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Marie, une clef d'entrée
dans l'Écriture Soeur Marie-christophe Maillard, o.s.m. Nouveaux Cahiers marials, novembre 2001 |
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| Sous un autre aspect, la place donnée à Marie par le Concile Vatican Il dans la Constitution dogmatique "Lumen Gentium", nous permet de considérer Marie comme celle qui donne une clef d'entrée dans l'Écriture. Les Pères conciliaires ont refusé, finalement, de rédiger un traité à part sur la Vierge Marie, car ils ont perçu à quel point sa place est d'être dans le Mystère du Christ et de l'Église (LG Ch. 8). En effet, entre l'Église et la Vierge Marie, il n'y a pas seulement une analogie de fonction : les vertus de Marie sont pour l'Église un modèle de virginité, de maternité et d'union à Dieu, vers l'accomplissement eschatologique promis à l'Église et déjà accompli en Marie. C'est en Marie que l'Église est pleinement Église. Quand Paul VI promulgue le texte de Lumen Gentium , le 21 novembre 1964, il déclare que ce chapitre VIII concernant la Vierge Marie est comme la clef de voûte du traité de l'Église du Christ. |
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| Notre-Dame nous donne à comprendre que "faire l'exégèse" d'un texte d'Écriture, c'est le recevoir dans la Foi, l'Espérance et la Charité; c'est le déchiffrer (Apoc. 1); c'est lui donner corps (He. 10.5), pour que surpassant toute connaissance, nous entrions par notre plénitude (celle de la Foi, de l'Espérance et de la Charité) dans la Plénitude de Dieu. (Éph. 3, 19). Les numéros 57 et 58 de Lumen Gentium nous montrent la place que Marie a tenue auprès de son Fils incarné. C'est l'Esprit Saint qui apprend à l'Église à conserver et à progresser dans la foi (LG 25) en l'introduisant à une intelligence plus profonde de l'Écriture (DV 23), tout comme sa présence en Marie a conduit celle-ci à une attitude de contemplation du plan de Dieu. Ainsi Marie préfigurait cette longue suite de mémoire et d'intense rumination qui constitue l'âme de la tradition de l'Église. C'est par son être même de fille d'Israël et de mère de l'Église que la Vierge Marie nous "enseigne" l'exégèse de nos vies. Prenons pour exemple le texte de l'Annonciation (Luc 1,26-38) : la voie pour lire l'Annonciation est celle de l'Alliance. Dieu veut être avec son Peuple. Nazareth va être le lieu de la ratification de la Première Alliance (Ex. 19. 3-8), à laquelle succède la Nouvelle. Marie, Fille de Sion, y représente le Peuple. Dans le récit de l'Exode (Ex. 19.8), Moïse "exposa" c'est-à-dire "fit l'exégèse" de l'événement au Peuple, ce qui est le rôle du Médiateur, de tout animateur de communauté chrétienne. Le peuple pose des questions au médiateur pour être mieux éclairé. À Nazareth, le même dynamisme dans le dialogue entre Marie et l'Ange se retrouve tel qu'en celui de l'Exode. Marie a hérité de la Foi de son peuple; à Nazareth, c'est "l'exégèse" de l'événement du Sinaï qui lui permet de donner son Fiat, un Fiat au nom d'Israël et de l'humanité entière. En conclusion, peut-on reprendre à notre compte ce que Paul VI disait aux chrétiens de Sardaigne? Il n'y a pas moyen d'être chrétien sans être marial? Est-ce une volonté du Christ lui-même? La lecture de Jean (19,25-27) nous offre un formulaire très caractéristique du schéma de révélation qui a sa source dans le langage prophétique. Il y a un prophète qui voit, un prophète qui dit ("révèle") : voici . Les paroles de Jésus réalisent ce qu'elles disent. Question théologique et question anthropologique sont liées : si nous voulons devenir fils du Père, le rôle de Marie dans cette uvre de renouvellement est fondamental, et cela par la volonté du Christ lui-même; la Vierge Marie a reçu de son Fils un charisme unique. Le troisième millénaire sera le Millénaire du Christ selon St Jean. " (Cardinal Martini). Sur Marie-Christophe MAILLARD |
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| Prière à Marie. Retour à la page d'accueil. Pour renseignements, questions, suggestions en français, en anglais ou en italien, s'adresser à frère Luc M. Marsolais, o.s.m. secprocan@videotron.ca |
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