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L'ÉQUIPE EnduranceAventure.com au départ de la course à Québec |
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Raid International
Ukatak (5 jours) Charlevoix, Québec 18 au 26 janvier 2002 |
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Julie Bergeron
Voici les premières histoires de leur course. Je n'ai pas de camera numérique
comme il était prévu, il vous faudra attendre un peu avant de voir toutes
les photos. Aussi, au prologue samedi au Marché du Vieux Port, ils ont obtenu
le troisième meilleur temps soit 10min36sec. Les préparatifs ont bien été. Tout était prêt comparativement
à l'an dernier. Une chance parce qu'entre le test d'escalade, le cocktail
du maire, la vérification de l'équipement la préparation des cartes, il
ne restait que du temps pour manger, dormir et faire quelques achats d'oublis.
Le départ à vélo à Québec était super et à la sortie de la ville l'équipe s'arrête pour s'attacher et se tirer à trois. Ils ont donc perdu le peloton et les gars de Parc Canada ont bien rit à les voir et les ont fait passer sur les lumières rouges pour les aider. Ils ont trouvé Daniel bien comique de les remercier à chaque fois. Ils ont passé les derniers au rappel aux chutes Montmorency, à la marche vers l'île d'Orléans et au départ du canot. Grâce à leurs efforts et qualités athlétiques et à leur bon capitaine, ils ont dépassé trois équipes. C'est ensuite qu'ils ont un premier pépin. Charles ne peut plus pédaler parce qu'une pédale ne tient plus dans les filets. Leur système de remorquage est mis à l'épreuve. Ils doivent tirer le quatrième vélo jusqu'au centre de ski de fond de Ste-Anne. Entre temps ils bénéficient de l'hospitalité d'une femme à Ste-Anne qui leur offre de l'eau chaude, du café et même un tour de sécheuse à leurs vêtements humides. Merci! En ski, c'est l'orientation qui est plus difficile avec toutes les pistes qui existent là, mais ils arrivent avant-dernier au camping obligatoire de 4 heures. Comme ils ont déjà mangé, ils sont très rapides à l'intérieur et surprennent les autres équipes. Malgré tout, ils restent un peu plus longtemps que le peloton qui les précède au PC5. Le moral est très bon, ils se suivent et s'encouragent en restant positifs et en riant. Julie Bergeron Ce matin à 8h40, au PC6 en ski de fond où Caroline Langlais et moi les attendons, nous faisons souffler les chandelles à Daniel pour ses trente ans. Bonne fête! À part un mal de cheville pour Charles-Olivier et une petite toux pour Nicolas, l'équipe va bien. Ils complètent cet avant-midi la tyrolienne, au dessus des 7 chutes, tellement vite que nous avons manqué leur exploit. Ils sont maintenant en raquette dans le sentier des Caps. Ce soir-là pour la raquette, l'équipe s'est malheureusement perdue dès le départ au PC9 après la tyrolienne. Vous devrez par contre leur demander vous-même ce qui s'est passé parce qu'ils en ont un peu honte. Bref, ils ont parcouru environ 10 km en trop à cause de leur grande fatigue. Au PC11, ils se sont arrêtés pour dormir quelques heures dans le refuge après avoir passé plus de 24 heures sans dormir. Julie Bergeron Quelle ne fut pas leur surprise de rencontrer Christian Vachon, ami de Magog et participant à Ukatak 2001 avec EnduranceAventure.com, venant à leur rencontre dans la piste entre le PC11 et le 12 où il est bénévole pour voir l'équipe. Ils sont arrivés à PC 12, Domaine à Ligori, Petite-Rivière-St-François, vers 16h30 mardi soir après 35 km de raquette pour commencer une longue et pénible section de vélo. J'étais aussi sur place à les attendre impatiemment avec Caroline Langlais. Ils ont eu une autre surprise que je vous laisse deviner… au début de cette section de vélo. Après avoir mangé un peu, s'être changés, avoir préparé l'équipement de vélo en compagnie des Américains de Team Vermont, ils ont entamé la montée de la Petite-Rivière. Je les ai escortés jusqu'à PC13 en haut de la côte de 5km et 15% comme pour toutes les autres équipes. J'ai pu constater, en prenant les statistiques du kilométrage et du temps de toutes les équipes escortées