École de pensée

L’acquisition d’une langue seconde

Il existe un certain nombre de notions erronées en ce qui a trait au bilinguisme et à l’apprentissage d’une langue seconde. De nombreux parents, confrontés à des allégations parfois trompeuses, sont indécis sur la manière d’aider leur enfant à devenir bilingue. En plus de se demander s’ils s’y prennent de la bonne façon, certains se demandent si l’introduction d’une langue seconde à un jeune âge est souhaitable. Est-ce que l’utilisation de deux langues peut entraîner des dommages cognitifs ou sociaux? L’apprentissage d’une langue seconde se fait-elle au détriment de la langue maternelle? La réponse à ces deux questions est un NON retentissant! S’il y a un point sur lequel les experts s’entendent, c’est bien celui-ci: être exposé et apprendre une nouvelle langue n’a pas d’incidence négative sur la langue maternelle d’un jeune enfant. De plus, il a été observé que le bilinguisme influence d’une manière positive le développement cognitif et social.

Le jeune enfant qui acquiert une deuxième langue suit un processus identique à l’acquisition de sa langue maternelle. C’est en interagissant avec son environnement et les gens qui s’y trouvent que, naturellement et inconsciemment, le langage de l’enfant se développe. Jeux et expériences concrètes, un cadre propice à l’utilisation d’un langage riche et, bien sûr, la participation et  les encouragements d’un adulte, c’est tout ce qui est nécessaire. Pour les enfants, le langage c’est la communication. Et ils sont exaltés par l’acte d’offrir et recevoir des informations, des idées. Le langage et sa formulation est la dernière chose qui occupe leur esprit. Il s’agit ici d’un avantage majeur pour le jeune enfant découvrant une seconde langue: celle-ci est acquise, non apprise. Tout comme pour la langue maternelle, c’est amusant. Il n’y a pas de pression. Les erreurs sont sans importance.

Au moment d’acquérir sa langue maternelle, il est tout à fait normal et naturel pour un enfant de faire des erreurs, mélanger des mots ou mal prononcer. Les mêmes schémas généraux se répètent lors de l’acquisition d’une langue seconde. Les “erreurs” et le mélange occasionnel des langues ne constituent pas des signes de confusion ou de difficultés d’apprentissage. Ils se corrigent d’eux-mêmes en peu de temps.

Le langage et le jeu, c’est l’affaire des enfants! C’est leur «métier». Ainsi, apprendre une seconde langue n’enlève pas du temps à d’autres «activités d’apprentissage». Après tout, le temps est une chose dont les enfants disposent et utilisent à bon escient. Encore un fois, ils acquièrent le langage au cours d’expériences concrètes, lorsqu’ils explorent, examinent, jouent, dansent, chantent, etc. Ces expériences et ces leçons sont préservées, peu importe qu’elles se soient déroulées en français ou en anglais. Des recherches ont démontré que les connaissances sont emmagasinées sous une forme accessible et compréhensible dans l’une ou l’autre langue.

La crainte fondamentale des parents est que l’apprentissage d’une langue seconde pourrait interférer avec le développement, encore incomplet, de la langue maternelle. Nous nous permettons de répéter ici que les experts s’accordent à dire que l’apprentissage d’une langue seconde, ou encore être bilingue, n’altère en rien le développement de la langue maternelle, ni l’efficacité éventuelle de son usage. Loin d’être ardue, il s’agit d’une expérience très positive et satisfaisante. En commençant jeunes, les enfants ont le temps d’améliorer progressivement leur compétence de la langue seconde et, éventuellement, devenir bilingue. Un autre avantage péremptoire a trait à la prononciation. Assez facilement, le jeune enfant est capable de développer une prononciation précise et authentique dans les deux langues.

Être bilingue est avantageux. Apprendre une langue seconde à un jeune âge est idéal.

School of Thought

Learning a second language

There are many misconceptions regarding bilingualism and the learning of a second language and therefore some parents hearing misleading myths are concerned about how to help their child become bilingual - if they are going about it the right way and even if a second language should be introduced at an early age.  Will the use of two languages cause cognitive and social damage?  By learning a second language, will a child’s mother tongue be at risk?  The answer to both questions is a resounding NO!  If there is one thing that the experts in the field agree upon is this:  that being exposed to and learning a second language does not have a negative effect on the young child’s first language.  In fact, the quality of the first language is determined by the richness of the language used at home.  Moreover, bilingualism seems to positively affect thinking and social development.

A young child acquiring a second language goes through the same process as in acquiring the first language.  It is through interacting with the environment and the people in it, naturally and unconsciously, that a child’s language develops.  Play opportunities, concrete experiences, adult praise and encouragement, a language-rich environment and adult language are all that is needed.  To a child, language is all about communicating.  They are thrilled and excited to give and receive information and ideas - language form is the last thing on their minds.  Herein lays the advantage for a young child learning a second language, he or she acquires it - it is not learned.  Just as with the first language, it is fun, there is no pressure and mistakes are not important.

Just as it is normal and natural for children to make mistakes, mix up words and mispronounce when acquiring the first language, so it is also a reflection of the same general language developmental patterns to do so when they are learning a second language.  “Errors” and temporary mixing of languages are not signs of confusion and difficulty, and will correct themselves in time.

Language and play are the business of children, it is what they do!   Also, learning a second language will not take time from other “Learning Time” - after all, time is one thing that children have and they use it well.  Again, they acquire language while they are engaged in concrete learning experiences, while they are exploring, examining, playing, dancing, rhyming, singing, etc.  These learning experiences are retained whether they are experienced in French or in English.  Research has shown that learning experiences are transferred as ideas and understanding from one language to another.

The major concern of parents is that the learning of a second language will interfere with the still developing first language.  It bears repeating that experts agree that learning a second language or being bilingual does not hinder first language development and eventual proficiency.   Rather than being arduous, it is a very positive and rewarding experience.  By starting young, children have the time to slowly develop their second language skills and to eventually become bilingual.  They also have a definite advantage when it comes to pronunciation.  The young child is able to pick up accurate and authentic pronunciation in two languages quite easily.  Bilingualism is a value and learning a second language at a young age is ideal.

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