fin.
Vous vous croyez vraiment intelligent? Sachez que quand vous vous croyez
intelligent, c'est votre ego qui est simplement satisfait de vous avoir
manipulé, berné une fois de plus. Vous, vous avez été baisé, c'est tout.
Ce qui vous donne cette fausse impression de satisfaction, c'est que vous ne
savez pas faire la différence entre être heureux et être. La véritable nature de
votre vie s'en fout que vous soyez heureux ou malheureux, puisque dans cet état
de conscience il n'y a pas de bonheur et de malheur, mais simplement un état de
paix et de joie aucunement touché par les événements extérieurs et qui n'attend
rien de rien.
Alors, quand vous gigotez de satisfaction ou êtes effondrés de malheur, ce n'est
pas vous, mais votre ego qui réagit. Il faut, dans tous les cas, le regarder
comme vous regardez n'importe quoi, et réaliser qu'il vous tient encore par les
sentiments. Il vous a eu.
Mais comment passer outre à ces fausses réalisations de votre mental et de votre
ego? Comment être tout simplement? En étant conscient, en étant présent dans
chaque instant. En réalisant que tout autour de vous n'est qu'illusion,
ineffable projection d'images pour vous permettre de faire la différence entre
illusion et réalité profonde. C'est à cela que servent votre mental et votre
ego. Ils ont un rôle à jouer, celui de semer des opportunités de vous retrouver
dans votre réalité profonde. Mais, ils sont aussi, par le fait même, des
manipulateurs d'images et d'illusions. Vous devez donc prendre conscience des
illusions, voir la manipulation et simplement en être conscient sans plus. Pas
de rage, pas de déception, pas de désillusion, vous n'avez pas à les condamner,
à vouloir les détruire, ni à vous culpabiliser, c'est le jeu et il n'y a pas et
n'y aura pas de jugement à la fin de votre vie. Il n'y aura pas de mental et
d'ego à la fin de votre vie, vous serez simplement capable de voir comment vous
avez joué. Mais personne ne vous punira, ni ne vous jugera, pas même vous, car
le jugement et la punition sont des accessoires du mental et qu'il disparaîtra
avec toutes ses illusions quand vous allez mourir.
Alors, agissez comme si vous saviez déjà que c'est tout faux, tout illusion.
Tout ce qui est ici est faux. Il n'y a de vrai que votre être profond, votre
vie, la vie, le reste n'est qu'illusions et désillusions.
Ne vous mettez pas dans tous vos états pour des insignifiances, ce n'est pas
sérieux la vie ici. C'est ridiculement insignifiant de perdre tout ce temps à
bâtir une gloire, des raisons, d'accumuler des biens, des connaissances, des
honneurs car tout ceci n'est que papier cul qui se dissout dans l'eau dès que
vous l'avez utilisé. Il ne vous reste que vous, autant mettre votre effort à
vous réaliser dans votre véritable être plutôt que dans des jeux de rôle qui
sont toujours et invariablement insatisfaisants et tellement éphémères. Voilà
Merci.
21 octobre 2004
Ne serait-ce pas agréable de tenir toujours la vie sous votre contrôle, de pouvoir imposer ce que vous voulez? De savoir qu’en tout temps vous pouvez disposer des choses et des gens à votre guise, sans aucun contrôle et sans aucune limite?
Votre mental rêve de cela et votre ego jubile seulement à évoquer cette possibilité. Certains ont presque réalisé ce rêve de l’ego. Dans certains pays des dictateurs ont abondamment abusé de leur pouvoir pour dominer les gens. Encore aujourd’hui certains ont le pouvoir de terroriser les autres, de leur imposer leur volonté par la force.
Mais qu’en est-il vraiment? Est-ce que c’est cela le pouvoir? Est-ce que ces personnes sont heureuses ou bien et en paix et dans la joie une fois qu’elles ont ainsi imposé leur volonté? Non. Oh ! Peut-être ont-elles de futiles plaisirs, bien minces en fait par rapport à l’effort constant que tout cela demande et à la peur constante de perdre ce pouvoir imposé par la force, car la force est toujours contestée et alors, il y a la menace de se faire prendre à son propre jeu. Est-ce cela la liberté, de pouvoir imposer sa volonté aux autres?
