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Textes poétiques

pour le coeur qui bat au rythme de la vie...

 

  Accent

  Le cours d'eau

  Arbres de vie

   Bêtes à poil et à peau   Le trou noir   Flush de couleurs

L'adolescente

Balade

Coeur à tout

Noël... clopin-clopant

L'amour

La lune ne se lèvera pas

  Lilly 2 ans !   La voile comme la vie   Un soleil
  Mon ruisseau    
     

Accent

Fierté de ce que je suis.  De ce que je transporte avec moi.  Fierté de me tenir droite et de proclamer bien haut ma couleur. 

Je suis fière de mes saisons démarquées.  Je le dis. 
Je suis fière de la chaleur de mes émotions.  Je l’écris.
Je suis fière de la joie de vivre dans nos maisons.  Je la chante. 
Je suis fière de ma langue.  Je la parle.
Je suis fière de mes espaces.  Je les découvre. 

J’aime les accents.  La musique des mots différente de ma propre chanson.  La couleur d’un pays fredonnée pour exprimer la pensée et traduire l’émotion.  

J’aime l’accent haut réclamé comme un porte-étendard de fierté et d’identité.  L’accent d’une enfance ancrée au fond de soi et dont on reconnaît le murmure dans une foule loin de chez soi. 

Partout où je vais, je transporte avec moi mon pays, sa culture et sa langue.
Partout où je vais, l’autre découvre mon pays avant de me découvrir.
Partout où je vais, je suis l’ambassadeur de ma terre et de ceux qui l’habitent.

Partout où je vais, je deviens un peu ceux rencontrés et ils deviennent un peu qui je suis…

marilau

 

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Le cours d’eau

 

C’est un cours d’eau différent des autres parce que c’est le mien.  Unique comme l’est chacun des nous.  Tantôt le mien est calme.  Un miroir.  Sans un remous.  Lisse. 

  

Tantôt le mien est ruisseau et coule joyeux au son des oiseaux qui l’habitent.  Au son des arbres qui longent sa rive.  Coule et roucoule mon ruisseau joyeux au fil des jours heureux.  Sans histoire et sans peur. 

 

Tantôt le mien est rivière et fleuve.  Court et court vers l’océan.  Ouvert vers le monde.  Ouvert vers d’autres cultures.  D’autres voix.  D’autres pays.  Menton levé, débit accéléré, il va frondeur et sans peur chercher ailleurs richesse intérieure.

  

Tantôt le mien est océan.  Majestueux et invitant.  Dangereux et captivant.  Océan qui devient tempête et bouscule tout sans égard.  Aveugle de tout.  Emporte, détruit, meurtrit… Déchaîné d’angoisse et de destruction. 

 

Mais le mien, océan, fleuve, rivière, ruisseau, cours d’eau est aussi goutte d’eau.

 

Goutte d’eau qui guérit…

Goutte d’eau pleine de vie…

 

marilau

 

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Arbres de vie

Entre eux, les arbres se parlent de souffle et de vie en respirations et murmures.
Entre eux, les arbres frôlent leurs branches et caressent leurs feuilles.
Entre eux, les arbres s’élèvent toujours plus haut et concurrencent dans le ciel.
Entre eux, les arbres frissonnent au bruit de la hache et au son de la scie.
Entre eux, les arbres s’accueillent dans un concert de froissement et de réconfort. 

Entre eux, je suis debout, la tête levée et le regard  rempli de reconnaissance.
Privilégiée de respirer l’odeur de la terre et de crier ma joie d’être vivante.
Je touche un tronc du bout des doigts, je m’approche, je l’étreins.
J’appuie ma joue contre l’écorce, je sens la sève couler dans mes veines.

Je me sens arbre et racine.
Je me sens naître et vivre.
Je me sens libre et libérée. 

Une feuille se détache, voltige et se pose tout doucement à mes pieds.  Mon regard la fait vivre encore un peu.

Un pic-bois se fait entendre un peu plus loin.  Est-il l’ami de mes arbres vivants ?Je l’écoute chanter son labeur. 

Entre eux, les arbres se parlent de beauté.

Je les regarde.
Je les touche.
Je les écoute.

