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Schinkel, D.
Pierre Tisseyre, 1996
143p., Conquêtes

Des parents meurent… Un jeune adolescent n'a plus de famille… où ira-t-il? Les autorités décident de le confier à son plus proche parent, son oncle. Ce qui n'est pas pour le mieux; l'oncle est alcoolique et violent! La survie du jeune ne paraît possible que dans la fugue…

Un bon roman social pour jeunes adolescents sur le thème de la fugue et de la maltraitance. L'écriture est soignée tout en étant fluide et accessible aux jeunes. Les personnages sont vraisemblables et la trame crédible. R.B.

 

Bonnes vacances!
Collectif
Gallimard, 2004
261p., Scripto

Un recueil de vingt-sept textes sur le thème des vacances. Des auteurs se souviennent de vacances qui les ont marqués de diverses façons. Ils célèbrent ce temps privilégié de la vie. Vacances en famille, sur plage, de Noël, en bateau, voyage et autres sont autant de moments évoqués brièvement et se terminant sur des excipits laissant le lecteur poursuivre sa réflexion.

La longueur des textes varie de trois pages à vingt cinq pages. La palette des auteurs est riche; on retrouve des auteurs que l'on a aimés dans leurs romans et l'on en découvre d'autres que l'on voudra lire ailleurs. Le ton de ces récits oscille de la nostalgie aux regrets. Le cadre de chacun des textes est invitant et les personnages sont très attachants. À lire, à découvrir. R.B.

Note: Ce mot ne se retrouve pas dans tous les dictionnaires... cherchez un peu sur le Web et vous trouveres que ça veut dire: les derniers mots, les dernières phrses d'une oeuvre.

 

La clé sous le paillasson
Aymé, Marcel
Gallimard, 2005
91p., Folio

Recueil de trois nouvelles aux tons variés. "La clé sous le paillasson" est traitée avec humour: un cambrioleur fictif entre dans la vie réelle. "La canne" avec raillerie: un homme tente d'en imposer en prenant une canne pour une promenade dominicale. Enfin "Le nain" avec sympathie: un nain se met à grandir subitement, son entourage réagit à ce phénomène.

Trois nouvelles à découvrir pour ceux et celles qui aiment sortir des sentiers battus. À ne pas manquer surtout pour la nouvelle titre qui m'a ravie et fait sourire à maintes reprises. Il faut connaître Arsène Lupin pour bien déguster ce texte suave. Je crois que pour apprécier "La canne", il faut à tout le moins être plus près du monde adulte que celui de l'enfance. À noter dans ce texte: un très bon retournement de situation. En quatrième de couverture, on qualifie cette canne de magique, ce qui me semble frôler de très près la fausse représentation. "Le nain" est un texte dont l'originalité est à souligner et dont la fin percutante est fort bien amenée. R.B.


Noteà l'éditeur: voir Front blanc. + ce n'est pas parce qu'un texte est bref qu'il s'adresse aux enfants

 

Front blanc
Tchékhov, Antoine
Gallimard, 2005
87p., Folio junior
Traduction


Un recueil de nouvelles choisies d'un célèbre auteur russe. Ce recueil est enrichi d'une présentation de quelques pages pour remettre en contexte ces textes et il est complété en fin de volume par une page de biographie de l'auteur. Les deux premières nouvelles présentées ont pour thème les animaux: loup et chiens; quant à la dernière, à mon avis, elle traite davantage de la solitude que d'un animal, le cheval.

J'ai eu de l'agrément à lire ces nouvelles principalement, la dernière, "Tristesse". Le contexte de ces nouvelles, la Russie du 19e siècle, est décrit avec minutie. Le lecteur y trouve des histoires intéressantes avec, en prime, un apprivoisement à la littérature russe de l'époque. Grands ados R.B.

Note à l'éditeur: Il est dommage de présenter ces textes dans une édition si peu conforme au lectorat qui pourrait être intéressé. Les grands adolescents ayant à découvrir la nouvelle littéraire seront peu enclins à aller vers un livre à la présentation extérieure aussi enfantine. Et vice versa, l'enfant prêt à lire ces textes ne sera pas rebuté par une présentation moins enfantine! R.B.

 

La dernière neige
Mingarelli, Hubert
Seuil Jeunesse, 2000
126p., Points

Un adolescent accomplit consciencieusement et quotidiennement un travail simplement sécurisant: il accompagne des personnes âgées en perte d'équilibre dans leur promenade quotidienne. Il rêve de faire l'acquisition d'un milan mis en vente par un marchand sur la rue. Il s'occupe de son père gravement malade, chaque soir, quand sa mère quitte le foyer. Il accepte une tâche ingrate pour arrondir son pécule et enfin acheter l'oiseau. Cette tâche le hantera quelque temps…

Un roman du quotidien se déroulant dans un univers très simple. Une tranche de vie somme toute ordinaire mais racontée de si belle façon que le lecteur, aimant ce style d'écriture, ne décroche pas. Les personnages principaux n'ont pas de nom; le récit est au "je". On découvre le fils, le père et la mère par petites touches d'ombre et de lumière. Un récit lent sur la communication père/fils durant le dernier hiver d'un homme que l'on devine doux et bon. Un thème que l'on retrouvait également dans "Le bruit du vent" du même auteur.


Note: À éviter par tous lecteurs inconditionnels des romans d'action. R.B..

