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Course d'aventure internationale EMA Mata Atlantica Amazonie, Brésil 24 novembre au 1er décembre 2001 |
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Après quatre avions (Montréal-Atlanta, Atlanta-Sao Paolo, Sao-Paolo-Manaaus, Manaaus-Santarèm) toute l'équipe et son accompagnateur-reporter Ian Baird est rendue au quartier général de l'organisation en ville. Cette ville est située sur la rive Sud du fleuve Amazone, en plein coeur de l'Amazonie. Le voyage s'est bien déroulé. Il fait très chaud, c'est près de 40 degrés Celcius le jour et c'est très humide. Ian nous raconte sa journée: "Aujourd'hui, nous avons passé l'avant-midi à essayer de trouver des gouttes pour traiter l'eau. Vous savez ce que c'est: Daniel pensait que Jean-François s'en occupait, J-F pensait que Julien en avait... Ça été toute une aventure simplement pour trouver ce produit. Nous avons d'abord marché jusqu'à une pharmacie près de l'hôtel. Ils ont pu nous comprendre seulement après plusieurs gestes, mimiques et charades, pour nous dire qu'ils n'en ont pas. Maintenant, on avait au moins un nom: hipochlorite. On a ensuite pris un taxi pour aller en ville. Après quatre arrêts on a décidé de marcher jusqu'à une clinique médicale où on devrait en trouver. Là non plus il n'y en avait pas. Finalement, nous avons rendontré un médecin qui parlait un peu d'anglais et qui nous a suggéré d'appeler à un endroit où ils devraient en avoir. Comme dans la course, nous repartons dans un autre taxi vers un coin plus éloigné encore et plus pauvre de Santarèm. Les routes sont bordées de cabanes délâbrées, de déchets et les gens ont des regards curieux et tristes à nous regarder qui avons tellement plus qu'eux. Dans cette station médicale, qui ne passerait aucune inspection sanitaire elle-même, après plusieurs explications et quelques autres charades, bingo l'infirmière arrive avec trois très petites bouteilles d'hippochlorite. C'est presque de l'or,car c'est le seul produit qui peut rendre l'eau potable. Et pour rendre cela encore plus spécial, ils nous l'on donné!!! De retour à l'Hôtel, l'équipe commence à se préparer pour la course, mais tout est encore inconnu des coureurs, incluant le parcours lui-même. Une chose que l'on sait c'est ce dont les bateaux à voile ont l'air. Ils pourraient mieux être décrits comme de vieux barils de rum avec un bâton comme ma^t et un drap comme voile. Les athlètes devront donc faire preuve de créativité pour faire de ces bateaux "The Queen of the Amazon". Let the adventure begin." Pour vous faire rire de ce cher entraîneur qui ne manque pas de se moquer de vous, le premier soir à l'hôtel Daniel a uriné... dans le bidet! Ha! Ha! J'en profite puisqu'il n'y est pas. Daniel m'a téléphoné ce matin et j'ai eu seulement quelques informations, car c'était un peu difficile de se parler avec le délai de 3 secondes. Bref, il est très excité d'être là avec plusieurs des meilleures équipes au monde comme les Finlandais Nokia et d'autres (ceux qui ont remporté Ukatak l'an dernier), les Néozélandais, les Français et l'autre équipe canadienne Subaru Outback. C'est sans compter toutes les équipes d'Amérique du Sud et centrale qui ont l'avantage de connaître le milieu. Le niveau sera très élevé, très compétitif. Ils ont eu un premier choix tactique à faire: soit dormir à l'hotel une autre nuit ou partir en traversier hier soir. Je ne comprends pas tellement, mais l'équipe a choisit de rester à l'hôtel come plusieurs bonnes équipes. Ils ont beaucoup de travail à faire et partaient en ville acheter de l'eau avant que les autres équipes passent et vident les réserves. C'est compliqué aller en ville, ça prend une couple d'heures de taxi. Daniel doute qu'ils pourront se servir du spinakker qu'il a apporté, car il y a beaucoup de vent sur le fleuve, 25 km/h et plus. Il y a aussi du courant, ça va ressembler un peu à faire de la voile sur le Saint-Laurent, les ponts et les paquebots en moins. Les poulies et écoutes apportés vont sans doute servri à améliorer les ajustements de la voile-drap du bateau. Le départ sera donné à 4 heures du matin demain, dimanche. Ils devront prendre le traversier pour partir dans la nature. Ils connaissent les épreuves