Salut tout le monde!!!
Voici mon mini-rapport, qui prendra plutôt la forme de divers conseils pour votre voyage au Japon. J’espère que cela vous sera utile!!!
Les préparations de départ
- Vêtements : Ceux qui partent pour le premier séjour arriveront pendant la saison des pluies. Moi, j’ai passé de fin juin à début août au Japon : la saison chaude, TRÈS chaude et humide… Pour ceux qui partent en mai, apportez donc imper et parapluie (adaptez-vous : quelque chose de petit!!), et aussi, j’imagine, des vêtements de printemps, car il devrait faire plus frais. Pour ceux qui partent fin juin, prévoyez des vêtements d’été, mais aussi des vêtements de printemps. À votre arrivée, la température sera plus fraîche, et aussi, probablement, lorsque vous irez dans le Nord, à Hokkaido ou Akita, dépendant du moment où vous vous y rendrez. (M’étant fait décrire des chaleurs torrides par de précédents participants, j’ai manqué de vêtements plus chauds, et, ben.. j’ai gelé!) N’oubliez pas de prévoir au moins un mouchoir de poche en tissu, le plus absorbant possible. Les Japonais utilisent leur mouchoir à tout instant, et il n’y a souvent pas de papier pour s’essuyer les mains dans les toilettes. Dans le même ordre d’idées, ramassez tous ces petites enveloppes publicitaires de mouchoirs en papier qu’on vous tend à tous les coins de rue : il n’y a parfois pas de papier de toilette non plus dans les toilettes publiques…
- Guide vogage : Le guide " Tokyo ", de Lonely Planet, est une bénédiction. Ce fut mon guide de survie. Il est d’un format pratique qui se traîne partout. Il comprend une carte du métro, une description de toutes les activités et visites que vous pourriez vouloir faire, les adresses utiles (par exemple le bureau de poste) et les moyens pour se rendre, les sites de shopping, bref, absolument tous les petits détails qu’on serait bien mal pris de ne pas savoir. Vous pouvez vous le procurer à la Librairie Ulysse, au 4167, St-Denis (514) 843-9447, au coût approximatif de 25 à 30 $.
- Cadeaux : Le Japon est le pays des échanges de cadeaux.. En général, on offre un cadeau la première fois qu’on se rend chez quelqu’un, où que l’on rencontre quelqu’un pour la première fois, mais envers qui l’on se sent déjà redevable. Dans mon cas, par exemple, je rencontrais des amis d’une de mes amies japonaises à Montréal, que je ne connaissais pas personnellement. Avant de partir, j’ai acheté pour 100 $ de petits cadeaux, et j’en ai manqué. Je vous suggère d’acheter quelque chose de plus dispendieux pour monsieur et madame Iwaki, et pour leur fils, Taka, et d’autres petites choses d’une valeur d’environ cinq dollars pour tous les imprévus. Quoi acheter? J’ai essayé pour ma part de trouver des trucs originaux : des chandelles de fabrication artisanales québécoises, des bols à café, des broches, un briquet… Et bien sûr, l’éternel sirop d’érable, qui intéresse toujours quelqu’un. Pour madame Iwaki, j’ai acheté un petit vase. J’ai appris qu’elle avait déjà reçu plusieurs foulards, et aussi beaucoup de sirop d’érable, alors c’est peut-être à éviter. Par contre, madame Iwaki aime le sucré… Je n’ai pas acheté de cadeaux " communs ", du genre grosse boîte de bonbons, ou de biscuits, et je l’ai regretté. Il serait peut-être indiqué, plutôt que d’acheter une foule de cadeaux individuels, davantage de cadeaux que plusieurs personnes peuvent partager. Je dirais un pour chacun des endroits où vous enseignez, des familles où vous allez être reçus (si vous allez à Akita, prévoyez-en un pour votre famille et un pour la famille du maire d’Iwaki, les Maekawa, ), et un pour les employés de Sivervilla Koyama.