 

Le secret d'Aramanth
Nicholson, William
Gallimard, 2000
244 p., Jeunesse ; Le vent de feu;1
Traduction

La famille Hath vit dans une ville où chacun est récompensé selon sa réussite aux examens passés périodiquement. Cette famille est particulière, Kestrel ne veut rien savoir des examens, son père échoue à répétition et sa jeune sœur ne passe même pas le premier examen. Aussi sont-ils menacés de rétrogradation. Kestrel et son père sont au-dessus de tout cela. Kestrel veut être libre et redonner à sa ville la liberté et la paix. Après avoir rencontré l'empereur, elle part avec son frère Bowman et avec Mumpo, un laisser pour compte, à la recherche de la voix mythique du chanteur de Vent qui apportait harmonie et bonheur. C'est le départ dans une aventure remplie de mystères et de rebondissements!

Un excellent roman de science fiction. Après avoir assisté à l'éveil du Chanteur de vent, le lecteur est entraîné dans un monde où les règles de société sont rigides et incompréhensibles. Avec les héros du roman, il désire s'affranchir de ce monde hostile et froid qui étouffe tout désir individuel. Un roman qui donne à réfléchir sur certaines pratiques actuelles de notre monde. Une histoire captivante et fort bien écrite. La suite pour bientôt? Bons lecteurs, 15 ans+. R.B.

 

Les esclaves de la Seigneurie
Nicholson, William
Gallimard, 2003
385p., Folio Junior; Le vent de feu; 2
Traduction

Kestrel et Bowan ont durement peiné pour rétablir la paix et l'harmonie à Aramanth. Ce climat de bien-être est de courte durée car un maître puissant désire asservir tout peuple de son entourage pour établir un royaume riche et puissant. Ortiz devient l'artisan de cette soif de grandeur et part à la conquête d'Aramanth. Après avoir détruit la ville, il entraîne ses habitants vers la Seigneurie pour y devenir des esclaves heureux! Kestrel et Bowon, les valeureux jumeaux sont séparés lors de cette attaque. Que deviendront-ils? Comment réussiront-ils à conjuguer encore une fois leurs forces exceptionnelles?

Une suite aussi puissante et intéressante que "Le secret d'Aramanth". La fable sociale de domination et d'exploitation des gens se poursuit. Les dominants réussissent même à faire croire aux dominés qu'ils sont privilégiés de vivre ainsi. Le peuple d'Aramanth n'est pas entièrement convaincu de ce fait et la famille qui avait réussi à ramener l'harmonie à Aramanth dans le précédent volume joue encore une fois un rôle prépondérant et salvateur. Dans ce roman, on côtoie le meilleur et le pire. Un roman sur une valeur fondamentale, la liberté de choix. L'écriture est soignée tout autant dans la description des personnages que dans l'enchaînement des péripéties. La crédibilité des personnages est sans faille, la vraisemblance est respectée dans ces mondes imaginaires et le rythme des événements est bien dosé. De plus la traduction est agréable. À lire. R.B.

 

Chant des flammes
Nicholson, William
Gallimard, 2002
274p., Jeunesse ; Le vent de feu; 3
Traduction

Le peuple Manth a réussi à se libérer de l'esclavage et se retrouve maintenant en route vers le " Pays des Origines". Ils sont peu nombreux et auront à affronter des situations pénibles dont le rapt des jeunes filles, ainsi que des embûches de taille, le froid implacable. Ira, la prophétesse doit les guider vers ce lieu idyllique. Y parviendra-t-elle? Ses forces s'amenuisent chaque fois qu'elle se permet une prophétie. Bowan perfectionne ses dons et Krestel perçoit de plus en plus clairement son rôle. Comment se terminera cette longue marche de trente personnes en quête de leur pays? Quel seront les rôles respectifs de chacun des jumeaux?

L'idée géniale du tandem des jumeaux en tant que héros n'a aucunement faibli d'un tome à l'autre. De plus, à mon avis, le duo des sexes de ce tandem s'enrichit d'un livre à l'autre. Tous comme les autres personnages, ils vieillissent bien comme du bon vin maintenu dans d'excellentes conditions. Dans l'ensemble, dans ce tome, la quête se poursuit dans une lutte contre les éléments de la nature et le caractère du peuple Manth se révèle à petite dose; ils ne sont pas parfaits, mais ils ne sont pas non plus sans force et sans courage. Vaincre des oppresseurs, ils y sont habitués, mais se vaincre eux-mêmes, ils le découvrent à chaque pas sur cette route. Une fin à la hauteur de ce peuple que le lecteur a suivi dans ces divers déboires. À lire. Une trilogie réussie! R.B..

 

Sortilèges d'Alinore
Crubellier, Madeleine
Milan, 2002
299p.

Une jeune fille adore la lecture et, au cours d'une de ses lectures, elle entre "réellement" dans l'intrigue; elle se retrouve dans le monde d'Alinore . C'est alors que Corinne, du monde sans magie, et Dendrone, l'apprenti-sorcier du monde de la magie, conjuguent leurs efforts pour contrer le terrible sorcier Sans-Nom afin de sauver le monde d'Alinore.

Un livre un peu touffu, mais très captivant. L'intrigue, divisée en quatre parties, est bien construite et les chapitres sont relativement courts. L'écriture est bien rythmée en accord avec les aventures extraordinaires des deux héros. La lutte entre le bien et le mal est une fois de plus mise à l'avant-scène dans cette histoire. R.B..

 

©Vivrélire, 2006
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