de la première étape: 300m de nage suivi de 12km de voile et par 42km de trekking et se terminant par 80 km de vélo avant d'arriver au premier "camp site" où l'équipe s'arrêtera seulement une couple d'heures. Je n'ai pas encore de nouvelles de Ian concernant la raison de cette photo, mais Daniel m'avait dit qu'il y avait beaucoup de vent et donc de vagues sur le fleuve. Aussi, Ian nous a bine vanté le peu de stabilité apparent de ces bateaux "à voile". Enfin, une chance que Daniel a travaillé aussi longtemps à Voile Magog à faire des "rescue" c'est sans doute cela qui leur a permis de se rendre à bon port, avec le bateau plein d'eau. Jean-Thomas, reconnais-tu ce rictus de régate sur le visage de Dan? Notez que 6 des 52 équipes sont déjà disqualifiées. Probablement des abandons dus à des problèmes de bateaux semblables. Ils ont maintenant passé le PC 3 et sont donc à marcher dans la jungle, de nuit avant d'aller rejoindre leurs vélos au PC4. 16 équipes l'ont franchi et c'est Subaru Outback, une équipe canadienne qui est en tête. D'abord, quelques faits intéressants: il y a 52 équipes provenant de 17 pays et encadrées par plus de 600 professionnels et bénévoles. La course se tient dans l'état du Parà qui est le second en étendue au Brésil (1 530 000 km2). La raison pour laquelle cette course est tenue est d'améliorer la visibilité et l'attrait de cette région pour y favoriser le tourisme. L'argent du tourisme aide grandement à la sauvegarde de la forêt tropicale qui consttue les poumons du globe. Les gens font présentement plus d'argent à couper les arbres qu'à les préserver et le gouvernement n'a pas les moyens de contrer cette industrie seul. La course débute officiellement à 5h00 AM dimanche le 25, mais avant cela les équipes sont sur le traversier à traverser un sanctuaire de Dauphins roses. Ils peuvent dormir sur leur hamacs durant cette traversée vers le départ qui dure environ 5 heures. Les équipes ont donc reçues leur cartes topographiques indiquant le parcours à suivre. Après une natation jusqu'à la rive de 300m environ, les athlètes auront accès à leurs canots-voiliers qui doivent chavirer à la moindre vague de travers. Ils devront traverser l'Amazone, 12 km, jusqu'à une pointe où ils devront marcher dans la jungle habituellement inondée durant environ 32 km. Des ruisseaux infestés d'anguilles électriques et de raies qui piquent (poison) bien cachées traversent ces terres. La meilleure protection des coureurs contre ces bêtes sera de tester le passage avant d'y mettre les pieds. Ces anguilles peuvent donner des chocs plus forts que ceux que l'on prend quand on se bat contre une toast dasn le grille-pain branché. S'ils ne brûlent pas sous le soleil et les 38 degrés et ne prennent pas de choc, ils pourront sauter (j'en doute) sur leurs vélos pour 80 km où ils auront accès à leurs bacs pour la première fois. Ils seront au quartier général de la jungle de l'organisation. Ensuite ils devront faire du trekking dans une région côteuse pendant supposément 80 km incluant de l'ascention et du rappel de chutes d'eau de 30 mêtres de haut. Voyez la carte sur le site de EMA pour situer l'aventure. Les athlètes devront ensuite prendre leurs kayaks gonflés pour descendre des rapides pour 30km. Avec l'aide de leur carte, leur boussole et de leurs lampes frontales, nos aventuriers fous vont devoir revenir au Quartier général à travers la jungle. Ce sera la fin de la première étape de la course. De retour du meeting de la presse... Des parties de cette course seront extrêmement difficiles parce que les athlètes doivent passer dans des endroits où aucun humain n'est allé auparavent. Les hommes y seront donc des intrus au royaume des animaux. Les parties de trekking seront donc très, très difficiles et se dérouleront fort probablement durant la nuit. Avec la fatigue physique et psychologique, ce sera particulièrement stressant et éprouvant de voir autant d'yeux briller sous l'effet des lampes. Des yeux de serpents anacondas, de jaguars, de singes, etc. Information sur les sauvetages Rien pour rassurer une petite épouse qui est restée au Canada, un sauvetage prendra un minimum de 2h30 le jour. Si une équipe a besoin d'aide la nuit, les secours doivent attendre le matin pour