Le 14
décembre 2001 restera à jamais, gravé dans ma mémoire. Cette date
représente la fin d’un long combat mené depuis plusieurs années, où
nous devions vivre quotidiennement avec l’angoisse de ne pas savoir
ce que mon fils avait comme…« différence ». Pour plusieurs parents,
l’annonce d’un tel diagnostic peut s’avérer une fatalité, un grand
choc émotionnel rempli de tristesse et de désespoir mais pour
nous…ce fût la délivrance! Bien sûr que du plus profond de mon cœur,
je souhaitais que le neurologue nous dise que mon fils n’avait rien!
Mais…car
il y a un mais! Je savais, tout au fond de moi que mon fils avait
quelque chose « d’anormal ». Je l’ai toujours su, même lorsqu’il
n’était qu’un tout petit chaton qui ne pouvait même pas pleurer.
Sauf qu’avec tout les spécialistes rencontrés au fil des ans, pas un
seul n’avait réussi à mettre un nom sur tout les symptômes bizarres
et dérangeants, que mon fils avait.
Et en ce jour du 14 décembre 2001, le diagnostic me donne une gifle
en plein visage. Tout tourne autour de moi, tout est au ralenti et
je suis seule face au spécialiste qui me regarde et qui n’ose plus
parler. J’étais tellement désespérée que j’ai même oser demander au
neurologue, en pleurant, s’il était bien certain du diagnostic!!
Oui, mon fils de 9ans et demi a bel et bien le syndrome Gilles de la
Tourette. Et en plus, celui-ci est assez sévère et complexe.
Après avoir repris mes esprits, je me suis sentie légère comme une
plume. Il fallait me ressaisir et maintenant…faire tout ce qui m’est
possible de faire pour qu’enfin nous réussissions à connaître un
certain bonheur que nous avions perdus face à toutes ces années
d’angoisses et d’incertitudes. Il me fallait à tout prix…rendre mon
p’tit bonhomme Heureux avec un grand H!!!
Et moi maintenant:
Je m’appelle Brigitte, 37 ans vivant sur la rive sud de Montréal, au
Québec, depuis quelques années. J’ai aussi une grande fille de 11
ans rayonnante de santé. En ce qui concerne ma propre santé, je
dirais qu’elle est assez moche car je suis invalide depuis près de 6
ans maintenant, par le syndrome de fatigue chronique. Mais ça…c’est
une autre histoire!
Un jour à
la fois!