dnas l'ordinateur de bord du Jeep de Charles-Olivier que leur temps de montée correspondait à celui de Team UK, les quatrièmes dans la course. Bravo! À rouler toute la nuit à -20 degrés Celsius sur un parcours très côteux sans jamais savoir s'ils étaient sur le bon chemin, ils sont venus rejoindre six équipes et moi-même au PC15 en dernière position. Ils ont même dû mettre tous leurs vêtements pour se réchauffer incluant la doudoune et le sac de couchage dnas le manteau et frapper à un presbitère pour savoir où se trouve le Rang Ste-Christine et donc le PC15. Julie Bergeron Ce PC15 et lieu de transition vélo/ski est spécial. C'est dans une maison privée pas particulièment grande que les propriétaires un peu découragés essaient de dormir sur le divan pendant que 3 équipes dorment dans leurs chambres, que les Italiens, Américains et nos favoris arrivent et mangent, et qu'une autre équipe se prépare à partir. Il y avait tellement de sacs de matériel partout que l'on ne pouvait pas marcher et que tous les athlètes cherchaient leurs vêtements. Toute l'équipe est très fatiguée d'avoir pédalé toute la nuit et de n'avoir pas bu suffisamment à vélo à cause du froid intense. Bref, après encore 24 heures debout, ils ont dormi environ 3-4 heures, ont bien mangé, se sont douchés avant de repartir en ski vers 11h30 mercredi en meilleure forme. Bref, après encore 24 heures debout, ils ont dormi environ 3-4 heures, ont bien mangé, se sont douchés avant de repartir en ski vers 11h30 mercredi toujours derniers, mais en meilleure forme. Enfin le ski! Il fait beau soleil et doux et le trajet vers PC 16 grimpe, mais est plutôt facile et bien damé par les motoneiges. J'accompagne l'équipe en ski pendant 45 minutes pour constater que le rythme est très bon et rapide. Diane, fatiguée encore un peu, se fait traîner par Daniel. Nicolas essai le skate, sa spécialité, parce que ses genoux le font moins souffrir ainsi. Tout va bien jusqu'à PC16 où ils se rendent en 6 heures, un temps relativement rapide. Ils rejoingnent l'équipe de Montréal Mountain Hardwere dont un membre a les pieds très enveloppés et blessés. Les membres de EnduranceAventure.com ne dorment que 1h30 pour repartir deux heures avant eux, mais se perdent pendant 4 heures dans les sentiers dont aucun n'est indiqué sur la carte. Ceci parce qu'ils suivent des indications des Italiens qui eux ont tourné en rond pour revenir à PC 16 après 7 heures de ski vers PC17 (ils le croyaient). Ils ont perdu beaucoup de temps à cause des pistes mêlantes, des cartes imprécises et du ski cassé. Julie Bergeron L'équipe estrienne se retrouve à ski dans des pistes tellement laides et dans de telles descentes étroites que ses membres tombent souvent. Ralentis par tout cela, ils arrivent à PC17, transition 4, où je les attends depuis 24 heures, vers 10h30 jeudi matin. Ils sont épuisés, mais doivent repartir au plus tôt pour avoir le temps de croiser le fil d'arrivée avant vendredi 12h00, heure limite. Nous leur expliquons les changements de parcours qui est quelque peu raccourcit afin de leur permettre de terminer à temps, soit de PC18 à PC20 directement, ce qui représente tout de même plus de 15 heures de raquette. Les Italiens arrivent entre temps au point de contrôle 17 et les deux équipes décident de partir ensemble pour PC18. Une fin de course éprouvante pour EnduranceAventure.com La très sympatique équipe de recherche et sauvetage de Parc Canada ne finissant pas de rechercher et secourir des équipes à minuit dans la nuit froide (-20ºC) de jeudi à vendredi, les sauveteurs demandent aux équipes EnduranceAventure.com et Friesian (Italie) de rester au PC18 et d'attendre d'être évacués. Ils étaient prêts à repartir pour le PC20 à ce moment, mais ont accepté facilement de terminer la course à ce moment et de profiter du très beau chalet chauffé pour rattraper les heures de sommeil perdues. Ils n'ont pas bien aimé les dernières épreuves de la course, soit du ski dans des sentiers appropriés pour la raquette et l'inverse, et le fait de se perdre, mais sont fiers de leur accomplissement de taille. À part de rares ampoules aux