Mur des crânes Plate-formes des Aigles et des Jaguars Terrain du Jeu de Pelote Plate-Forme de Vénus
 
Le Cénote ( Puits Sacrés ) Le Château ( El Castillo ) Le Temple des Guerriers Bain de Vapeur & Marché
 
Temple du Grand Prêtre & Xtoloc Maison du Cerf & Chichanchob L'Observatoire & L'Église Le Cénote
 

Histoire de Chichén Itza



Chichen-Itzá se trouve à cent vingt kilomètre à l'est de Mérida, dans la péninsule de Yucatán. Chichen-Itzá à été déclarée Patrimoine Culturel de l'Humanité par l'UNESCO. La zone est une ville maya par excellence, avec une architecture urbaine qui montre une grande sensibilité esthétique. Dans la pyramide de El Castillo (appelée aussi ( Le Château ), les visiteurs peuvent contempler la sculpture du 'tigre rouge aux yeux de jade'. Pendant les équinoxes de printemps et d'automne (le 21/22 mars et le 21/22 septembre), on peut observer un phénomène optique vraiment curieux. Sur la rampe de l'escalier nord de la pyramide, se projettent petit à petit des espèces de triangles qui, tel un serpent, remontent la rampe jusqu'à la base de la pyramide où se trouve une tête sculptée de Kukulkán, le serpent emplumé. Le mouvement de ces triangles (produit artificiellement par les astronomes, par un phénomène de réflexion de la lumière sur les édifices) était utilisé par les prêtres mayas pour annoncer l'arrivée de Kukulkán. Les autres constructions intéressantes sont l'Observatoire, le Temple des Guerriers, le Groupe des Mille Colonnes et l'impressionnant Jeu de Balle.

Chichen Itza , une des principales cités mayas, est le site archéologique le plus visité de la péninsule du Yucatan. La citée fut fondée au début du VIe siècle après J.C. en six cent quatre-vingt douze, les Itzas abandonnèrent Chichen Itza et y revinrent en neuf cent quatre-vingt sept, selon la légende, sous la conduite du grand prêtre Quetzalcoatl.

Reconstruite par les Itzas vers l’an 987 de notre ère, à leur retour dans la région, elle devint l’une des plus importantes cités du nord du Yucatan et un centre majeur de la culture Maya. A la fin du Xe siècle, la ville fut conquise par les toltèques, des envahisseurs venus de Tula au nord du Mexique.

Chichen Itza en langue maya veut dire près du puits de l’itza. Les Itzas régnèrent sur la cité durant deux siècles et construisirent la "Pyramide de Kukulcan" (traduction Maya de Quetzalcoatl) en l'honneur de leur fondateur.

Les Itzas s'unirent aux Cocomes de Mayapan et aux Xiues de Uxmal au sein de ce qu'on appela "la Ligue de Mayapan". Mais l'alliance fut rompue par les Cocomes en mille cent quatre-vingt quatorze et les princes de Chichen Itza furent expulsés de leur cité. A partir de cette date la ville fut peu à peu abandonnée, et très peu de nouveaux monuments ou stèles furent érigés.

Elle fut désertée près d’un siècle avant l’arrivée des espagnols. En mille cinq cent trente trois les espagnols occupèrent un moment Chichen Itza. Le premier européen à s'être intéressé au site fut l'évêque Diego de Landa (mille cinq cent soixante six). Mais ce n'est qu'au XIXème siècle que les archéologues la firent connaître au monde.

On pense que Chichen Itza était habité soixante ans à peine avant l’arrivée des Espagnols et que ses monuments étaient entiers.

Les Mayas s’établirent dans trois vastes régions: dans le sud du Mexique, de l’état du Chiapas et jusqu’au Honduras en Amérique Centrale, zone qu’ils abandonnèrent plus tard pour le nord de la presqu’île du Yucatan ( Campeche, Yucatan et Quintana Roo ) et pour les états de Chiapas et Tabasco. Le territoire Maya représentait une superficie de trois cent vingt-cinq mille kilomètres carrés, au nord des côtes du Yucatan jusqu’aux cordillères du Guatemala et du Honduras.

Les Mayas étaient tout d’abord divisés en groupes qui parlaient un dialecte maya différent dans chaque région , mais cela ne représentait pas un obstacle pour l’unité des habitants. Les deux plus grandes tribus de cette culture étaient les Mayas et les Quichés.

La tribu maya était composée par les sous-tribus: Itzas au nord; Les Lacandones qui occupaient le sud de la presqu’île et le Chiapas. Les Tzentales avec les Chontales dans les forêts sur les bords de l’Usumacinta; Les Chontales et les Tzotziles dans le Tabasco et au nord du Chiapas, rejoindre les Chortis de la frontière nord du Guatemala et du Honduras, et les Mames dans le nord-ouest du Chiapas. La sous-tribu la plus importante du groupe Quiché fut celle des Cakchiquiles au sud de Chiapas et au nord du Guatemala.