La véritable liberté est de ne pas avoir besoin de tout cela. La véritable liberté est de réaliser que vous n’avez besoin de rien et de vivre ainsi, sans besoin, sans attente de quoi que ce soit avec la capacité de jouir de tout ce que la vie offre à chaque instant. Cela, bien sûr, sans juger de ce qui est, car il faut pour être libre et en paix, savoir apprécier et même aimer tout ce qui est à chaque instant sans jugement de valeur, puisque dès qu’il y a jugement, il y a mental et on retombe dans l’absurdité des valeurs.
Vous croyez que je me trompe? Selon vous, il est normal de se battre pour obtenir des choses qui ne vous plairont que pour de courts moments et qui vous occasionneront des obligations qui vous obligeront à faire plus, à dépenser temps, énergie et argent pour prolonger d'un peu les pauvres plaisirs qu'ils vous proposent?
C’est que vous n’avez pas encore réalisé que la vie vous amène vers vous et vous propose toujours ce dont vous avez besoin sans que vous ayez à lutter. Elle vous glisse sous les pieds ce dont vous avez réellement besoin, mais bien sûr pour cela, il ne faut pas lui bloquer l’accès, lui imposer des détours parce que vous ne comprenez pas ce qui vous arrive. Ce n’est pas la vie qui est mauvaise, mais votre façon de réagir à ce qui est. La vie est comme un léger murmure qui glisse à votre oreille des secrets pour vous aider, mais si vous faites tout plein de bruit pour couvrir le murmure, jamais vous ne saurez ces secrets que la vie vous offre et qui sont en parfaite harmonie avec la vie.
Tout vient à vous si vous vous laissez guider par la vie sans toujours contester. Tant que vous voulez tout contrôler, vous êtes esclave, quand vous vous mettez à laisser la vie passer à travers vous en restant ouvert en harmonie avec la vie, vous devenez disponible et la vie peut alors vous donner tout ce qu’elle a pour vous. Non, ça ne se présentera peut-être pas comme votre ego aurait voulu, mais ce sera beaucoup mieux car la vie sait beaucoup mieux que votre mental et votre ego ce qu’est la vie et ce qui est nécessaire pour en jouir.
Alors si vous voulez contrôler la vie, c’est que vous êtes l’esclave de votre mental. Là où vous voyez un pouvoir, il n’y a qu’esclavage et dépendance. La liberté vient de l’absence de besoin en non pas la quête d’accessoires et de conditions extérieures.
Apprenez à vous détacher, mais pas en mots, en profondeur. Glissez-vous dans la vie au lieu de vouloir lutter avec. La mer est devant vous, toute belle douce et chaude, disponible, pourquoi vous contenter du trou d’eau rempli de boue, creusé par le mental?
Allez et vivez. Merci.
27 octobre 2004
Le silence. La plupart d’entre vous fuyez cette expérience du silence comme si c’était dangereux ou menaçant. Dès que vous vous retrouvez dans le silence, vous allumez la radio ou mettez un c.d pour écouter de la musique vous disant que vous aimez ces sons ou ces mots et que cela est calmant et relaxant. Mais et le silence, qu’en est-il du silence?
Le silence est une occasion de vous retrouver sans le bruit environnant provoqué. Il y a toujours des bruits même dans une maison. Des bruits qui sont coutumiers, mais il y a aussi un silence particulier à chaque maison et même à la nature.
Quand vous ajoutez des bruits autres comme la radio ou la télévision ou de la musique vous vous enlevez une chance d’être tout simplement dans le silence, de profiter de cette occasion de vous retrouver avec vous-même sans ajouter de distractions.
