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 Moments de réflexion

      pour s'ouvrir à soi et aux autres...

Changer la pensée

Deux photos... Deux époques...

La perfection ou...l'excellence

Quand les humains ne le sont plus

La retraite tue ?

  La mémoire de la peur
  Tempus fugit   Je suis là...
   

 

 

Changer la pensée

 

Changer les pensées qui s’accrochent à ce qui ne va pas et qui nous empêchent de jouir du positif, de la beauté et de l’amour qui nous entourent.  C’est un effort à faire mais qui donne des résultats dont on ne veux plus se passer par la suite.  Et même si à l’occasion, on laisse les pensées négatives nous envahir de nouveau, on refait le même effort de changer les pensées qui nous ramènent  toujours dans le même piège. Avec le temps, c’est comme un exercice physique continue, ça devient de moins en moins difficile. 

 

Le plus important est la santé  C’est quand on l'a perdue ou quand on croit qu’on l'a perdue que l’on mesure réellement l’incommensurable trésor d’être en santé.  On n'a pas le droit de lapider par nos attitudes négatives tant au point de vue physique que psychique, ce cadeau qui peut nous être enlevé si rapidement. Il faut en profiter chaque minute et surtout en être conscient quand on fait face à des moments plus difficiles.

 

marilau

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Deux photos... Deux époques...

 

Entre les deux photos, une vie.  Entre les deux photos, la naissance, la joie, l'insouciance, les ambitions, les tracas, les sourires, la colère, la compétition, l'inconscience, l'intolérance, l'orgueil, les expériences, les pertes, les silences, les désillusions, les deuils, la révolte, l'acceptation, l'humilité, la tranquillité, la douceur et enfin... la sensibilité.

La sensibilité à soi, à l'éphémère, à la nature, à la vie, aux autres, à sa famille...Toute une vie.  Des années et des années pour arriver à l'essentiel : être sensible à soi et aux autres.  Toute une vie pour apprendre.  Toute une vie pour prendre conscience.

Pourquoi attendre d'être au bout de sa vie pour avoir les yeux remplis d'émotion ? Pour dire à l'autre, conjoint(e), ami(e), amant(e), père, mère, fille, fils, frère, sœur qu'on les aime et que le moment vécu avec eux ou grâce à eux est un moment agréable, précieux, savouré ? 

Pourquoi attendre et risquer qu'il soit trop tard ?

marilau

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La perfection ou... l'excellence

 

Tous les perfectionnistes vous le diront, ils ne se pardonnent pas facilement leurs erreurs.  Le perfectionniste est très exigeant envers lui-même et envers l’autre.  Pourtant, qu'est-ce que nous attendons des autres dans nos relations personnelles et professionnelles ?  La perfection ? Le zéro faute ? Non. Nous attendons de l’autre qu'il fasse bien ce qu'il a à faire, au mieux de ses habiletés, de ses aptitudes et de ses capacités.  Nous n’attendons pas l'impossible, nous attendons l’effort.  Nous n’attendons pas la perfection, nous attendons l'amélioration. 

Alors que pour le perfectionniste, l'erreur commise l'angoisse, le poursuit et lui enlève sa confiance.  Il se traite de tous les noms et ne se pardonne pas.  Il n’accepte pas l’erreur et l'autre est toujours meilleur que lui. Le perfectionniste s'épuise à exiger plus qu'il ne peut donner.  Il reconnaît l'excellence chez l'autre et demande la perfection pour lui-même.  Un perfectionniste garde en mémoire la frustration des erreurs commises plutôt que la satisfaction d'avoir apporté aux autres ce qu'il sait faire de mieux.  Malgré la réussite, la satisfaction ne l'habite pas.

A contrario, quelqu’un qui vise l’excellence s'accepte comme personne humaine en action qui apprend de ses erreurs, qui continue d'avancer et qui, par le fait même, demeure en possession de ses moyens.  Quelqu’un qui vise l’excellence s'améliore constamment dans ce qu'il fait de mieux, dans ce qu'il a reçu comme capacités et talents.  Il apprend à se connaître et à reconnaître ses limites. 

Alors perfectionnistes, pourquoi ne pas s'inventer un nouveau mot qui permettra de ne plus tendre vers la perfection donc vers l’impossible mais plutôt vers l'excellence donc vers le réalisable ? 

Pourquoi ne pas devenir des excellentistes ?

marilau

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Quand les humains ne le sont plus

 

J'ai vu un film qui m'a profondément troublée. Hôtel Rwanda. L'histoire d'un homme qui sauve plus de 1 000 personnes du génocide rwandais.