Ils me parlent.
Ils sont arbres de vie.
Ils sont mes amis.

marilau

 

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Bêtes à poil et à peau 

Il était une fois un chien au museau tout noir et tout poilu.  Mélange de labrador et de terre-neuve.  Mélange de hauteur et de candeur.  Il se prénommait Blacky.  Un jour du fond de son chenil, il choisit Sophie.  Tout petit Blacky pour la toute petite Sophie.  Blacky en laisse traînait Sophie dans les rues près du logis.  Tout petit Blacky se réfugiait dans le lit de Sophie.  C’était son petit nid à lui.  Pour Sophie, l’amour naquit et depuis, c’est pour la vie. 

Chatte Charlotte toute rigolote tournait autour de la pelote
Chatte Charlotte devint pâlotte devant le gros chien coyote 

Souris grise
Queue de cerise
Qui s’épuise
Dans l’église

Parole d’éléphant
Qui nourrit les cancans
Langue de serpent
Qui répand le méchant 

Morale de ces comptines :  Vaut mieux parfois se frotter le museau plutôt que de laisser sortir des paroles de venin.

marilau

 

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Le trou noir

En plongeant dans le trou noir, je cherche la lumière.  Je ne vois rien… J’avance et j’espère.  Je sais qu’une lueur jaillira.  Il me suffit d’être patiente.  D’avancer à tâtons sans me décourager.  D’effleurer ce qui m’entoure.  De laisser mes yeux s’habituer à la noirceur et de m’en faire une alliée plutôt qu’une frayeur. 

 

J’avance doucement et j’attends.  J’avance prudemment et je continue d'espérer.  Je tâte les aspérités, je découvre les imperfections.  Je préfère cela plutôt que d’avancer sur une surface lisse de vie.  Et soudain, il est là ce point de lumière tout là-bas.  J’ai gagné !  Je n’ai jamais cessé d’espérer qu’au bout de ce trou noir, il y aurait une lueur.  Il ne suffisait que de laisser le temps passer.  Il ne suffisait que d’avancer malgré la peur et malgré les embûches. Vivre d’espérance…Vivre en sachant que la lumière finit toujours par triompher de la noirceur.  Que le jour finit toujours par gagner sa guerre contre la nuit.  Je n’ai qu’à suivre ce point de lumière et laisser mes yeux s’habituer de nouveau à la clarté. 

 

Je suis envahie de nouveau par la vie !

Je suis éblouie !

 

marilau

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Flush de couleurs 

Y fait pas beau aujourd'hui.  C'est gris, noir et blanc.  Toutes sortes de blanc, toutes sortes de noir.  Blanc terne du ciel couvert, blanc sale des flaques d'eau, noir brun des arbres nus, noir fermé des fenêtres sur la rue.   

Y fait pas beau aujourd'hui.  La couleur est absente du paysage.  La vie avec son flush  de couleurs a tourné le dos ! Envolées les couleurs accroche-l’œil ! Les couleurs pour séduire, pour motiver, pour pétiller, pour différencier, pour diversifier.   

Y fait pas beau aujourd'hui.  La vie en noir et blanc est triste.  Quand la vie nous envoie des coups durs, des moments difficiles à passer, même la couleur on la voit en noir et blanc.  Les couleurs les plus éclatantes n'accrochent plus le regard.  Nos yeux sont tournés vers l'intérieur, vers le chagrin et la peine.  On ne voit pas les yeux bleus, verts, pers, bruns qui nous regardent.  On ne voit pas les mains blanches, bronzées, tachées, rousselées qui se tendent vers nous.  On ne voit qu'une âme cachée sous un ciel couvert.  On regarde l'amour perdu, l'attente déçue, le passé tordu.  On ne voit pas l'amour acquis, la vie qui bat, la force en soi. 