- L’argent : Au Japon, tout marche cash. Les gens se baladent avec des sommes exorbitantes (pour nous) dans les poches. Dans les magasins, le chèque de voyage est inconnu, et il est assez compliqué d’utiliser la carte de crédit pour acheter quelque chose. Par contre, il est possible de retirer de l’argent d’une carte de crédit à partir des guichets automatiques ATM, et même (c’est un ouï-dire) de votre compte en banque, grâce au procédé Cirrus. Moi, je n’ai pas réussi, mais renseignez-vous avant de partir. Le chèque de voyage n’est pas à éviter, mais vous ne pourrez le changer que dans les banques, et, si vous êtes mal pris, à un guichet spécial dans les grands magasins (depaato), sur semaine. Je vous conseille donc d’apporter aussi des yens en liquide. Vous ne risquez pas vraiment de vous faire voler, puisque le Japon est un pays très sécuritaire. Cependant, restez vigilants dans les aéroports : les vols y sont assez fréquents. Plus vous apporterez d’argent, plus vous serez libres en voyage. Au Japon, le yen fond plus vite que la neige dans le désert. 1000 yen (10 $) sont dépensés comme on dépense 5 $, par-ci, par-là. Si vous vous sentez capables d’être économe, tant mieux. Mais dites-vous bien qu’il est pratiquement impossible de s’imaginer à quel point le coût de la vie est élevé, là-bas.
L’arrivée
- À l’aéroport : Je vous conseille vivement de confier vos bagages à une compagnie d’expédition. Il vous en coûtera 2000 à 3000 yen, mais ça vaut vraiment la peine. Les Japonais voyagent léger, et ils trouvent très comique de nous voir nous balader avec des monstres de pack sacks. Si le ridicule ne vous tue pas, prenez ceci en considération : vous êtes fatigués, il fait super chaud, vous avez deux heures de train devant vous, vous êtes perpétuellement dans la foule, et vous êtres complètement, absolument et désespérément perdus. Honnêtement, vous n’avez vraiment pas besoin d’un énorme sac en plus. Et dites-vous bien que 20 ou 30$, au Japon, ce n’est vraiment pas si cher. Donc, dirigez-vous vers le guichet de la compagnie ABC (qui pourra aussi envoyer vos bagages à l’aéroport au retour, tél. : 03-3545-1131), et confiez-leur votre sac. Ils se chargeront de vous le faire expédier le jour même, sinon le lendemain (gardez des vêtements de rechange, si c’est le cas). Pour appeler Taka-san de l’aéroport, achetez une carte d’appel dans une distributrice (1000 yen). En passant, ne vous étonnez pas de ne pas être au meilleur de votre forme pendant un petit bout de temps : c’est le décalage horaire. J’ai mis deux semaines environ à revenir à ma forme habituelle, mais cela peut être moins long pour certaines personnes.
- Le trajet : Le trajet jusqu’à la Silvervilla Koyama vous a sûrement déjà été donné, mais il vaut mieux l’avoir deux fois plutôt qu’une!
Le truc pour que tout se passe bien : demandez des indications à tout le monde. Si vous êtes trop gênés, ce n’est pas grave : le monde viendra à vous. Les gens au Japon sont vraiment gentils, et dès que vous avez l’air un peu perdu, il se trouve quelqu’un pour vous aider. Vraisemblablement, vous trouverez quelqu’un pour vous reconduire là où vous voulez aller à chaque station. En désespoir de cause, adressez-vous aux employés des stations de train. La station Ikebukuro est immense, et ça vous prendra plusieurs passages pour vous orienter. Passez un coup de fil à Taka-san à partir de la station Nerima, il viendra vous chercher en voiture.