 

Comme tout le monde, je savais qu'il y avait eu un carnage au Rwanda en 1994 entre les Tutsis et les Hutus.

 

Comme tout le monde, j'ai entendu ces dernières années le général Roméo Dallaire parler de ce génocide et de son impuissance comme représentant de l'ONU. Comme tout le monde, j'ai écouté Corneille le survivant, nous chanter sa vie, sa solitude et sa résilience.

 

Pour moi, Québécoise nord-américaine, génocide était synonyme de dictateurs, de pays lointains et d'époque révolue. Tout comme j'apprends de mes erreurs, je voulais croire naïvement que collectivement les humains s'améliorent et ne répètent pas les bavures du passé. Que de parler, de dénoncer, de montrer et de conscientiser contribuent à améliorer. Qu'avec les nouveaux moyens de communication qui permettent de rejoindre des millions de gens pour leur parler d'amour et de paix, l'homme deviendrait meilleur.

 

Depuis 50 ans, nous avons été abreuvés de films, livres, documentaires et témoignages sur toutes les atrocités commises lors de la Deuxième Guerre mondiale. Nous croyions que dans les années quarante, la mémoire de la guerre sanglante de 14-18 n'avait pas été assez vivante faute de moyens mais que maintenant, à l'ère de la communication, les hommes n'ont plus l'excuse de ne pas savoir.

 

Recevoir les informations et analyser les nouvelles demeurent abstraits. S'asseoir dans une salle de cinéma et se laisser imprégner d'une histoire vécue, pénétrer une atmosphère de guerre, ressentir les émotions des personnages, se remplir les yeux de visions d'horreur qui, dit-on, sont en deçà de la réalité, permettent de saisir un peu plus dans son âme et dans sa chair la souffrance d'innocentes victimes qui subissent la cruauté des hommes.

 

Car, il faut bien se rendre à l'évidence, il y a des humains qui n'en sont pas. Pour qui la soif du pouvoir et l'intolérance face à la différence les réduisent à l'état de bêtes.  Pour qui matraquer, frapper, éventrer, martyriser, tuer est un plaisir et une jouissance. Sinon, comment supporter de le faire et de le refaire jusqu'à 800 000 fois ? Comment supporter de faire souffrir et d'enlever la vie malgré les regards suppliants et les cris de désespoir et de frayeur ? Comment supporter de rouer de coups une femme enceinte ou un petit corps d'enfant ?

 

Que sont-il devenus aujourd'hui ces tortionnaires ? Comment font-ils pour se lever à tous les matins et vaquer à leurs occupations quotidiennes avec ces milliers de morts sur la conscience ? Tous ces discours sur l'importance de l'amour de soi pour être bien, pour supporter les deuils quotidiens et pour améliorer les rapports aux autres.  Que sont ces discours face à des humains qui n'en sont pas mais qui continuent de respirer, de regarder, de toucher et de vivre ? Où est leur conscience ? Est-ce possible que certains hommes n'aient aucune conscience de leurs actes ? Est-ce possible que certains hommes n'aient aucune valeur, aucun principe ? Il faut se rendre à l'évidence, la réponse est oui. Les dictateurs nous le prouvent. Les génocides nous le prouvent. Les tueurs d'enfants nous le prouvent.

 

En plus de cette guerre civile interne atroce, le Rwanda a du faire face à l'abandon des instances internationales.  Personne pour les aider à enrayer ce courant de haine et de destruction.  Les Rwandais étaient seuls avec leur souffrance.  Ils n'avaient pas de richesse pétrolière et ne représentaient pas un pays influent pouvant être d'une aide quelconque pour les autres pays. Seuls et abandonnés parce qu'ils ne représentaient rien.  Ne sommes-nous pas un peu comme ça dans notre vie de tous les jours ?  Ne sommes-nous pas portés à aider ceux qui peuvent nous être utiles, qui occupent notre temps et notre espace et de qui nous attendons une présence ou un commentaire positif ? Quand le geste gratuit pour aider une personne de qui nous n'attendons rien ? Devant deux personnes inconnues qui s'entredéchirent, la majorité d'entre nous passons notre chemin par peur et par égoïsme.

 

L'intolérance et la méchanceté ne se cachent pas uniquement au bout du monde. Nous sommes tous des témoins du comportement des hommes. Nous pouvons espérer de l'autre et le blâmer selon que nous jugeons qu'il est bon ou mauvais.  Mais la vraie démarche pour contribuer à notre niveau à ce qu'il n'y ait plus de génocide, n'est-elle pas de nous prendre en charge et améliorer nos rapports personnels ? N'est-elle pas d'augmenter l'entraide, la tolérance et le respect des différences à l'intérieur de notre petit univers ?