Y fait pas beau aujourd'hui.  C'est gris, c'est noir et blanc.  Toutes sortes de blanc, toutes sortes de noir. Blanc écume de l'eau du ruisseau.  Noir ébène de la route qui nous mène.  Car même quand c'est gris, blanc ou noir, il y a de l'espoir.  Quand la santé est dans le corps, le coeur et l'âme aident la main à ouvrir le rideau sur l'arc-en-ciel de la vie et sur la beauté des blancs marbrés, des noirs de jais, des jaunes iris, des verts tendres, des rouges de feu et des bleus acier. 

marilau

 

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L'adolescente 

Mes yeux sont cernés
Mon visage rousselé
Ma taille trop épaisse
Et mon cœur trop en laisse 

J’ai envie de me glisser
Et de pleurer comme une possédée
J’ai envie de chanter
Et de crier comme une enragée
J’en ai assez, j’en ai assez
Qu’on ne me comprenne pas
J’en ai assez
Qu’on ne m’accepte pas
J’en ai assez
Qu’on ne me regarde pas
Oui, j’en ai assez

Et pourtant, j’aime vivre
Marcher et rire
Aller à l’école
Écouter la télévision
Répondre une colle
Quand on me pose des questions
Mais je suis prisonnière de moi-même
De mes pensées, des autres même

J’aimerais m’évader
Et aller contempler
Les gens d’un autre pays
Des personnes qui rient
Qui comprennent, qui acceptent
Qui regardent une vie replète
Comme une vie remplie d’imprévues
Et qui n’est qu’une vie d’ingénue
Je l’aimerais ce pays
Je l’adopterais à ma vue
Comme une folie
Qui m’aurait envahie 

J’aimerais donner, donner
Tout ce que j’ai et j’aurai
À celui qui saura
Me comprendre et m’accepter
Comme une personne de bonne volonté
Qui lui aurait donné la joie
De regarder et d’aimer
 

marilau 15 ans

 

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Balade

Protégeons nos enfants
Contre marées et vents
Gardons leurs yeux géants
Et leurs sourires vivants 

Protégeons nos petits
Ici et aujourd’hui
Sans guerre et sans cris
Sans éclats et sans bruit 

Protégeons les enfances
Pour demain sans souffrance
Pour nourrir tolérance
Indulgence et patience


J’aurais voulu te dire que tu n’es pas seule
J’aurais voulu te dire que tu es aimée
Pour m’aider je prends cette feuille
Que je décore de mon amitié
   
                                                                                               
Dans le lointain
Je vois deux mains
Je vois leurs yeux
Ils sont heureux

 

Tu es pierre précieuse dans son écrin
Tu es fleur robuste sur le chemin
Tu es argile façonnée lentement
Tu es boue éclaircie tendrement

Tu es une main, un cœur, un corps
Tu es pensée, livre, bouton d’or
Tu es beauté, force et emblème
Tu es toi et l'autre parce que
tu aimes

Haine amoureuse
Ténèbre d’étoiles
                        Lune ensoleillée                        
Caresses désirées
Orage de passion
Neige de pluie
Obsession...
Tu me hantes Majesté de Molière
Parole, je te veux !

     marilau 

 

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Cœur à tout 

Mon univers se termine au bout de mon regard et au bout des rêves qui l’habitent.  Il y a des jours où mon univers se limite à moi seule.  Mes yeux se ferment alors à tout ce qui est lumière.  Jours de peine et jours de deuil.  Deuil de ce qui n’existe plus.  Deuil de ce qui ne vient pas.  Ces jours de nuit sont sans bruit et sans vie. 

Il y a des jours où mon univers s’étend jusqu’au bout de la terre.  J’endosse alors mes ailes d’espace et j’ouvre mes yeux à tout ce qui s’offre à moi.  Ces jours de grand vent, mon cœur n’est pas assez grand.  Il explose d’horizons à explorer et de gens à découvrir.  Ces jours de soleil sont remplis de joie et de sourires. 

Mon univers se termine au bout de mon cœur. Habité de sensibilité et façonné d’émotions.  Entre mes jours de nuit et mes jours de soleil, mon cœur colore les saisons de sa couleur et de son humeur.  Chaque heure apporte son labeur et sa douceur.  Mon cœur cicatrice pleure ses moments de mélancolie et laisse la place à mon cœur solitude qui soigne ses instants de tristesse.  Courageux, mon cœur apaisé taille sa place à coups de sérénité et partage ses battements avec mon cœur joyeux qui scande ses secondes d’amour et d’amitié.   