Le séjour
- Le logement : Il semble que les modalités de logement aient changé cette année. L’an passé, j’étais logée à la Silvervilla Koyama, dans une petite chambre très propre, climatisée, équipée d’un téléviseur, d’une commode, d’un placard, d’un réfrigérateur, d’un téléphone et d’un lit simple, et attenante à une petite salle de bains privée (toilette-lavabo). Pour se laver, une salle de bains avec douche et petit bain était disponible au sous-sol, et utilisée par peu de personnes. Pour le lavage, il y avait aussi une laveuse et une sécheuse payantes au sous-sol, savon non inclus. Il y a de petits chiens qui vivent dans la résidence à Koyama : avis aux allergiques! Vous bénéficiez aussi d’une petite piscine à l’arrière de la résidence. Si votre voyage se prolonge au-delà de la date prévue, madame Iwaki ne voit habituellement aucune objection à vous garder.
- La nourriture : Je mangeais tous les jours à Silvervilla Koyama. La nourriture n’est pas excellente, mais elle a l’avantage d’être gratuite! Madame Iwaki est adorable, et améliore votre ordinaire de toutes sortes de petites gâteries (brioches le matin, gâteaux, etc.) Il faut avertir le jour même lorsqu’on a l’intention de sauter un repas. Si vous avez l’intention de dormir le dimanche matin (votre jour de congé), avisez que vous ne souhaitez pas déjeuner, sinon on vous appellera pour vous demander de descendre.
- Les déplacements : La résidence met à votre disposition une bicyclette. C’est le moyen de transport que j’ai utilisé pour me rendre aux différentes résidences où je donnais mes cours.
Les tâches
- Le service du petit déjeuner : Tous les matins autour de 7h30-8h, sauf le dimanche, il faut aider au service du petit déjeuner. C’est une tâche très agréable, et très gratifiante. Il faut parfois aider les personnes âgées à s’asseoir ou à manger.
- Les cours : Plus vous aurez de facilité à parler le japonais, plus les cours seront faciles à donner. Si vous ne parlez pas très bien, prévoyez beaucoup d’activités, de jeux, d’animations, de chansons, qui ne requerront pas trop d’explications grammaticales ou autres. Les personnes âgées adorent chanter. Allez vers elles, faites-les parler. Même si elles ne comprennent pas toujours ce qu’elles disent, elles sont ravies de l’attention que vous leur accordez, et elles s’amusent. Je pense que c’est là le plus important : les distraire, les amuser. Vu leur grand âge (75-85 ans), leurs facultés d’apprentissage sont affaiblies. Soyez tout de même diversifiés dans les thèmes de vos cours. J’ai fait des jeux de rôles : au restaurant, à la gare, dans l’avion, etc. Des jeux sur les couleurs, sur les animaux, des devinettes, etc. Bref, l’adaptation de ce que vous feriez avec des enfants. Je visitais quatre maisons de personnes âgées : Tetsugakudô, Koyama, Shakuji et Musashi-sakai. À Tetsugakudô, les personnes âgées ne sont pas très en forme, et il est difficile d’obtenir une réaction. Il faut aller vers elles, les toucher, les faire parler, et faire des jeux très simples et colorés.
Le travail
- Le camp Nobi Nobi : Alexandra (participante en 1998) et moi avons participé à un camp de vacances de trois jours, en tant que moniteurs d’anglais. Ils recherchent des anglophones natifs, alors votre anglais doit être très bon. Dans mon cas, les dirigeants des différentes résidences ont été très flexibles, et il a été possible de déplacer la date des cours pour que je puisse y aller. Le salaire est de 200 $, et ça s’est déroulé du 3 au 5 août. Le camp est une bonne occasion de rencontrer d’autres étrangers, et de travailler avec des enfants japonais. C’est vraiment rafraîchissant. Le Nobi Nobi School fait paraître une annonce dans le Tôkyô Classified avant le camp. Je vous laisse tout de même les coordonnées du directeur : M. Sabuhide Nozaki (nom de famille), Nobi Nobi English School, tél. : 047-365-5002, fax : 047-364-0688, e-mail : nobinobi@beige.ocn.ne.jp . Vous devrez faire une présentation du Canada : allez faire un tour à l’embassade canadienne là-bas, où préparez-vous avant de partir!!!