 

C'est uniquement en nous responsabilisant individuellement que nous pouvons espérer globalement un monde meilleur.

 

marilau

 

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La retraite tue ?

 

Je ne crois pas que la retraite tue. Encore faut-il expliquer dans quel contexte est prise la retraite.

 

Si retraite veut dire se retirer de la vie active et ne rien faire que de regarder les jours couler devant soi alors oui, la retraite tue. Mais si la retraite veut dire avoir du temps pour se passionner, avoir du temps pour faire, avoir du temps pour s'intéresser, avoir du temps pour regarder, avoir du temps pour réaliser, avoir du temps pour créer, la retraite permet enfin de goûter la vie.

 

Si retraite veut dire quitter un emploi valorisant et passionnant qui permettait l'épanouissement au quotidien. Si retraite veut dire abandonner ce qui nous faisait avancer, ce qui nous permettait de nous sentir vivant, alors oui, la retraite tue. Mais si retraite veut dire quitter un emploi gagne-pain, un emploi lassant, un emploi stressant, un emploi tue-bonheur, la retraite permet enfin de profiter de la vie.

 

Nous n'avons pas tous la chance de vivre de sa passion. Il faut faire attention aux formules toutes faites et ne pas suspendre un spectre au-dessus d'une étape qui s'avère libératrice pour beaucoup de gens. En ce qui me concerne, après 35 ans sur le marché du travail, j'ai maintenant le privilège de goûter à la liberté.

 

Je suis riche de tout mon temps pour enfin vivre mes passions.

 

marilau

 

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La mémoire de la peur

(en complément au texte Quand les hommes ne le sont plus)

À l’été 2001 lors d’un voyage en France, une amie me parlait de son oncle qui fut soldat pendant la 2e guerre mondiale. Elle me racontait la lettre écrite lorsqu’il était au front et qui disait son désir de revoir son pays et sa famille. Il est mort tué au combat à l'âge de 17 ans...

Lors de mon voyage de retour, je réfléchissais sur cette mémoire qu'ont les Européens de la guerre même après plus de 55 ans... Cette mémoire de la souffrance et de la peur dans leur coeur et dans leur corps... Cette mémoire que nous avons lorsque l'émotion est ressentie au plus profond de soi. Je me disais que seul le temps peut guérir.  Et le temps peut prendre du temps. Le temps que prend l'oubli à s'installer est proportionnel à l'intensité de la souffrance et de la peur.

Je me disais chanceuse d’être née et de vivre dans un pays sans mémoire de la guerre sur son territoire. Sans cette cicatrice au coeur que portent ceux dont le souvenir fait craindre le bruit d'un avion. Protégée, je me pensais. Guerre signifiait pays lointain. Puis, sont arrivés les événements du 11 septembre 2001 qui se sont passés à 7 heures de route de chez moi. Tout à côté.  Presqu'à ma porte.

Depuis cette date devenue mémorable, ma perception du monde a changé. J'ai perdu de mon innocence, de ma liberté, de ma foi en l'être humain, de mon insouciance et j'ai gagné en peur et en méfiance.

Les attentats-suicides, les actes barbares et les guerres ont toujours constitué pour moi énigme et étonnement. Énigme parce qu’incompréhension d’une culture éloignée de la mienne et étonnement de ce culte de la mort et du mépris de la vie.  Quelle idéologie suggère de tels comportements ? Comment un être humain peut vivre avec tant de haine pour son voisin et pour lui-même ? Comment quelqu’un peut faire à l’autre ce qu’il ne veut pas qu’on lui fasse ? Où est l’instinct de survie et la connaissance du bien et du mal ?  Cruauté…  Folie…Barbarie…

Des milliers d'êtres humains sont d'innocentes victimes de conflits et de décisions qui les dépassent. Toutes ces guerres de pouvoir pour être le plus puissant ou le moins manipulé. Au nom d’une idéologie, des gens comme vous et moi se font voler leur territoire de vie. Constater que c'est utopique d'espérer ce respect de la vie est consternant. Tous les jours, on fait confiance. À l'épicier, au pharmacien, au médecin, au conducteur de métro, aux infrastructures mises en place, aux dirigeants. On fait confiance. Pourquoi ? Pour avoir une belle vie. Une meilleure vie. Une vie sécure.  Le mot "vie" avec le mot "amour" sont sûrement les mots les plus inspirants. Life.  Love.  La vie.  L'amour.  Pourquoi n’en est-il pas ainsi pour tous ? 

