On considère trop souvent, particulièrement en ce qui concerne les techniques martiales, la
création de mouvements spontanés, faits d'un homme unique ou d'une influence
étrangère salvatrice et expliquant tout.
Le Kung-Fu ou le Shaolin-Chuan n'ont-ils pas été créés de toutes pièces, ainsi que le Zen,
par un certain Bodhidharma, dit l'illuminé, apportant la lumière suprême des
Indes? Ce serait trop simple. Avant lui, il est bien entendu que les Chinois,
habitant leur pays depuis 5000 ans, n'étaient pas qu'un ramassis de faibles de
corps et d'esprit et passant le plus clair de leur temps à ne rien comprendre
en matière de combat et de religion. Il est vrai cependant que Rome, part
l'intermédiaire de Jules César, fit cette chose en Gaules. Avant lui, il était
inutile et même interdit de parler de ce qui avait précédé sa venue. Ne faisons
donc pas les aveugles avec le peuple chinois, car bien avant la venue de
Bodhidharma, des formes d'arts de combats rudimentaires existaient déjà mais
n'étaient pas codifiées ni enseignées selon une tradition propre à un peuple.
Pour mieux situer les arts martiaux et plus spécifiquement le Shaolin Kempo, laissez-nous vous
faire un historique. Pour cela, il faut remonter à l'antiquité ou les
véritables origines se perdent dans la nuit des temps et où s'y mêle une grande
part de légende.
Tout d'abord, il est assez difficile de retracer les origines des arts martiaux car il
n'existe pas vraiment de documents écrit qui retracent exactement les arts de
combat, soit parce que ceux-ci étaient autrefois pratiqués en secret et ne
furent transmis que de maîtres à disciples, soit presque personne n'a vu
l'intérêt de le faire à cette époque.
Contrairement à une opinion très répandue, le karaté ne serait pas issu du Japon mais de la
Chine. Les arts de combat ne seraient pas non plus issus de la Chine, mais la
Chine serait le berceau de ce que nous appelons et pratiquons de nos jours, les
arts martiaux.
C'est en Inde, qu'aurait vécu un moine qui passait son temps à observer les animaux dans leurs
combats et à analyses leurs mouvements. Cet homme, dont le nom a été retenu par
l'histoire et dont le rapport avec la naissance des arts martiaux semblerait le
plus étroit, était Bodhidharma.
Bodhidharma était le 3ième fils de Sughanda, roi de la province de Madras en Inde. Il était
également élève et disciple de Prajnatara, 28ième patriarche après le Bouddha,
considéré dans son pays comme son descendant spirituel, donc sa réincarnation
sur terre. Bodhidharma était aussi membre des Kshatriyas (princes combattants).
Les Kshatriyas pratiquaient le Vajra Mutsi, art martial indien très peu connu
en dehors des limites de son pays d'origine. Son origine est extrêmement
lointaine. Il est probablement l'art martial le plus ancien et fut, pour une
part, à l'origine des techniques de combat chinoises. Bodhidharma passait pour un
expert réputé dans cet art.
Bodhidharma était un excellent élève et a eu très tôt fait de dépasser la plupart des
autres élèves de Prajnatra. Vers le milieu de sa vie, et même un peu avant, il
était déjà considéré comme un maître bouddhiste.
Quand le Prajnatara est mort, Bodhidharma partit pour la Chine. Deux raisons l'avaient poussé à
partir. La première est parce que son maître avait formulé ce souhait sur son
lit de mort et la deuxième est parce qu'il avait entendu dire que les intérêts
religieux et politiques avaient fait décliner la vraie philosophie de
Bouddhisme en Chine.
Il laissa tout d'abord les prêtres présents exposés leurs conceptions de la doctrine, écouta
gravement puis, prit la parole. Il expliqua que la conception chinoise était
erronée, que depuis le temps, le Bouddhisme en Chine s'était modifié et éloigné
d'une grande façon de son vrai sens. La réaction des prêtres fut violente.