- Autres emplois : Le Tôkyô Classified est un magazine hebdomadaire gratuit, distribué un peu partout, notamment à la station Ikebukuro. Il est conçu pour des étrangers par des étrangers, et contient beaucoup d’offres d’emploi. Le Japanese Times, un journal en anglais, publie les offres d’emploi le mercredi. Soyez patients et persévérants. La plupart des employeurs exigent un visa de travail.
Les home-stay
- Akita : À Akita, j’ai habité chez les Fujiwara, dans un temple, avec le prêtre bouddhiste et sa famille. Akita, c’est la pleine campagne, c’est-à-dire que vous êtes entourés de rizières. Le site est vraiment beau. Là-bas, j’allais à l’école primaire tous les jours, assistant aux cours qui m’intéressaient le plus. Les élèves sont absolument fascinés par nous, et c’est une ambiance vraiment formidable. Mlle Ito, le professeur d’anglais, est ravie d’avoir des " anglophones " pour l’aider dans sa tâche. C’est vraiment une belle expérience. Vous êtes aussi appelés à participer à une parade lors de la fête du village, où vous occupez la place d’honneur. En yukata (kimono d’été) et portant une lanterne, il vous sera demandé de marcher tout en avant de la parade. C’est épuisant, mais amusant! Préparez-vous, il vous faudra aussi faire un petit discours de présentation à deux reprises! On vous demandera sans doute aussi si vous êtes disponibles pour une entrevue avec un journaliste du minikomi (journal local) d’Iwaki. Si vous vous rendez à Akita au tout début de votre séjour, ne vous étonnez pas de ne pas pouvoir comprendre aussi bien que vous le pensiez : le dialecte est assez difficile à saisir. La situation se rétablira quand vous rentrerez à Tokyo. Mes gaffes à Akita (enfin celles dont j’ai eu conscience) : vouloir trop aider dans les tâches du ménage (Genre faire la vaisselle, il semblerait que ça ait été mal perçu là-bas. Demandez trois fois, la troisième réponse devrait être la vraie, et non de la politesse.) et n’avoir pas été consciente que les mets qu’on me servait étaient des mets spéciaux. Contrairement à ce que je croyais, le sushi, le sashimi, le shabu-shabu et ces autres mets dont on entend tellement parler ici ne sont pas mangés quotidiennement au Japon, c’est plutôt de la fine cuisine. Ce qui fait que je me suis rendu compte en rentrant, en parlant avec des amis, que j’avais été traitée comme une reine. Dommage… Les spécialités d’Iwaki sont le vin et le sorbet de prune. Un délice!
- Osaka : À Osaka, j’ai habité chez les Komo pendant quatre jours. M. Komo parle un français impeccable : la famille a résidé en France pendant une dizaine d’année. Ils sont super gentils. À Osaka, on est laissé plutôt libres de visiter comme on veut. C’est l’occasion d’aller visiter Kyoto, Nara, et, si le cœur vous en dit, Kobe. Mais il semblerait que la ville ressemble comme deux gouttes d’eau à Yokohama, qui est près de Tokyo. Je n’y suis pas allée. À Osaka, ne manquez pas les spécialités culinaires : les takoyaki et les okonomiyaki. La seule chose que vous risquez de regretter, c’est de ne pas pouvoir rester plus longtemps!!!
Eh bien… voilà! Je crois que j’ai abordé tous les sujets dont je voulais vous parler. J’ai essayé de mentionner toutes les informations qui m’ont le plus cruellement fait défaut. Cependant, si vous avez besoin de quelque information que ce soit qui ne se retrouve pas dans mon rapport, n’hésitez pas à m’appeler! Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions. Mon numéro de téléphone est le (514) 721-4769.
Bon voyage!
Josiane : )