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Le Mur des Crânes ( Tzompantli ) à une plate-forme mesurant soixante mètres de long par douze mètres de large, mais moins haute que les autres structures semblables.
Cette plate-forme était consacrée à la gloire des conquêtes militaires et des sacrifices rituels. Le tzompantli ou autel de crânes est une structure où étaient exposées les têtes des victimes sacrifiées.
Ce massif de maçonnerie, était un autel où s’entassaient les crânes.
Originellement vers l’année mille deux-cent après J.C., on exposait sur la plate-forme, à la vue des habitants de la citée les têtes des prisonniers et des victimes des sacrifices, une série de pieux pointus sur lesquels on embrochait les têtes sanglantes des ennemis.
Enfilées les unes à côté des autres sur de longues traverses en bois, elles se décomposaient à l’air libre.
Le panneau central de la plate-forme est façonné avec trois rangées horizontales décorés de têtes de mort divisées par des moulures.
Ceux qui se trouvent aux extrémités exhibent des crânes en haut-relief, celui du centre est le plus large et il possède deux rangées de crânes.
Il y a aussi les représentations d’aigles et des guerriers tenant des têtes de chefs dans leur mains.
Ces murs ornés par des dizaines de crânes humains représentent des prisonniers de guerre sacrifiés.
Au cours des excavations entreprises au sein de cette plate-forme, les archéologues trouvèrent une statue de Chac-Mool, des crânes humains ainsi qu’un anneau brisé du jeu de pelote.
La décoration servait de témoignage de l’agressivité des chefs militaires et d’avertissement terrifiant à toute personne qui pourrait attaquer la ville.
La plate-forme montre une claire influence de la cité de Tula ( capitale des toltèques ) sur Chichen Itza. Elle représente aussi un authentique témoignage du culte maya préhispanique à la guerre et à la mort.
Son nom signifie en nahuatl " Mur des Crânes ".
Il fut probablement érigé pendant la deuxième période de la cité militariste où sévissait la domination des Cocomes et de leurs capitaines mercenaires venus des hauts-plateaux ou Altiplano.
A Chichén Itzá, durant le Postclassique ancien où la cité connut sa période de splendeur, la fonction du tzompantli était quelque peu différente. Tout d’abord, Chichén Itzá n’était pas entourée de cités prêtes à l’envahir pour s’emparer de l’hégémonie sur la région. Par la suite, Mayapán (Yucatán, Mexique) prendra un essor considérable, grâce notamment à son halach uinich, Hunac Ceel Cauich, mais durant le Postclassique ancien, Chichén Itzá jouit d’une relative paix politique.
Le tzompantli n’avait donc pas ce caractère de dissuasion de conquête, caractéristique de celui de Tlateloco-Tenochtitlán. A Chichén Itzá, il semblerait que le tzompantli était étroitement lié au terrain de jeu de balle.
En effet, ces deux monuments se trouvent près l’un de l’autre, et dans les fouilles de l’autel de crânes a été découverte une offrande comprenant des os, des balles, un couteau et du caoutchouc, c’est à dire des éléments qui rappellent le jeu de balle. Or, le tzompantli nécessitait par sa structure même des têtes décapitées et Chichén Itzá n’était pas en guerre et ne pouvait donc pas fournir les crânes d’éventuels prisonniers.
Les têtes exposées dans le tzompantli étaient sûrement celles des joueurs sacrifiés à la fin d’une partie de jeu de balle.
Le jeu de balle était donc une activité à connotation religieuse.
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