Retour à la page principaleLectures de choixTitre féticheNouvelles parutions à ne pas manquerLibres propos sur la lectureUn thème, des titresTitres en têteÀ propos de ce site
Parution précédente


wpe4.jpg (5841 octets) L'enfant qui savait tuer
Whyman, Matt
Gallimard, 2006
220 p., Scripto
Traduction

Sonny, que tout le monde appelle Shorty, est orphelin de père et erre dans la vie entre sa mère, femme très effacée, son oncle tyrannique et son grand ami Alberto. Ce dernier est son protecteur et son idole…, idole au pied fragile. Alberto change, que se passe-t-il? Sonny veut savoir. C'est un très lourd secret qu'Alberto accepte de partager. Quand ce dernier disparaît, Sonny prend la relève. Est-ce la seule façon de survivre dans ce monde de misère? Sonny est peut-être un grand naïf?

Un roman qui, je crois, ne peut laisser le lecteur indifférent à la misère humaine qui est le lot de nombre d'enfants sur la planète. On se soucie de leur laisser une planète en bonne santé, mais qui se soucie d'eux? Sur le ton d'un récit, le roman s'ouvre sur introduction présentant le héros de l'histoire au "il" et il se poursuit au "je". L'écriture est sobre et soignée. C'est un enfant de douze ans qui raconte sa courte vie, mais on l'oublie quelque fois en raison de l'écriture. Le contexte, la vie quotidienne à Medellin en Colombie dans un quartier pauvre, me paraît vraisemblable. Le récit oscille entre l'hostilité de la rue, la misère de la maison et le pouvoir occulte d'un certain "El fantasma", magnat du milieu interlope.
Cette lecture m'a rappelé "Lambada pour l'enfer" de Hector Hugo. Ce titre a été réédité en 2002 chez Syros. R.B.

 

wpe4.jpg (5841 octets) Peut-être oui
Friot, Bernard
La Martinière, 2006
s. p., Jeunesse

Long soliloque d'un adolescent aux prises avec l'ennui, la tristesse, la peur de la vie, les questionnements multiples, le désir de l'espoir…

Un livre extraordinaire. Les thèmes, l'écriture et l'illustration en font une expériencede lecture fascinante. Si d'une part, l'auteur se livre à une aventure poétique, il faut admettre, d'autre part, que le lecteur a le privilège de vivre, quant à lui, une aventure exceptionnelle. J'ai rarement eu entre les mains un volume de cette qualité et qui soit accessible à tous les grands ados en quête de mettre des mots sur les émotions. La facture du livre est à souligner: un format inhabituel, une page couverture métallisée, des illustrations pleine page tout au long, une disposition non traditionnelle du texte. Autant les mots mettent en lumière les émotions, autant les couleurs rehaussent les dessins. Un livre que j'ai dégusté et que j'ai, déjà, relu avec tout autant de plaisir. R.B.


©Vivrélire, 2007
Envoyer du courrierbas.jpg (3825 octets)