L'empereur crut devoir s'interposer mais Bodhidharma ne changea pas sa
position. Enfin, Il ne dut son salut qu'au doute qui planait sur son identité.
Terriblement déçu et mortifié par l'incompréhension de ceux qui, selon les dires, étaient
les piliers de la sagesse et de la culture, il se réfugia au monastère de
Shaolin (appelé Sui-Lam) situé sur le Mont Shao-Shin dans les montagnes Sung,
dont la réputation ne lui était pas inconnue. Le temple, déjà à cette époque,
était une forteresse inexpugnable et les moines avaient la réputation de
solides gaillards ayant déjà repoussé maintes tentatives de pillage.
Bodhidharma, arriva au monastère et, selon la légende, sans proférer la moindre parole,
s'accroupit face à un mur et y resta prostré pendant 9 ans, méditant sur la
cause de son échec. Il réalisa enfin l'illumination suprême et décida de mettre
fin au supplice. Il recouvrit l'usage de ses membres grâce à l'exercice qu'il
avait découvert pendant sa méditation, qui, une fois mieux élaboré,
s'appellera: Eighteen Hands of Lo-Han (18 mains de Lo-Han). Il transmit son
enseignement aux moines émerveillés, mais se rendit compte très vite que la
plupart étaient dans l'incapacité de se tenir immobile pendant un certain temps
ou, pire encore, qu'ils sommeillaient. Il attribua ce fait à un état de santé
défaillant et a un manque d'harmonie entre leur corps et leur esprit. Se souvenant
des préceptes de son maître le Prajnatra, selon lesquels certains exercices
physiques comme le yoga peuvent vaincre les maux du corps et fortifier
l'esprit, il entreprit de créer une série de 18 mouvements capables d'apporter
un remède. Jugeant le Hatha-Yoga trop ésotérique pour ses élèves chinois, se
basant sur les exercices de Hua To, mouvements issus du Vajra Musti, et sur les
principes respiratoires du Yoga, il mit en place une méthode originale, mi-art
de combat, mi-technique de méditation. En dehors de la pratique physique, il
enseigna une voie nouvelle basée sur la simplicité et la méditation active, le
Chan, plus connu sous sa dénomination japonaise et sous sa forme modifiée
qu'est le Zen.
Les moines, tout d'abord surpris qu'un saint homme comme Bodhidharma
s'intéresse à la misérable dépouille sans importance qu'est le corps, furent séduits par
l'autorité de son exemple et reprirent, peu a peu, le goût de l'exercice
physique. Chaque jour, de nouveaux disciples arrivèrent au monastère, désireux
de suivre l'enseignement du maître. La nouvelle se répandit â travers la
province puis 1e pays et à tel point que Bodhidharma fut contraint d'opérer une
stricte sélection. Afin de décourager ceux qui n'avaient pas une foi totale
dans l'enseignement du patriarche, les moines Faisaient accomplir aux nouveaux
arrivants les tâches les plus ingrates et rebutantes pendant plusieurs semaines
avant de les accepter. Peu de temps après, les moines retrouvaient des archives
concernant les arts de combat et, soucieux d'accroître l'efficacité pratique de
la méthode, ils modifièrent notablement ces techniques. Bodhidharma, dépassé
par les évènements et déçu une fois de plus par les Chinois en raison de leur
esprit trop pratique, décida d'abandonner le monastère. Son départ s'effectua
de façon mystérieuse et les disciples le firent passer pour mort. Le style du
Shaolin-Chuan a commencé à fleurir et à s'améliorer durant la période de la
dynastie Yuan (1206-1333) quand un des moines du nom de Chueh Yuan, aussi
appelé Hung Yun Szu, raffina le système de Bodhidharma et forma 72 mouvements.
Plus tard, dans la province de Shansi ces 72 mouvements furent étudiés par deux
autres moines: Pai Yufeng et Li Cheng. Ils étudièrent également la méthode
originale de Bodhidharma, les 18 mains de Lo-Han, et créèrent 170 mouvements.