La musique n’est pas mauvaise, mais le silence est ce qui engendre l’instant présent. La musique fait rêver ou enclenche les pensées, le romantisme ou des souvenirs de joie ou de douleur. Elle a son utilité comme tout le reste, mais essayez d’être tout simplement dans le silence. Dès que vous en avez l’occasion, au lieu de vous élancer vers la t.v. ou la radio ou la musique, arrêtez-vous et dégustez le silence. Si vous faites cela souvent et même quand vous êtes seul dans votre voiture, vous vous apercevrez que vous pouvez très bien vivre sans ces bruits provoqués. Vous remarquerez même que lentement, vous n’aurez plus jamais besoin de cela et que le silence fait très bien l’affaire. Vous remarquerez que si vous êtes soumis à ces bruits, ils deviennent vite de trop comme si vous n’aviez absolument pas besoin de cela.
C’est que le silence est un état de paix, il suscite la tranquillité et la tranquillité favorise aussi la paix et le retour vers soi. Donc, au lieu de prendre tous les moyens pour éviter d’être dans le silence, favorisez cet état, fuyez le bruit, vous retrouverez l’occasion que la vie vous donne d’être tout simplement sans accessoire.
Et si au départ vous trouvez cela difficile, c’est que vous êtes conditionné par votre mental à ne pas être dans l’instant et qu’il ne veut pas vous donner d’occasions de vous retrouver tout simplement, de réaliser que vous n’avez besoin de rien en fait et que le silence ouvre sur rien. Tout ce qui est n’est rien et cela votre mental ne veut pas en entendre parler. Et pourtant…
Voilà, menez-vous vous-même vers le silence, vous découvrirez une richesse là où vous ne voyez que pauvreté. Merci.
C’est toujours la même chose, le mental prend les choses en main malgré vous et vous met dans des situations problématiques. La maladie en est une très répandue puisque vous êtes tous soumis à ce mental et qu’une des manières de vous avoir sous domination est justement de vous rendre malade. L’effet de la maladie peut être plus ou moins long, cela dépend du besoin, mais certaines maladies proviennent d’une accumulation de situations que vous vivez simplement mal d’un point de vue humain.
Vous mettez ainsi en banque de quoi vous rendre malade à moyen ou long terme. C’est du moins ainsi que votre mental considère les faits et vous monte un bateau qui fait de vous une personne malade sans raisons réelles.
Maintenant, comment évaluer si une médecine ou une autre peut être valable pour vous guérir, voilà tout un programme. La méthode de la biologie totale peut être bonne pour une partie comme tout le reste, car ce qui vient du mental ne peut jamais être total comme cela le nom le dit. En fait c’est une manière de déconditionnement qui peut faire l’affaire dans certains cas. Il faut que la personne soit bien convaincue de la méthode et ait au moins une certaine évolution pour comprendre que tout ce conditionnement n’est en fait qu’un conditionnement du mental et non un coup bas de la vie. Il faut donc accepter que vous êtes responsable de vos actes et des résultats et pour plusieurs, il est plus facile et moins compromettant de simplement dire que ce sont les autres ou la vie qui sont responsables de leur malheur.
Mais cette méthode est bonne en soi, si vous êtes suffisamment ouvert. Elle peut faire beaucoup pour vous débarrasser de ces malaises qui vous affectent. Il faut que vous soyez convaincu que vous êtes bien le résultat de ce que vous avez été et de ce que vous êtes encore. Comment cela agit-il? Simplement par déconditionnement puisque vous n’avez plus de raison de vous sentir malade, vous pouvez recouvrer la santé. Il n’est pas besoin de passer des années à trouver la cause, simplement une petite session de quelques rencontres avec un spécialiste peut suffire. Là comme ailleurs, tout dépend de votre effort à vous, de votre prise de conscience, de la profondeur de votre présence à vous, à votre vie. Ce n’est pas miraculeux, c’est juste un moyen de plus de prendre conscience. Une fois la conscience ouverte tout se met en place et les fausses perceptions peuvent fondre au soleil de la grande vérité de la vie. C’est toujours dans les coins d’ombres que les moisissures prolifèrent, puis les champignons se multiplient. Il faut donc tout amener à la lumière pour chasser cela et rendre la vie présente partout. Oui, les moisissures sont aussi la vie mais ce n’est pas parce que la noirceur est aussi la vie que vous devez y passer votre vie. C’est l’envers de la lumière qui est là pour vous faire réaliser qui vous êtes vraiment, cela ne vous condamne pas à demeurer dans la noirceur et les moisissures.