Dans une guerre de pouvoir, c'est toujours la faute de l'autre. Chacun détient la vérité.  Aucune remise en question. Ne reconnaît-on pas dans ce comportement, notre propre comportement de non-prise en charge devant les événements de notre vie ? Notre mal de vivre est la faute de l’autre. Si je suis malheureux ou malheureuse en amour, c'est parce qu'il ou elle ne se comporte pas comme je le voudrais. Si je suis mal dans ma peau, c'est parce que mes parents m'ont mal aimé(e). Si je suis frustré(e) au travail, c'est parce que mon patron ne me donne pas la tape dans le dos que je mérite. Le monde est rempli d'enfants qui jouent à la guerre et qui blâment l'autre. Où sont les adultes responsables qui s'assument et acceptent de se remettre en question ? Tels vont les parents, tels vont les enfants. Puisqu'il semble impossible que les êtres humains changent collectivement, une prise en charge individuelle s'impose. Malgré nos dirigeants, malgré l'autre. Nous avons du pouvoir sur une seule personne : nous-même.  Et c'est un travail difficile, ardu, quotidien. Car tous, autant que nous sommes, menons notre propre guerre envers ceux qui nous entourent et à différents niveaux. D'une simple intolérance face à quelqu'un de différent de soi jusqu'à la guerre et le terrorisme.

Pourquoi faut-il des tragédies pour rapprocher les humains et pour prendre conscience de nos propres comportements ? Quand tout va bien, quand la souffrance est au repos, l'essentiel s'oublie.

Depuis le 11 septembre 2001, ma perception du monde a changé. J'ai perdu de mon innocence, de ma liberté, de ma foi en l'être humain, de mon insouciance et j'ai gagné en peur et en méfiance.

Mais la vie continue plus forte que tout.  Nous ne pouvons qu'espérer que la société devienne meilleure collectivement. En ce qui me concerne, j'ai intégré un nouveau mot dans mon vocabulaire personnel : vigilance. Vigilance pour diminuer l'intolérance dans mes comportements et vigilance pour augmenter l'ouverture à ce qui est différent de moi.

Ça parait peut-être facile mais ça ne l'est pas du tout...

marilau

 

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Tempus fugit

 

Décembre !

Une autre année se termine...
Une de plus...
Le temps va trop vite !
Insaisissable...

 

Le temps passé

 

Temps riche de souvenirs...  Ces senteurs et bruits de l'enfance qui ressurgissent à l'improviste au détour d'un moment.  Le grincement de la poulie d'une corde à linge, le grain de bois d'une rampe d'escalier, l'odeur d'un ragoût qui mijote, un arbre de Noël tout illuminé...  Le regret de ce qui n'a pas été fait, le remords de ce qui ne peut être refait et la nostalgie des moments heureux et des gens aimés qui ne sont plus là. 

 

Plus le temps passé s'accumule, plus on est conscient du temps qui passe...

 

Le temps mesuré

 

Succession irréversible de moments qui nous enrobent, nous galvanisent et nous mènent souvent par le bout du nez.  La vie active est quotidiennement bousculée par le temps.  Entre le travail, la famille, les amis, les loisirs et la routine de tous les jours, il ne nous reste souvent que des miettes de temps qu'on s'essouffle à ramasser pour les grignoter avec avidité parce qu'aussitôt arrivées, aussitôt parties.  Et à travers ce temps mesuré, on nous assaille constamment de concepts d'heures d'écoute, de minutes de publicité, de reprises d'émissions et de revues de l'année.  Le temps mesuré... Vertigineux de penser que peut-être à cause de nous, quelqu'un gagne ou perd une minute et que cette minute peut modifier le cours de son existence.  En un claquement de doigts, toute une vie peut basculer.  Combien de fois entendons-nous ou disons-nous : si j'avais fait telle ou telle chose, si j'étais arrivé un peu plus tôt ou un peu plus tard, si j'avais su... La vie est une suite d'événements qui se produisent dans un contexte unique que nous ne pouvons ni refaire, ni revivre parce que morts aussitôt vécus.  Mais le temps mesuré en jours accumulés et en expériences vécues aident aussi à aller à la rencontre de soi-même et à dédramatiser les événements puisqu'il est vain de s'acharner en d'inutiles regrets ou en de futiles remords et de s'accrocher à ce qui n'existe plus.  Nous oublions ainsi de vivre ce moment présent qui ne reviendra jamais...