Ces 170 mouvements forment aujourd'hui la base du Shaolin-Kempo, style très
complexe et très diversifié.
Pai Yufeng enseigna que l'homme a cinq principes qui dirigent son corps:
- La force musculaire
- Les os
- L'esprit
- Le système nerveux
- L'énergie interne (ou Chi)
Sa méthode contenait également l'essence de cinq animaux:
- Le léopard
- Le serpent
- La grue
- Le Tigre
- Le Dragon
Avec l'avènement de la méthode de Pai (les 170 mouvements), le Shaolin-Chuan
commence à prendre de l'expansion. Cependant, le Shaolin-Chuan n'a pas vraiment
commencé à croître dans le temple Shaolin comme on veut bien le croire. C'est
plutôt l'influence des Shaolin à travers leur philosophie à l'extérieur des
murs du temple qui a contribué à son avancement et à son expansion.
La méthode fut d'abord enseignée sous deux formes: celle du Nord de la Chine et celle du Sud
de la Chine. Vu qu'il y avait cinq temples Shaolin dans des régions différentes
de la Chine, le système Shaolin a développé cinq styles plus ou moins
différents. Le style original provient de la province de Honan et les autres
des provinces Mei, Wu Tang, Fukien et Kwanghtung.
En Chine, le bouddhisme connut au fil des âges une grande évolution malgré des périodes
sombres : confiscations des monastères, interdits de pratiquer et autres
vicissitudes communes à toutes les religions, affrontant parfois le pouvoir
politique. Il prospéra sous diverses formes, laissant une empreinte profonde
dans l'expression de la mentalité des arts et des techniques chinoises.
Le monastère de Shaolin restera après le passage de Bodhidharma, l'un des plus célèbres lieux
du bouddhisme en Chine. Il sera également le représentant de l'une des écoles
maîtresses des Arts du poing chinois, le Shaolin-Chuan (Art du poing du
monastère de la petite forêt). Ce style, comme nous l'avons vu précédemment,
basé sur les cinq animaux, restera le chef de file des écoles externes jusqu'à
la destruction du monastère en 1723 (il sera reconstruit par la suite), puis
éclatera en cinq écoles ou branches appartenant à cinq familles et
portant leur nom:
- Le Hung Gar Chuan
- Liu Gar Chuan
- Choi Gar Chuan
- Li Gar Chuan
- Mo Gar Chuan
Actuellement ces cinq écoles représentent donc les vestiges de
l'ancien art du Shaolin, le style original ayant bel et bien disparu. Précisons bien si le Shaolin-Chuan et
les cinq écoles qui suivirent ont donné naissance à une infinité de tendances
et de styles, le Shaolin-Chuan a disparu. Il n'existe plus de nos jours de
styles dit "originaux" ou "purs".
Comme nous l'avons dit précédemment les arts martiaux en chine se sont développés sous
deux formes: la méthode du Nord et la méthode du Sud. La rivière Yang-Tzé est traditionnellement
la ligne de démarcation entre le Nord et le Sud.
Les styles du Nord sont basés beaucoup plus sur les techniques de jambes très stylisées et
employant la force, la grâce et la vitesse. Les habitants du Nord se sont
probablement dirigé dans cette voie du fait des nombreux terrains montagneux et
accidentés et également fait qu'ils devaient porter des vêtements lourds et
épais à cause du climat en montagne. Tout cela contribuait fortement à
développer une bonne endurance musculaire et une bonne souplesse au niveau des
jambes.
Les styles du Sud quant à eux n'utilisaient pas les méthodes acrobatiques du Nord. Les
Cantonais étant plus petits et plus trapus que les Mandarins, ils préféraient développer
des techniques de mains au détriment des techniques de jambes. Le climat et les
terrains étaient plus clément et moins accidentés mais plus marécageux, car à
certains endroits, ils devaient se déplacer par bateau.