L’occasion vous est toujours offerte de vous ramener dans la lumière quelles que soient les conditions externes de votre vie. Alors, pour la biologie totale, oui, mais c’est toujours dans la conscience que tout peut se réaliser. Vous ne pouvez prendre le premier item et avoir de résultats sans le deuxième. C’est une recette qui ne peut aller que dans un sens. Mais, vous pouvez aussi arriver aux mêmes résultats sans biologie totale mais avec une grande conscience. Oui, cela est plus difficile dans votre mentalité d’humain. D’avoir un instrument comme la biologie totale ou autre est plus rassurant et on peut plus facilement blâmer cela si ça ne marche pas que de se blâmer tout seul quand on se sent le seul responsable de sa vie…
Prenez tous les moyens qui peuvent vous aider à vous ramener à vous. Ils sont tous là pour cela, c’est la vie qui vous les offre à travers toutes les apparences. Ne vous gênez pas, tout est là pour vous. Voilà.
2 novembre 2004
Il y a toujours des jours plus calmes et d’autres plus actifs, comme il y a aussi des jours agréables et d’autres moins. Certains sont même invivables d’un simple point de vue humain. Votre corps de souffrance peut mettre à profit ces jours de merdier pour prendre la place et vous garder dans cette ambiance, si vous n’êtes pas conscient et présent à votre vie. Dès que vous êtes dans une situation de résonance avec ces vibrations du corps de souffrance, vous devenez disponibles à ses attaques, si vous n’êtes pas conscient de ce fait.
Il faut donc porter une grande attention à ce qui survient dans vos vies pour être toujours attentifs et présents pour ne pas vous laisser emporter dans les méandres de la souffrance provoquée, car voyez-vous la vie n’est pas souffrance, c’est la perception que vous en avez qui est, soit agréable ou désagréable.
Cet état de souffrance est lié à des souvenirs ou à des projections qui vous viennent de votre mental. Si vous laissez dériver ces pensées de souffrance et de peur, votre corps de souffrance les prend pour votre vie et cultive cet état de manque, de peur, de sentiment d’injustice, de culpabilité et provoque des douleurs de toutes sortes aussi bien physiques que mentales. Il vous place dans un état d’esclavage par rapport à la souffrance. Si vous n’êtes pas conscient, vient un moment où vous en redemandez comme si cela devenait essentiel à votre vie, que vous étiez devenu la souffrance.
C’est que le corps de souffrance est comme une entité à part, il est lié à vous, mais veut prendre la place aussi pour survivre et comme il ne peut survivre que dans le malheur, il cultive ce niveau d’inconscience pour rester là. Il suffit d’en prendre conscience pour désamorcer cet état. Il est lié à la façon d’être du mental et de l’ego, il fond dès qu’il est sous la lumière de votre conscience. Il faut donc, là comme ailleurs, être toujours conscient. Vous ne réalisez pas comment vous êtes dominé par ces accessoires de votre vie. Vous êtes tellement habitué d’être esclave de cela que vous ne voyez plus comment être libre et profiter de votre vie. Même quand vous parlez de profiter de votre vie, vous reprenez les paradigmes de votre mental pour établir cette liberté ce qui est comme de se voler soi-même. Vous vous laissez dominer par les accessoires et les jeux de pouvoir et de gloire. Ce n’est pas cela la liberté, cela c’est l’esclavage encore plus poussé, plus subtil. Voilà encore de quoi prendre du recul. Regardez, contemplez votre vie et soyez seulement ici et maintenant, cessez de projeter votre vie partout ailleurs, elle ne peut se vivre qu’ici et maintenant. Merci
16 novembre 2004
Vous vous sentez bousculé, refoulé, déstabilisé par tout ce qui vient à vous sous toutes les formes possibles. Tout vous dérange et rien ne s’arrange. Vous en avez assez de souffrir de tout cela et de ne jamais parvenir à vos fins. Et alors? Qu’attendez-vous pour vous détacher de ce qui est en apparence pour ne plus vous consacrer qu’à être, simplement à être? Trop compliqué dites-vous, mais qu’est-ce qui est si compliqué? Est-ce que vous rendre malheureux de tout et de rien est plus simple? Qu’en est-il de tout ce temps perdu en jérémiades, en attentes de résultats?
