Cette plate-forme était probablement une structure militaire sur laquelle on livrait hommage aux chevaliers des aigles et des jaguars qui étaient sans doute l’élite des guerriers chargés d’attaquer les citées rivales.

Les bas reliefs d’aigles et de jaguars dévorants des cœurs humains sur les parois de la plate-forme représentent les guerriers qui devraient dénicher des victimes pour les sacrifices humains.

Cette plate-forme qui expose sur ses bas-reliefs des aigles dévorant des cœurs humains, ainsi que des représentations de Kukulkan qui ont l’air de épier le château.

Cette construction carrée avec un escalier sur chacun de ses quatre cotés, se remarque par ces superbes bas-reliefs de jaguars et d’aigles taillés sur les murs.

Les escaliers sont achevés par des têtes de serpents qui jaillissent agressivement de chacun des quatre cotés. On pense qu’originellement que des étendards en forme de jaguars y flottaient.

 

 

 
 

Un mur verticale s’appuie sur la base de cette structure montrant des panneaux en relief, insérés avec d’autres plus enfoncés. Sur les panneaux qui ressortent, les mayas sculptèrent des figures d’aigles et de jaguars.
Les chevaliers aigles étaient des archers qui ne combattaient pas en corps à corps. Ils attaquaient l’ennemi avant les soldats. Ce groupe d’élite d’archers étaient habillés de plumes d’aigles.


Les chevaliers jaguars étaient les soldats les plus féroces de l’armée. Ils se battaient en corps à corps avec des bâtons et des couteaux.

Leur corps était protégé par une armure faite en peau de jaguar ainsi que d’un casque fait dans le crâne d’un jaguar. Ils étaient aussi chargés de faire des prisonniers afin de les sacrifier aux Dieux de la citée.

Le mur de la plate-forme soutient aussi une corniche ornée de reliefs serpentins et de représentations de Kukulkan dans son incarnation de Tlalchitonatiuh ( Soleil de la Terre ), guerrier étendu portant des œillères et pointant une lance.

 

Le Temple des Jaguars
 
 
 

Le Temple des Jaguars possède une annexe . L’endroit présente une forme de "I" possédant un couloir central, un terrain de gazon limité à l’Est et à l’Ouest par des murs verticaux parallèles de quatre-vingt quinze mètres de long.

Sur la plate-forme de l’ouest s’élèvent trois petites constructions carrées, placées au centre et au extrémités.

La pyramide surmontée du Temple des Jaguars au fondation à base carrée déborde largement par un étroit escalier latéral extérieur de vingt-six marches en pente raide et au temple par un autre escalier de cinq marches sur sa façade ouest conduisant à la galerie. Le temple mesure plus de dix-sept mètres de côté émergeant largement au-dessus de la plate-forme. Ce monument d’une hauteur de huit mètres comprend deux chambres parallèles de 2.50 mètres de large richement décorées. La première à portique s’élève dans des proportions beaucoup plus grandioses.

On pénètre dans la première de ces chambres, qui donne sur l’arène par trois ouvertures séparées par deux colonnes en forme de serpent crotale, la deuxième chambre communique avec la première par une seule ouverture centrale. Annexe est du temple


Dresser sur une haute et étroite plate-forme, adossé à la face extérieure de la pyramide existe un petit temple composé d’une seule chambre, s’ouvrant vers l’est par un portique à trois ouvertures séparées par deux colonnes serpentiformes supportant un linteau qui était en bois. Un Jaguar de pierre se dresse entre les deux colonnes. Tout l’intérieur est décoré d’un magnifique bas-relief réparti en quatre bandes horizontales superposées où sont représentés des personnages richement habillés.

 

 

 
 

Les panneaux du terrain 2D1 de Chichén Itzá

Le terrain 2D1 de Chichén Itzá est en tout point exceptionnel. D’une part, il s’agit du plus grand terrain connu de toute la Méso-Amérique (il mesure 168 mètres de long pour 70 mètres de large), et d’autre part les superstructures et les sculptures qui lui sont associées émerveillent, tant par leur beauté sculpturale que par la force expressive qui en émane. Les six panneaux sculptés du mur est qui se trouvent sur les rebords de banquette du terrain. Chaque panneau - trois de chaque côté de l’allée centrale - présente deux équipes de sept joueurs qui se font face de part et d’autre d’une balle en forme de tête de mort. Les personnages ne portent pas les vêtements avec lesquels ils pourraient jouer à la balle, mais arborent au contraire des tenues cérémonielles.

Ainsi, ils sont vêtus de panaches de plumes, de boucles d’oreilles et de piques dans le nez, d’une large ceinture qui ressemble à un joug ainsi qu’une palme à iconographie zoomorphe ou à tête de mort, d’une genouillère et de sandales. Les joueurs de l’équipe de droite portent autour du cou une sorte de collier ou pectoral en forme d’escargot et de coquillage.