agir. Après 5 heures sur le traversier et une heure pour se préparer, le départ est donné à 11h00 heure locale (je crois qu'il y a une heure ou 2 de plus). La première étape (PC1 à PC2) consiste en 300m de natation avec les sacs à traîner dans ce fleuve qu'est l'Amazone où les nageurs devaient lutter contre le courant. L'équipe EnduranceAventure.com a extraordinairement bien réussit cette étape en arrivant 14e équipe de 52 au PC2. Plus de 8 équipes ont été remorquées par la marine brésilienne parce que déportés par le courant. C'est ensuite que ça se gâte! Seulement 15 minutes après le départ de la course, ils ont été pris dans de très grosses vagues comme les vents soufflaient très fort. Le bateau, manquant de flotabilité parce que fait pour supporter le poids de deux personnes, s'est rempli d'eau et ils ont dû pagayer et nager durant une heure avec leur bateau plein d'eau pour retourner sur la rive du départ afin de le vider (et de se faire photographier, bonne tactique gang!). Avant de repartir pour la traversée, ils ont fait le difficile choix d'abandonner de l'équipement qu'ils avaient dans leurs sacs afin d'être moins lourds dans le bateau. Ça leur a pris une demi heure à négocier et à se décider. Ils partaient pour la semaine et tout devait déjà être au stricte minimum. Ils l'ont remis à l'organisation. Toute cette mésaventure les a reportés à la dernière position. De plus, au milieu de la traversée le bateau s'est remplis à nouveau et presque autant que la première fois. C'est à ce moment que Daniel a cru qu'ils alla ient être chanceux ou obligés d'abandonner. C'est seulement à ce moment qu'il a pensé devoir abandonner. > Le fait qu'ils soient arrivés si tard à la transition voile-marche a fait que l'équipe a été forcée de débuter cette marche de 32 km à travers des plaines innondées dans le noir. Comme c'est particuièrement difficile de marcher la nuit et spécialement de s'orienter, l'équipe a pris la décision de prendre la plus longue route, mais la plus sûre: soit longer la rive de l'Amazone. Ils ont marché toute la nuit sur le bord de l'eau, se déplaçant lentement et précautionneusement parce que plus tôt Daniel Poirier a alerté Jean-François Gagné un instant avant qu'il ne pile sur un serpent sucuri venimeux. Malgré leur rythme lent, l'équipe, qui avait déjà deux femmes mexicaines ayant abandonné sous son aile, a rattrapé une équipe brésilienne et les 11 ont décidé de marcher ensemble. Ils ont traversé des bouts de rivières à la nage en pleine nuit à la lumière de leurs frontales et avec les sacs sur le dos. Il ne faut pas être bien peureux, car il y a des serpents anacondas, des piranhas et des caïmans là-bas. Plus tard cette nuit-là, les équipes se sont retrouvées au bout d'une pointe de terre séparée de la rive par un embranchement de l'Amazone. Malheureusement, nager pour traverser est hors de question comme les Brésiliens savent que ces eaux sont infestées de piranhas. Fatigués et ayant peur de faire une plus sérieuse erreur les équipes ont installé leur camp pour recommencer à marcher au lever du jour. (à suivre...plus haut) Le matin, notre équipe favorite a eu son premier "break". En s'en retournant sur leurs pas pour contourner la pointe, ils on rencontré un pêcheur du coin dnas un petit canot de bois. Il a accepté de traverser l'équipe jusqu'à l'autre rive pour 10 Réals (6$). Julien Fourot a rapporté plus tard que c'était un moment très spécial pour l'équipe comme l'homme les a invités dans son humble cabane de deux chambres et leur a présenté le reste de sa famille. "Il a ensuite mis ses plus beaux vêtements et est monté sur son cheval maigre pour que l'on prenne une photo de lui. Il était si fier de nous avoir rencontré et de nous avoir montré sa maison. C'était un moment mémorable pour nous tous," a dit Julien. Malheureusement la marche n'était pas terminée, il leur restait encore plusieurs kilomètres à parcourir à pied avant de se rendre à la transition de vélo dans le village de Monte Alegre. Arrivés au village et à la transition de vélo, ils doivent assembler leurs bécanes. Ils sont allés chercher quelques Cokes au magasin du coin et sont partis tout de suite pour, en principe, les 80km de vélo les séparant de PC6. En principe parce que