Le temps qui vous semble toujours agir à votre insu et toujours contre vous. Il n’existe pas vraiment, c’est un simple montage de votre mental qui tient mordicus à demeurer dans ce temps pour mieux vous piéger et vous obliger à souffrir de ce temps qui est en même temps la résidence du mental tout en étant votre source de souffrance.
C’est que vous n’avez pas fait la différence entre vous et votre mental. Cet outil bien peu évolué vous domine de partout. Il vous tient dans son temps et ses apparences et vous vous traînez lamentablement d’un événement à un autre sans comprendre que tout cela n’a aucune importance et que tout ce qu’il y a à faire est d’être présent à tout, en harmonie avec ce qui est sans plus. Rien ne sert de vous rebiffer contre tout, de refuser ce qui est. Il y a ce qui est et c’est tout. Oui, votre mental voudrait que vous changiez le monde pour le ramener à sa vision étriquée, mais il n’est pas nécessaire de changer le monde pour être bien, en paix et dans la joie, seulement de regarder les choses avec une ouverture sur tout au lieu de refuser tout. C’est un paradoxe de la vie, elle change sans changer dès que vous modifiez votre vision des choses. Le point de vue de votre état change la face du monde dès que vous changez votre façon de regarder, de saisir la vie. Tout est toujours pareil mais vous n’y voyez plus les mêmes choses. Tout change, les couleurs, l’intensité de la vie. Plus besoin de se battre, de vous confronter à tout, juste laisser les choses se faire sans effort, mais cela est difficile à imaginer pour le mental qui ne sait que se battre pour obtenir ce qu’il veut. Pourquoi doit-il se battre? Simplement parce qu’il ne sait pas voir ce qui est là devant lui tout offert. Même quand tout est là devant lui, il se détourne pour chercher une autre voie pour obtenir ce dont il a besoin étant incapable de voir ce qui est si évident pour un être illuminé.
Ne vous défendez pas de la vie, laissez-la venir à vous sans peur, sans tenter de tout changer sans cesse. Les choses vous brassent, c’est que vous n’êtes pas encore présent à ce qui est, vous n’aimez pas la vie, vous ne faites qu’y résister et vous en avez peur. Alors vous êtes dans le combat au lieu d’être tout simplement dans l’acceptation et la reconnaissance de ce qui est comme étant la perfection en tout. Les conflits, les doutes, les peurs viennent toujours de votre mental, la vie n’est pas menaçante si vous lui laissez le temps de vous démontrer ce qu’elle veut vous donner. Cessez de vous alarmer dès que l’emballage n’est pas de la couleur de ce que le mental voudrait. Il ne connaît rien de la véritable valeur des choses, il ne sait voir qu’en surface et si peu. Ce ne sont jamais les autres ou les circonstances qui vous blessent, c’est votre résistance, de la souplesse, s.v.p. de la souplesse et tout change. Voilà.
19 novembre 2004
C’est encore le temps de partir pour un autre voyage. Demain le départ pour le sud, encore une fois vous pourrez profiter de cette magnifique nature, de ces paysages à couper le souffle et tant appréciés où la mer se mélange au sable et au ciel pour créer une douceur et une paix si réparatrice.
Pourtant, vous ne devez pas vous limiter à aimer cela. Tout dans la vie doit être apprécié comme ces plages paisibles, cette douceur de vivre. Si vous n’êtes pas capable de garder votre état de paix sans ces conditions idylliques, c’est que vous n’avez pas atteint la conscience. Oui, ces conditions sont remarquables. Oui, la paix et les paysages sauvages et chauds en même temps, donnent le goût d’y rester, mais il faut aussi retrouver votre paix et votre joie profonde dans tout ce que vous vivez. Ne serait-ce que faire la vaisselle doit devenir une source de paix et de joie. En fait, votre source de paix et de joie doit être intérieure, entièrement liée à votre état et aucunement liée aux conditions extérieures ou aux événements ou aux gens que vous côtoyés.