L’univers de mon coeur bat au rythme de ma vie.  Gorgé d’amour, de liberté et riche de jours accumulés.  Il ne souffre que d’un tout petit essoufflement pour lui rappeler qu’il doit se reposer de temps en temps de toutes ses peurs et de toutes ses douleurs…

marilau 

 

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Noël... clopin-clopant


 L'être humain ressent le besoin de se mettre des jalons dans le temps
Des petits rubans rouges sur quelques dates pour mieux vivre le présent
Pour regarder intensément et pas seulement voir furtivement
Parents, enfants, époux, amants, chandelles, présents et soupers d’antan

 Noël, fête chrétienne prétexte aux échanges et aux étrennes
qui célèbre la naissance et la paix
 et qui favorise les réunions familiales, la fraternité et le partage.

 

Noël, c’est croire...
Croire en la vie et en soi. 
Croire que l'important, ce n'est pas d'arriver mais de se rendre.
  Croire et aimer croire que tout est possible.
 

Pour elle, le Noël idyllique serait d’en savourer chaque instant
 sans la nostalgie d'hier et la peur de demain.

Un sapin vert
Boules de couleur
Câlin d'hiver
Chaleur au coeur
 
Les bébés grandissent

Les enfants vieillissent

Les Pères Noël passent
Noël se lasse
 

Lorsque je dépouille mon arbre de Noël de ses décorations,
un peu de mon enfance s'envole à chaque fois.
 

Noël, fête des enfants...

Mais des milliers d’enfants n'ont jamais célébré Noël. 
Des milliers d’enfants voient la vie à travers un prisme de larmes. 
Des milliers d'enfants vivent la douleur de ne pas avoir et de ne pas pouvoir .
Je leur dédie ce poème composé il y a bien des années par une jeune fille de 16 ans qui rêvait d’absolu.

 
Les enfants du quartier

 
Ils s'amusent dans des ruelles infectes
Remplies d'ordures, de déchets et d'insectes

Leur vie est une immense mare de boue

Qu'ils essaient d'éclaircir chaque jour
Mais qui toujours aboutit à un trou
Profond, creux et vidé d'un amour

Enfance et adolescence dénuées de beauté
Qui se passent dans le vice et la pauvreté
Ils vivent dans un climat tapageur
Et cherchent ailleurs le bonheur
En perpétuelle attente de l'heure
Où ils seront libérés de leurs peurs

Ces filles qui voudraient nous ressembler
Ont toutes au fond de leur coeur
De la jalousie, de la rancoeur
Pour avoir été moins privilégiées, moins aimées
Elles cavalent les rues en quête de plaisir
Et cherchent en vain ce qu'on appelle le rire


 
Les enfants du quartier sont là
Traînant la patte, l'air un peu las
Plusieurs d'entre eux ont des vies de débauchés
Des vies de putains, de voleurs, de malins
Qu'ils essaient parfois d'améliorer
Mais avec au coeur, un restant de venin

marilau 

 

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L’amour

L’amour ! Ah l’amour !  Ce besoin que nous avons tous d’aimer et d’être aimé… L’amour, si fragile qu’on ose à peine y toucher…Si sensible qu’on a peur de l’échapper… Parfois on le serre un peu trop fort mais souvent on lui murmure des mots doux et on le caresse de gestes tendres.  Il y a des jours où il nous fait rire et d’autres où il nous fait pleurer.  À la moindre rafale, il chancelle et s’éloigne mais revient la plupart du temps...  Quelquefois il s’en va, sans répondre aux pourquoi.  Lorsqu’il nous quitte, il laisse derrière lui pleurs et moments de bonheurs.  Il devient alors pour un temps, sournois et rusé et entretient une amitié féroce avec le hasard, cet insaisissable.  Si un jour il réapparaît, le coeur explose de joie et si l’amour est partagé, on voudrait crier des « je t’aime » au monde entier !  S’il décide de rester pour un long moment, le « nous » remplace le « je » dans la conjugaison de l’attachement.  Mais aimer signifie aussi le respect de l’autre lorsqu'il est différent du « nous », car l’amour passion, plaisir et tendresse peut se transformer en amour attente, tourment et souffrance. 