c'est plus 97km qu'ils se sont tapé, se trompant a quelques intersections. Ce sont des choses qui arrivent, la nuit avec comme seules indications une carte et une boussole. Comme pour le trekking précédent, pédaler la nuit est un challenge supplémentaire. Premièrement, comme ils n'avaient pas prévu au départ passer deux nuits avant de retrouver leurs bacs de matériel alors ils ont manqué de piles pour leurs lampes et n'avaient pas tous l'éclairage adéquat. Julien était particulièrement fatigué dans cette section du parcours, il n'avait plus de jus comme on dit il était "bunké". Sans un bon éclairage, Isabelle et Julien sont tombés chacun leur tour laissant un peu de sang sur la terre amazonienne. En plus, le groupe a passé la nuit à se sauver de meutes de chiens sauvages qui auraient bien aimé goûter un petit morceau de Canada. Plusieurs heures plus tard, les coéquipiers ont enfin aperçu, avec soupirs de soulagement et grands sourires, les lumières vives du camp de base de l'organisation de la course situé à PC6. Après 38 heures depuis le début de la course, ils avaient enfin accès au reste de leur matériel et nourriture. Couverts de la terre rouge caractéristique de l'amazonie, Isabelle et Julien ont raconté que la nuit et la fatigue les ont mis à bout, mais qu'après quelques heures de repos ils seront prêts à continuer. "Pendant la nuit, Julien et moi on hallucinait. On voyait des choses, des gros ballons ou des bateaux sur la route." a dit Isabelle. C'est à 3h30 ce matin qu'ils sont arrivés à la transition vélo-marche (PC6). L'équipe s'est installée pour dormir et s'est presque aussitôt réveillée pour se préparer à repartir pour la prochaine section de la course. Ils sont tous en excellente forme à part Isabelle qui souffre un peu des éraflures et bleus qu'elle a collectionné lors de ses chutes et parce qu'elle a des ampoules crevées aux pieds; elles les a d'ailleurs couverts de "Duct tape". Ils commencent donc la marche dans la jungle pure et dure. Dans cette section ce sera de la vraie orientation et de la marche à la machette: pas de sentier, secteur peu ou pas visité par les humains auparavent. C'est à PC6 que notre équipe favorite, comme 7 autres, a pris la décision d'être dans la catégorie Aventure plutôt que Expédition. Ils sauteront des PC dans cette marche suposément de 80km à travers la jungle. Ils se dirrigeront directement vers la seconde partie de cordes puis prendront la ligne droite vers le début du kayak. Ils sauveront ainsi 19 heures selon l'organisation. Ceci va leur donner plus de temps et leur donner l'occasion plus certaine de compléter la course avant d'être arrêtés par l'organisation. Cette course ne laisse pas tout le temps voulu aux équipes pour compléter le parcours, ils ont jusqu'à samedi seulement. Et, selon ce que j'ai comme informations, le parcours affiché sur le site EMA ne correspond qu'à une partie. Par contre l'autre moitiée devrait contenir moins de marche pour plus de bateau et de vélo. Selon le site EMA, des équipes de la catégorie Aventure sont à la section de corde PC11 présentement. Nos amis doient s'en approcher, s'ils n'ont pas présentement les pieds dans le vide. Lâchez pas! Voilà qu'il leur reste encore 40km à parcourir à la marche dans la jungle ponctués d'une descente en rappel de 90 mètres dans une chute d'eau avant d'arriver à la transition de kayak. Croyez-moi, ils doivent avoir bine hâte de s'assoir, même s'il leur faudra pagayer. Ils se retrouvent encore une fois à devoir naviguer de nuit dnas cette forêt inhospitalière. Une fois arrivés au CP, l'équipe choisit de s'y arrêter pour dormir et ainsi attendre le lever du jour pour débuter la section de rapides à la lumière du jour. Ils sont officiellement maintenant 15 équipes dans la catégorie Aventure (parcours raccourcit) et 19 équipes dans la réelle course à la victoire dans la catégorie Expédition. À 6h00 ce matin, notre favorite du Canada a quitté le checkpoint 13 accompagnée d'une équipe du Brésil et d'une autre provenant du Mexique. C'était le début de la descente de rivière de 60km et qui comporte de nombreux rapides de classes 3 et 4. Si tout va comme prévu, l'équipe devrait arriver au camp de base de l'organisation (CP17) autour de minuit ce soir. Il y a un "cut-off" à 22h00, ce qui signifie que les équipes arrivant après seront transportées par camion jusqu'à la dernière section de canot à voile au lieu de s'y rendre à vélo. Je suis bien contente de savoir qu'ils ont enfin eu une journée assis pour se reposer les jambes et les pieds un peu et de se rafraîchir. Cette section a été la favorite de plusieurs équipes de par le paysage enchanteur bordant la rivière Maicuru qu'elle leur permettait d'apprécier de près. Les premières équipes ont terminé la course vers 2h30