Mais, en même temps, ce que vous êtes présentement est tout aussi parfait, il faut donc simplement constater cette perfection en tout temps dans tous les moments de votre vie sans jamais vous laisser envahir par le jugement. Oui, cela se produit et se produira, mais il vous faut en prendre conscience, simplement cela et le jugement se dissoudra dans la présence de votre conscience. Il n’y a pas de mal à juger, cela fait partie de la nature de votre mental, mais pour être en paix, il faut juste pouvoir dépasser ces médiocrités du mental et de l’ego pour aller vers la pleine conscience, l’illumination. Attention, il ne faut pas chercher l’illumination, il ne faut pas attendre après quelque chose, seulement être conscient dans chaque instant de la vie, de la vie qui coule en vous à tout instant et qui apparaît sous toutes les formes possibles dans toute sa perfection.
Ce ne sont pas les dogmes ou les croyances qui importent, mais simplement la conscience de la vie en vous. Cette vie est la nature même des choses, la source de la vie qui passe en vous. Vous êtes cette vie, pourquoi la contester, pourquoi vouloir que les choses soient différentes? La vie sait très bien où elle va et pourquoi elle y va. Vous, quand vous vous identifiez à votre mental, ne le savez pas. Vous êtes juste victime des élucubrations de cet accessoire qui veut prendre le pouvoir sur votre vie.
Il vous fait passer par des détours et multiplie les complications pour que vous ne puissiez pas voir que tout est déjà là, en vous. Tant qu’il peut vous distraire de votre vie profonde, il garde la mainmise sur votre vie. Dès que vous en devenez conscient, il perd le pouvoir et redevient un simple accessoire de votre vie.
Votre présence à votre vie est ce que le zen appelle être simplement assis. Soyez ainsi, simplement assis dans votre vie et non pas seulement sur un coussin pendant les méditations. Cette état de présence doit être votre vie si vous voulez vivre intensément, le reste ne sera toujours qu’accessoire, quel qu’il soit. Voilà. Merci.
29 novembre 2004
Il se pourrait que tu trouves que ces vacances ont passé vite et que le résultat ne soit pas convaincant quand tu retournes au travail et que le beat reprend. Mais il en reste quelque chose quand même. Oui, vous êtes vite emporté par le rythme des choses de la vie quotidienne et c’est pour cela que vous aimez tant vous en sortir. Vous avez l’impression que c’est toujours cela de sauvé comme si de vivre votre vie quotidienne était plus une corvée qu’une réalisation de qui vous êtes.
Pourtant, tout est une opportunité de vous réaliser et comme vous passez le plus gros de votre temps ici dans votre quotidien, il serait bon de pouvoir l’apprécier car sil faut attendre les vacances pour vivre, le temps est très long et les satisfactions très courtes.
Mais, me diras-tu, comment faire, comment arriver à être bien, dans la paix et la joie dans ce quotidien si souvent frustrant où l’on a plus l’impression de subir que de vivre? Et bien, il n’y a pas trente-six moyens, il faut simplement être présent encore une fois, simplement présent à votre vie, accepter ce qui est sans toujours regimber. Vous tentez de le faire quand vous êtes plus conscient, mais ça passe vite au refus ou aux désirs de changements. Au lieu de vous sentir acceptant et présent, vous vous mettez à simuler toute sortes de scénarios autres que votre réalité et vous vivez à moitié dans cette vie et à moitié dans ces scénarios. Peu importe le scénario, il est du mental en conserve et non pas de la conscience. Il ne faut pas confondre. Si vous vous contentez de ce simulacre de fuite comme étant la paix et la joie, vous serez toujours obligé d’en créer de nouveau avec votre mental et à chaque fois le résultat sera aussi vide car il n’y a rien dans ces scénarios. La vie n’est pas là, ce sont des coquilles vides et sans suite.
Être prés