Bien sûr, l’amour n’est pas uniquement dans le regard posé sur l’être trouvé et aimé…  Il éclate dès le réveil, lorsque le jour nous appartient dans ce qu’il a de plus lumineux.  Il se camoufle dans les mots offerts tel un cadeau enrobé d’inattendu.  Il s’incarne dans l’oiseau qui chante tous les refrains du ciel et il rayonne de mille feux dans un champ de tournesols par une journée de grand soleil. 

Sans bruit, l’amour se glisse furtivement dans le regard aimant de nos proches et dans la complicité partagée avec des amis.  Il accueille volontiers l’autre qui arrive à l’improviste, invité des yeux si affinité du cœur...  Il se cache discret dans la douceur de celui qui aide et dans le sourire de celle qui soigne.  Et il respire tellement en soi lorsque le regard s’ouvre sur tout ce qui est beau, vivant, créatif et passionnant ! 

Mais l’amour inconditionnel et absolu, c’est lorsque notre enfant, même devenu grand, pose pour un instant sa tête sur notre épaule… ou lorsque la main toute menue de notre petite-fille nous prend par le doigt et nous entraîne dans la magie de son univers... 

Pour s’ouvrir à tout cet amour qui nous entoure, il faut d’abord être bien avec soi-même... Cliché mais vérité… Et pour y arriver, il faut se reconnaître en toute franchise, encourager ses forces et pardonner ses faiblesses.

L’amour de soi…
Décider de devenir un batailleur acharné pour sortir grand gagnant
de cette vie qui nous est donnée.

 L’amour des autres…
Désirer et contribuer au bonheur de ceux et celles que l’on choisit d’aimer.

L’amour de la vie…
Vivre le moment présent avec les yeux brillants de l’éclat d’un printemps constamment renouvelé.

 Amour... Savoure... Toujours…

marilau

 

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La lune ne se lèvera pas

Cette nuit, la lune ne se lèvera pas.  Mon ciel obscurci par de lourds nuages opaques, obstrue ma vue.  Je ne vois plus rien…  Ni le soleil qui se lève le matin sans que je le sache, ni l’eau du ruisseau qui court vers le fleuve sans que je l’entende.  Je suis fermée à tout.  Les yeux bouchés à la beauté qui m'entoure, la bouche crispée sur mes cris de douleur et les doigts serrés sur ma colère et ma peine.  Je ne regarde plus si quelqu'un est là pour me tendre la main.  Ma porte est cadenassée à double tour et mes fenêtres sont verrouillées à tout ce qui m’entoure.  Je ne ressens que torpeur et je laisse la frayeur devenir terreur.  Jours gris, noirs, ébènes…  Jours où je m’enfonce dans la boue visqueuse du drame quand il éclabousse en plein visage et laisse le cœur vidé de tout.

Je n’accepte que le temps... J’espère les secondes, les minutes, les heures...  J’attends que le temps avance pour qu’il m’éloigne du malheur. Seul le temps qui passe laissera filtrer un pâle rayon de lumière sous ma porte calfeutrée.  Le futur du temps ouvrira peu à peu ma main pour laisser échapper les tissons de la brûlure qui me consume et forcera mes yeux à s’ouvrir sur ce que je ne vois plus.  Je n’accepte que les aiguilles du temps qui fuit pour réapprendre les étoiles, le soleil et l’amour... 

La lune ne se lèvera pas... tant que le temps ne mette le temps pour apprivoiser ta mort et ressusciter ma vie…

marilau

 

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Lily 2 ans !

Petits yeux bridés
Mains derrière le dos
Faite pour chanter
Lilly soprano

 Do ré mi fa sol
Saut et cabriole
Faite pour danser
Lilly a do ré

Papa tourne et roule
Maman perd la boule
 Musique et mimiques
Lilly dynamique

Mamie fait fon-fon
Broccoli ballon
Partout passe-carreau
Lilly fait dodo

marilau  

 

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La voile comme la vie

 

Les marins le savent...  Barrer un voilier, c'est comme mener sa vie...