la nuit dernière en croisant le fil d'arrivée situé sur une magnifique
plage sur la rivière Tapajós, dans la Vila de Alter do Chao, Santarém
(ville où ils étaient avant la course), Pará. Il s'agit des Finlandais
Nokia grands gagnants, car de la catégorie Expédition. Une équipe de la
Nouvelle Zélande de la catégorie Aventure (celle de EnduranceAventure.com)
est arrivée en même temps: www.sportzhub.co.nz. La seconde équipe
a croisé le fil d'arrivée à 9h30, soit 7 heures après la première. C'est
l'équipe brésilienne Discovery Health Adventure & Discovery Health Lontra
Radical Caloi. La température est un peu plus clémente que les premiers
jours à cause de la présence de nuages et parce qu'il y a enfin un peu
de pluie dans les derniers jours. Cela aide les équipes à donner de meilleures
performances de fin de course.
Après 16 heures de kayak-rafting, notre équipe va dormir quelques heures avant de repartir pour 80 km de voile sur l'Amazone en fin de nuit je crois ou très tôt ce matin. Comme ils sont arrivés Cette section est la dernière de la course, car l'arrivée se situe sur une plage près de Santarèm, la ville où ils ont habité avant qua la course ne débute. Ce n'est pas rien, c'est comme, sur le lac Memphrémagog, aller à Newport et revenir à Magog. C'est une chance que l'équipe française Intersport, seconde du Raid Gauloise, leur ait donné des trucs pour vider le bateau. Daniel m'a écrit cette nuit vers 4h00. En gros, il nous dit qu'ils vont bien, qu'ils dorment entre 1h30 et 4h00 par jour, qu'ils arrivent à manger un peu et, l'important, qu'ils sont en pleine forme et particulièrement lui. Il se sent même de plus en plus en forme à mesure que les jours avancent. Wow! Je pense qu'il est prêt pour les courses de 1 mois lui! Ha! Ha! Arrivée C'est à 23h30 ce soir là qu'is sont arrivés à bon port. Le matin, ils ont dû prendre l'autobus avec la plupart des autres équipes pour se rendre au début de la voile ou du canot local. La route était terrible et le trajet encore plus puisque l'équipe n'avait pas dormi cette nuit-là. C'est en matinée qu'ils ont commencé la section de bateau sur l'Amazone par des vents de 25 noeuds (très forts) et des vagues de 5 pieds. Daniel à la barre, une vieille rame de bois qui arrache la peau des mains, l'équipe a terminé cette section avec un des meilleurs temps de passage, sinon le meilleur. La fin a été particulièrement mêlante puisqu'ils devaient passer dans un petit bras du fleuve dans un village et il n'y avait pas d'eau. Ils ont dû tirer le bateau. Ils croyaient que c'était l'arrivée, mais non. Un peu mêlant, ils espèraient bien ne pas s'être trompés et surtout arriver bientôt. L'arrivée était à 20 minutes de là. Une foule incroyable les y attendait: Ian Baird, le photographe japonnais qui était à Ukatak et un membre de l'organisation c'est tout. Ce n'était pas grave, ils avaient tout de même le sourire fendu jusqu'aux oreilles et... on était tous là après tout. Au niveau de l'atmosphère et de l'information donnée aux habitants de la région, l'organisation a un peu manqué son coup selon Daniel. Les membres de l'équipe sont en forme, ils n'ont pas été malades, ni deshydratés, ils ont seulement des égratignures, des ampoules aux mains et aux pieds et certainement un peu de fatigue. Seulement une vingtaine d'équipes aurait terminé, soit seulement 5 de la catégorie Expédition. Comme des vents de 100km/h soufflaient sur l'Amazone samedi provoquant des vagues de 9 pieds, l'organisation a fermé la course et est allée chercher tout le monde sur l'eau. Leur position non-officielle est 14e dans la catégorie Aventure et peut-être 19e au total sur 54 équipes. C'est épatant pour une prmière course de ce calibre et surtout de cette