En plus de se diviser en territoires, les arts martiaux chinois se sont divisés en deux
approches: les styles internes tels le Tai-Chi-Chuan, le Pa-Kua, le Hsing
I, etc., et les styles externes, tels le Chuan-Fa, le Kung-Fu, le Hung Gar
Chuan, etc..
Mais retournons donc un peu en arrière. Durant la dynastie Sung (960-1279), il y eut
recrudescence des styles externes mais non dans le sens enseigné par les
premiers et illustres personnages qui nous avons vu précédemment. En effet, des
sociétés secrètes tel que The Black Dragon et The Triad, virent le jour et
furent engagées à la solde de clans rivaux. N'oublions pas que la Chine,
pendant une certaine période, fut divisée en plusieurs royaumes rivaux. Ces
sociétés étaient très hermétiques et formaient presque des familles. Leurs buts
initiaux n'étaient pas très clairs mais la puissance aidant, la corruption
s'est vite installée et ces sociétés devinrent très vite tournées vers le
crime. Il n'était pas rare de rencontre des disciples de ces sociétés sur les
routes qui voulaient toujours démontrer leur supériorité et qui hantaient des
villages enclenchant la peur chez leurs habitants.
Durant la dynastie Ming (1368-1644), le Kung Fu devint considéré comme appartenant aux
styles du Sud. Un de ces styles originaires du temple Shaolin dans la province
de Fukien. Dans la province Shangtung où était situé un autre temple Shaolin,
un moine du nom de Tong Long créa le style de la menthe religieuse: Les styles
de grue blanche et du singe furent également crées durant cette période (1368-1644).
Quand les Mandchous vainquirent la dynastie Ming en 1644, ils établirent la dynastie
Tsing qui à son tour tomba en 1911. Le Kung Fu fut assortie d'un système de 18
armes qui furent pratiquées pour le combat. D'autres sociétés secrètes virent
le jour spécialement la White Lotus Society, laquelle prenait ses racines dans
le Taoïsme. Ces sociétés de la période Tsing étaient des organisations qui
voulaient renverser les Mandchous et arrêter les influences Ouest-européennes
qui avaient une emprise de plus en plus forte dans la pensée chinoise.
Plusieurs de ces sociétés enseignaient à leurs membres que leurs techniques de Kung Fu
feraient d'eux des hommes invincibles comme des boulets de canon. Cela amena la
Rébellion des Boxers (appelés boxers par les étrangers parce que les Chinois
faisaient face pieds et mains nues à des boulets de canon). Naturellement,
pieds et mains nues ne pouvaient tenir face à des boulets et les rebelles
furent anéantis. Cela apporta un grand scepticisme dans la validité du Kung Fu
et les méthodes internes commencèrent à se pratiquer de plus en plus. Cette
grande période de rébellion se termina en 1911 par l'instauration de la
République chinoise et du communisme. Il est à noter que pendant cette période,
le symbolisme de notre salut traditionnel signifiait: "Fan Tsing, Fu
Ming" (Renversons les Tsing, restaurons les Ming).
Comme nous l'avons dit, les arts martiaux chinois possédaient des techniques armées. Pour
les chinois, l'arme n'était qu'un prolongement du corps. Il était de bon ton
que chaque école possède son arme secrète.
On distinguait à l'époque cinq (5) armes essentielles:
le bâton, le sabre, l'épée, la lance et l'hallebarde.
Mais en fait il existait dix-huit (18) armes traditionnelles qui
sont : Kien (épée droite à double tranchant), le Pang (bâton long), Tao
(sabre), Mao ou Chang (lance), Yueh au Kwon Tao (hallebarde), Gong (arc), Nu
(arbalète), Lion (masse d'arme), Fu (hache), Chui (marteau d'arme), Wo (arme de
jet), Pai (bouclier), Pa (fourche ou râteau d'arme), Pien (fouet d'arme), Pi
(poignard), Kou (croc de guerre), Tchien (épée à deux mains), Chi (lance
barbelée ou serpentine). I1 existe une infinité d'autres armes dérivant des
formes principales, en fait 360 armes secondaires. Un peu plus tard également,
les armes provenant d'Okinawa, que nous connaissons beaucoup mieux, firent
leurs apparitions. I1 est à noter que l'arme souveraine reste le bâton, origine
de toutes les armes, l'arme noble étant l'épée.