Les indiens Mayas ne ressemblaient à aucun autre indien du continent, du fait que leurs traits bien particuliers de leur race. En général, ils étaient assez petits, très robustes, de nez aquilin, grands yeux noirs, joues proéminentes, peau très foncées, cheveux raides, très bruns, qui devenaient rarement gris. Un trait très important leur tête était presque ronde.

Il s’agissait de gens tranquilles : ils n’étaient ni cruels ni extrêmement agressifs. Nous savons cela grâce aux marques qu’ils laissèrent sur leurs différentes pièces d’art et qui nous renseignent sur leur développement scientifique, culturel, religieux et leurs caractéristiques physiques.

Les Mayas possédaient leur propre concept de la beauté: elle consistait en la déformation du crâne par le biais de deux planches de bois placées, une sur l’occiput et l’autre sur le front des nouveaux-nés et maintenus là par un linge enroulé autour de la tête.

L’aîné des enfants jouissait de plus de privilèges que les plus jeunes. L’héritage familial consistait en une parcelle de terre et une cabane traversées par quatre chemins orientés vers les quatre points cardinaux.

Le choix du nom des enfants relavait d’une procédure très rigoureuse. Les chefs de famille choisissaient les femmes de leurs fils, qui étaient plus tard achetées. Après l’engagement officiel, un banquet était offert en honneur du nouveaux couple.

Le jeune homme devait alors servir son beau-père durant quatre ou cinq ans; s’il n’accomplissait pas cette tâche, il était rejeté par la famille et l’on annulait le mariage.

L’adultère était considéré comme une offense très grave, c’est pour cela l’homme recevait un châtiment et la femme était abandonnée. La bigamie était permise et pratiquée couramment par les hommes. Le châtiment pour tout crime était l’esclavage.

Les Mayas était socialement divisés en trois classes : premièrement, les prêtres et les guerriers; deuxièmement les marchands et les artisans; troisièmement les employés, les briqueteurs, les paysans, bûcherons et les esclaves .

Le paiement d’un tribut aux classes dirigeantes était obligatoire. Le tribut consistait principalement en cacao et épices.

Le peuple maya est le premier de Méso-Amérique qui ait inventé sa propre écriture, qui ressemblait au système phonétique.

L’alphabet maya comptait vingt trois lettres, bien que leur écriture en plus de se servir des glyphes, était aussi pictographique. Ils écrivaient leurs textes sur des fibres agaves et des peaux d’animaux, mais surtout sur les murs des temples et des pyramides. Une des caractéristiques les plus importantes de leur langage est qu’il est monosyllabique: il est totalement original, avec des sons un peu étranges du fait d’influences Nahoa et Toltèque.

Il existe un ancien livre maya, que l’on appelle aujourd’hui le Codex de Dresden, qui date de l’année mille deux cent et qui semble être la copie d’un codex plus ancien. Plié en accordéon, il compte soixante dix-huit pages. Le Popol Vuh ( le livre Sacré des anciens Quiché-Maya ) , le livre du Conseil et chroniques du Chilam Balam. Lorsque les espagnols vinrent en Amérique, ils se dédièrent à l’étude des cultures en présence à cette époque. Ainsi, en mille six cent soixante huit Fray Francisco Ximénez étudia la vie des Indiens, traduisant le Popul Vuh du quiché à l’espagnol.

La religion à joué un rôle prédominant dans le développement des différents peuples du monde et les Mayas ne constituent pas une exception. Ils étaient profondément religieux, voir fanatiques. Un de leurs principaux rites était le sacrifice. Bien que moins sanglants tant qu’ils se trouvaient hors de portée de toute influence extérieure, et bien que cette pratique ne se soit pas toujours faite avec des êtres humains, mais plutôt avec des animaux, les Mayas développèrent leur goût pour les sacrifices humains sous la domination des Mexicains.

Les victimes désignées étaient des enfants et des esclaves; leur visage était peint en bleu et leur cœur arraché sur le lieu du sacrifice, ou bien la victime était criblée de flèches jusqu’à la mort. Le cadavre était ensuite jeté dans quelques puits sacré. Les prisonniers de guerre étaient aussi sacrifiés, mais la plupart des victimes offertes au dieu Chac étaient des enfants, lorsque la sécheresse sévissait, puisque Chac représentait le tonnerre, la force de la pluie .

Pour parler de Quetzalcóatl, plus d’un livre serait nécessaire. En effet, le serpent à plumes était déjà un dieu très important à Teotihuacán, et occupa une place privilégiée dans la religion mexica.

Le mythe qui nous est parvenu évoque un roi de Tula, Ce Acatl Topiltzin Quetzalcóatl, qui serait parti vers l’orient après avoir été vaincu par ses ennemis, et dont les successeurs, ayant repris le même nom, s’installèrent dans la péninsule du Yucatán. Les Mayas l’appelèrent Kukulcán, traduction littérale de Quetzalcóatl.