durée et tropicale. EnduranceAventure.com réussit sont objectif à 100%(Commentaire de Daniel) Notre objectif était clair et précis: terminer la course en bonne santé. Durant la semaine de course nous avons été temoins des énormes problèmes de santé de plusieurs autres équipes. Les raisons qui expliquent ce phénomène sont très simples. Premièrement, les conditions extrêmes en terme de chaleur surtout, mais surtout le manque de vigilance des équipes qui voulaient avancer et performer à tout prix. Resultats: 65% d'abandons et 160 sacs de solutés utilisés. Plusieurs équipes ont dû faire l'objet d'un sauvetage. Je suis très fier de notre équipe qui a opté pour une progression plus conservatrice, mais très efficace en bout de ligne. Isabelle, Julien et Jean-François ont été des compagnons d'aventure incroyables. C'était pour tous notre première course d'aventure aussi longue, mais encore plus nouveau pour Isabelle. Non seulement c'était sa première expérience en course d'aventure, mais elle n'avait même jamais fait de camping de sa vie!!! Cette semaine a été incroyable au point de vue de l'experience, de l'aventure, mais surtout au point de vue du dépassement personnel. À chaque étape, dans les débuts nous croyions que cela allait être plus facile plus tard, mais dans chaque section nous avons dû puiser au plus profond de nos réserves psychologiques et physiques. Il est aussi très clair que sans un super esprit d'équipe nous serions encore dans la forêt amazonienne. Tout ce que je veux expliquer aux gens qui nous on suivi c'est que notre réussite est due à trois simples facteurs: l'écoute de notre corps, le respect de nos "feelings" pour prendre des décisions difficiles et la pensée positive même quand tout semble aller vers l´enfer. Je veux remercier tous les gens qui nous ont suivi et donné de l'énergie durant cette course. Souvent dans des moments plus difficiles, je pensais à tous les gens qui étaient derrière nous durant notre aventure et ça me donnait courage. Ici j'ai vu et vcu des choses incroyables et l'expérience que j'en tire sera applicable dans la vie de tous les jours. La base est très simple, il faut rester positif dans le moment présent, il y a des nuit ou je n'en revenais tout simplement pas de l'énergie que j'avais. Voici une dernière petite histoire spécialement pour Pierre Langlois de Rossignol. Le sac à dos que Pierre m'a donné pour l'épreuve a été d'un très grand confort, mais surtout d'une solidité incroyable... Lors de notre première section de rafting dans un R5, je descendais le bateau avec une corde et tout à coup le bateau est parti dans une genre de chute. Le bateau s'est pris entre deux roches et le sacs c'est coincé sous la deuxième roche et la ceinture de taille du sac a retenue le bateau et l´équipement pendant plus de 5 minutes sous la force extrême de l'eau. Je peux donc vous dire que le Venture 35 de Rossignol est fait pour la vraie aventure. Merci aux gars de Rossignol, ils ont grandement contribué à sauver notre kayak et notre matériel. Merci à tous nos commenditaires, aux médias et aux supporteurs.
Ce sera cette année la 4e édition de ce Raid brésilien très populaire. Cette course d'aventure se déroulera en entier dans une région de forêt tropicale et fait partie du circuit ARWorld Series Discovery Channel avec 50 000$ US en bourse en plus d'être une sélection pour les prochains championnats du monde de cette discipline. Comme plusieurs courses de ce type, elle se fait en équipe mixte de quatre athlètes qui doivent rester ensemble tout au long de l'épreuve. En tout 560 km à parcourir en six jours snas arrêt à la marche, course, vélo de montagne, ascention sur cordes, rappel, canot, rafting, et même voile et natation. C'est sans compter l'orientation carte et boussole qui risque d'être particulièrement difficile dans la jungle et sur l'eau, comme l'Amazone a l'air d'un vrai labyrinthe. En plus de tout cela, il faudra lutter contre le manque de sommeil... et les bêtes sauvages. Cette région du globe a une population d'insectes et d'animaux impressionnante: piranhas, caïmans, anacondas et autres serpents, guépards, araignées énormes, moustiques porteurs de malaria, scorpions, etc.
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