 

Je garde le cap...  Je me fixe un but et j'apporte des corrections à la route choisie en fonction de la direction du vent, même si certains jours il ne souffle pas tel que je l'avais prévu.  Je reconnais alors mes propres repères comme autant de balises placées tout au long de ma vie pour éviter les écueils.  Je lâche du lest pour alléger la charge lorsque les jours s'alourdissent de nuages de pluie et j'utilise les bouées qui m'entourent pour ne pas dériver au gré d'orages occasionnels et violents.  Les noeuds marins présentent la caractéristique de toujours pouvoir se défaire...  Je ne prends rien pour acquis.  J'accepte de voir des noeuds que je croyais solides se dénouer lorsque la tempête rugit et me fait déroger de ma trajectoire.  

 

D'autres jours, le ciel est bleu et le temps est calme... Je garde l'allure en bordant la voile et je me  laisse tout doucement bercer par la houle.  Lorsque la direction est claire et la route dégagée, je deviens alors la vigie de mon horizon et le capitaine de mon équilibre.  Je n'hésite pas à virer de bord lorsque la direction choisie ne me convient plus.  Je suis à l'écoute du vent du sud qui souffle en moi pour bien manoeuvrer afin d'amarrer mon voilier à tous les quais où je décide de débarquer.   Je trouve mon point d'écoute avec les gens qui m'entourent et je l'oriente en fonction d'un vent commun.  Je conserve solides les attaches de ceux et celles qui m'accompagnent dans la complicité et le partage.

 

Et à la nuit tombée, je jette l'ancre au plus profond de moi après une journée où j'aurai navigué au mieux de mes capacités, satisfaite du plan d'eau choisi et heureuse du chemin parcouru.

 

Les marins le savent... 
Barrer un voilier, c'est comme mener sa vie...

Il suffit de trouver son cap et de le garder...

 

marilau

 

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Un soleil

Un jour, j’ai mis au monde un soleil
Un bijou tout joufflu, une merveille

Un jour, j’ai mis au monde un enfant
Une fleur au sourire éclatant

 Un jour, j’ai mis au monde un amour
Un trésor qui m’appelle sa mamour

 À toi ma fille chérie, je dis
Préserve la beauté dans ta vie

Éloigne les pensées négatives
Aime, profite, ris, sème et cultive

Ne cherche pas autour de toi la faille
Ton bonheur tu en tricotes les mailles...

Sois heureuse toujours
Ta maman, ta mamour

 marilau

 

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Mon ruisseau

 

Par la fenêtre ouverte, je contemple le ruisseau qui coule au pied de mon appartement.  Ce bout d’eau appartient à tous mais je l’appelle "mon" ruisseau.  Il gronde puissant au printemps comme la vie qui renaît et qui coule à flots dans tous les pores de la peau.  Il faiblit l’été et s’assèche les jours de canicule.  Il devient alors une gorge assoiffée qui attend le nectar qui la rafraîchira.  Et puis arrive l’automne qui surprend mon ruisseau et lui redonne la vigueur de son printemps passé.  Il se hâte alors de courir son chemin, pressé de bouger avant que l’hiver ne le glace dans son immobilité. 

Mon ruisseau me ressemble.  Tantôt plein de vie, d’énergie et de fracas.  À d'autres moments, il cherche avidement un ailleurs meilleur où l’horizon sera aussi immense que l’océan qui l'attend.  Mon ruisseau coule lui aussi solitaire mais entouré de toutes parts d’arbres aux branches chargées de feuilles différentes où se déposent des oiseaux multicolores aux mille mélodies. 

J’entends mon ruisseau plus que je le regarde.  Il m’accompagne partout dans ma rêverie.  Il chante la musique des mots que j’écris et improvise la trame sonore de ce que je vis.  Mon ruisseau est mon oasis.  Je m’abreuve à sa beauté et je m’inspire de son rythme.  Je me perds à le regarder et je me retrouve à l’écouter.  Après l’hiver, je le redécouvre.  De nouveau, il me charme et m’accompagne.  Les milliers de gouttes d’eau de mon ruisseau me montrent le chemin de la vie.  Toujours vers l'avant.  Toujours vers plus grand.  Toujours en mouvement...

marilau

 

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