 

Le temps liberté

 

À part la santé, le temps est la plus grande des richesses.  Avoir du temps pour respirer, regarder, expérimenter, explorer et créer.  Prendre du temps pour penser, observer, avancer et s'améliorer.  Se donner du temps pour savourer la vie qui nous entoure de toutes parts.  Quelle chance de pouvoir parler, écrire, marcher, bouger, goûter, rire, pleurer, aimer, chanter et savourer !  Quelle chance d'être entourés de personnes  choisies et aimées ! Quelle chance d'être nés et de vivre dans un pays sans famine, sans guerre, sans dictateur, riche et libre !  Quelle chance de n'avoir qu'à tendre la main pour aller chercher tout ce dont  nous avons besoin pour mieux être et pour mieux vivre !  Quelle liberté... Quelle chance ! 

 

Le temps présent

 

Nous vieillissons tous, c'est inexorable et inévitable.  Notre temps est compté.  Nous devons tendre à ce que chaque minute soit une minute de vérité.  Intégrer le passé, le présent et l'avenir dans chaque instant et prendre tout ce temps composé à bras-le-corps pour rythmer le jour et valser la vie.

 

Je souhaite à vous tous qui me lisez, 525 600 minutes de vérité pour l'année qui vient afin que vous puissiez goûter la vie dans toutes les fibres de votre corps, dans toutes les cellules de votre conscience et à chaque battement de votre coeur...

 

Je vous souhaite de célébrer VOTRE vie...

 

Bonne et heureuse année !

 

marilau

 

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Je suis là…

Pourtant je suis là, mais tu ne me vois pas.  Tu n’as pas appris à me reconnaître.  Venir vers moi te semble inaccessible. Je te dis « cheminement », tu entends « impossible ».  Tu recherches à l’extérieur de toi les moyens pour combler ce vide qui t’habite.  Tu ne veux pas faire l'effort d'être avant d’avoir.  Tu attends des autres qu’ils te mènent vers leur propre lumière puisque tu ne vois pas la tienne.  Leurs vies te semblent meilleures, auréolées de satisfaction et remplies d’accomplissement.  Tu n’as de force que pour subir et pour souffrir.  Tu regardes ce que tu n’as pas et tu te fermes à la beauté qui t’entoure.  Tu te dis que je ne suis pas fait pour toi. 

Pourtant, je suis là… Je respire ta peau pendant ton sommeil et je touche ta main le matin au réveil.  Je souffle un vent léger dans tes cheveux au printemps et je chuchote à ton oreille au détour d’un moment.  Je regarde ta main caresser un nourrisson et je fais battre ton coeur dans les heures de passion. 

Lorsque je t’envoie des signes, tu les reçois parfois avec joie.  Pour un bref moment, je reprends espoir.  Mais aussitôt, tu te dis que tu ne me mérites pas.  Le réaliseras-tu un jour que je ne peux pas te visiter si tu ne t’aimes pas ?  Pourtant, je suis ouvert à toi.  Je t’ai envoyé mes messagers et je t’ai écrit mes mots.   Je t’ai dit de ne pas toujours attendre l’approbation des autres.  Je t’ai demandé d’agir pour changer ce qui ne te convient pas. Je t’ai supplié de ne pas te sentir responsable de ce qui ne t’appartient pas.  Je t’ai appris que la condition pour écouter l’autre est d'assumer tes choix de vie.  Je t’ai suggéré d’offrir ton sourire avec générosité et de te l’offrir en premier.  Je t’ai montré que la vie passe comme un éclair et que tu perds du temps à vivre la frustration de ce qui n’est pas.  Je t’ai enseigné que le regard positif fait avancer et que chaque personne est unique et valable.  Je t’ai imploré d’apprendre à te connaître et de demeurer honnête face à qui tu es, si tu veux vivre ta vie et non celle des autres.  Je t’ai suggéré d'intégrer tes bons coups, de féliciter tes réussites, d'embrasser tes réalisations, de pardonner tes erreurs et d'apprendre de tes faux pas. 

Je le proclame haut et fort à tous ceux qui me réclament : la clé pour ouvrir ma porte est d'apprendre l'estime de soi.  C’est le plus beau cadeau à se donner et à donner à nos enfants.

Et à toi je dis, ne m’espère pas si tu ne m’écoutes pas, si tu es aveugle à moi et si tu ne t’aides pas.  Je te le répète encore une fois, la vie est courte.  Tu n'as pas de temps à perdre...  Tu es la seule et unique personne responsable de réussir ta vie. 

Si tu crois en toi et si tu crois en moi,  je suis là…

Je t’attends...

 Signé : Le Bonheur

marilau

 

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