De plus, les temples qui entourent le terrain, que ce soit le temple nord, celui du sud, le temple des Jaguars ou bien son annexe, présentent eux aussi des panneaux où l’on voit des personnages ressemblant fortement à ceux sculptés sur les bas-reliefs, à la différence près que ce sont des guerriers.

Enfin, si les six panneaux du terrain possèdent la même iconographie, il existe cependant une différence : les deux panneaux du centre montreraient la victoire des Mayas sur les Toltèques, tandis que les quatre panneaux restants, qui se trouvent à chaque extrémité de l’allée, illustreraient le contraire. Autrement dit, pour employer un langage sportif, nous aurions Chichén Itzá : 2 / Visiteurs : 4, soit la victoire des Toltèques-Visiteurs sur les Mayas, comme ce fut le cas historiquement.

Dès lors le jeu de balle pourrait être un moyen de résoudre un conflit, un substitut à la guerre et à la conquête. Les panneaux du terrain 2D1 remémoreraient la lutte qui opposa Mayas et Toltèques il y a de cela mille ans.

Ces panneaux sont surtout célèbres pour la scène de décapitation qu’ils présentent. Le chef de l’équipe de gauche vient en effet de couper la tête au chef de l’équipe adversaire dont le corps est agenouillé. Il tient encore le couteau de silex dans la main droite et la tête sanglante dans l’autre.

Du cou du décapité surgissent sept flots de sang prenant l’aspect de six serpents et au centre une tige de plante chargée de fleurs et d’épis de mais. Plusieurs éléments sont à remarquer. Tout d’abord, les serpents représentent la vie et la fécondité dans la mesure où ils remplacent le sang. Cette idée de la vie se retrouve aussi dans le rameau fleuri qui évoque le monde végétal et la fertilité. De plus le chiffre sept (six serpents et une tige ainsi que sept joueurs par équipe) est un chiffre sacré, lié à la terre et au dieu agraire. Nous voyons dès lors que la décapitation n’est pas associé à la mort, mais au contraire à la vie et à la fertilité.

Le terrain est d’ailleurs dédié à Quetzalcóatl-Kukulcán, le dieu de l’agriculture.

Les marches d’escaliers constituent une composante fréquente du terrain car on les trouve sur la partie postérieure de la structure latérale (les spectateurs peuvent monter ainsi sur la structure latérale et assister à la rencontre), sur la partie intérieure (cela est très rare dans l’aire maya où les terrains présentent presque toujours le profil Banquette-Talus) ou sur les structures terminales.

Le motif central est une tête de mort dont la bouche de laquelle sort un ornement bifide qui rappelle une langue de serpent, arrangement vers lequel convergent à droite et à gauche sept joueurs de balle.

Les banquettes publiques sont décorées de six splendides panneaux de pierres sculptés, incrustés dans la terrasse en leur centre et aux extrémités qui nous éclairent un peu sur la signification du jeu.

Les panneaux sont des sculptures en pierre incrustées dans les terrasses ou les banquettes des terrains de jeu de balle. Ils se rencontrent aussi dans les superstructures ou aux abords des terrains et représentent la plupart du temps des joueurs en action.

L’intérieur est d’une richesse extrême, colonnes et murailles sont couvertes de bas reliefs où s’étalent de longues files de personnages.Le mur vertical au-dessus de l’entrée était soutenu par un linteau de bois.

 

 

 
 

Ce magnifique édifice était dédié à Quetzalcoatl.

Les deux colonnes en forme de tête de serpents crotales surplombe la structure qui sert de soutènement au temple, dont la langue massive gît en dehors de la gueule entre ouverte à plus de trois mètres de long.

Dans le haut de ce même monument, nous trouvons une fort jolie frise composée de cordons d’entrelacs au milieu desquels se développe en un long bas relief une série de jaguars accouplés deux par deux et séparés par de riches boucliers garnis de franges.

Le linteau est orné d’une frise décorée de jaguars alternant avec des boucliers. Les montants de la porte intérieure étaient entièrement peints. A l’intérieur , une peinture murale montre des restes des fragments d’une scène de bataille, des personnages assis en conversation, une divinité dont la tête est orné d’un grand panache de plumes, un village avec ces cabanes et ses femmes vaquant à leurs occupations, près d’un village de huttes mayas d’où fuient les femmes avec leur enfant sur le dos. Quatre guerriers serpents coiffés de plumes et armés de boucliers, conduisent l’attaquent visant à faire des prisonniers destinés à s’afffronter sur le terrain de jeu de balle.