Cependant, la chose qui marqua le plus la période 1368-1644,
fut l'introduction au Japon du Kung Fu. En effet, un moine chinois du nom de Chen Yuan-Ping
se rendit au Japon et introduisit le Chi-Na, style d'art martial formé de techniques de clés et de
luxations qui fut l'ancêtre du Jiu-jitsu. En ce qui concerne le Jiu-jitsu. L'histoire
relate que ce serait un Japonais du nom de Qi Jiguang, un général très connu à
l'époque, qui aurait compilé un livre traitant de 16 exercices différents
d'attaque et de défense à main nue. Ce livre regroupait également une section
de techniques contre des attaques de lance ou d'armes blanches (une quarantaine
environ) et 3 sections contre des attaques de bâton.
Qi Jiguang imagina aussi un ensemble complet de théorie et de
méthodes d'entraînement, de saisies, d'agrippement et d'immobilisations de l'adversaire.
Le Jiu-Jitsu qui signifie "techniques de souplesse", fut un apport considérable pour
le Kung Fu. Plus tard, d'autres grands maîtres créèrent leur propre style à
partir du Jiu-Jitsu. C'est le cas du judo qui signifie "voie de la souplesse"
et dont l'instigateur fut Jigoro Kano. Le Jiu-Jitsu est également l'ancêtre de
l'Aikido qui signifie "voie de l'union de l'énergie", qui fut créé
par Moriheihi Ueshiba.
Au Japon également, vers la fin du 19ème siècle, un moine bouddhiste japonais a tenté de
recréer le Shaolin Chuan. Il en est résulté le Shorinji-Kempo qui signifie
littéralement: Shorin (petite forêt), Ji (Monastère), Kempo (poing d'origine
chinoise ou art du poing chinois). Son fondateur fut Doshin So.
Doshin Sa passa une grande partie de sa vie dans la Mandchourie sous les ordres de Mitsuru
Toyama, le fondateur de la société secrète bien connue The Black Dragon. Cette
organisation à cette époque, avait pour but de créer des remous politiques en
Asie. Quand Doshin Sa eût 20 ans, il fut envoyé en Chine à la solde du
gouvernement japonais pour espionner. Pendant qu'il séjournait en Chine, il
visita le vieux temple Shaolin et fut terriblement impressionné par les
techniques martiales et méditatives des moines. Il commença à pratiquer leur
art avec ardeur et passion. Il devint par la suite moine bouddhiste. Il décida
de voyager à travers la Chine et rencontra plusieurs maîtres des styles
Shaolin, styles qui n'étaient presque plus pratiqués en tant que styles purs.
En effet, les derniers vestiges du Shaolin-Chuan commençaient déjà à
disparaître. Il s'entraîna avec eux et devint très vite un expert.
Après la guerre, il retourna au Japon emportant avec lui les secrets du Shaolin-Chuan.
II révisa ce qu'il avait appris, apporta des changements tangibles, à la
japonaise, et le répandit en un système original.
Le système créé par Dashin Sa est très complexe, étant composé de projections et
d'immobilisations (Jiu-Jitsu) et de toutes une panoplie de coups frappés et de
techniques, de katas mi-chinois, mi-japonais. Cette compilation de techniques
chinoises et japonaises peut donner une idée version nipponne de ce qu’avait
été à l'origine le Shaolin-Chuan. Il s'installa dans un monastère situé dans
l’île Shikoku et se mit à enseigner. Le Shaorinji-Kempo et la philosophie du
Zen. Des milliers de pratiquants venaient du monde entier pour y étudier. Cet
art martial prit de l'expansion après la deuxième guerre mondiale (39-45).
Ce temple existerait encore de nos jour et le Shorinji-Kempo y serait toujours enseigné.