pieds ils sont en bonne santé. Par contre, Daniel a ce qu'on appelle curieusement le syndrome du gars "chaud". C'est-à-dire qu'il était tellement fatigué qu'il s'est couché sur le ventre sur ses bras au PC18 et cela a coupé sa circulation sna le réveiller. Il a donc les mains enflées pour un petit bout. Dire qu'il ne boit jamais! Ha! Ha! D'autres athlètes sont plutôt mal en point, vomissent, sont enflés au point de devoir rentrer à Québec d'urgence pour voir un spécialiste, ont des engelures et des pieds tout à fait défaits au point de se promener nu-pieds à l'Auberge des 3 canards au grand déplaisir des hôtes. Leur esprit d'équipe était formidable et malgré les problèmes ils ont eu du plaisir… et moi aussi. Ils ont bien aimé rencontrer les athlètes de partout et spécialement courser côte-à-côte avec les Italiens très sympatiques qui se situent parmis les meilleures équipes au monde (18e Raid Gauloises) et bien sûr les épreuves hors de l'ordinaire telles que le canot à glace et la tyrolienne dans des décors magnifiques. Seulement quatre équipes ont pu traverser le fil d'arrivée PC24 situé sur le quai de Port au Persil après 40km à pousser les vélos dans la neige et 15km de marche. Les Finlandais en première place ont terminé jeudi soir vers 21h suivis des Polonais vers 2h vendredi matin et des Anglais, les Français de Cima Québec ayant dû abandonner, sur l'heure du midi, moment où la course devait se terminer officiellement. Objectifs atteints pour Ukatak et EnduranceAventure.com! Les objectifs atteints d'abord pour les organisateurs de Ukatak qui désiraient faire de leur course la plus difficile au monde. Avec seulement 4 équipes qui terminent sur un total de 13 dont plusieurs équipes d'expérience. Pour l'Équipe EnduranceAventure.com, dont l'objectif était de passer à travers la semaine de course en bonne santé. Selon Daniel Poirier, capitaine de l'équipe, les moments difficiles sont toujours là pour une raison. Quatre événements sont là pour le prouver. Premièrement, lorsqu'ils sont arrivés au canot en dernière place, cela leur a permi de stimuler leur capitaine, habitué de partir le premier, qfin de dépasser trois équipes. Deuxièmement, le bri de la pédale de vélo de Charles-Olivier et le retard que cela a entraîné en début de course leur a permi de tomber sur une dame à Ste-Anne de Beaupré qui les a accueillis chez elle. Elle leur a fait à manger et a même mis leurs vêtements mouillés dans sa sécheuse. Troisièmement, Daniel ayant délaminé un de mes skis avec lesquels il prévoyait faire toute la course, il a pris les vieux skis que j'avais empruntés de Jean-Thomas. Résultat, il n'a brisé qu'un vieu ski plus tard. Désolé Thomas! Aussi, la perte de 3 heures en raquette dans le sentier des Caps leur a permis de retrouver un vélo tout réparé par Christian Vachon et Rock avec les pièces que j'ai dénichées à Baie St-Paul et avec les outils empruntés chez des gens du coin. De plus, quatre heures de retard ont permis à l'équipe de finir la course en fraternisant avec l'équipe italienne tout au long des derniers kilomètres. Ces derniers kilomètres ont été bénéfiques pour l'équipe puisqu'ils ont appris de l'expérience des Italiens, une des bonne équipe à travers le monde. Voici une brève description de l'équipe : Diane a été très " tough " et est très débrouillarde tout au long de cette aventure. Elle nous à amener des idées originales pour faire glisser le ski lors de moment inatendu et nous à inventé des couvre-mitaines pour le vélo… très bonne couturière. Charles-Olivier a été le bout en train et le motivateur de l'équipe. Il est toujours à d'une humeur splendide peut importe la situation. Il garde toujours le moral et encourage tout le monde dans les moments les plus difficiles. Nicolas Proulx à été surprenant avec son moral d'acier et avec son endurance, a permis à ses coéquipié de ce reposer à quelque reprise en portant certains de leurs bagages. Daniel est très fier du choix de ses coéquipiers, car c'est une équipe qui l'a impressionné et avec laquelle il a eu beaucoup de plaisir.
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