Louis Hébert est né à
Paris en 1575, il épouse la parisienne Marie Rollet en 1601. Louis Hébert est
apparu pour la première fois en 1606, à Port-Royal, en Acadie. Il repart l’année
suivante pour revenir en 1610, mais les Anglais s’emparent de l’Acadie et en
chasse les Français. Il est fait prisonnier par les Anglais à l’Île des Monts
Déserts. Puis, Port-Royal est détruit en 1613. Une fois de plus Hébert est
contraint de retourner en France.
À l’hiver 1616-17, il renoue
connaissance avec Samuel de Champlain qui lui obtient un contrat avec la
compagnie de traite de fourrures pour la Nouvelle-France. Hébert vend sa maison
et son jardin à Paris et amène sa femme Marie et ses trois enfants, Anne,
Guillemette et Guillaume Hébert.
Pendant bien des années, Hébert est le
seul, outre Champlain lui-même à cultiver la terre et vivre de ses récoltes.
Louis Hébert ne compte pas de descendants portant son nom.
Son fils
Guillaume Hébert héritier de la moitié des fiefs paternels, épouse le 1er
octobre 1634, à Québec, Hélène Desportes, fille de Pierre Desportes et Françoise
Langlois, soeur de Marguerite Langlois, mariée à Abraham Martin. Pierre,
Françoise et Hélène sont retournés en France, après la prise de Québec, par
Kirke, le 24 juillet 1629. Hélène Desportes est revenue à Québec, un peu avant
son mariage, en 1634. Après la mort de Guillaume Hébert, le 23 septembre 1639,
elle se remarie en 1640, avec Noël Morin et parmi les enfants de ce couple, deux
filles Morin sont liées à cette généalogie.
Donc, la seule descendante de
Guillaume Hébert, le fils de Louis Hébert et Marie Rollet, c’est Françoise
Hébert, née en 1638. Elle s’est mariée le 20 novembre 1651, à Guillaume
Fournier, originaire de Coulmer en Normandie, né vers 1619. Il devient en
Nouvelle-France, co-seigneur de Saint-Charles, il décède en 1699, à
Montmagny.
Deux filles se marient les premières, Marie Fournier, en 1670,
avec Pierre Blanchet et Françoise Fournier, en 1686, avec Jacques Boulay.
Ensuite le fils Jean Fournier se marie à Marie-Jeanne Roy(Le), en 1687.
Finalement, Simon Fournier, en 1691, épouse Marie-Catherine Rousseau, dont deux
de leurs filles viennent se greffer pour nous donner aussi un peu de sang du
premier colon d’Acadie et de la Nouvelle-France, soit Geneviève Fournier, en
1713, avec Pierre Gagné et Marie-Madeleine Fournier, en 1715, avec Étienne
Fontaine.
L’ancêtre Louis Hébert meurt le 25 janvier 1627, à la suite
d’une malencontreuse chute qu’il fait sur la glace. Il est inhumé au cimetière
des Récollets. Marie Rollet se remarie en 1629, avec Guillaume Hubou. Elle
décède le 27 mai 1649, à Québec.
Champlain écrit de lui qu’il a été "
le premier chef de famille résidant au pays qui vivait de ce qu’il
cultivait, " donc, le pionnier . . . de nos
pionniers.